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Une nouvelle administration tournée vers l’avenir et à l’écoute des citoyens

Note de l’administration du blogue : Ce texte est reproduit intégralement d’un communiqué reçu de la candidate indépendante à la mairie de Boucherville, Monique Reeves. Il est publié ici aux fins d’informer la population de ses engagements électoraux.

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Nous avons le choix…

Nous voilà rendus au début officiel de la campagne électorale municipale, édition 2017. Le scrutin est le 5 novembre prochain. Alors que des équipes se mettent en action un peu partout dans les municipalités du Québec, ici à Boucherville, les choses risquent d’être plutôt tranquilles par comparaison.

Dans les districts, à moins de surprises de dernière minute, les conseillers en poste depuis quatre ou huit ans seront réélus par acclamation dès le 6 octobre. Une seule exception au tableau : le district 1 (Vieux-Village). Bien que l’issue demeurera la même, ce sera intéressant de suivre la campagne que livreront le prétendu candidat indépendant Yan Savaria-Laquerre – qui a claqué la porte de l’Équipe Martel il y a environ 18 mois sans jamais s’expliquer à la population et qui n’a jamais voté contre une seule résolution mise de l’avant par Martel et son équipe depuis – et Isabelle Bleau, la nouvelle candidate recrutée par Jean Martel.

Dans le district 5, libéré par Dominic Lévesque, le candidat François Desmarais (alias Pierre Boucher) l’aura eu facile pour une première expérience électorale – à moins, encore une fois, d’une surprise de dernière minute.

Cependant, il en sera heureusement différent au niveau de la mairie, car Monique Reeves a pris la décision louable de se présenter contre Jean Martel à la mairie, comme indépendante. Selon moi, il aurait été catastrophique pour notre démocratie municipale si Jean Martel avait été réélu par acclamation le 6 octobre. Déjà qu’il sollicite un troisième mandat, alors qu’il s’était engagé – en 2009 – à n’en solliciter qu’un maximum de deux… Ce que le pouvoir peut faire à une personne.

Comme on pouvait s’y attendre, Jean Martel propose aux citoyens « sa ligne d’action sous le signe de la continuité ». Il table notamment sur une autre infrastructure sportive et de nouvelles pistes cyclables. Il évalue le coût de ses engagements électoraux à entre 20 M$ et 25 M$ pour les quatre prochaines années, mais il a déjà démontré dans le passé que les chiffres qu’il avance ne veulent rien dire (dépassements de coûts dans les projets du café-centre d’art, de l’affreuse piste cyclable qui longe le fleuve, etc.). Bref, avec lui, c’est le statu quo : taxation excessive pour dégager des surplus excessifs afin de financer « ses » projets au comptant pour museler toute opposition, mépris des citoyens qui osent le contester ou le contredire, etc.

Du côté de Mme Reeves, elle n’a pas encore annoncé ses engagements électoraux, mais je serai heureux de les publier ici si elle le souhaite. Pour avoir échangé avec elle, qui est sur le terrain depuis plusieurs semaines pour prendre le pouls des citoyens, l’écœurantite de l’administration actuelle au sein de la population est plus élevée que Jean Martel pourrait le penser…

Maintenant, cette écœurantite doit se traduire par des votes si on [la partie de la population de Boucherville qui en a assez des façons de faire de Jean Martel] veut que les choses changent. Collectivement, nous avons le choix : reconduire Jean Martel au pouvoir pour un troisième mandat ou essayer de rétablir notre démocratie municipale, qui se porte de plus en plus mal (il suffit de consulter les médias sociaux où quiconque ose dire quelque chose de « négatif » sur Jean Martel et ses sbires se fait ramasser par une bande de trolls en un rien de temps pour s’en convaincre), en tentant notre chance avec ce que Mme Reeves nous proposera. Le fait d’avoir un choix est toujours précieux en démocratie et il l’est d’autant en cette année électorale 2017… Pour que ce choix se traduise par du changement, Jean Martel doit quitter l’hôtel de ville et retourner à son travail d’avocat. Il est tout de même curieux que son profil figure toujours sur le site de Séguin Racine et qu’on puisse communiquer avec lui comme avocat près de huit ans après sa première élection à la mairie de notre ville.

Sébastien St-François

Encore des mois à subir l’entrave majeure sur la 132 Ouest!

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Selon ce communiqué publié sur Québec 511, les automobilistes qui empruntent notamment la 132 Ouest quotidiennement en semaine ne sont pas au bout de leurs peines. Les travaux d’aménagement de la « superbe » piste cyclable en bordure du fleuve – qui devaient être enfin terminés en août – se prolongeront jusqu’au 6 novembre prochain!

