Archives du mot-clé Yan Savaria-Laquerre

Mon souhait pour l’élection municipale de 2017


La période des mises en candidature tire à sa fin. L’équipe Option citoyens citoyennes (OCC), dirigée par Jean Martel, arrive à la fin de son deuxième mandat. Depuis 2009, elle règne sur la ville et nos taxes sans opposition, exception faite de la période pendant laquelle Francine Crevier Bélair avait siégé comme indépendante après avoir voté contre un PTI et s’être faite éjecter du caucus de Jean Martel. Lire la suite

Nous avons le choix…

Nous voilà rendus au début officiel de la campagne électorale municipale, édition 2017. Le scrutin est le 5 novembre prochain. Alors que des équipes se mettent en action un peu partout dans les municipalités du Québec, ici à Boucherville, les choses risquent d’être plutôt tranquilles par comparaison.

Dans les districts, à moins de surprises de dernière minute, les conseillers en poste depuis quatre ou huit ans seront réélus par acclamation dès le 6 octobre. Une seule exception au tableau : le district 1 (Vieux-Village). Bien que l’issue demeurera la même, ce sera intéressant de suivre la campagne que livreront le prétendu candidat indépendant Yan Savaria-Laquerre – qui a claqué la porte de l’Équipe Martel il y a environ 18 mois sans jamais s’expliquer à la population et qui n’a jamais voté contre une seule résolution mise de l’avant par Martel et son équipe depuis – et Isabelle Bleau, la nouvelle candidate recrutée par Jean Martel.

Dans le district 5, libéré par Dominic Lévesque, le candidat François Desmarais (alias Pierre Boucher) l’aura eu facile pour une première expérience électorale – à moins, encore une fois, d’une surprise de dernière minute.

Cependant, il en sera heureusement différent au niveau de la mairie, car Monique Reeves a pris la décision louable de se présenter contre Jean Martel à la mairie, comme indépendante. Selon moi, il aurait été catastrophique pour notre démocratie municipale si Jean Martel avait été réélu par acclamation le 6 octobre. Déjà qu’il sollicite un troisième mandat, alors qu’il s’était engagé – en 2009 – à n’en solliciter qu’un maximum de deux… Ce que le pouvoir peut faire à une personne.

Comme on pouvait s’y attendre, Jean Martel propose aux citoyens « sa ligne d’action sous le signe de la continuité ». Il table notamment sur une autre infrastructure sportive et de nouvelles pistes cyclables. Il évalue le coût de ses engagements électoraux à entre 20 M$ et 25 M$ pour les quatre prochaines années, mais il a déjà démontré dans le passé que les chiffres qu’il avance ne veulent rien dire (dépassements de coûts dans les projets du café-centre d’art, de l’affreuse piste cyclable qui longe le fleuve, etc.). Bref, avec lui, c’est le statu quo : taxation excessive pour dégager des surplus excessifs afin de financer « ses » projets au comptant pour museler toute opposition, mépris des citoyens qui osent le contester ou le contredire, etc.

Du côté de Mme Reeves, elle n’a pas encore annoncé ses engagements électoraux, mais je serai heureux de les publier ici si elle le souhaite. Pour avoir échangé avec elle, qui est sur le terrain depuis plusieurs semaines pour prendre le pouls des citoyens, l’écœurantite de l’administration actuelle au sein de la population est plus élevée que Jean Martel pourrait le penser…

Maintenant, cette écœurantite doit se traduire par des votes si on [la partie de la population de Boucherville qui en a assez des façons de faire de Jean Martel] veut que les choses changent. Collectivement, nous avons le choix : reconduire Jean Martel au pouvoir pour un troisième mandat ou essayer de rétablir notre démocratie municipale, qui se porte de plus en plus mal (il suffit de consulter les médias sociaux où quiconque ose dire quelque chose de « négatif » sur Jean Martel et ses sbires se fait ramasser par une bande de trolls en un rien de temps pour s’en convaincre), en tentant notre chance avec ce que Mme Reeves nous proposera. Le fait d’avoir un choix est toujours précieux en démocratie et il l’est d’autant en cette année électorale 2017… Pour que ce choix se traduise par du changement, Jean Martel doit quitter l’hôtel de ville et retourner à son travail d’avocat. Il est tout de même curieux que son profil figure toujours sur le site de Séguin Racine et qu’on puisse communiquer avec lui comme avocat près de huit ans après sa première élection à la mairie de notre ville.

