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Assiduité défaillante

15_07_14_PV_2015714135434Le 14 juillet dernier, le conseil municipal de Boucherville a siégé en séance extraordinaire, notamment pour adjudiquer un contrat pour la réfection du Centre sportif Pierre-Laporte en complexe aquatique – un projet grandiose ayant fait l’objet de deux signatures de registre. Ce soir-là, un contrat de 30,6 M$ a été adjudiqué à la firme EBC inc.

Lors de cette même séance, deux contrats totalisant plus de 171 000 $ ont été attribués à deux firmes pour des études en vue de l’aménagement d’une piste cyclable le long du fleuve Saint-Laurent entre le tunnel L.-H. La Fontaine à Longueuil et le Club d’aviron à Boucherville…

Fidèle à mes habitudes, j’ai consulté le procès-verbal de cette séance, accessible sur le site Web de la Ville de Boucherville. Alors que s’adjudiquait le plus important contrat unique de l’histoire de la Ville, non moins de la moitié des conseillers étaient absents : Alexandra Capone, Yan Savaria-Laquerre, Dominic Lévesque et Jacqueline Boubane. Pour certains de ces membres du conseil municipal, c’est loin d’être leur première absence à une séance – ordinaire ou extraordinaire –, comme en témoignent les procès-verbaux de la Ville de Boucherville.

Dans ce cas précis, la situation me préoccupe à la fois comme citoyen de Boucherville depuis plusieurs décennies et « payeur de taxes » qui contribue à payer les émoluments des élus et qui sera appelé à financer ce projet de complexe aquatique : la moitié des conseillers n’ont pas jugé bon d’être présents pour ce vote pour des raisons que j’ignore et il s’agit du plus important contrat public de l’histoire de Boucherville.

Le 21 juillet dernier, j’ai envoyé un courriel à ma conseillère municipale, Magalie Queval, pour lui demander des explications à cet égard. Le maire Jean Martel fut inclus en copie conforme. Une semaine plus tard, une réponse à mon courriel se fait toujours attendre. Jusqu’à preuve du contraire, je vais mettre ça sur le compte des vacances de la construction…

Sébastien St-François

Rendez-vous référendaire à Boucherville

NCAB_RAPPORT_140708_Images_35__vue_sur_els_2_bassins_Web__2014117152024Source : boucherville.ca

Le lundi 10 novembre, un total de 902 personnes se sont déplacées à l’hôtel de ville pour signer un registre afin de manifester à l’administration municipale leur opposition à un règlement d’emprunt de 34 M$ pour financer un futur complexe aquatique. En vertu de la loi, il fallait 804 signatures pour bloquer ledit règlement d’emprunt.

C’est la deuxième fois depuis l’entrée en fonctions du maire Jean Martel en 2009 que des citoyens se mobilisent pour bloquer un règlement d’emprunt. En effet, en mars 2012, 1047 citoyens s’étaient mobilisés pour bloquer un règlement d’emprunt beaucoup moins élevé concernant l’aménagement d’une piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno. Dans ce dossier, on connaît la suite. Plus tôt cette année, le maire est revenu à la charge avec le même projet de piste cyclable – cette fois décidant de faire fi de la démocratie en puisant dans les surplus de la Ville pour financer le projet au comptant et ainsi museler toute opposition possible de la part des citoyens. Ainsi est faite la Loi sur les cités et villes, censée protéger les citoyens des municipalités du Québec… J’avais écrit au ministre de l’époque, Sylvain Gaudreault, mais je n’avais eu droit qu’à un accusé de réception laconique en guise de réponse aux doléances exprimées dans ma lettre.

Dans le cas du complexe aquatique, la Ville ne dispose évidemment pas des liquidités nécessaires pour financer le projet au comptant. Donc, le soir même que le résultat de la signature de registre a été connu, le maire a annoncé que son projet fera l’objet d’un référendum en janvier ou février 2015.