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Jean Martel en mode électoral, déjà?

12301567_10208217757661198_7441736374978979262_nSource : Ville de Boucherville

C’est mardi soir dernier que Dominic Lévesque, conseiller municipal responsable des finances, a présenté – avec l’enthousiasme et le charisme d’un « 2 par 4 » – les grandes lignes du budget 2016 de la Ville de Boucherville.

Deux ans avant les prochaines élections municipales, l’administration municipale se targue d’offrir un troisième gel de taxes en quatre ans. En ce qui me concerne, c’est un juste retour du balancier après des années de surplus indécents dégagés sur le dos des contribuables (4,8 M$ pour 2010, 5,85 M$ pour 2011, 7 M$ pour 2012, 4,2 M$ pour 2013, « seulement » 3,5 M$ en 2014). En clair, les contribuables bouchervillois ont été surtaxés pendant plusieurs années du règne de l’actuel maire de Boucherville. Il reste à voir l’incidence que la construction du méga complexe aquatique (annoncée à 32 M$ – on verra bien à combien montera la facture finale…) aura sur nos comptes de taxes futurs.

Ensuite, l’administration municipale se targue d’une quatrième baisse consécutive de la dette au 31 décembre 2015. D’abord, il faut relativer les choses : il s’agit d’une baisse de 500 000 $ sur un montant qui s’établissait à 98,6 M$ au 31 décembre 2014. Ensuite, c’est sûr que la dette baisse, car Jean Martel fait tout ce qu’il peut depuis plusieurs années – soit depuis la signature d’un registre en mars 2012 ayant eu pour effet de bloquer son projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville, projet ayant d’ailleurs été payé « cash » depuis, malgré la désapprobation exprimée antérieurement par quelque 1047 citoyens/contribuables – pour payer ses promesses électorales au comptant (terre agricole (1,3 M$), terrain de La Saulaie (2,3 M$), agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$), Café centre d’art (7,4 M$++)). En mars 2013, Jean Martel avait publiquement avoué qu’il ne souhaitait plus voir ses projets contestés démocratiquement par la population. Il se prévaut donc d’une disposition de la Loi sur les cités et villes qui lui permet de payer comptant et d’ainsi carrément museler de potentiels et possibles contestataires. Alors, la dette peut bien être en baisse, d’autant plus que le développement immobilier est en très forte baisse à Boucherville depuis maintenant six ans, ce qui diminue nécessairement de beaucoup les investissements auxquels la Ville doit procéder.

Je vais donner un morceau de robot à l’administration pour sa décision de réduire les frais d’inscription aux camps de jour de 25 %. Nous inscrivons notre fils au camp de jour de la Ville depuis deux ans et ces frais sont élevés. Quelle sera l’incidence de cette réduction sur les finances publiques allant de l’avant? Pas un mot là-dessus pendant la présentation.

C’est au dernier chapitre que le bât blesse. L’administration Martel n’investira que 6,6 M$ dans des travaux d’infrastructures (sic!) de rues et de pavage au cours de la prochaine année. C’est nettement insuffisant quand on sait que le déficit d’entretien de notre infrastructure souterraine totalise des dizaines de kilomètres depuis des années. À ce chapitre, Jean Martel fait très piètre figure et le déficit d’entretien ne cesse de se creuser sous sa gouverne. Vous en parlerez aux résidents de la rue Louis-Normandin qui se sont fait répondre par un employé municipal que la Ville n’avait pas d’argent pour réparer ou remplacer des tuyaux datant de 1957… Ces citoyens envisagent maintenant la possibilité de poursuivre la Ville, et je ferais pareil. Si on n’est pas en droit de s’attendre à ce que la municipalité nous approvisionne en eau potable en échange des taxes qu’on paie, il y a là tout un problème!

Enfin, pas un traître mot durant cette présentation budgétaire sur la deuxième caserne de pompiers, qui devait être opérationnelle sur notre territoire avant la fin de 2013 et dont la construction se fait toujours cruellement attendre…

Sébastien St-François

Rendez-vous référendaire à Boucherville

NCAB_RAPPORT_140708_Images_35__vue_sur_els_2_bassins_Web__2014117152024Source : boucherville.ca

Le lundi 10 novembre, un total de 902 personnes se sont déplacées à l’hôtel de ville pour signer un registre afin de manifester à l’administration municipale leur opposition à un règlement d’emprunt de 34 M$ pour financer un futur complexe aquatique. En vertu de la loi, il fallait 804 signatures pour bloquer ledit règlement d’emprunt.