Sébastien St-François

Mort du quatrième pouvoir à Boucherville

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La nouvelle est sortie le jeudi 29 septembre : TC Média a vendu deux hebdos locaux – en l’occurrence La Seigneurie de Boucherville et L’information de Sainte-Julie – au Groupe Messier, propriétaire de La Relève. Ces deux territoires, Boucherville et Sainte-Julie, sont également couverts par La Relève. Lire la suite

Boucherville à nouveau poursuivie

Les Immeubles CAFCAD Inc. et Duval Volkswagen IncPar la voie d’un communiqué laconique publié hier, le 15 juillet, on apprend que la Ville de Boucherville fait l’objet d’une poursuite dans une histoire de développement commercial par Les Immeubles CAFCAD inc. (un holding propriété de Luc Duval) et Duval Volkswagen, dont Luc Duval et Fiducie Luc Duval figurent parmi les actionnaires, selon le site du Registraire des entreprises du Québec. Lire la suite

Que se passe-t-il au sein d’Option Citoyens Citoyennes?

imageAdaptation d’une photo des archives de TC Media

Quelques mois après la démission de la conseillère municipale Alexandra Capone en février dernier, c’est maintenant au tour de Yan Savaria-Laquerre de claquer la porte au parti fondé par Jean Martel, maire de Boucherville, en 2009. Lire la suite

Assiduité défaillante

15_07_14_PV_2015714135434Le 14 juillet dernier, le conseil municipal de Boucherville a siégé en séance extraordinaire, notamment pour adjudiquer un contrat pour la réfection du Centre sportif Pierre-Laporte en complexe aquatique – un projet grandiose ayant fait l’objet de deux signatures de registre. Ce soir-là, un contrat de 30,6 M$ a été adjudiqué à la firme EBC inc.

Lors de cette même séance, deux contrats totalisant plus de 171 000 $ ont été attribués à deux firmes pour des études en vue de l’aménagement d’une piste cyclable le long du fleuve Saint-Laurent entre le tunnel L.-H. La Fontaine à Longueuil et le Club d’aviron à Boucherville…

Fidèle à mes habitudes, j’ai consulté le procès-verbal de cette séance, accessible sur le site Web de la Ville de Boucherville. Alors que s’adjudiquait le plus important contrat unique de l’histoire de la Ville, non moins de la moitié des conseillers étaient absents : Alexandra Capone, Yan Savaria-Laquerre, Dominic Lévesque et Jacqueline Boubane. Pour certains de ces membres du conseil municipal, c’est loin d’être leur première absence à une séance – ordinaire ou extraordinaire –, comme en témoignent les procès-verbaux de la Ville de Boucherville.

Dans ce cas précis, la situation me préoccupe à la fois comme citoyen de Boucherville depuis plusieurs décennies et « payeur de taxes » qui contribue à payer les émoluments des élus et qui sera appelé à financer ce projet de complexe aquatique : la moitié des conseillers n’ont pas jugé bon d’être présents pour ce vote pour des raisons que j’ignore et il s’agit du plus important contrat public de l’histoire de Boucherville.

Le 21 juillet dernier, j’ai envoyé un courriel à ma conseillère municipale, Magalie Queval, pour lui demander des explications à cet égard. Le maire Jean Martel fut inclus en copie conforme. Une semaine plus tard, une réponse à mon courriel se fait toujours attendre. Jusqu’à preuve du contraire, je vais mettre ça sur le compte des vacances de la construction…

Sébastien St-François

Élus municipaux et conflits d’intérêt

J’ai assisté à la séance publique du 16 avril dernier via le site Web de TVRS. Comme il arrive souvent depuis l’élection de l’administration en place, certains membres du conseil ont quitté la salle au moment de l’adoption de certaines résolutions ou de certains règlements. Ce fut le cas d’Anne Barabé pour un point à l’ordre du jour et de Yan Savaria-Laquerre pour SIX points à l’ordre du jour! Et c’est loin d’être la première fois qu’une telle situation se présente. En fait, plus souvent qu’autrement, un élu quitte la salle à un moment donné au cours de la séance publique mensuelle.

