Archives du mot-clé Saint-Bruno

Une « éclatante victoire »…

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Source : La Relève

Mon commentaire sera bref, car je n’ai pas vraiment grand-chose à dire. Jean Martel et toute son équipe ont été élus. Pour plusieurs, il s’agit d’un troisième mandat consécutif. Encore une fois, les Bouchervillois ont droit à un conseil municipal sans aucune opposition qui continuera fort probablement de gouverner derrière des portes closes et de présenter à la population des faits accomplis. C’est d’autant plus préoccupant maintenant que les référendums municipaux sont choses du passé grâce aux libéraux à Québec. Lire la suite

Bouchervillois, avant de voter, lisez bien ceci*

*Un texte de Raymond Gaudin

Jean Martel se targue d’être un bon administrateur. La vérité est bien loin de cela.

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Une nouvelle administration tournée vers l’avenir et à l’écoute des citoyens

Note de l’administration du blogue : Ce texte est reproduit intégralement d’un communiqué reçu de la candidate indépendante à la mairie de Boucherville, Monique Reeves. Il est publié ici aux fins d’informer la population de ses engagements électoraux.

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Rapport dévastateur sur l’agglomération de Longueuil

planSource : Site de l’Agglomération de Longueuil

Lundi, La Presse+ a publié un article portant sur l’analyse par Robert Gagné des HEC Montréal de l’agglomération de Longueuil, créée en 2006 (il y a dix ans) par le gouvernement Charest dans la foulée du mouvement défusionniste… Un rapport dévastateur : partage des dépenses inéquitable, pouvoirs trop centralisés à la ville centre, manque de transparence, états financiers opaques et incompréhensibles – tout y passe. Lire la suite

Rendez-vous référendaire à Boucherville

NCAB_RAPPORT_140708_Images_35__vue_sur_els_2_bassins_Web__2014117152024Source : boucherville.ca

Le lundi 10 novembre, un total de 902 personnes se sont déplacées à l’hôtel de ville pour signer un registre afin de manifester à l’administration municipale leur opposition à un règlement d’emprunt de 34 M$ pour financer un futur complexe aquatique. En vertu de la loi, il fallait 804 signatures pour bloquer ledit règlement d’emprunt.

C’est la deuxième fois depuis l’entrée en fonctions du maire Jean Martel en 2009 que des citoyens se mobilisent pour bloquer un règlement d’emprunt. En effet, en mars 2012, 1047 citoyens s’étaient mobilisés pour bloquer un règlement d’emprunt beaucoup moins élevé concernant l’aménagement d’une piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno. Dans ce dossier, on connaît la suite. Plus tôt cette année, le maire est revenu à la charge avec le même projet de piste cyclable – cette fois décidant de faire fi de la démocratie en puisant dans les surplus de la Ville pour financer le projet au comptant et ainsi museler toute opposition possible de la part des citoyens. Ainsi est faite la Loi sur les cités et villes, censée protéger les citoyens des municipalités du Québec… J’avais écrit au ministre de l’époque, Sylvain Gaudreault, mais je n’avais eu droit qu’à un accusé de réception laconique en guise de réponse aux doléances exprimées dans ma lettre.

Dans le cas du complexe aquatique, la Ville ne dispose évidemment pas des liquidités nécessaires pour financer le projet au comptant. Donc, le soir même que le résultat de la signature de registre a été connu, le maire a annoncé que son projet fera l’objet d’un référendum en janvier ou février 2015.

Les citoyens ayant signé le registre ont voulu envoyer un message au conseil municipal, mais il y a lieu d’interpréter ce message correctement. Rares sont les Bouchervillois qui ne reconnaissent pas la vétusté de nos installations aquatiques et personne (à ma connaissance) ayant signé le registre ne s’oppose à la mise à niveau de ces installations qui ont vieilli au fil des ans. Là où ça accroche pour les signataires du registre, c’est au niveau du coût du projet proposé par l’administration municipale : 34 M$, c’est sans précédent, et ça ne tient pas compte des inévitables dépassements de coûts qu’on observe dans la vaste majorité des projets publics entrepris ici comme ailleurs. À Boucherville, pensons à des exemples récents comme le Cercle social Pierre-Boucher et le Centre d’arts. Dans un cas comme dans l’autre, le budget initialement annoncé n’a pas été respecté.