C’est la deuxième fois depuis l’entrée en fonctions du maire Jean Martel en 2009 que des citoyens se mobilisent pour bloquer un règlement d’emprunt. En effet, en mars 2012, 1047 citoyens s’étaient mobilisés pour bloquer un règlement d’emprunt beaucoup moins élevé concernant l’aménagement d’une piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno. Dans ce dossier, on connaît la suite. Plus tôt cette année, le maire est revenu à la charge avec le même projet de piste cyclable – cette fois décidant de faire fi de la démocratie en puisant dans les surplus de la Ville pour financer le projet au comptant et ainsi museler toute opposition possible de la part des citoyens. Ainsi est faite la Loi sur les cités et villes, censée protéger les citoyens des municipalités du Québec… J’avais écrit au ministre de l’époque, Sylvain Gaudreault, mais je n’avais eu droit qu’à un accusé de réception laconique en guise de réponse aux doléances exprimées dans ma lettre.

Dans le cas du complexe aquatique, la Ville ne dispose évidemment pas des liquidités nécessaires pour financer le projet au comptant. Donc, le soir même que le résultat de la signature de registre a été connu, le maire a annoncé que son projet fera l’objet d’un référendum en janvier ou février 2015.

Les citoyens ayant signé le registre ont voulu envoyer un message au conseil municipal, mais il y a lieu d’interpréter ce message correctement. Rares sont les Bouchervillois qui ne reconnaissent pas la vétusté de nos installations aquatiques et personne (à ma connaissance) ayant signé le registre ne s’oppose à la mise à niveau de ces installations qui ont vieilli au fil des ans. Là où ça accroche pour les signataires du registre, c’est au niveau du coût du projet proposé par l’administration municipale : 34 M$, c’est sans précédent, et ça ne tient pas compte des inévitables dépassements de coûts qu’on observe dans la vaste majorité des projets publics entrepris ici comme ailleurs. À Boucherville, pensons à des exemples récents comme le Cercle social Pierre-Boucher et le Centre d’arts. Dans un cas comme dans l’autre, le budget initialement annoncé n’a pas été respecté.

Le maire nous explique que nous devons agir rapidement pour ne pas perdre les quelque 10 M$ en subventions octroyées au projet. Il avance que le projet ne coûtera pas 34 M$, mais 24 M$. Il affirme également ceci, rapporté la semaine dernière par le journal La Seigneurie : « On a réussi à baisser la dette afin de se dégager une marge de manœuvre et être capable de réaliser le projet en limitant l’impact sur les comptes de taxes. »

À mon avis, un tel raisonnement ne tient pas la route pour deux raisons. Premièrement, qu’en est-il des autres priorités actuelles et futures de la municipalité? Pensons notamment aux travaux de réfection (voirie et réseau d’égouts). En 2009, notre déficit à cet égard atteignait quelque 40 kilomètres. Depuis 2009, selon le Palmarès des municipalités des HEC Montréal, la croissance annuelle moyenne des dépenses à ces chapitres a baissé de quelque 30 % dans le cas de Boucherville. Cela m’indique que le déficit se creuse depuis cinq ans. Quand on sait combien coûte la réfection complète (surface + souterrain) d’un kilomètre de voirie, nous en avons pour des dizaines de millions de dollars en dépenses prévisibles au cours des prochaines années – juste pour rattraper le retard accusé depuis le début du millénaire. Sachant cela, avons-nous vraiment les moyens de nous payer le complexe aquatique mis de l’avant par Jean Martel?

Deuxièmement, ce n’est pas parce que nous bénéficierions de subventions totalisant environ 10 M$ que nous avons les moyens de ce projet et que le coût définitif du projet se limitera à 34 M$ (24 M$ après subventions). C’est comme si vous aviez des travaux majeurs à faire effectuer sur votre maison. Votre budget est serré et vous devez également remplacer votre voiture. Vous n’en avez pas les moyens, mais vous vous laissez tenter par l’offre d’un vendeur de voitures de luxe, qui vous propose une réduction du prix de quelques milliers de dollars pour vous convaincre à signer… Est-il pour autant responsable de succomber à la tentation si la décision est mise en contexte?

Sur le plan démocratique, la signature du registre aura l’avantage de permettre la tenue d’un débat éclairé sur la question, et le fardeau de la preuve revient maintenant au conseil municipal. En effet, les membres du conseil municipal doivent nous donner toute l’information nécessaire afin que nous puissions nous prononcer sur leur projet en toute connaissance de cause. Les citoyens ont besoin d’obtenir les réponses à toutes leurs questions afin d’être en mesure de prendre une décision éclairée sur le bien-fondé d’investir autant d’argent dans un seul projet.