Les citoyens ayant signé le registre ont voulu envoyer un message au conseil municipal, mais il y a lieu d’interpréter ce message correctement. Rares sont les Bouchervillois qui ne reconnaissent pas la vétusté de nos installations aquatiques et personne (à ma connaissance) ayant signé le registre ne s’oppose à la mise à niveau de ces installations qui ont vieilli au fil des ans. Là où ça accroche pour les signataires du registre, c’est au niveau du coût du projet proposé par l’administration municipale : 34 M$, c’est sans précédent, et ça ne tient pas compte des inévitables dépassements de coûts qu’on observe dans la vaste majorité des projets publics entrepris ici comme ailleurs. À Boucherville, pensons à des exemples récents comme le Cercle social Pierre-Boucher et le Centre d’arts. Dans un cas comme dans l’autre, le budget initialement annoncé n’a pas été respecté.

Le maire nous explique que nous devons agir rapidement pour ne pas perdre les quelque 10 M$ en subventions octroyées au projet. Il avance que le projet ne coûtera pas 34 M$, mais 24 M$. Il affirme également ceci, rapporté la semaine dernière par le journal La Seigneurie : « On a réussi à baisser la dette afin de se dégager une marge de manœuvre et être capable de réaliser le projet en limitant l’impact sur les comptes de taxes. »

À mon avis, un tel raisonnement ne tient pas la route pour deux raisons. Premièrement, qu’en est-il des autres priorités actuelles et futures de la municipalité? Pensons notamment aux travaux de réfection (voirie et réseau d’égouts). En 2009, notre déficit à cet égard atteignait quelque 40 kilomètres. Depuis 2009, selon le Palmarès des municipalités des HEC Montréal, la croissance annuelle moyenne des dépenses à ces chapitres a baissé de quelque 30 % dans le cas de Boucherville. Cela m’indique que le déficit se creuse depuis cinq ans. Quand on sait combien coûte la réfection complète (surface + souterrain) d’un kilomètre de voirie, nous en avons pour des dizaines de millions de dollars en dépenses prévisibles au cours des prochaines années – juste pour rattraper le retard accusé depuis le début du millénaire. Sachant cela, avons-nous vraiment les moyens de nous payer le complexe aquatique mis de l’avant par Jean Martel?

Deuxièmement, ce n’est pas parce que nous bénéficierions de subventions totalisant environ 10 M$ que nous avons les moyens de ce projet et que le coût définitif du projet se limitera à 34 M$ (24 M$ après subventions). C’est comme si vous aviez des travaux majeurs à faire effectuer sur votre maison. Votre budget est serré et vous devez également remplacer votre voiture. Vous n’en avez pas les moyens, mais vous vous laissez tenter par l’offre d’un vendeur de voitures de luxe, qui vous propose une réduction du prix de quelques milliers de dollars pour vous convaincre à signer… Est-il pour autant responsable de succomber à la tentation si la décision est mise en contexte?

Sur le plan démocratique, la signature du registre aura l’avantage de permettre la tenue d’un débat éclairé sur la question, et le fardeau de la preuve revient maintenant au conseil municipal. En effet, les membres du conseil municipal doivent nous donner toute l’information nécessaire afin que nous puissions nous prononcer sur leur projet en toute connaissance de cause. Les citoyens ont besoin d’obtenir les réponses à toutes leurs questions afin d’être en mesure de prendre une décision éclairée sur le bien-fondé d’investir autant d’argent dans un seul projet.

Quelques questions me viennent spontanément à l’esprit :

  1. En quoi ce projet (comprenons-nous bien, pas une mise à niveau de la piscine, mais le projet de 34 M$+ actuellement proposé par l’administration) est-il absolument nécessaire pour la population de Boucherville? Pourquoi un projet plus modeste et moins coûteux n’a-t-il pas été envisagé?
  2. En quoi ce projet est-il prioritaire et s’il allait de l’avant, quelle serait l’incidence sur la capacité de la Ville à financer adéquatement d’autres travaux prioritaires sans alourdir indûment le fardeau fiscal des contribuables?
  3. En quoi ce projet serait-il rentable pour Boucherville et sa population? Autrement dit, en avons-nous vraiment les moyens et quelle serait l’incidence (chiffrée) sur nos comptes de taxes futurs? L’information vague fournie par le maire à ce propos ne me satisfait pas.

