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Une nouvelle administration tournée vers l’avenir et à l’écoute des citoyens

Note de l’administration du blogue : Ce texte est reproduit intégralement d’un communiqué reçu de la candidate indépendante à la mairie de Boucherville, Monique Reeves. Il est publié ici aux fins d’informer la population de ses engagements électoraux.

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Un récit d’eau, de neige et de glace

150104_cg2ln_rue_ottawa_verglas_sn1250La « crise de l’eau » qui a sévi à Longueuil, à Boucherville et à Saint-Bruno-de-Montarville la semaine dernière a soulevé moult questions dans les médias et au sein de la population sur l’efficacité des interventions visant à rétablir l’approvisionnement en eau potable sur une bonne partie de la Rive-Sud de Montréal. Pour ma part, le plus inquiétant dans toute cette saga est que, par exemple, l’animateur Paul Arcand du 98,5 FM avait été informé de l’existence d’un problème majeur par une source anonyme en autorité à la Ville de Longueuil plusieurs heures avant l’imposition officielle de l’avis de non-consommation de l’eau ayant eu pour effet de priver plus de 300 000 Québécois d’eau potable pendant quelque 36 heures.

Nonobstant les affirmations de la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, les autorités municipales n’avaient visiblement aucun protocole ou plan en place pour gérer efficacement une telle éventualité. De citer François Cardinal de La Presse : « Longueuil a adopté il y a trois mois une résolution sur le transport de pétrole sur le Saint-Laurent […] Une prise de position qui ne lui a manifestement pas donné l’idée de se préparer elle-même en cas de déversement sur son propre territoire. »

J’habite une des villes « sinistrées » de la semaine dernière. Personnellement, je n’ai pas été incommodé par des odeurs de diesel dans l’eau qui coulait de mes robinets et j’ai même consommé de l’eau avant que l’avis de non-consommation ne soit annoncé. Par contre, j’ai la nette impression que la gestion des événements au cours des quelque 36 heures qu’aura duré cette « crise » a été marquée par un certain amateurisme. Je m’attends donc à ce que les autorités nous présentent un compte rendu complet de ce qui s’est passé et des défaillances dans la gestion de cet incident de santé publique une fois que le post-mortem aura été fait en bonne et due forme. La mairesse de Longueuil s’est d’ailleurs engagée en ce sens vendredi soir lors d’un point de presse convoqué pour annoncer la levée de l’avis de non-consommation de l’eau.

La potabilité de l’eau est certes un service essentiel auquel doivent veiller nos municipalités, mais qu’en est-il lorsque l’eau tombe du ciel sous la forme de neige et de glace et recouvre nos voies publiques d’un véritable cocktail météorologique? Aurions-nous oublié, au Québec, que notre climat est nordique et que le déneigement et le déglaçage sont aussi des services essentiels pour assurer la sécurité des citoyens dans leurs déplacements?

Malgré les hausses de taxes qui se succèdent d’année en année, je constate – à l’instar de nombre de mes concitoyens – que la qualité des services de base que nous rendent nos municipalités se détériore. Nous voilà plongés dans le mois le plus froid et le plus désagréable (du moins pour celles et ceux qui, comme moi, détestent l’hiver) de l’année et force est de constater que l’art du déneigement et du déglaçage se perd au Québec. J’habite Boucherville, mon bureau est situé dans le Vieux-Longueuil et j’ai à me rendre parfois à Montréal comme bon nombre de Québécois. Depuis le début de l’hiver en cours, j’observe de nombreuses défaillances lors des opérations de déneigement et de déglaçage qui suivent chaque chute de précipitations. Et le problème ne se limite pas uniquement à la métropole. Même un grand axe routier comme la 132 en bordure du fleuve Saint-Laurent pose problème chaque fois qu’il tombe de la neige tellement le déneigement est mal fait.

À Boucherville, les rues sont recouvertes de grandes plaques de glace très dure et très glissante et les principaux boulevards de la municipalité sont souvent déneigés à moitié – à un point tel qu’une voie sur deux est plus souvent qu’autrement impraticable ou difficilement empruntable. C’est comme si le sel de déglaçage était devenu une denrée si rare ou si coûteuse que la municipalité n’avait plus les moyens de s’en procurer ou s’en payer.

Pourtant, toujours ici à Boucherville, le conseil municipal est allé de l’avant avec un projet de centre d’art qui est en train de virer en véritable fiasco judiciaire et aura fini par coûter des millions de dollars de plus qu’initialement annoncé une fois que le premier citoyen y mettra pied. Ce même conseil veut maintenant aller de l’avant avec un projet controversé de complexe aquatique dont le coût pourrait facilement dépasser les 30 M$ pour une population de 42 000 habitants.

Alors que l’argent semble tomber du ciel lorsqu’il est question de financer des projets électoralistes, l’administration municipale semble lésiner lorsqu’il est question des opérations de déneigement et de déglaçage nécessaires d’un point de vue de sécurité publique. L’autre jour, il a fallu que je dirige mon véhicule vers la congère en bordure de la voie municipale pour ne pas heurter le véhicule devant moi qui attendait à un feu rouge, car la chaussée était recouverte d’une glace vive. Non, je ne roulais pas vite et ledit véhicule était immobilisé à une trentaine de mètres devant moi. Je me trouvais en pleine ville, pas sur un rang de campagne. En fait, le rang de campagne qui me mène à mon chalet est mieux entretenu que la rue où se trouve ma résidence principale. Ce n’est pas normal…

Comme le disait feu Jean Drapeau, les citoyens s’attendent de leur municipalité que l’eau qui coule dans leurs tuyaux soit potable, que les eaux usées qu’ils produisent soient évacuées de leur demeure, que leurs vidanges soient ramassées et que leurs rues soient carrossables et sécuritaires. En 2015, que nous ayons à composer avec des voies publiques aussi mal entretenues et souvent carrément dangereuses lorsque le mercure chute sous zéro dépasse l’entendement. Il est grand temps que nos administrations municipales recommencent à prendre leurs missions fondamentales au sérieux – surtout compte tenu des sempiternelles hausses de taxes qu’elles nous refilent depuis des années. En matière de services de déneigement et de déglaçage, nous en avons de moins en moins pour notre argent.

Sébastien St-François