Quelques questions me viennent spontanément à l’esprit :

  1. En quoi ce projet (comprenons-nous bien, pas une mise à niveau de la piscine, mais le projet de 34 M$+ actuellement proposé par l’administration) est-il absolument nécessaire pour la population de Boucherville? Pourquoi un projet plus modeste et moins coûteux n’a-t-il pas été envisagé?
  2. En quoi ce projet est-il prioritaire et s’il allait de l’avant, quelle serait l’incidence sur la capacité de la Ville à financer adéquatement d’autres travaux prioritaires sans alourdir indûment le fardeau fiscal des contribuables?
  3. En quoi ce projet serait-il rentable pour Boucherville et sa population? Autrement dit, en avons-nous vraiment les moyens et quelle serait l’incidence (chiffrée) sur nos comptes de taxes futurs? L’information vague fournie par le maire à ce propos ne me satisfait pas.

Ce sera donc un dossier à suivre de près au cours des semaines et des mois à venir, et tout un chacun doit s’assurer d’avoir en main toute l’information pertinente et nécessaire pour prendre la décision la plus judicieuse qui soit en tenant compte de notre capacité de payer collective et des autres priorités de notre municipalité. Deux choix sont possibles : on accepte le grandiose projet qui nous est proposé ou on demande au conseil municipal de refaire ses devoirs et de nous revenir avec un nouveau projet plus modeste et donc d’une facture plus raisonnable.

Sébastien St-François

Lettre ouverte envoyée aux hebdos locaux de Boucherville

Le respect du contribuable en démocratie

Nos élus à l’Assemblée nationale peuvent bien clamer à outrance qu’ils veulent assainir l’administration des municipalités du Québec, mais ils ne font pas grand-chose de concret en ce sens. D’emblée, il faut savoir que la Loi sur les cités et villes est criblée de failles démocratiques. Elle permet notamment à un conseil municipal de dépenser les surplus accumulés d’une municipalité comme bon lui semble, sans que le citoyen/contribuable ait un mot à dire. C’est pourtant grâce à ses contribuables qu’une municipalité réussit à dégager des surplus.

C’est une faille que j’ai décidé de dénoncer au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, par voie de lettre au printemps 2013 – dans la foulée de la décision prise par nos élus d’affecter plusieurs millions de dollars en surplus au futur centre d’art. J’ai eu droit à une réponse laconique de la part d’un porte-parole, m’indiquant que le ministre ne s’ingérerait pas dans les décisions d’un conseil municipal dûment élu. Pourtant, dans ma lettre, je demandais à M. Gaudreault d’envisager des modifications à la Loi sur les cités et villes, relevant de sa compétence Faut-il croire que Québec n’est aucunement intéressé à remettre le citoyen au cœur de la démocratie municipale plus qu’une fois aux quatre ans?

À Boucherville, en mars 2012, 1047 citoyens ont signé un registre pour bloquer un règlement d’emprunt pour un projet de piste cyclable. C’était la première fois en plusieurs décennies que cela arrivait. Ça prenait 858 signatures, il y en a eu 1047. Les signataires ont voulu dénoncer le coût astronomique du projet et les dangers pour la sécurité des utilisateurs qu’il comportait. Le conseil municipal a reculé…

Maintenant, ce projet refait surface. Au PTI 2014-2015-2016 figure un montant de 3 M$, financé par règlement d’emprunt, pour des travaux de réfection de la chaussée (resurfaçage) du boulevard De Montarville entre la rue Eiffel et l’autoroute 30 (ce tronçon doit pourtant être refait au complet, un resurfaçage ne représente rien de plus qu’un « patchage » dans ce cas-ci). Y figure également un montant de 900 000 $ – payé comptant – pour le pavage des accotements le long de ce même tronçon. En clair, le conseil municipal revient à la charge avec son projet de piste cyclable, mais les citoyens n’auront aucun moyen de contester la partie payée comptant.

Comme contribuable bouchervillois, je ne peux accepter sans broncher cette façon de faire de notre conseil municipal. Ça me coûte cher en taxes municipales chaque année, d’autant plus que le montant que j’envoie à la Ville de Boucherville a déjà été imposé par Ottawa et par Québec. Voir cet argent dépensé – contre mon gré et sans que j’aie un mot à dire – sur des projets visant à plaire à de petits groupes de commettants, alors que nos rues sont dans un état de plus en plus piteux, que les bris d’aqueduc se multiplient et que le conseil municipal n’a prévu la réfection que de deux rues en 2014…, disons que je m’attends à beaucoup mieux en échange des taxes que je paie.