Le maire nous explique que nous devons agir rapidement pour ne pas perdre les quelque 10 M$ en subventions octroyées au projet. Il avance que le projet ne coûtera pas 34 M$, mais 24 M$. Il affirme également ceci, rapporté la semaine dernière par le journal La Seigneurie : « On a réussi à baisser la dette afin de se dégager une marge de manœuvre et être capable de réaliser le projet en limitant l’impact sur les comptes de taxes. »

À mon avis, un tel raisonnement ne tient pas la route pour deux raisons. Premièrement, qu’en est-il des autres priorités actuelles et futures de la municipalité? Pensons notamment aux travaux de réfection (voirie et réseau d’égouts). En 2009, notre déficit à cet égard atteignait quelque 40 kilomètres. Depuis 2009, selon le Palmarès des municipalités des HEC Montréal, la croissance annuelle moyenne des dépenses à ces chapitres a baissé de quelque 30 % dans le cas de Boucherville. Cela m’indique que le déficit se creuse depuis cinq ans. Quand on sait combien coûte la réfection complète (surface + souterrain) d’un kilomètre de voirie, nous en avons pour des dizaines de millions de dollars en dépenses prévisibles au cours des prochaines années – juste pour rattraper le retard accusé depuis le début du millénaire. Sachant cela, avons-nous vraiment les moyens de nous payer le complexe aquatique mis de l’avant par Jean Martel?

Deuxièmement, ce n’est pas parce que nous bénéficierions de subventions totalisant environ 10 M$ que nous avons les moyens de ce projet et que le coût définitif du projet se limitera à 34 M$ (24 M$ après subventions). C’est comme si vous aviez des travaux majeurs à faire effectuer sur votre maison. Votre budget est serré et vous devez également remplacer votre voiture. Vous n’en avez pas les moyens, mais vous vous laissez tenter par l’offre d’un vendeur de voitures de luxe, qui vous propose une réduction du prix de quelques milliers de dollars pour vous convaincre à signer… Est-il pour autant responsable de succomber à la tentation si la décision est mise en contexte?

Sur le plan démocratique, la signature du registre aura l’avantage de permettre la tenue d’un débat éclairé sur la question, et le fardeau de la preuve revient maintenant au conseil municipal. En effet, les membres du conseil municipal doivent nous donner toute l’information nécessaire afin que nous puissions nous prononcer sur leur projet en toute connaissance de cause. Les citoyens ont besoin d’obtenir les réponses à toutes leurs questions afin d’être en mesure de prendre une décision éclairée sur le bien-fondé d’investir autant d’argent dans un seul projet.

Quelques questions me viennent spontanément à l’esprit :

  1. En quoi ce projet (comprenons-nous bien, pas une mise à niveau de la piscine, mais le projet de 34 M$+ actuellement proposé par l’administration) est-il absolument nécessaire pour la population de Boucherville? Pourquoi un projet plus modeste et moins coûteux n’a-t-il pas été envisagé?
  2. En quoi ce projet est-il prioritaire et s’il allait de l’avant, quelle serait l’incidence sur la capacité de la Ville à financer adéquatement d’autres travaux prioritaires sans alourdir indûment le fardeau fiscal des contribuables?
  3. En quoi ce projet serait-il rentable pour Boucherville et sa population? Autrement dit, en avons-nous vraiment les moyens et quelle serait l’incidence (chiffrée) sur nos comptes de taxes futurs? L’information vague fournie par le maire à ce propos ne me satisfait pas.

Ce sera donc un dossier à suivre de près au cours des semaines et des mois à venir, et tout un chacun doit s’assurer d’avoir en main toute l’information pertinente et nécessaire pour prendre la décision la plus judicieuse qui soit en tenant compte de notre capacité de payer collective et des autres priorités de notre municipalité. Deux choix sont possibles : on accepte le grandiose projet qui nous est proposé ou on demande au conseil municipal de refaire ses devoirs et de nous revenir avec un nouveau projet plus modeste et donc d’une facture plus raisonnable.

