Archives du mot-clé Saint-Bruno-de-Montarville

Un départ qui me laisse de glace

DLévesque
Source : La Relève

On apprend aujourd’hui dans le « journal hebdomadaire indépendant » La Relève (entre guillemets, car ce « journal » vient d’essuyer un troisième blâme pour manque d’indépendance journalistique du Conseil de presse du Québec en moins d’un an, j’y reviendrai dans un billet futur, alors permettez-moi de mettre en doute la crédibilité journalistique dudit journal) que le conseiller municipal Dominic Lévesque quittera la vie politique au terme de son mandat qui prend fin en novembre prochain. Personnellement, ça me laisse de glace – outre le fait qu’il touchera probablement la prime de départ auquel il « a droit » en vertu de la loi. Lire la suite

Une partie de la Rive-Sud exclue d’un important débat sur son avenir

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D’après un sondage CROP mené auprès des citoyens des trois villes liées que sont Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno-de-Montarville, « près de 84 % des répondants sont en faveur de la tenue d’une consultation populaire afin de donner un mandat clair aux élus municipaux pour demander au gouvernement du Québec de sortir leur ville de l’agglomération. » Lire la suite

C’est vrai qu’on paie trop…

logo-3Agissant au nom de leurs concitoyens et des villes qu’ils dirigent, Paul Leduc, Martin Murray et Alain Dépatie, respectivement maires de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert sur la Rive-Sud de Montréal, poursuivent leur offensive pour faire modifier le fonctionnement de l’agglomération de Longueuil, en place depuis le 1er janvier 2006. Le grand absent dans cette offensive est Jean Martel, le maire de Boucherville. Lire la suite

Rapport dévastateur sur l’agglomération de Longueuil

planSource : Site de l’Agglomération de Longueuil

Lundi, La Presse+ a publié un article portant sur l’analyse par Robert Gagné des HEC Montréal de l’agglomération de Longueuil, créée en 2006 (il y a dix ans) par le gouvernement Charest dans la foulée du mouvement défusionniste… Un rapport dévastateur : partage des dépenses inéquitable, pouvoirs trop centralisés à la ville centre, manque de transparence, états financiers opaques et incompréhensibles – tout y passe. Lire la suite

Pas de taxation sans représentation

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À l’image de ce qu’est devenue Montréal, l’agglomération de Longueuil est un monstre bureaucratique qui coûte de plus en plus cher à faire rouler (334,5 M$ en 2015), mais qui ne fournit pas à ses citoyens des services à la hauteur de ce à quoi ils sont en droit de s’attendre.

Là où j’habite (Boucherville, une des quatre villes dites liées à Longueuil), notre appartenance forcée à l’agglomération nous coûte cette année la rondelette somme de 47,5 M$, en hausse de 2,7 % par rapport à 2014. Juste au chapitre de la sécurité publique (police et pompiers), ça nous coûte tout près de 20 M$ par année – et nous n’en avons nettement pas pour notre argent à cet égard. Par exemple, cela fait plus d’une décennie que les Bouchervillois attendent la construction d’une deuxième caserne de pompiers sur le territoire afin que le schéma de couverture de risques en sécurité incendie soit respecté (dix pompiers sur les lieux d’un incendie – où qu’il soit – en dix minutes). Bref, nous payons et payons, mais les services pour lesquels nous payons ne sont pas nécessairement au rendez-vous.

C’est une situation que trois des quatre maires des villes liées de l’agglomération de Longueuil ont dénoncé en décembre dernier. Ils estiment que les villes liées auraient versé, sur une période de sept ans, 40 M$ en trop à l’agglomération. Le dossier se trouve maintenant devant les tribunaux. Faisant cavalier seul, le maire de Boucherville, Jean Martel, a plutôt affirmé que tout fonctionnait très bien à l’agglomération. D’ailleurs, depuis qu’il est en poste (novembre 2009), il vote systématiquement en faveur de tout ce que dépose la mairesse Caroline St-Hilaire. C’est à se demander si cette dernière ne prend pas le vote de Boucherville pour acquis aujourd’hui.

