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Mon souhait pour l’élection municipale de 2017


La période des mises en candidature tire à sa fin. L’équipe Option citoyens citoyennes (OCC), dirigée par Jean Martel, arrive à la fin de son deuxième mandat. Depuis 2009, elle règne sur la ville et nos taxes sans opposition, exception faite de la période pendant laquelle Francine Crevier Bélair avait siégé comme indépendante après avoir voté contre un PTI et s’être faite éjecter du caucus de Jean Martel. Lire la suite

Mes commentaires sur le bilan dressé par Jean Martel

Si vous lisez La Relève, vous avez sûrement remarqué la pleine page consacrée au bilan que fait Jean Martel de ses trois années comme maire. Sujet abordé au cours de ma chronique radio vendredi dernier, je me permets de revenir sur certains points – cette fois par écrit.

  • Terre agricole : Le maire affirme que ce fut un excellent achat et que la Ville pourrait se départir du terrain à un prix nettement supérieur à celui de l’achat (1,2 M$, soit 0,23 $ le pied carré). Dispose-t-il d’un rapport d’expertise qui appuie cette affirmation? Cette hypothèse est-elle celle de Lise Roy? Plus fondamentalement, est-ce le rôle d’une Ville de procéder à de tels achats quand les besoins prioritaires sont criants?
  • Litige opposant la Ville aux Entreprises Argo inc. : On apprend dans le bilan que c’est la capacité sanitaire insuffisante qui ne pourrait pas permettre à autant de personnes d’habiter les tours d’habitation envisagées. Or, dans un communiqué de la Ville datée du 16 novembre 2010, on peut lire : « Compte tenu de ses orientations politiques en matière de développement urbain, le conseil municipal actuel de la Ville de Boucherville souhaite revoir certains éléments du projet […], notamment la hauteur des tours d’habitation envisagées. » La raison invoquée en 2010 est de nature nettement politique et jamais un quelconque problème relié à la capacité sanitaire n’a été soulevé pour justifier la suspension du projet. Il faut se rappeler que cette suspension du projet fait fi d’une entente signée en bonne et due forme avec le conseil municipal précédent en 2006… Je suis d’ailleurs surpris que la Ville n’ait pas encore été poursuivie dans ce dossier.
  • Centre multisports : « On a lancé beaucoup de chiffres erronés. En fait, elle [la Ville] s’engageait à louer un temps d’utilisation pour un maximum de 750 000 $ annuellement. En contrepartie, elle évaluait les taxes annuelles à recevoir entre 400 000 $ et 500 000 $. » Je ne sais pas qui a avancé des chiffres autres que ceux-là, ce sont les chiffres que j’ai entendus et vus depuis le début de cette saga. Cependant, ce que le maire omet de mentionner est que l’entente de location serait d’une durée de 20 à 25 ans (donc, un engagement total de 15 M$ à 18,75 M$), que la Ville investissait 2 M$ dans la construction du prolongement de la rue Jean-Deslauriers et que la moitié des taxes perçues aurait été envoyée à l’agglomération. Quant aux conséquences en cas d’une éventuelle faillite du promoteur privé, le maire a heureusement fini par faire volte-face, mais le projet n’est pas mort pour autant…
  • Piste cyclable : Jusqu’à maintenant, Jean Martel a porté le blâme dans ce dossier (on n’a pas suffisamment bien expliqué le projet). Maintenant, il accuse ses concitoyens d’avoir fait de la désinformation. Pourtant, les données se trouvent noir sur blanc dans le PTI 2012-2013-2014 : pavage de Montarville, 3,5 M$ (2012, ligne 40); pavage de l’accotement sur Montarville, 1 M$ (2012, ligne 89); passerelle au-dessus de la 20, 6,25 M$ (2013, ligne 90). M. Martel « omet » de faire mention de cette passerelle (la suite de son projet si la phase 1 avait été de l’avant). Adressez-vous au greffe pour obtenir copie du PTI 2012-2013-2014. Le fait qu’il méprise ainsi 1046 de ses concitoyens qui ont exercé leur droit démocratique de signer un registre n’est pas digne de sa fonction. Son projet ne tenait pas la route, et ces citoyens ont vu juste. Il n’a pas été élu maire pour satisfaire ses désirs de cycliste à nos frais, et je n’ai aucune envie d’habiter sous un potentat comme à Laval. Un maire doit être au service de ses citoyens et non l’inverse.
  • Taux de taxation : M. Martel affirme que notre Ville est devenue la moins taxée de l’agglomération. Notre taux de taxation résidentiel s’établit à 0,7762 $ par 100 $ d’évaluation en 2012. Sur le Web, on peut lire que le taux de taxation résidentiel se chiffre à 0,7409 $ et à 0,7376 $ par 100 $ d’évaluation à Saint-Bruno-de-Montarville et à Brossard respectivement… Où est l’erreur? Ensuite, M. Martel affirme que « l’augmentation du pourcentage des taxes (sic!) est moindre d’une année à l’autre » (+3,95 % en 2010, + 1,95 % en 2011, +1 % en 2012). En contrepartie, ces baisses de hausses de taxes ont été accompagnées de hausses successives des surplus annuels : 2,9 M$ en 2009, 4,9 M$ en 2010, 6,8 M$ en 2011. Conclusion : la Ville perçoit beaucoup plus que ce dont elle a besoin pour s’acquitter de ses obligations. Faites le calcul et ça tourne autour des 7 % par année si nous combinons la hausse annuelle du taux de taxation et le surplus dégagé au terme de l’exercice précédent.
  • Affectation des surplus : M. Martel affirme que les surplus « servent en bonne partie à abaisser la dette accumulée de la Ville ». Concrètement, un montant de 2,62 M$ (dont 0,551 M$ en soldes disponibles sur règlements d’emprunt) – et non les 5,4 M$ annoncés – est affecté en 2012. Les surplus ont notamment servi à acheter la terre agricole (1,2 M$) et le terrain de La Saulaie (2,3 M$), à agrandir le Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$ investis dans une bâtisse valant dix fois moins au départ), à rénover l’Hôtel Boucherville (montant à déterminer) et à payer au comptant toutes sortes d’autres « bébelles ». En réalité, une bonne partie des surplus servent à réaliser les promesses électorales de Jean Martel – qu’une majorité d’électeurs n’aient pas voté pour ces promesses en 2009 n’importe pas pour le maire.