Sébastien St-François

Les gens ont parfois raison d’être cyniques…

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Les internautes qui suivent parlonspolitique.net (jadis Boucherville5021.com) depuis quelques années se rappellent sûrement du registre signé en mars 2012 par 1047 Bouchervillois (22 % de plus que le nombre minimal requis) pour contester un règlement d’emprunt pour un projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville.

Le coût de ce projet était astronomique : phase 1 : 3 M$ en resurfaçage alors que la base de ce tronçon routier doit être refaite au complet, 900 000 $ pour le pavage des accotements devant servir de piste cyclable; phase 2 : construction d’une passerelle au-dessus de l’autoroute 20 au coût d’environ 6 M$. Facture totale : plus de 10 M$ aux frais uniquement des contribuables bouchervillois alors qu’il s’agissait d’un lien qualifié d’interrégional dont le coût devrait – en toute équité – être partagé entre Boucherville, Saint-Bruno (le maire de l’époque, Claude Benjamin, refusait catégoriquement) et l’agglomération de Longueuil.

De surcroît, et pis encore, cette piste cyclable aurait exposé ses utilisateurs à de graves dangers. Le tronçon routier dont il est question est une artère très achalandée, empruntée notamment par de nombreux poids lourds. Or, en vertu des normes, la piste cyclable devait être séparée des deux côtés de la voie (deux sens uniques). Non seulement les cyclistes se seraient fait frôler par de nombreux camions, mais aussi ils n’auraient pas pu rebrousser chemin là où ils le souhaitaient sans contrevenir à la loi et mettre leur vie en danger.

Bref, devant le résultat de la signature du registre, le maire de Boucherville, Jean Martel, avait trois choix : tenir un référendum, financer le projet à même les surplus accumulés (payer comptant) ou abandonner le projet. Il a choisi la troisième option, non sans avoir pris le soin de traiter ses détracteurs (les citoyens ayant signé le registre) d’avoir fait de la désinformation, alors que les citoyens à l’origine de cette mobilisation citoyenne connaissaient très bien les chiffres (figurant noir sur blanc dans des documents publics de la Ville de Boucherville) et les dangers auxquels ce lien cyclable aurait exposé ses utilisateurs.

Maintenant, ce projet controversé refait surface. En effet, était inscrite à l’ordre du jour de la séance publique du 17 février l’adoption d’un règlement d’emprunt de 3 M$ pour des travaux de réfection de la chaussée (resurfaçage) du boulevard De Montarville entre la rue Eiffel et l’autoroute 30. Ce montant figure à la ligne 2014-036 du PTI 2014-2015-2016. Y figure également, à la ligne 2014-132 du même document, un montant de 900 000 $ – payé comptant – pour le pavage des accotements du boulevard De Montarville. Voilà, le tour est joué. Malgré une vive opposition citoyenne exprimée en mars 2012, le conseil municipal de Boucherville s’apprête à aller de l’avant, cette fois-ci en prenant soin de payer la partie controversée (les accotements devant servir aux cyclistes) comptant. Ce faisant, le maire Martel et ses conseillers éliminent un « irritant » : les opposants n’auront pas droit de parole, car la dépense sera payée à même les surplus de la Ville. Jean Martel a procédé de la même manière pour financer son controversé centre d’art.

Il s’agit d’un exemple tiré d’une municipalité, celle que j’habite, mais c’est un phénomène qui se produit un peu partout dans la province : des élus municipaux musellent leurs détracteurs – en toute légalité – en payant leurs projets comptant. Au printemps 2013, j’ai écrit au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, pour lui faire part de mon insatisfaction et lui faire valoir la nécessité de modifier la Loi sur les cités et villes afin de permettre aux citoyens-contribuables de se prononcer démocratiquement sur les projets mis de l’avant par leurs élus municipaux, que ces projets soient financés par des règlements d’emprunt ou payés comptant. Car, peu importe le mode de financement, il s’agit de l’argent des contribuables et ces derniers devraient avoir le droit de se prononcer. J’ai eu droit à une réponse laconique de la part d’un porte-parole du ministre, m’indiquant que le ministre ne s’ingérerait pas dans les décisions d’un conseil municipal dûment élu. Je lui demandais pourtant d’envisager des modifications à une loi provinciale, relevant de sa compétence : la Loi sur les cités et villes…