Il s’avère que le torchon brûle au sein de l’agglomération. Non seulement Caroline St-Hilaire doit-elle composer avec trois maires mécontents (ceux de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert), mais ses relations avec le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, sont très tendues depuis le dépôt du budget 2015 de la Ville de Longueuil (taxes résidentielles en hausse de 3,9 %, soit près de deux fois l’inflation) et l’engagement pris par le ministre de rembourser les contribuables longueuillois via les impôts de 2015.

Également, au cours des derniers jours, grâce à la connivence entre la mairesse de Longueuil et le maire de Boucherville, Paul Leduc, maire de Brossard, a été évincé de son poste au conseil d’administration de la Communauté métropolitaine de Montréal. Surprise! C’est Jean Martel, maire de Boucherville, qui le remplacera à ce poste…

Il existe un principe en démocratie qui remonte à la Révolution américaine des années 1750 : « no taxation without representation » (pas de taxation sans représentation). En échange de leur contribution forcée à l’agglomération de Longueuil, les contribuables bouchervillois sont en droit de s’attendre à ce leur maire – leur représentant auprès de l’agglomération – défende leurs intérêts et non ceux de la mairesse St-Hilaire. À l’heure actuelle, comme Bouchervillois, j’ai l’impression que ce sont les maires des trois autres villes liées qui prennent mes intérêts comme contribuable de l’agglomération plus au sérieux que le maire de la ville que j’habite. Ce n’est pas normal… Au nom du principe susnommé, il serait grand temps que Jean Martel cesse d’être le pantin de Caroline St-Hilaire et reconnaisse qu’il existe un véritable problème de gouvernance au sein de l’agglomération de Longueuil. Un problème qui coûte très cher chaque année à ses concitoyens, au même titre que les citoyens des trois autres villes liées…

Sébastien St-François

Un récit d’eau, de neige et de glace

150104_cg2ln_rue_ottawa_verglas_sn1250La « crise de l’eau » qui a sévi à Longueuil, à Boucherville et à Saint-Bruno-de-Montarville la semaine dernière a soulevé moult questions dans les médias et au sein de la population sur l’efficacité des interventions visant à rétablir l’approvisionnement en eau potable sur une bonne partie de la Rive-Sud de Montréal. Pour ma part, le plus inquiétant dans toute cette saga est que, par exemple, l’animateur Paul Arcand du 98,5 FM avait été informé de l’existence d’un problème majeur par une source anonyme en autorité à la Ville de Longueuil plusieurs heures avant l’imposition officielle de l’avis de non-consommation de l’eau ayant eu pour effet de priver plus de 300 000 Québécois d’eau potable pendant quelque 36 heures.

Nonobstant les affirmations de la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, les autorités municipales n’avaient visiblement aucun protocole ou plan en place pour gérer efficacement une telle éventualité. De citer François Cardinal de La Presse : « Longueuil a adopté il y a trois mois une résolution sur le transport de pétrole sur le Saint-Laurent […] Une prise de position qui ne lui a manifestement pas donné l’idée de se préparer elle-même en cas de déversement sur son propre territoire. »

J’habite une des villes « sinistrées » de la semaine dernière. Personnellement, je n’ai pas été incommodé par des odeurs de diesel dans l’eau qui coulait de mes robinets et j’ai même consommé de l’eau avant que l’avis de non-consommation ne soit annoncé. Par contre, j’ai la nette impression que la gestion des événements au cours des quelque 36 heures qu’aura duré cette « crise » a été marquée par un certain amateurisme. Je m’attends donc à ce que les autorités nous présentent un compte rendu complet de ce qui s’est passé et des défaillances dans la gestion de cet incident de santé publique une fois que le post-mortem aura été fait en bonne et due forme. La mairesse de Longueuil s’est d’ailleurs engagée en ce sens vendredi soir lors d’un point de presse convoqué pour annoncer la levée de l’avis de non-consommation de l’eau.