Ce sera donc un dossier à suivre de près au cours des semaines et des mois à venir, et tout un chacun doit s’assurer d’avoir en main toute l’information pertinente et nécessaire pour prendre la décision la plus judicieuse qui soit en tenant compte de notre capacité de payer collective et des autres priorités de notre municipalité. Deux choix sont possibles : on accepte le grandiose projet qui nous est proposé ou on demande au conseil municipal de refaire ses devoirs et de nous revenir avec un nouveau projet plus modeste et donc d’une facture plus raisonnable.

Sébastien St-François

Les gens ont parfois raison d’être cyniques…

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Les internautes qui suivent parlonspolitique.net (jadis Boucherville5021.com) depuis quelques années se rappellent sûrement du registre signé en mars 2012 par 1047 Bouchervillois (22 % de plus que le nombre minimal requis) pour contester un règlement d’emprunt pour un projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville.

Le coût de ce projet était astronomique : phase 1 : 3 M$ en resurfaçage alors que la base de ce tronçon routier doit être refaite au complet, 900 000 $ pour le pavage des accotements devant servir de piste cyclable; phase 2 : construction d’une passerelle au-dessus de l’autoroute 20 au coût d’environ 6 M$. Facture totale : plus de 10 M$ aux frais uniquement des contribuables bouchervillois alors qu’il s’agissait d’un lien qualifié d’interrégional dont le coût devrait – en toute équité – être partagé entre Boucherville, Saint-Bruno (le maire de l’époque, Claude Benjamin, refusait catégoriquement) et l’agglomération de Longueuil.

De surcroît, et pis encore, cette piste cyclable aurait exposé ses utilisateurs à de graves dangers. Le tronçon routier dont il est question est une artère très achalandée, empruntée notamment par de nombreux poids lourds. Or, en vertu des normes, la piste cyclable devait être séparée des deux côtés de la voie (deux sens uniques). Non seulement les cyclistes se seraient fait frôler par de nombreux camions, mais aussi ils n’auraient pas pu rebrousser chemin là où ils le souhaitaient sans contrevenir à la loi et mettre leur vie en danger.

Bref, devant le résultat de la signature du registre, le maire de Boucherville, Jean Martel, avait trois choix : tenir un référendum, financer le projet à même les surplus accumulés (payer comptant) ou abandonner le projet. Il a choisi la troisième option, non sans avoir pris le soin de traiter ses détracteurs (les citoyens ayant signé le registre) d’avoir fait de la désinformation, alors que les citoyens à l’origine de cette mobilisation citoyenne connaissaient très bien les chiffres (figurant noir sur blanc dans des documents publics de la Ville de Boucherville) et les dangers auxquels ce lien cyclable aurait exposé ses utilisateurs.

Maintenant, ce projet controversé refait surface. En effet, était inscrite à l’ordre du jour de la séance publique du 17 février l’adoption d’un règlement d’emprunt de 3 M$ pour des travaux de réfection de la chaussée (resurfaçage) du boulevard De Montarville entre la rue Eiffel et l’autoroute 30. Ce montant figure à la ligne 2014-036 du PTI 2014-2015-2016. Y figure également, à la ligne 2014-132 du même document, un montant de 900 000 $ – payé comptant – pour le pavage des accotements du boulevard De Montarville. Voilà, le tour est joué. Malgré une vive opposition citoyenne exprimée en mars 2012, le conseil municipal de Boucherville s’apprête à aller de l’avant, cette fois-ci en prenant soin de payer la partie controversée (les accotements devant servir aux cyclistes) comptant. Ce faisant, le maire Martel et ses conseillers éliminent un « irritant » : les opposants n’auront pas droit de parole, car la dépense sera payée à même les surplus de la Ville. Jean Martel a procédé de la même manière pour financer son controversé centre d’art.