À un an des prochaines élections, le maire ressent le besoin de dresser un bilan détaillé rappelant à la population ce qu’il considère comme ses nombreuses réalisations. C’est son droit, mais c’est le bilan qu’en fera chaque citoyen qui comptera vraiment. En effet, c’est à chacun d’entre nous de décider si la Ville de Boucherville se dirige dans la bonne direction. Pour ma part, plusieurs dossiers bien plus prioritaires que ceux mis de l’avant par Jean Martel traînent en longueur ou accusent du retard. Mais, pour nous consoler, nous avons une terre agricole sur laquelle nous pourrons faire la culture de la vigne et un terrain juxtaposé au parc de La Frayère avec vue sur le fleuve. L’actuelle administration municipale met-elle vraiment les priorités aux bonnes places? Cette question, c’est à vous d’y répondre.

Sébastien St-François

Bouchervillois réveillez vous! Y a des gens qui fouillent dans vos poches (partie II)

Où est le Centre aquatique dans le PTI 2012? Et que dire de la vieille piscine et de la vieille patinoire qui tombent en ruines, deux bâtiments qui devraient être rénovés ou reconstruits? Le PTI parle de réfection des bancs de l’aréna (300 000 $), d’enlèvement du revêtement au plafond de l’aréna (515 000 $), du réaménagement de la sortie de la Zamboni (500 000 $) et de travaux pour les bâtiments de la piscine (500 000 $) et de la construction d’une glace réfrigérée pour l’extérieur (750 000 $). Total : 2,5 M$. L’élément le plus loufoque : réduction des gaz à effet de serre (fréon), 3,5 M$ prévue en 2012, mais non comptabilisée dans la colonne de 2012 du document (ligne 69) plus des déboursés de 6 M$ en 2013 et 2014. Impossibilité donc de faire un calcul juste, car malgré un travail comptable qui a duré plus de deux mois, un montant de 3,5 M$ n’a pas été totalisé dans les dépenses de 2012.