Et je déplore qu’un conseil municipal qui ne cesse de répéter qu’il est à l’écoute de la population procède de la sorte, alors que 1047 citoyens ont démocratiquement contesté ce même projet il y a deux ans. C’est inacceptable!

Sébastien St-François

Les gens ont parfois raison d’être cyniques…

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Les internautes qui suivent parlonspolitique.net (jadis Boucherville5021.com) depuis quelques années se rappellent sûrement du registre signé en mars 2012 par 1047 Bouchervillois (22 % de plus que le nombre minimal requis) pour contester un règlement d’emprunt pour un projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville.

Le coût de ce projet était astronomique : phase 1 : 3 M$ en resurfaçage alors que la base de ce tronçon routier doit être refaite au complet, 900 000 $ pour le pavage des accotements devant servir de piste cyclable; phase 2 : construction d’une passerelle au-dessus de l’autoroute 20 au coût d’environ 6 M$. Facture totale : plus de 10 M$ aux frais uniquement des contribuables bouchervillois alors qu’il s’agissait d’un lien qualifié d’interrégional dont le coût devrait – en toute équité – être partagé entre Boucherville, Saint-Bruno (le maire de l’époque, Claude Benjamin, refusait catégoriquement) et l’agglomération de Longueuil.

De surcroît, et pis encore, cette piste cyclable aurait exposé ses utilisateurs à de graves dangers. Le tronçon routier dont il est question est une artère très achalandée, empruntée notamment par de nombreux poids lourds. Or, en vertu des normes, la piste cyclable devait être séparée des deux côtés de la voie (deux sens uniques). Non seulement les cyclistes se seraient fait frôler par de nombreux camions, mais aussi ils n’auraient pas pu rebrousser chemin là où ils le souhaitaient sans contrevenir à la loi et mettre leur vie en danger.

Bref, devant le résultat de la signature du registre, le maire de Boucherville, Jean Martel, avait trois choix : tenir un référendum, financer le projet à même les surplus accumulés (payer comptant) ou abandonner le projet. Il a choisi la troisième option, non sans avoir pris le soin de traiter ses détracteurs (les citoyens ayant signé le registre) d’avoir fait de la désinformation, alors que les citoyens à l’origine de cette mobilisation citoyenne connaissaient très bien les chiffres (figurant noir sur blanc dans des documents publics de la Ville de Boucherville) et les dangers auxquels ce lien cyclable aurait exposé ses utilisateurs.

Maintenant, ce projet controversé refait surface. En effet, était inscrite à l’ordre du jour de la séance publique du 17 février l’adoption d’un règlement d’emprunt de 3 M$ pour des travaux de réfection de la chaussée (resurfaçage) du boulevard De Montarville entre la rue Eiffel et l’autoroute 30. Ce montant figure à la ligne 2014-036 du PTI 2014-2015-2016. Y figure également, à la ligne 2014-132 du même document, un montant de 900 000 $ – payé comptant – pour le pavage des accotements du boulevard De Montarville. Voilà, le tour est joué. Malgré une vive opposition citoyenne exprimée en mars 2012, le conseil municipal de Boucherville s’apprête à aller de l’avant, cette fois-ci en prenant soin de payer la partie controversée (les accotements devant servir aux cyclistes) comptant. Ce faisant, le maire Martel et ses conseillers éliminent un « irritant » : les opposants n’auront pas droit de parole, car la dépense sera payée à même les surplus de la Ville. Jean Martel a procédé de la même manière pour financer son controversé centre d’art.

Il s’agit d’un exemple tiré d’une municipalité, celle que j’habite, mais c’est un phénomène qui se produit un peu partout dans la province : des élus municipaux musellent leurs détracteurs – en toute légalité – en payant leurs projets comptant. Au printemps 2013, j’ai écrit au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, pour lui faire part de mon insatisfaction et lui faire valoir la nécessité de modifier la Loi sur les cités et villes afin de permettre aux citoyens-contribuables de se prononcer démocratiquement sur les projets mis de l’avant par leurs élus municipaux, que ces projets soient financés par des règlements d’emprunt ou payés comptant. Car, peu importe le mode de financement, il s’agit de l’argent des contribuables et ces derniers devraient avoir le droit de se prononcer. J’ai eu droit à une réponse laconique de la part d’un porte-parole du ministre, m’indiquant que le ministre ne s’ingérerait pas dans les décisions d’un conseil municipal dûment élu. Je lui demandais pourtant d’envisager des modifications à une loi provinciale, relevant de sa compétence : la Loi sur les cités et villes…

Nos élus provinciaux, tous partis confondus, semblent se complaire très bien dans le statu quo, qui accorde – par le truchement d’une loi criblée de failles (la Loi sur les cités et villes) – un pouvoir indu aux élus municipaux sur l’argent de leurs contribuables entre deux élections. Or le citoyen devrait être au centre de la démocratie en tout temps plutôt que juste le temps d’inscrire un X un bulletin de vote.