Il s’agit d’un exemple tiré d’une municipalité, celle que j’habite, mais c’est un phénomène qui se produit un peu partout dans la province : des élus municipaux musellent leurs détracteurs – en toute légalité – en payant leurs projets comptant. Au printemps 2013, j’ai écrit au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, pour lui faire part de mon insatisfaction et lui faire valoir la nécessité de modifier la Loi sur les cités et villes afin de permettre aux citoyens-contribuables de se prononcer démocratiquement sur les projets mis de l’avant par leurs élus municipaux, que ces projets soient financés par des règlements d’emprunt ou payés comptant. Car, peu importe le mode de financement, il s’agit de l’argent des contribuables et ces derniers devraient avoir le droit de se prononcer. J’ai eu droit à une réponse laconique de la part d’un porte-parole du ministre, m’indiquant que le ministre ne s’ingérerait pas dans les décisions d’un conseil municipal dûment élu. Je lui demandais pourtant d’envisager des modifications à une loi provinciale, relevant de sa compétence : la Loi sur les cités et villes…

Nos élus provinciaux, tous partis confondus, semblent se complaire très bien dans le statu quo, qui accorde – par le truchement d’une loi criblée de failles (la Loi sur les cités et villes) – un pouvoir indu aux élus municipaux sur l’argent de leurs contribuables entre deux élections. Or le citoyen devrait être au centre de la démocratie en tout temps plutôt que juste le temps d’inscrire un X un bulletin de vote.

Ce n’est malheureusement pas le cas, et Québec ne semble avoir aucune volonté pour changer les règles du jeu et refaire du citoyen la véritable raison d’être du système démocratique dont les élus sont pourtant si fiers. C’est une vraie farce, c’est rire du monde… Si les municipalités sont des « créatures du gouvernement provincial », comme l’a confirmé la Cour dans le débat sur les fusions municipales au début du millénaire, bien le gouvernement provincial prive les citoyens des municipalités de leur droit le plus fondamental : celui de contester des projets qu’ils jugent inacceptables. Pour ce faire, il suffit qu’un conseil municipal puise dans les surplus (constitués de l’argent de sa population) et paie la dépense comptant. Ce faisant, le tour est joué : toute opposition réelle ou potentielle est muselée.

Et toutes ces gens tentent de nous faire croire que nous sommes la raison pour laquelle ils ont fait le saut en politique. Vive la démocratie…

Sébastien St-François

Un résultat démocratique qui doit être respecté…

J’ai été étonné de lire la lettre ouverte signée par six citoyens et publiée dans La Relève du 21 mars dernier. Bien que 1047 citoyens se soient déplacés pour signer un registre afin de s’opposer au projet de piste cyclable sur Montarville (un exploit en plus de 30 ans d’histoire politique sur notre territoire), ces six personnes réclament néanmoins du maire Jean Martel un référendum.

Les personnes qui ont signé le registre le 12 mars dernier ne sont pas dupes. L’argument du maire, voulant que les citoyens n’aient pas été suffisamment informés de son projet, ne tient pas la route. Les personnes qui se sont déplacées pour signer ce registre savaient fort bien pourquoi elles le signaient : pour s’opposer à un projet trop coûteux en fonction de la durée de vie projetée et dangereux pour les citoyens qui seraient assez téméraires pour emprunter cette piste cyclable un jour.

Il ne faut surtout pas perdre de vue les faits suivants :

FAIT : Dépenser 3,9 M$ (3,0 M$ pour la chaussée et 900 000 $ pour une piste cyclable) pour « patcher » cet axe routier important ne représente pas une dépense judicieuse des fonds publics, les devis à l’appui des coûts démontrant que les travaux envisagés n’assureront qu’une durée de vie d’environ 5 ans. Il ne faut pas non plus oublier que cet axe routier devra éventuellement être élargi à 4 voies lors de l’expansion du parc industriel comme le souhaite le maire Martel, son objectif étant de développer l’industriel pour compenser sa décision de freiner le développement résidentiel.

FAIT : Ça ne prend pas la tête à Papineau pour se rendre compte que cet axe routier ne convient aucunement à une piste cyclable surtout si l’objectif premier est d’assurer la sécurité des citoyens qui l’empruntent. Et que dire de la problématique bien réelle de franchir l’autoroute 20 afin d’y accéder! Ce n’est pas la construction d’une passerelle au-dessus de l’autoroute (au coût de plus de 6 M$, à l’été 2013 ou peut-être même seulement en 2014) qui garantira le niveau de sécurité nécessaire vu la configuration des lieux et la circulation routière qu’on y trouve.