On peut quand même supposer que l’ensemble des déboursés d’entretien pour ces deux bâtiments est de l’ordre de 8,5 M$ pour les trois prochaines années. Ce qui étonne : Avant de penser centre multisports et centre d’art, il faudrait commencer par penser à remplacer des services existants devenus désuets.

En outre, et après deux études sur le sujet et une promesse non réalisée de consultation de la population, il n’y a toujours rien dans le PTI pour une nouvelle piscine. Or, en avril dernier, dans un article du journal La Relève, le conseiller Dominic Lévesque a annoncé que le nouveau Centre aquatique serait construit sur le site de l’actuel Centre sportif Pierre-Laporte, là où sont situés la piscine et le vieil aréna. Alors, pourquoi des dépenses de rénovation de l’ordre de 8,5 M$ si on est pour tout jeter cela par terre afin de construire en fin de compte un nouvel aréna et un centre aquatique?

Mais le plus important sur les intentions de nos politiciens n’est pas sur ce qu’on retrouve dans le PTI, mais davantage sur ce qui en est absent. D’après vous concitoyens que devrions-nous prioriser à Boucherville, les sports, les arts ou la sécurité publique? Après les épisodes de fusion et défusion, nous nous sommes résignés à ce que nos services d’incendie et de police relèvent de l’agglo. Mais comment pouvons-nous accepter aujourd’hui que notre maire soit incapable de faire comprendre l’urgence de la situation à Mme St-Hilaire, quand celle-ci a consenti en août dernier une nouvelle caserne de pompier à Saint-Hubert. La réglementation de dix pompiers en dix minutes est la même pour tous. Nous venons de vivre deux épisodes de feu, dont une avec perte de vie. N’est-ce pas suffisant pour remettre en question l’urgence de trouver une solution temporaire pour sécuriser la vie des citoyens. Il semble que l’agglo ne permettra pas avant deux ans le début de la construction de la caserne de Boucherville. N’attendons pas que les autres pensent à nous, c’est maintenant à nous d’agir et de prioriser nos investissements de façon à sécuriser nos vies et nos biens.

La conseillère Francine Crevier a bien raison de parler de chiffres non réalistes et de projets qui ne répondent pas aux besoins immédiats des citoyens. Comme on dit en bon québécois, on a « plogué des chiffres ». Pourquoi? Pour mieux servir la population? Ou pour détourner l’attention et camoufler les intentions et aspirations politiques du maire Jean Martel et de son équipe?

Citoyens, c’est avec votre argent qu’on joue au Monopoly! Soyez bien attentifs et conscients de la planification émotive et de la vision idyllique de votre conseil de ville, car c’est vous qui payerez la note!

Pierre Beauchamp

Bouchervillois, réveillez vous! Y a des gens qui fouillent dans vos poches

J’imagine que préparer un budget municipal et travailler sur un plan triennal d’immobilisations est un exercice complexe qui demande énormément d’analyse et de recherche. Orienter les destinées d’une ville avec transparence, c’est ce que tout bon politicien doit avoir en tête et c’est ce que tous les citoyens attendent de lui.

Après le vote d’opposition de la conseillère Francine Crevier au Programme triennal d’immobilisations (PTI), après ses explications qui parlent de chiffres non réalistes et suite aux états d’âme disgracieux de notre maire le 13 décembre dernier, je me suis procuré le fameux document pour bien en comprendre les enjeux économiques et politiques. Sa lecture m’a procuré tout un choc.

Nos infrastructures sont vieillissantes. Les dernières années font foi de la négligence des anciens politiciens québécois à entretenir le réseau routier et les infrastructures. Le PTI 2012 me rend très inquiet.