La potabilité de l’eau est certes un service essentiel auquel doivent veiller nos municipalités, mais qu’en est-il lorsque l’eau tombe du ciel sous la forme de neige et de glace et recouvre nos voies publiques d’un véritable cocktail météorologique? Aurions-nous oublié, au Québec, que notre climat est nordique et que le déneigement et le déglaçage sont aussi des services essentiels pour assurer la sécurité des citoyens dans leurs déplacements?

Malgré les hausses de taxes qui se succèdent d’année en année, je constate – à l’instar de nombre de mes concitoyens – que la qualité des services de base que nous rendent nos municipalités se détériore. Nous voilà plongés dans le mois le plus froid et le plus désagréable (du moins pour celles et ceux qui, comme moi, détestent l’hiver) de l’année et force est de constater que l’art du déneigement et du déglaçage se perd au Québec. J’habite Boucherville, mon bureau est situé dans le Vieux-Longueuil et j’ai à me rendre parfois à Montréal comme bon nombre de Québécois. Depuis le début de l’hiver en cours, j’observe de nombreuses défaillances lors des opérations de déneigement et de déglaçage qui suivent chaque chute de précipitations. Et le problème ne se limite pas uniquement à la métropole. Même un grand axe routier comme la 132 en bordure du fleuve Saint-Laurent pose problème chaque fois qu’il tombe de la neige tellement le déneigement est mal fait.

À Boucherville, les rues sont recouvertes de grandes plaques de glace très dure et très glissante et les principaux boulevards de la municipalité sont souvent déneigés à moitié – à un point tel qu’une voie sur deux est plus souvent qu’autrement impraticable ou difficilement empruntable. C’est comme si le sel de déglaçage était devenu une denrée si rare ou si coûteuse que la municipalité n’avait plus les moyens de s’en procurer ou s’en payer.

Pourtant, toujours ici à Boucherville, le conseil municipal est allé de l’avant avec un projet de centre d’art qui est en train de virer en véritable fiasco judiciaire et aura fini par coûter des millions de dollars de plus qu’initialement annoncé une fois que le premier citoyen y mettra pied. Ce même conseil veut maintenant aller de l’avant avec un projet controversé de complexe aquatique dont le coût pourrait facilement dépasser les 30 M$ pour une population de 42 000 habitants.

Alors que l’argent semble tomber du ciel lorsqu’il est question de financer des projets électoralistes, l’administration municipale semble lésiner lorsqu’il est question des opérations de déneigement et de déglaçage nécessaires d’un point de vue de sécurité publique. L’autre jour, il a fallu que je dirige mon véhicule vers la congère en bordure de la voie municipale pour ne pas heurter le véhicule devant moi qui attendait à un feu rouge, car la chaussée était recouverte d’une glace vive. Non, je ne roulais pas vite et ledit véhicule était immobilisé à une trentaine de mètres devant moi. Je me trouvais en pleine ville, pas sur un rang de campagne. En fait, le rang de campagne qui me mène à mon chalet est mieux entretenu que la rue où se trouve ma résidence principale. Ce n’est pas normal…

Comme le disait feu Jean Drapeau, les citoyens s’attendent de leur municipalité que l’eau qui coule dans leurs tuyaux soit potable, que les eaux usées qu’ils produisent soient évacuées de leur demeure, que leurs vidanges soient ramassées et que leurs rues soient carrossables et sécuritaires. En 2015, que nous ayons à composer avec des voies publiques aussi mal entretenues et souvent carrément dangereuses lorsque le mercure chute sous zéro dépasse l’entendement. Il est grand temps que nos administrations municipales recommencent à prendre leurs missions fondamentales au sérieux – surtout compte tenu des sempiternelles hausses de taxes qu’elles nous refilent depuis des années. En matière de services de déneigement et de déglaçage, nous en avons de moins en moins pour notre argent.

Sébastien St-François