Et tout cela, sans perdre de vue les autres réalités sous-jacentes : le déficit d’entretien des infrastructures qui devra très bientôt être comblé et qui coûtera des dizaines de millions de dollars. Par conséquent, la dette qui ne cesse d’augmenter grandira alors de façon exponentielle. Il ne faut pas non plus oublier les « grands projets » qui vont gruger encore plus d’argent dans nos poches : le Cercle social Pierre-Boucher, le Centre d’art et le « plan sportif » – Centre multisports + ajout de 2 patinoires au Centre Gilles-Chabot + le nouveau centre aquatique. Tout cela après les achats du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie et de la terre agricole.

Le 12 mars dernier, la population s’est exprimée démocratiquement CONTRE le projet de la piste cyclable, et ce, en toute connaissance de cause. La loi exigeait un minimum de 858 signatures; 1047 citoyens ont signé le registre. Le message est TRÈS clair. Pourquoi M. Martel souhaiterait-il alors nous plonger dans un coûteux référendum? Pour tenter de plaire à un groupuscule qui tient mordicus à ce projet de piste cyclable bien qu’il ne tienne pas la route? J’ose espérer que non…

Sébastien St-François

Le citoyen Pierre Beauchamp et le maire Jean Martel se prononcent sur le dossier du projet de piste cyclable sur Montarville et le registre du lundi 12 mars

Pour écouter l’entrevue accordée par Pierre Beauchamp, un des citoyens de Boucherville à l’origine de la mobilisation ayant mené à la signature du registre par 1047 personnes :

Partie 1 de 2 (ça commence à 10:25)
Partie 2 de 2

Pour écouter l’entrevue accordée par Jean Martel pour expliquer le refus de son projet par 1047 citoyens :

Partie 1 de 1 (ça commence à 04:41, malheureusement la fin de l’entrevue est coupée)

Je commenterai le tout ce vendredi 16 mars à la chronique « Bouchervillois de la table ronde » dans le cadre de l’émission Les citoyens ont raison animée par Louis-Philippe Guy sur les ondes du FM103,3. Certaines explications fournies par M. Martel en réaction à la signature du registre par 1047 de ses concitoyens sont pour le moins surprenantes…

Sébastien St-François

N’hésitez pas à nous faire parvenir vos réactions/commentaires à ces entrevues par courriel à Boucherville5021@gmail.com.

1046 fois merci!

Le registre pour bloquer le règlement d’emprunt pour la phase I de la piste cyclable Montarville a été signé par 1046 Bouchervillois, excluant moi-même. Bravo! Ce projet ridicule est maintenant bloqué! Jean Martel nous mènera-t-il maintenant en référendum? C’est à suivre.

À ma connaissance, c’est la première fois depuis longtemps, voire toujours, qu’un règlement d’emprunt est bloqué par la signature d’un registre à Boucherville. Encore une fois, BRAVO à tous les gens qui se sont déplacés. Vous avez fait une différence!

Sébastien St-François

La conseillère indépendante Crevier-Bélair appuie la signature d’un registre!

Aujourd’hui, sur les ondes du FM103,3 dans le cadre de l’émission « Les citoyens ont raison » animée par Louis-Philippe Guy, Francine Crevier-Bélair, conseillère indépendante depuis son expulsion d’Option citoyens-citoyennes par le maire Jean Martel, explique pourquoi elle appuie la démarche citoyenne invitant les Bouchervillois à se rendre à l’hôtel de ville lundi prochain (le 12 mars) entre 9 h et 19 h pour signer un registre afin de s’opposer à un premier règlement d’emprunt de près de 4 M$ dans le dossier de la piste cyclable sur Montarville.

À mon tour, j’invite les citoyens qui considèrent qu’il s’agit d’une dilapidation de fonds publics et d’un gaspillage scandaleux de notre argent de prendre quelques minutes de leur temps pour se rendre signer le registre lundi prochain. Ça prend un minimum de 858 signatures pour bloquer le règlement d’emprunt. Il faut arrêter ce projet avant qu’il ne soit trop tard, et les Bouchervillois ont la possibilité de le faire! Les vraies priorités sur notre territoire sont trop nombreuses pour nous permettre de dépenser autant sur une promesse électorale d’Option citoyens-citoyennes qui ne tient pas la route. Dites NON au gaspillage de nos deniers publics en allant signer le registre!