Ce n’est malheureusement pas le cas, et Québec ne semble avoir aucune volonté pour changer les règles du jeu et refaire du citoyen la véritable raison d’être du système démocratique dont les élus sont pourtant si fiers. C’est une vraie farce, c’est rire du monde… Si les municipalités sont des « créatures du gouvernement provincial », comme l’a confirmé la Cour dans le débat sur les fusions municipales au début du millénaire, bien le gouvernement provincial prive les citoyens des municipalités de leur droit le plus fondamental : celui de contester des projets qu’ils jugent inacceptables. Pour ce faire, il suffit qu’un conseil municipal puise dans les surplus (constitués de l’argent de sa population) et paie la dépense comptant. Ce faisant, le tour est joué : toute opposition réelle ou potentielle est muselée.

Et toutes ces gens tentent de nous faire croire que nous sommes la raison pour laquelle ils ont fait le saut en politique. Vive la démocratie…

Sébastien St-François

Mes commentaires sur le bilan dressé par Jean Martel

Si vous lisez La Relève, vous avez sûrement remarqué la pleine page consacrée au bilan que fait Jean Martel de ses trois années comme maire. Sujet abordé au cours de ma chronique radio vendredi dernier, je me permets de revenir sur certains points – cette fois par écrit.

  • Terre agricole : Le maire affirme que ce fut un excellent achat et que la Ville pourrait se départir du terrain à un prix nettement supérieur à celui de l’achat (1,2 M$, soit 0,23 $ le pied carré). Dispose-t-il d’un rapport d’expertise qui appuie cette affirmation? Cette hypothèse est-elle celle de Lise Roy? Plus fondamentalement, est-ce le rôle d’une Ville de procéder à de tels achats quand les besoins prioritaires sont criants?
  • Litige opposant la Ville aux Entreprises Argo inc. : On apprend dans le bilan que c’est la capacité sanitaire insuffisante qui ne pourrait pas permettre à autant de personnes d’habiter les tours d’habitation envisagées. Or, dans un communiqué de la Ville datée du 16 novembre 2010, on peut lire : « Compte tenu de ses orientations politiques en matière de développement urbain, le conseil municipal actuel de la Ville de Boucherville souhaite revoir certains éléments du projet […], notamment la hauteur des tours d’habitation envisagées. » La raison invoquée en 2010 est de nature nettement politique et jamais un quelconque problème relié à la capacité sanitaire n’a été soulevé pour justifier la suspension du projet. Il faut se rappeler que cette suspension du projet fait fi d’une entente signée en bonne et due forme avec le conseil municipal précédent en 2006… Je suis d’ailleurs surpris que la Ville n’ait pas encore été poursuivie dans ce dossier.
  • Centre multisports : « On a lancé beaucoup de chiffres erronés. En fait, elle [la Ville] s’engageait à louer un temps d’utilisation pour un maximum de 750 000 $ annuellement. En contrepartie, elle évaluait les taxes annuelles à recevoir entre 400 000 $ et 500 000 $. » Je ne sais pas qui a avancé des chiffres autres que ceux-là, ce sont les chiffres que j’ai entendus et vus depuis le début de cette saga. Cependant, ce que le maire omet de mentionner est que l’entente de location serait d’une durée de 20 à 25 ans (donc, un engagement total de 15 M$ à 18,75 M$), que la Ville investissait 2 M$ dans la construction du prolongement de la rue Jean-Deslauriers et que la moitié des taxes perçues aurait été envoyée à l’agglomération. Quant aux conséquences en cas d’une éventuelle faillite du promoteur privé, le maire a heureusement fini par faire volte-face, mais le projet n’est pas mort pour autant…
  • Piste cyclable : Jusqu’à maintenant, Jean Martel a porté le blâme dans ce dossier (on n’a pas suffisamment bien expliqué le projet). Maintenant, il accuse ses concitoyens d’avoir fait de la désinformation. Pourtant, les données se trouvent noir sur blanc dans le PTI 2012-2013-2014 : pavage de Montarville, 3,5 M$ (2012, ligne 40); pavage de l’accotement sur Montarville, 1 M$ (2012, ligne 89); passerelle au-dessus de la 20, 6,25 M$ (2013, ligne 90). M. Martel « omet » de faire mention de cette passerelle (la suite de son projet si la phase 1 avait été de l’avant). Adressez-vous au greffe pour obtenir copie du PTI 2012-2013-2014. Le fait qu’il méprise ainsi 1046 de ses concitoyens qui ont exercé leur droit démocratique de signer un registre n’est pas digne de sa fonction. Son projet ne tenait pas la route, et ces citoyens ont vu juste. Il n’a pas été élu maire pour satisfaire ses désirs de cycliste à nos frais, et je n’ai aucune envie d’habiter sous un potentat comme à Laval. Un maire doit être au service de ses citoyens et non l’inverse.
  • Taux de taxation : M. Martel affirme que notre Ville est devenue la moins taxée de l’agglomération. Notre taux de taxation résidentiel s’établit à 0,7762 $ par 100 $ d’évaluation en 2012. Sur le Web, on peut lire que le taux de taxation résidentiel se chiffre à 0,7409 $ et à 0,7376 $ par 100 $ d’évaluation à Saint-Bruno-de-Montarville et à Brossard respectivement… Où est l’erreur? Ensuite, M. Martel affirme que « l’augmentation du pourcentage des taxes (sic!) est moindre d’une année à l’autre » (+3,95 % en 2010, + 1,95 % en 2011, +1 % en 2012). En contrepartie, ces baisses de hausses de taxes ont été accompagnées de hausses successives des surplus annuels : 2,9 M$ en 2009, 4,9 M$ en 2010, 6,8 M$ en 2011. Conclusion : la Ville perçoit beaucoup plus que ce dont elle a besoin pour s’acquitter de ses obligations. Faites le calcul et ça tourne autour des 7 % par année si nous combinons la hausse annuelle du taux de taxation et le surplus dégagé au terme de l’exercice précédent.
  • Affectation des surplus : M. Martel affirme que les surplus « servent en bonne partie à abaisser la dette accumulée de la Ville ». Concrètement, un montant de 2,62 M$ (dont 0,551 M$ en soldes disponibles sur règlements d’emprunt) – et non les 5,4 M$ annoncés – est affecté en 2012. Les surplus ont notamment servi à acheter la terre agricole (1,2 M$) et le terrain de La Saulaie (2,3 M$), à agrandir le Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$ investis dans une bâtisse valant dix fois moins au départ), à rénover l’Hôtel Boucherville (montant à déterminer) et à payer au comptant toutes sortes d’autres « bébelles ». En réalité, une bonne partie des surplus servent à réaliser les promesses électorales de Jean Martel – qu’une majorité d’électeurs n’aient pas voté pour ces promesses en 2009 n’importe pas pour le maire.