Mme Barabé a quitté la salle au point 8.1 (demande de dérogation mineure pour l’installation d’un pont roulant et attenant au mur arrière d’un bâtiment sur la rue Graham-Bell). Quant à M. Savaria-Laquerre, voici la liste :

  • 6.8 – Projet de règlement afin d’autoriser l’affichage sur véhicules dans les zones C-14 (704), C-18 (740) et 1-14 (401), de réviser les normes concernant l’affichage dans les vitrines, fenêtres et portes dans la zone C-18 (640) et d’intégrer les autorisations concernant l’abattage d’arbre aux permis de construction
  • 7.1 a) – Comité consultatif d’urbanisme de Boucherville (réunion du 21 mars 2012)
  • 8.5 à 8.8 – Demandes de dérogations mineures

Déjà, que certains de nos élus soient si souvent en conflit d’intérêt réel ou apparent est problématique. L’est d’autant plus le fait que les citoyens ne se font jamais expliquer la nature de ces conflits d’intérêt, les motifs pour lesquels nos élus – incluant parfois le maire – doivent quitter la salle. Aussi, quelles garanties avons-nous que ces mêmes personnes n’ont pas pris part aux discussions en caucus, derrière les portes closes? Aucune…

Par exemple, au point 7.1 c), il était question d’une demande de changement de vocation pour autoriser l’exploitation d’un bar dans le bâtiment ayant déjà accueilli Plomberie Audace. M. Savaria-Laquerre a demandé le vote, et M. Martel ne semblait aucunement pris de court par cette demande. Tout laisse donc croire que ce vote avait fait l’objet d’une discussion avant la tenue de la séance. Pour votre information, seules les conseillères Boubane et Roy ont voulu autoriser cette demande, et la demande a donc été refusée à la majorité. Mais encore, les citoyens ne savent rien sur les facteurs ayant motivé le vote de chacun. Pour une équipe qui prônait la plus grande transparence en campagne électorale, les citoyens qui assistent aux séances publiques sont plus souvent qu’autrement laissés dans le noir et, par extension, dans le doute. C’est à eux de poser des questions, car les élus ont rarement le réflexe d’expliquer leurs gestes et leurs décisions.

En politique, la perception est souvent plus importante que la réalité. Dans le cas présent, la perception laisse entrevoir que quelque chose ne tourne pas rond dans la machine. Il est anormal que des situations de conflit d’intérêt réel ou apparent se présentent aussi souvent, ce qui est le cas depuis l’arrivée de l’équipe Martel, et que des demandes de vote semblent avoir été « organisées » d’avance.

Sébastien St-François

Toute une délégation!

J’ai été très surpris de lire à la page B3 de La Relève, en date d’aujourd’hui (le 11 avril 2012), que la délégation officielle bouchervilloise qui s’est rendue à Mortagne-au-Perche comptait cinq membres! En occurrence, le maire, le conseiller Savaria-Laquerre, Charles Desmarteau (en sa qualité de vice-président de la Commission des fêtes commémoratives) ainsi que… Anne-Renée Beaudoin et Mélanie Bellemare, les conjointes de Jean Martel et de Yan Savaria-Laquerre, respectivement. La question que je me pose est la suivante : À quel titre officiel celles-ci ont-elles fait partie de cette délégation?

Pourtant, le 19 mars dernier, la résolution 120319-72 qui désignait les représentants de la Ville à Mortagne-au-Perche et à Paris ne faisait aucune référence à la présence de Mmes Beaudoin et Bellemare…

Que les conjointes de politiciens accompagnent leur conjoint en visite officielle est une chose; qu’elles le fassent comme déléguées non élues ou en tant que représentantes désignées d’une instance (la Ville de Boucherville dans le cas présent) en est une autre.

À moins que l’inclusion des conjointes de nos élus municipaux en tant que membres de la délégation  de Boucherville ne soit une erreur d’interprétation du journaliste Daniel Hart, je ne peux que me questionner sur la décision de faire participer les conjointes de deux élus comme déléguées dans le cadre de cette « mission  » sociale et commerciale. Il est à espérer que le maire explique cette décision lors de la prochaine séance publique du conseil municipal, qui se tiendra le lundi 16 avril.

Sébastien St-François