Sébastien St-François

Pour écouter l’entrevue accordée par Mme Crevier-Bélair, cliquez sur les liens ci-dessous :

Partie 1 de 2 (ça commence à partir de 01:17)

Partie 2 de 2

Une autre victoire pour la plateforme électorale…


Lundi dernier, à peine quelque 435 citoyens se sont déplacés pour signer le registre sur le règlement d’emprunt pour l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher, projet controversé s’il y en a un mis de l’avant par l’administration Martel. Rappelons qu’il fallait 811 signatures pour espérer la tenue d’un référendum sur ce règlement d’emprunt. C’est donc un résultat décevant, mais il y a lieu de relativiser le tout. Réussir à faire signer un registre par 435 personnes est un exploit en soi, car on sait combien peu les gens s’intéressent à la politique municipale et qu’ils se contentent souvent de se plaindre sans agir pour changer des choses ou faire entendre leur mécontentement. Aussi, du nombre des signataires lundi dernier était nulle autre que Francine Gadbois, ancienne mairesse de Boucherville. Le fait que l’ex-mairesse a décidé de passer outre à son « devoir de réserve » et de signer ce registre lance un message sans équivoque sur ce projet d’agrandissement rafistolé. Pour sa part, le maire, après avoir pris acte des résultats, s’est contenté d’affirmer qu’environ un pour cent de la population avait signé le registre et que le projet ira donc de l’avant comme prévu, sans aucune modification pour tenir compte des doléances justifiées de certains citoyens.

Même si M. Martel se limite ainsi à n’écouter que les petits groupes favorables à ce projet, un message clair lui a néanmoins été livré le 6 juin. Cependant, puisque Boucherville semble administrée davantage par une plateforme électorale qu’un maire, cette promesse électorale sera réalisée aux frais de nous tous et nous ne pouvons qu’espérer maintenant que le budget (déjà élevé pour un projet sans vision à long terme) soit respecté et que les résidents des zones visée et contiguë apprennent à vivre avec le manque d’espace et l’intensification inévitable de la circulation véhiculaire dans les environs immédiats du 31 de la rue Pierre-Boucher…

Je tiens néanmoins à remercier toutes les personnes qui ont pris le temps d’aller signer le registre. Un merci tout particulier à Jean-Louis Richer, ex-conseiller municipal qui connaît très bien le dossier, qui a réalisé tout un travail de mobilisation au cours des jours menant à la signature du registre, entre autres en distribuant quelque 1300 feuillets d’information. Tous les signataires ont fait leur part pour tenter de faire entendre raison au conseil municipal. Mais encore, même si le nombre requis de signatures avait été atteint, rien n’aurait empêché M. Martel de faire fi du résultat et de contourner le processus référendaire en payant son projet au comptant. On ne le saura jamais, mais permettez-moi d’avoir un doute. De toute évidence, la priorité des élus en place est de respecter leurs promesses électorales, que ces dernières passent le test de la bonne gouvernance ou non.

Comme je mentionne plus haut, j’ai souvent l’impression que Boucherville est administrée davantage par une plateforme électorale qu’un maire depuis bientôt deux ans. Le problème fondamental est que cette plateforme n’a obtenu l’aval que d’environ 25 % des électeurs. Pensons aux nombreux projets et achats controversés (Cercle social Pierre-Boucher, terre agricole, piste cyclable, etc.), au départ précipité de plusieurs piliers de la fonction publique municipale, aux congés de maladie à l’hôtel de ville, à la forte hausse du budget des communications sous prétexte que c’est le prix à payer « pour écouter et parler aux citoyens »… Pendant ce temps, la qualité des services essentiels qu’une municipalité doit livrer à ses citoyens est à la baisse, comme en témoignent de nombreuses lettres ouvertes dans les journaux, la dette continue d’augmenter et le mécontentement demeure bien présent au sein d’une partie importante de la population.