Comprenons-nous bien ce qui doit être fait à Boucherville? L’opinion des politiciens déjà en campagne électorale n’est pas très fiable. Qu’en pensent alors nos professionnels, notre service du Génie, notre service des Travaux publics? Qu’ont-ils demandé en 2011? Que leur a-t-on accordé? Quelles étaient leurs demandes pour 2012? Qu’avons-nous consenti? Je ne veux surtout pas entendre que chaque département en demande toujours trop et, qu’en bon père de famille, le conseil a dû faire des choix déchirants. Car, dans quelles années, quand tout ira mal, personne n’osera dire que le régime Martel était composé d’insouciants et plusieurs blâmeront nos fonctionnaires pour le fiasco.

Le conseil a autorisé 11,25 millions de dollars (M$) de dépenses pour la réfection des infrastructures (4 rues) et 1,2 MS pour le resurfaçage de rues en 2012. Est-ce suffisant quand notre déficit d’entretien des infrastructures ne cesse de s’accroître?

Les 3,5 MS prévus pour refaire la structure de Montarville : est-ce pour se rendre de Eiffel à de la Savanne ou de Eiffel à l’autoroute 30? Est-ce pour 1,6 ou 3,6 km? Je vous rappelle que cette rue est une voie d’accès importante sur Boucherville avec un gros trafic de camions lourds. Il est grand temps de la refaire, mais pas n’importe comment! Construite il y a plus de cinquante ans, elle n’a pas été dimensionnée pour le nombre de véhicules qui y circulent maintenant chaque jour. N’y rajouter qu’une couche de béton bitumineux ne suffira pas. Il faut absolument refaire une structure de route adéquate et cette réhabilitation doit être pensée pour ne pas avoir à intervenir tous les cinq ans. La conception d’un dimensionnement de chaussée doit être basée sur des critères mesurés et quantifiés. Avons-nous vérifié les éléments suivants : (1) capacité portante du sol, (2) affluence du trafic, c’est-à-dire du nombre de véhicules/jour, (3) agressivité du transport lourd et (4) actualisation de la charge axiale et du drainage? Permettez-moi de penser que cet exercice n’a pas été réalisé par un bureau d’experts-conseils avant que les chiffres ne soient insérés dans le plan triennal.

Autre point : quelles sont les subventions qui pourraient diminuer la charge de 3,5 M$? Le PTI est silencieux sur la question. Avons-nous tout simplement mis ces chiffres en nous disant que, si on manque d’argent, on pourra puiser dans les éléments du PTI attribués dans la section Parcs et espaces verts qui parle du pavage de l’accotement de Montarville au coût de 1,0 M$ en 2012 et d’une somme de 6,25 M$ en 2013 pour une passerelle, pour un total de 10,75 M$ (Phase A et B du projet)?

Bouchervillois, réveillez-vous! Construire une piste cyclable sur Montarville, piste qui mènera à une autoroute équipée d’une passerelle pour passer sur ou en dessous de l’autoroute 20, n’est-ce pas ridicule? Construire une piste cyclable dans une zone de transport lourd qui crie « c’est dangereux! » est le reflet d’un manque de jugement. C’est un projet irréfléchi, aux évaluations basées sur des rêves et à partir d’une volonté de remplir une promesse électorale. Monsieur Martel, rajouter des pistes cyclables à Boucherville est tout à fait louable, mais pas dans la zone industrielle de la ville!

Pierre Beauchamp

Analyse du PTI 2012-2013-2014

Je vous présente en vrac un certain nombre de non-sens ou de problèmes décelés dans le Programme triennal d’immobilisations adopté à la majorité par le conseil municipal en décembre dernier. Pour vous procurer le document du PTI, vous pouvez formuler une demande d’accès à l’information auprès de la greffière de la Ville (Marie-Pier.Lamarche@boucherville.ca). Vous pouvez également envoyer un courriel à Boucherville5021@gmail.com et je me ferai un plaisir de vous le faire parvenir.