Nos élus provinciaux, tous partis confondus, semblent se complaire très bien dans le statu quo, qui accorde – par le truchement d’une loi criblée de failles (la Loi sur les cités et villes) – un pouvoir indu aux élus municipaux sur l’argent de leurs contribuables entre deux élections. Or le citoyen devrait être au centre de la démocratie en tout temps plutôt que juste le temps d’inscrire un X un bulletin de vote.

Ce n’est malheureusement pas le cas, et Québec ne semble avoir aucune volonté pour changer les règles du jeu et refaire du citoyen la véritable raison d’être du système démocratique dont les élus sont pourtant si fiers. C’est une vraie farce, c’est rire du monde… Si les municipalités sont des « créatures du gouvernement provincial », comme l’a confirmé la Cour dans le débat sur les fusions municipales au début du millénaire, bien le gouvernement provincial prive les citoyens des municipalités de leur droit le plus fondamental : celui de contester des projets qu’ils jugent inacceptables. Pour ce faire, il suffit qu’un conseil municipal puise dans les surplus (constitués de l’argent de sa population) et paie la dépense comptant. Ce faisant, le tour est joué : toute opposition réelle ou potentielle est muselée.

Et toutes ces gens tentent de nous faire croire que nous sommes la raison pour laquelle ils ont fait le saut en politique. Vive la démocratie…

Sébastien St-François

Contrat avec Services animaliers de la Rive-Sud

Lundi 30 janvier, nouvelle séance extraordinaire (où était l’urgence?) : nos élus ont autorisé la signature du contrat de services animaliers présenté par l’organisme Services animaliers de la Rive-Sud inc. et ce, « conditionnellement à l’adhésion des villes de Longueuil et de Saint-Bruno-de-Montarville aux services offerts par cet organisme et selon des conditions comparables à celles établies pour la ville de Boucherville » (extrait du livre des délibérations).

Il s’agit ici d’une entente d’une durée de dix ans avec renouvellement pour une période additionnelle de cinq ans. L’entente a donc une durée potentielle de quinze ans, soit du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2027.

On se rappellera que la ville était sans services animaliers depuis les témoignages de cruauté animale ayant éclaboussé le Berger Blanc au printemps 2011. Il fallait donc trouver une solution.

À la lecture du contrat, trois points en particulier me chicotent. D’abord, je m’interroge sur la pertinence de l’offre de certains services – boutique, clinique vétérinaire, vaccination et micropuçage (pour les animaux errants, mais aussi pour ceux des citoyens) – qui risquent de créer une concurrence avec les cliniques et hôpitaux vétérinaires locaux existants. Est-ce le but visé? Difficile de ne pas se poser la question quand le contrat stipule que les services vétérinaires seront facturés par l’organisme « au prix coûtant, moins les escomptes, plus les frais d’administration d’un maximum de dix pour cent (10 %) et les taxes applicables ».

Ensuite, il y a la question du coût réel que devra débourser la Ville chaque année. L’entente précise en effet que les frais de service représenteront les frais de service bruts moins les revenus communs (ces revenus étant répartis selon une quote-part) de l’année précédente. On apprend également que les frais de service bruts ne devront jamais excéder 8 $ par habitant par année et que le nombre d’habitants sera réputé être le nombre fixé par le Décret de population du gouvernement du Québec. Pour 2012, la population de Boucherville s’établit à 41 502 habitants. Les frais de service bruts totaliseront donc 332 016 $ pour 2012 (41 502 X 8 $), soit 909,63 $ par jour. Excessif, il me semble! Je dirais même plus : très cher! Et dire que, jusqu’en 2011, ces services ne coûtaient rien à la ville! En outre, nous n’avons aucune idée des revenus qui seront dégagés (en 2012 et pour les années suivantes) pour réduire les frais de service réels facturés.