Si je consacre somme toute beaucoup de temps à la préparation de notre chronique hebdomadaire « Bouchervillois de la table ronde » et à la gestion de Boucherville5021.com, c’est par passion pour ma ville. J’aime Boucherville, j’y réside presque depuis ma naissance et je compte y demeurer pendant bien des années encore. Je n’aime pas la tournure que prend la Ville depuis novembre 2009, je déplore que nous sommes gérés davantage par un programme électoral qu’un maire soucieux des intérêts de l’ensemble de la population qu’il a le devoir de représenter, je suis inquiet de constater que nos élus tentent par tous les moyens d’utiliser notre argent pour plaire aux groupes qui les ont portés au pouvoir au lieu de s’affairer à leur tâche principale et primordiale, celle de gérer la ville dans l’intérêt de tous, notamment de tous ceux qui paient les comptes et leurs salaires.

Depuis le début, Boucherville5021.com se donne pour mission d’intéresser les citoyens à ce qui se passe dans leur ville et aux décisions qui se prennent à leur hôtel de ville. Contrairement à l’administration Martel, nous ne disposons pas d’un budget de communications de 866 000 $ pour « répandre la bonne nouvelle ». Malgré cela, Boucherville5021.com fait des vagues et joue son rôle – intéresser les Bouchervillois à l’actualité municipale et laisser savoir à nos élus que les Bouchervillois les ont à l’œil malgré l’absence d’une opposition officielle à l’hôtel de ville.

Maintenant que l’été approche et que l’actualité se fera moins généreuse au cours des prochaines semaines, nous en profiterons pour prendre un peu de répit. Cependant, si des dossiers importants font surface d’ici la rentrée automnale, soyez assurés que nous les commenterons sur ces pages. Nous vous invitons donc à revenir nous lire au cours des prochaines semaines et, encore une fois, il vous suffit de vous abonner (anonymement) pour recevoir une notification par courriel chaque fois que du nouveau contenu s’ajoute au site. Quant aux « Bouchervillois de la table ronde », ils seront de retour en ondes à compter du vendredi 2 septembre.

D’ailleurs, je tiens à remercier très sincèrement Louis-Philippe Guy, animateur de l’émission Les citoyens ont raison du FM 103,3, pour l’importance qu’il accorde chaque semaine à la voix citoyenne au sein de l’agglomération de Longueuil. Avec ses collègues, dont le journaliste Henri-Paul Raymond, ils font un sacré travail pour informer leurs auditeurs des faits marquant de l’actualité dans les villes de l’agglomération et leur brochette d’invités n’a pas grand-chose à envier aux grandes chaînes d’information. Ils accomplissent beaucoup avec des moyens relativement modestes, et c’est un privilège pour moi de participer chaque semaine à la demi-heure consacrée à Boucherville.

Sur ce, bon été, profitez du beau temps et continuez d’être fiers d’être Bouchervillois!

Sébastien St-François

Le 6 juin, oserons-nous nous prononcer?

Source : http://www.fadoqboucherville.qc.ca

La semaine dernière, on apprenait qu’un registre sera ouvert lundi prochain (6 juin), entre 9 et 19 heures, à l’hôtel de ville concernant le règlement d’emprunt pour financer l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher. Rappelons qu’un minimum de 811 personnes aptes à voter devront signer ce registre pour que le règlement puisse ensuite être soumis à un référendum. Sinon, tout passera comme du beurre dans la poêle et les élus pourront nous endetter collectivement de 2,3 millions de dollars de plus pour mettre en chantier un projet qui comporte plusieurs lacunes.

Jusqu’à ce jour, ce projet d’agrandissement a fait couler beaucoup d’encre. Pour résumer :

  1. Le Cercle social Pierre-Boucher est utilisé principalement par la FADOQ et le Lunch Club et dessert une clientèle dite de « troisième âge ».
  2. L’équipe de Jean Martel veut investir 2,3 millions de dollars dans une bâtisse actuellement évaluée à 263 300 $.
  3. Même agrandi selon les plans, le Cercle social ne sera pas en mesure de répondre aux besoins croissants d’une population vieillissante à plus long terme.
  4. Le stationnement dans le secteur est très limité. La Ville tente actuellement de négocier avec le Maxi situé à proximité un certain nombre d’espaces de stationnement pour les utilisateurs du Cercle social. Même si cette négociation devait aboutir, cela forcerait certains utilisateurs à y laisser leur voiture, à traverser Fort-Saint-Louis à pied, puis à enjamber la voie ferrée pour se rendre à destination. Par une journée de juillet ensoleillée, peut-être; en pleine vague de froid hivernale ou tempête de neige, c’est moins intéressant et moins sécuritaire…
  5. La circulation automobile autour du Cercle social augmentera à coup sûr une fois le projet réalisé. Or les rues du Vieux Boucherville sont très étroites et non adaptées à une circulation intensive. L’accès des véhicules d’urgence (policiers, pompiers, ambulanciers) pourrait être compromis, ce qui comporterait un risque accru pour la sécurité publique dans le secteur.