À un an des prochaines élections, le maire ressent le besoin de dresser un bilan détaillé rappelant à la population ce qu’il considère comme ses nombreuses réalisations. C’est son droit, mais c’est le bilan qu’en fera chaque citoyen qui comptera vraiment. En effet, c’est à chacun d’entre nous de décider si la Ville de Boucherville se dirige dans la bonne direction. Pour ma part, plusieurs dossiers bien plus prioritaires que ceux mis de l’avant par Jean Martel traînent en longueur ou accusent du retard. Mais, pour nous consoler, nous avons une terre agricole sur laquelle nous pourrons faire la culture de la vigne et un terrain juxtaposé au parc de La Frayère avec vue sur le fleuve. L’actuelle administration municipale met-elle vraiment les priorités aux bonnes places? Cette question, c’est à vous d’y répondre.

Sébastien St-François

Erreur d’interprétation ou tentative d’induire les citoyens en erreur?

À la séance publique du conseil municipal de lundi dernier, nous avons appris que l’administration Martel travaille sur un nouveau projet de piste cyclable qui s’intégrerait dans le projet de la CMM visant à relier Oka et Saint-Hilaire par voie cyclable. M. Martel a affirmé que la participation de la Ville de Boucherville serait subventionnée à hauteur des deux tiers.

Nous avons également appris à la période de questions, de l’éditeur de La Relève, Charles Desmarteau, qu’il y aurait accrochage entre Boucherville et les villes de Varennes et de Sainte-Julie qui souhaitent que ce sentier cyclable passe par leurs municipalités. M. Desmarteau a d’ailleurs exprimé le souhait que Boucherville se rallie à ces deux autres villes et travaille avec elles plutôt que contre elles.