Sans plus tarder, voici quelques-unes des incongruités et aberrations dont vous pourrez prendre connaissance dans le PTI…

Développement du territoire

Lignes 4, 5 et 6 : 11 M$ sur trois ans, pas mal d’argent pour une administration qui souhaite ralentir le développement sur notre territoire et met les bâtons dans les roues des promoteurs depuis son élection…

Amélioration des infrastructures

Ligne 14 (réfection de la rue de Montmagny) : Les travaux seront étalés sur deux exercices budgétaires. Conséquence : ces citoyens seront incommodés par de la machinerie lourde pendant trois étés consécutifs (2012 : première moitié de la rue; 2013 : deuxième moitié de la rue + deuxième couche d’asphalte sur la première moitié; 2014 : deuxième couche d’asphalte sur la deuxième moitié).

Ligne 23 (programme de resurfaçage de diverses rues) : 4,7 M$, soit 3,5 M$ pour la rue de Montarville (entre les autoroutes 20 et 30) et seulement 1,2 M$ pour toutes les autres rues de la ville (dans les années précédentes, le budget oscillait autour des 2,0-2,1 M$). Et pourquoi 3,5 M$ maintenant pour une rue de Montarville à deux voies? Cette rue devra éventuellement être élargie à quatre voies selon le plan d’urbanisme! C’est une dépense carrément inutile! En outre, combien d’années ce resurfaçage durera-t-il, puisque des centaines de camions empruntent cet axe routier chaque jour? De plus, à ce que je sache, ce tronçon fait partie du réseau artériel et la facture doit être partagée entre Saint-Bruno, Boucherville et l’agglomération de Longueuil. En quoi est-ce équitable d’imposer la facture totale aux Bouchervillois?

Ligne 60 : 1,0 M$ pour le pavage de l’accotement de cette même rue (de Montarville). Pour quelle raison? Pour en faire une piste cyclable, le long d’une rue où circulent des centaines de camions chaque jour. Qui sera assez téméraire pour se promener en vélo dans un endroit aussi dangereux? Tout cela pour respecter une promesse électorale souhaitée par une nette minorité d’entre nous…

Ligne 61 : Projet de passerelle prévu en 2013 afin de rejoindre la nouvelle piste cyclable sur Montarville, soit un an après l’aménagement de la piste cyclable. Comment les cyclistes pourront-ils se rendre de la piste cyclable du côté est de l’autoroute 20 au côté ouest de la même autoroute? Ils devront circuler sous le viaduc de l’autoroute 20, dans une intersection serpentée par plusieurs rampes d’accès et voies de virage et n’offrant aucune protection aux piétons et aux cyclistes. De plus, cette passerelle coûtera 6 250 000 $!!! Une fois terminée, cette piste cyclable aura donc coûté 10 750 000 $ à nous, contribuables, et ce total ne tient pas compte des « extras » ou des inévitables imprévus…

Ligne 33 : Pavage de l’accotement sur la rue Du Boisé (sans bollards). Avec l’aval des propriétaires, des fossés ont été aménagés dans ce secteur et les trottoirs y sont absents. Pourquoi ces 500 000 $ figurent-ils au PTI? Ces travaux doivent être payés par une taxe de répartition locale, car ce n’est pas à l’ensemble des Bouchervillois de payer pour ce changement de cap de quelques propriétaires à même le fonds général! Où est l’équité dans cette décision du conseil?

Bâtiments

Ligne 67 (centre d’art à l’hôtel Boucherville) : « Seulement » 3,5 M$ pour rénover un vieil hôtel de trois étages + sous-sol. De plus, le sol et tous les murs sont contaminés. Comment est-ce possible de faire le tout pour 3,5 M$ quand le simple ajout d’une annexe d’environ 40 pieds x 40 pieds (au Cercle social Pierre-Boucher) aura coûté 2,3 M$ + 500 000 $ pour le stationnement (ligne 91), soit 2,8 M$, encore sans compter d’éventuels coûts additionnels et « extras »?

Ligne 68 (centre multisports intérieur) : « Seulement » 2 M$ pour un centre intégrant soccer intérieur, gymnases, pétanque intérieure, etc. Cherchez l’erreur! Comparez à la ligne 47 (1,5 M$ pour un seul terrain synthétique de soccer).