Pour ma part, depuis le début, je m’oppose à ce projet. Bien entendu, je reconnais le besoin de doter Boucherville d’un centre moderne pour les aînés. L’actuel cercle social est désuet et trop à l’étroit. Cependant, pour moi, vouloir investir 2,3 millions dans une bâtisse évaluée à près de dix fois moins, sans stationnement adéquat, dépasse l’entendement. Outre ce qui semble être une obsession du maire Martel pour le Vieux Village, je ne peux comprendre la logique de vouloir aller de l’avant avec cet agrandissement.

Bien sûr, il y a lieu de revitaliser et d’entretenir ce patrimoine que représente le Vieux Boucherville. Mais il est question ici d’une infrastructure névralgique pour une clientèle croissante. Les personnes desservies par une telle « maison des aînés » méritent mieux que ce que leur proposent actuellement nos élus. Elles méritent un centre moderne, situé sur un site adéquat et desservi par une aire de stationnement assez grande pour accueillir la clientèle. Quant aux contribuables bouchervillois qui assumeraient une charge additionnelle de 2,3 millions de dollars, ils méritent mieux qu’un centre rafistolé pour répondre à une promesse électorale.

Depuis qu’il est arrivé à l’hôtel de ville en novembre 2009, Jean Martel invoque sa plateforme électorale pour justifier l’ensemble des décisions controversées qu’il prend. Il prétend avoir reçu le mandat de la population de mettre en place son cahier de promesses. Premièrement, M. Martel a été élu d’abord et avant tout pour administrer la Ville et veiller à la saine gestion des finances publiques – notre argent. Deuxièmement, ne perdons jamais de vue qu’un peu plus de la moitié (50,21 %) des électeurs ayant voté le 1er novembre 2009 n’ont pas voté pour Jean Martel ou ses promesses électorales.

Le 6 juin prochain, nous nous voyons offrir l’occasion d’envoyer un message à Jean Martel : Nous voulons revoir le projet d’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher que vous proposez. Il s’agirait en quelque sorte d’un premier test démocratique pour l’actuel conseil. Deux options se présentent à nous, citoyens. Nous pouvons rester assis chez nous, convaincus que nous n’y pouvons rien, ou nous pouvons prendre quelques minutes de notre temps lundi prochain pour nous exprimer, pour laisser savoir à nos élus qu’ils sont d’abord responsables de prendre les meilleures décisions possibles dans l’intérêt de l’ensemble de la population qu’ils représentent. L’actuel projet d’agrandissement ne va pas dans ce sens, et les Bouchervillois méritent mieux.

Bien entendu, puisque le registre porte sur le règlement d’emprunt, advenant la tenue d’un référendum où une majorité se prononcerait contre cet endettement, M. Martel aurait toujours l’option de payer son projet au comptant (il dispose d’amplement de surplus pour le faire). Cependant, ce faisant, il porterait l’odieux de ne pas avoir respecté la volonté populaire et démontrerait éloquemment qu’il ne gouverne pas pour l’ensemble des Bouchervillois, mais seulement pour celles et ceux qui ont appuyé sa plateforme électorale et voté pour lui, c’est-à-dire pour une minorité de la population.

La démocratie n’est pas un processus qui se limite à inscrire un « X » sur un bulletin de vote tous les quatre ans. Nous avons la possibilité de nous prononcer, oserons-nous le faire?

Je compte signer le registre et je vous invite à faire de même en vous rendant à l’hôtel de ville le lundi 6 juin prochain, entre 9 heures et 19 heures. C’est important pour notre démocratie.

Sébastien St-François