Après plusieurs recherches, j’ai appris – notamment dans le Courrier de Laval du 29 juin dernier – que « ce projet évalué à 60 M$ sera financé à parts égales entre Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et les municipalités impliquées. »

Nulle part dans ce texte, pas plus d’ailleurs que dans les autres textes publiés sur ce projet que j’ai trouvés, n’est-il question de subvention à hauteur de 66 2/3 % pour les municipalités participantes. Comment alors Jean Martel peut-il affirmer cela comme il l’a fait lundi dernier en séance publique? Au contraire de ce qu’il avance, les faits démontrent que nous sommes bien loin d’une subvention aux deux tiers. Rappelons que le premier projet de Jean Martel pour la piste cyclable de la rue Montarville aurait coûté au moins 11 M$, dont plus de 6,0 M$ seulement pour l’aménagement d’une passerelle au-dessus de l’autoroute 20.

À la page 34 du document budgétaire 2012 de la CMM, on apprend que Boucherville y verse annuellement une quote-part de 1 102 638 $. Ce montant représente 1,67 % du montant total que versent les 82 villes membres de la CMM et seulement 0,26 % du total des 16 villes qui participeront au projet Oka–Saint-Hilaire, dont Montréal. Quand on fait le calcul à partir du pourcentage que représente notre quote-part, on arrive au même résultat : 0,26 % (1 102 638 $ / 42 536 707 $).

Sur la base de ce pourcentage, Boucherville aurait donc droit à une subvention de 520 000 $, soit 0,26 % des 20 M$ de la CMM. En ajoutant une autre tranche de 520 000 $ représentant la part du gouvernement du Québec, on arrive à une subvention totale possible de 1,04 M$. Si Jean Martel veut que le projet soit subventionné aux deux tiers, cela signifie donc que le coût total des travaux ne devrait pas dépasser les 1,56 M$. Or dans le dernier PTI, le projet cyclable de la rue Montarville était estimé à au moins 11 M$. Nous sommes donc loin d’une subvention aux deux tiers, ce qui nous ramène à la case départ.

En clair, juste pour la passerelle, les Bouchervillois devraient débourser plus de 5,0 M$ (après subvention de 1,04 M$) et il resterait ensuite tous les travaux d’aménagement de la piste cyclable et d’asphaltage. Cherchez l’erreur!

Bien entendu, Jean Martel pourrait tenter de négocier avec les autres villes. Comme il est possible d’évaluer le coût total du segment passant par Boucherville à au moins 11 M$ selon le PTI 2012-2014 déposé en décembre dernier, le tiers de ce montant représenterait quelque 3,6 M$. Cependant, je ne vois pas comment les 15 autres villes du projet accepteraient que Boucherville reçoive 3,6 M$ sur une enveloppe totale de 20 M$, c’est-à-dire 18 % du gâteau, quand notre poids relatif n’est que de 0,26 %. Idem du côté du gouvernement du Québec… Essaie-t-on de nous en passer une autre p’tite vite à l’hôtel de ville?

Pour conclure, je tiens à dénoncer l’attaque déplorable que Jean Martel a livrée contre le « Renouveau démocratique » lundi soir dernier. En réponse aux doléances exprimées par le citoyen Pierre Marquis, avocat et confrère de classe de Jean Martel, le maire a blâmé les gens du Renouveau démocratique pour l’échec du premier projet de piste cyclable au printemps dernier. (Rappelons qu’en mars dernier, 1047 citoyens avaient signé un registre pour s’opposer à un règlement d’emprunt pour le repavage de la rue Montarville entre Boucherville et Saint-Bruno.) Je connais des gens qui ont voté pour Option citoyens-citoyennes (le parti de Jean Martel) en novembre 2009 et qui ont signé ce registre.

En se livrant à cette attaque méprisante contre les 1047 citoyens en question, Jean Martel a encore une fois fait la démonstration qu’il n’est pas digne d’occuper la fonction pour laquelle il a été élu il y a près de trois ans : représenter les intérêts de l’ensemble de la population de Boucherville. À un peu plus d’un an des prochaines élections, le maire continue de faire fi d’une grande majorité de Bouchervillois et se complaît à gouverner pour gagner la faveur des « sentinelles » qu’il met en place depuis son entrée en fonctions.

Est-ce vraiment le genre de premier magistrat que nous voulons pour notre ville?

Sébastien St-François

Bel endroit pour une piste cyclable!

Un mort et un blessé grave dans un accident survenu le samedi 21 avril à l’angle du boulevard de Montarville et du chemin du Tremblay. Dire qu’on a voulu nous faire croire que c’était un endroit sécuritaire pour l’aménagement d’une piste cyclable…

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2012/04/20120421-171206.html