Dépenses non nécessaires/non urgentes/non prioritaires

Agrandissement de la Maison des jeunes : 200 000 $ (ligne 48)
Installation de jeux d’eau au parc de l’école Antoine-Girouard : 200 000 $ (ligne 52)
Ajout d’un abreuvoir aux terrains de pétanque extérieurs du Parc Vincent-d’Indy (construits en 2011) : 25 000 $ (ligne 54)
Mise à niveau du « skate park » : 200 000 $
Patinoire extérieure réfrigérée au centre sportif Pierre-Laporte : 750 000 $ (ligne 78)
Verrière du Centre multifonctionnel : 300 000 $ (ligne 89)

Conclusion

Je vous invite à prendre connaissance du document du PTI et à y tirer vos propres conclusions. Pour ma part, pour une équipe qui se targue d’être formée de gestionnaires responsables, de gens soucieux de la capacité de payer des contribuables, ce programme triennal d’immobilisations ne le reflète pas. Il y a beaucoup de gaspillage éhonté des fonds publics, de notre argent, sur des projets conçus pour plaire à des groupuscules en cette année « préélectorale ».

Je suis indigné qu’un « jeune » maire ait recours à des tactiques d’une ère révolue pour préparer le terrain à sa possible réélection en 2013. Bouchervillois, je vous invite à faire savoir à M. Martel que de telles tactiques électoralistes n’ont plus leur place et que vous refusez d’en faire les frais.

Sébastien St-François

Merci à Louis-Philippe Guy pour le temps d’antenne accordée aujourd’hui :

Partie 1 de 2 (à compter de 04:15)
Partie 2 de 2

Mon souhait pour 2012

Voilà, une nouvelle page vient d’être tournée et une nouvelle année commence. Celle-ci est marquée par une nouvelle réalité politique : le conseil municipal n’est plus unanime. Rappelons-nous que Francine Crevier-Bélair s’est vu montrer la porte du parti de Jean Martel peu avant Noël, après qu’elle a voté contre le PTI 2012-2013-2014.

Mon souhait pour 2012 est donc fort simple : plus de démocratie à l’échelle de notre municipalité. Même pour moi, qui suis la politique municipale de très près, je dois avouer qu’à l’exception de la période de questions au début, les séances publiques du conseil municipal sont d’une platitude telle à décourager quiconque de les suivre. Tout est décidé d’avance, rien n’est questionné, tout passe comme du beurre dans le poêlon. Cela pourrait changer en 2012. Bien entendu, l’équipe de Jean Martel dispose de la majorité et pourra adopter à sa guise les projets qui lui sont chers, mais Mme Crevier-Bélair pourra questionner, susciter des réflexions et voter librement. Il sera aussi important que les citoyens se questionnent davantage et se présentent plus nombreux aux séances publiques entre autres pour poser des questions. N’oublions jamais que les élus sont nos représentants et non nos patrons. En démocratie, le citoyen conserve le droit ultime d’interroger ses élus et de s’attendre à des réponses éclairées à ses questions.

Par ailleurs, dans la vie, il faut savoir différencier la personne de la fonction. Je croise Jean Martel occasionnellement dans des fonctions, et je me fais toujours un devoir de le saluer. Je l’ai croisé mardi dernier et je lui ai serré la main et transmis mes vœux pour la nouvelle année, en toute sincérité. Bien qu’il ne me laisse pas l’impression d’une personne qui dégage beaucoup d’assurance ou de transparence, c’est plutôt à la direction qu’il donne à notre ville et à ses priorités pour notre ville que je m’oppose : par exemple, dépenser 1,2 M$ pour acheter une terre agricole, dépenser 2,35 M$ pour acheter La Saulaie, injecter 2,3 M$ (voire sûrement plus) dans l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher, dépenser plusieurs millions de dollars en 2012 pour sa piste cyclable jusqu’à Saint-Bruno (voir le PTI), laquelle piste cyclable traversera un carrefour excessivement dangereux pour les cyclistes qui seront assez téméraires pour l’emprunter. Des millions de dollars de notre argent dépensés sur des projets visant à plaire à des groupuscules. Voilà ce à quoi je m’oppose, alors que les véritables besoins au sein de notre municipalité sont criants : infrastructure, sécurité incendie, etc. C’est pour ces raisons que je considère que Jean Martel n’est pas le maire dont Boucherville a besoin à ce stade-ci de son évolution. Ça nous prend un gestionnaire, un praticien, un visionnaire terre-à-terre, pas un rêveur qui veut écrire une page d’histoire dans le livre de Boucherville.