Enfin, et surtout : les villes de Longueuil, Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville se portent garantes « d’acheter, sans garantie légale autre que la garantie de propriété (…), l’immeuble (…) à un prix correspondant au montant de la dette due » dans le cas où l’organisme est en défaut d’effectuer un ou des versements exigibles aux termes du prêt hypothécaire contracté auprès de la Caisse populaire Desjardins Pierre-Boucher.

Voici ma question : Est-ce le rôle d’une municipalité de se porter au secours d’un partenaire privé en cas de difficultés financières? Je ne le crois pas! À mon avis, nos taxes devraient servir à bien d’autres choses que cela!

Bien que le contrat prévoie que chaque ville nommera « un administrateur (…), autre qu’un membre du conseil municipal, (…) au sein du conseil d’administration », l’objectif étant de garantir une saine gestion financière de l’organisme, cette surveillance ne représentera peut-être qu’une mince consolation pour nos dollars qui risquent de continuer à voguer à la dérive, car, à première vue, ce contrat semble ouvrir toute grande la porte à des abus de toutes sortes.

Sébastien St-François

Une étude bidon pour une piste cyclable improbable

Faut-il coûte que coûte persister dans l’erreur? C’est ce que semble faire l’administration Martel qui veut concrétiser sa promesse électorale d’une piste cyclable vers Saint-Bruno.

Parmi les projets de travaux pour 2011, la Ville nous annonce une étude pour une piste cyclable qui longera la rue Montarville, très dangereuse tellement elle est en mauvais état, vers Saint-Bruno et qui passera par les artères très achalandées du chemin du Tremblay et Armand-Bombardier au cœur du parc industriel de Boucherville, où les camions circulent abondamment.

Il y a une évidence, et ce, tous les automobilistes le savent : Avant de songer à une piste cyclable, cette artère – en très mauvais état depuis fort longtemps – est à refaire. Qui va payer pour cette réfection qui coûtera des dizaines et des dizaines de millions de dollars? L’agglomération de Longueuil, Saint-Bruno, Boucherville, le MTQ? Quelle sera la part de chacun? Interrogé au sujet de cette réfection, M. Martel a répondu de façon évasive et incomplète. M. Martel ne connaît visiblement pas la complexité de ce dossier et se contente de parler de sa piste cyclable, conformément à sa « plateforme électorale ».

La solution n’est pas pour demain. Nous en avons déjà discuté durant notre mandat, et le dossier est resté ouvert. Le gros du problème est le suivant : Il n’existe aucun bassin de taxation limitrophe qui permettrait d’éponger adéquatement le coût de ces travaux de réfection. Ce sont des terres agricoles qui bordent cette artère, et la taxation qu’on y perçoit est nettement insuffisante. Tant que cette question n’est pas réglée et qu’un partage des coûts n’est pas envisagé, il est illogique et illusoire de songer à y construire une piste cyclable…

Faisant fi de ces données essentielles, l’administration Martel, qui tient mordicus à sa piste cyclable, paie pour une étude qui restera sur les tablettes pour des années et des années encore, tout en continuant à créer la fausse illusion de la faisabilité imminente de ce lien cyclable… Dans le langage populaire, on pourrait s’exprimer ainsi : On met la charrue devant les bœufs!

La promesse électorale initiale de l’équipe Martel était encore plus loufoque, elle se résumait à faire passer à la fameuse piste cyclable dans les terres agricoles! Que c’est bucolique! Sans même avoir aucunement vérifié la faisabilité de cette promesse auprès de la Commission de protection des terres agricoles, le Comité consultatif agricole et les propriétaires des terres concernées…

Cette façon de gérer la ville prouve que nous avons affaire à une administration qui gaspille l’argent des contribuables pour appliquer un programme électoral superficiel et cousu de fil blanc tout en refusant de s’attaquer aux véritables enjeux et problèmes de notre ville. Jusqu’où cette administration persistera-t-elle dans son amateurisme et son manque de vision?

Monique Reeves