J’ai créé Boucherville5021 notamment pour partager ma perception de ce qui se passe sur la scène municipale, inciter mes concitoyens à réfléchir aux enjeux municipaux et – peut-être – les convaincre à partager leur perception à leur tour. L’année 2013 sera une année électorale. Selon les déclarations de Jean Martel lui-même, l’Option citoyens-citoyennes est déjà en campagne électorale. Certains disent que l’équipe l’était déjà dès décembre 2009. (Imaginez, vous venez d’être élus contre toute attente et vous travaillez d’aussitôt en vue de vous faire réélire…). Les Bouchervillois disposent d’environ 18 mois pour poursuivre leurs réflexions et poser des questions en vue des élections de novembre 2013.

Mon autre souhait est qu’ils soient de plus en plus nombreux à le faire au cours des prochains mois, car c’est essentiel à notre démocratie… Bonne année!

Sébastien St-François

Mes perspectives sur le budget 2012 et le PTI 2012-2014

Dans la foulée de la présentation budgétaire de mardi soir dernier, je me permets quelques commentaires sur à la fois le budget lui-même (adopté à l’unanimité) et le plan triennal d’immobilisations (adopté à la majorité, Francine Crevier-Bélair s’y étant opposée pour des motifs exposés dans mon billet précédent).

Hausse moyenne du compte de taxes

L’administration Martel se targue – avec raison – d’imposer la hausse de taxes la plus faible de toutes les villes de l’agglomération (1 %). C’est bien, mais n’oublions pas que nous avons subi des hausses de près de 4 % et de près de 2 % en 2010 et en 2011 respectivement. Ces hausses, combinées aux droits de mutation, ont permis à la Ville de dégager de plantureux surplus à nos dépens.

Voici les données sur l’indice des prix à consommation, pour la région de Montréal, obtenues de Statistique Canada : 112,9 (octobre 2008), 113,7 (octobre 2009), 115,3 (octobre 2010), 118,8 (octobre 2011). Donc, de 2008 à 2009, hausse de l’inflation de 0,7 % (nous avons subi une hausse de 3,95 % en 2010); de 2009 à 2010, hausse de l’inflation de 1,4 % (nous avons subi une hausse de 1,95 % en 2011). Il était donc temps qu’on nous impose une hausse inférieure à l’IPC, d’autant plus que la Ville dispose encore d’importants surplus.

Affectation de surplus au remboursement de la dette

En 2012, l’administration Martel affectera près de 3 M$ en surplus au remboursement et au service de la dette. Voilà une bonne nouvelle! Il était temps… Rappelons que notre dette passe de 117,9 M$ en 2011 à 120,4 M$ en 2012.

Investissement dans l’entretien de l’infrastructure existante

L’administration Martel investira 22,7 M$ dans l’entretien et la réfection de l’infrastructure existante. C’est bien, mais c’est nettement inférieur à ce qui est requis. Des dizaines de kilomètres de rue sont à refaire dans notre ville et les bris se multiplient d’année en année. Bien qu’on ait bonifié le montant de 25 % par rapport à l’an dernier, ça ne répond pas aux besoins de plus en plus criants (21 bris de conduites d’eau en octobre 2011, un record). Faisons un parallèle. Si ça vous coûte 200 $ pour nourrir votre famille et que vous ne disposez que de 100 $, j’ai beau bonifier votre budget de 25 $, il vous restera néanmoins un manque à gagner de 75 $ pour répondre à vos besoins. Ça démontre encore une fois la nécessité pour l’administration Martel de cesser de dépenser sur des bébelles électorales et de se concentrer sur l’accélération de la réfection de l’infrastructure. Ce n’est pas « sexy », mais c’est plus important que des terres agricoles, des parcs et de vieux bâtiments délabrés. Un pas est fait en 2012, mais il faudra faire autant, voire plus, au cours des années suivantes.

Quelques projets en 2012 selon le PTI

Réfection du pavage de la rue De Montarville : 3,5 M$. On apprend en page B2 de La Relève du 14 décembre que l’administration Martel va de l’avant avec son projet de lien cyclable en direction de Saint-Bruno. Citoyens, sachez que cet axe routier relève du réseau artériel est que les frais doivent être partagés entre Boucherville, Saint-Bruno et l’agglomération de Longueuil. Il serait indécent que la facture totale soit imposée aux Bouchervillois! Quiconque connaît le coin sait combien de poids lourds et d’automobiles passent par là. Y installer une piste cyclable est donc une recette pour des accidents graves, voire mortels, d’autant plus si on tient compte du comportement téméraire de nombre de cyclistes qui ne respectent aucunement le Code de la route. Nonobstant l’aspect sécuritaire, les contribuables bouchervillois n’ont pas à assumer cette facture seule. Si Saint-Bruno et l’agglomération ne sont pas de la partie, M. Martel doit renoncer à sa promesse. Agir autrement serait carrément irresponsable

Centre d’arts : 1,7 M$. Par centre d’arts, il faut entendre l’ancien hôtel de Boucherville, un bâtiment délabré et gravement contaminé. Déjà, 680 000 $ ont été mis de côté pour l’acquisition. Je crois très difficilement qu’on puisse en faire un centre d’arts pour « seulement » 1,7 M$. À titre comparatif, 2,3 M$ sont injectés dans l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher, un projet de moindre envergure, et nous n’avons aucune garantie qu’il n’y aura aucun dépassement de coûts. Il ne faudrait quand même pas prendre les citoyens pour des valises! Par la suite, il faudra payer des employés pour tenir ce centre. Tout cela pour plaire à combien de citoyens? 10, 50, 100, 500?

Tendances se dégageant du PTI 2012-2014

Deux principales tendances se dégagent du PTI : une baisse marquée du développement du territoire et une forte hausse de l’amélioration des parcs et espaces verts. À ce premier chapitre, les contribuables bouchervillois en feront inévitablement les frais éventuellement. Freiner le développement fait en sorte que la Ville limite son assiette fiscale future et se prive donc de revenus pour absorber une partie des hausses annuelles des dépenses. Elle devra donc se tourner vers ses contribuables et leur imposer de plus fortes hausses annuelles de taxes pour pallier l’écart. Tôt ou tard, la facture de ce ralentissement du développement nous sera refilée…

Par ailleurs, j’aimerais bien comprendre comment la Ville compte dépenser 9,9 M$ en 2013 et 13,7 M$ en 2014 (selon le PTI) pour améliorer les parcs et les espaces verts. C’est énorme! Pour en savoir plus, j’ai formulé une demande d’accès à l’information auprès de la greffière pour obtenir la version détaillée du PTI. C’est donc à suivre…

Accès à l’information

Pour conclure, j’aimerais faire valoir à la Ville l’importance de fournir une information suffisamment détaillée aux citoyens. Chaque année, le document de la présentation budgétaire présente de l’information très sommaire, et il faut ensuite invoquer la Loi sur l’accès à l’information auprès de la greffière si on veut en savoir plus. Par ailleurs, aucun document papier n’est préparé à l’intention des citoyens qui se présentent à l’hôtel de ville pour la présentation budgétaire. La vitesse à laquelle défilent les diapositives à l’écran fait en sorte qu’il est très difficile de suivre la présentation. Ça fait pourtant deux années de suite que je tente de sensibiliser l’hôtel de ville à ce problème…

Sébastien St-François