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Rendez-vous référendaire à Boucherville

NCAB_RAPPORT_140708_Images_35__vue_sur_els_2_bassins_Web__2014117152024Source : boucherville.ca

Le lundi 10 novembre, un total de 902 personnes se sont déplacées à l’hôtel de ville pour signer un registre afin de manifester à l’administration municipale leur opposition à un règlement d’emprunt de 34 M$ pour financer un futur complexe aquatique. En vertu de la loi, il fallait 804 signatures pour bloquer ledit règlement d’emprunt.

C’est la deuxième fois depuis l’entrée en fonctions du maire Jean Martel en 2009 que des citoyens se mobilisent pour bloquer un règlement d’emprunt. En effet, en mars 2012, 1047 citoyens s’étaient mobilisés pour bloquer un règlement d’emprunt beaucoup moins élevé concernant l’aménagement d’une piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno. Dans ce dossier, on connaît la suite. Plus tôt cette année, le maire est revenu à la charge avec le même projet de piste cyclable – cette fois décidant de faire fi de la démocratie en puisant dans les surplus de la Ville pour financer le projet au comptant et ainsi museler toute opposition possible de la part des citoyens. Ainsi est faite la Loi sur les cités et villes, censée protéger les citoyens des municipalités du Québec… J’avais écrit au ministre de l’époque, Sylvain Gaudreault, mais je n’avais eu droit qu’à un accusé de réception laconique en guise de réponse aux doléances exprimées dans ma lettre.

Dans le cas du complexe aquatique, la Ville ne dispose évidemment pas des liquidités nécessaires pour financer le projet au comptant. Donc, le soir même que le résultat de la signature de registre a été connu, le maire a annoncé que son projet fera l’objet d’un référendum en janvier ou février 2015.

Les citoyens ayant signé le registre ont voulu envoyer un message au conseil municipal, mais il y a lieu d’interpréter ce message correctement. Rares sont les Bouchervillois qui ne reconnaissent pas la vétusté de nos installations aquatiques et personne (à ma connaissance) ayant signé le registre ne s’oppose à la mise à niveau de ces installations qui ont vieilli au fil des ans. Là où ça accroche pour les signataires du registre, c’est au niveau du coût du projet proposé par l’administration municipale : 34 M$, c’est sans précédent, et ça ne tient pas compte des inévitables dépassements de coûts qu’on observe dans la vaste majorité des projets publics entrepris ici comme ailleurs. À Boucherville, pensons à des exemples récents comme le Cercle social Pierre-Boucher et le Centre d’arts. Dans un cas comme dans l’autre, le budget initialement annoncé n’a pas été respecté.

Le maire nous explique que nous devons agir rapidement pour ne pas perdre les quelque 10 M$ en subventions octroyées au projet. Il avance que le projet ne coûtera pas 34 M$, mais 24 M$. Il affirme également ceci, rapporté la semaine dernière par le journal La Seigneurie : « On a réussi à baisser la dette afin de se dégager une marge de manœuvre et être capable de réaliser le projet en limitant l’impact sur les comptes de taxes. »

À mon avis, un tel raisonnement ne tient pas la route pour deux raisons. Premièrement, qu’en est-il des autres priorités actuelles et futures de la municipalité? Pensons notamment aux travaux de réfection (voirie et réseau d’égouts). En 2009, notre déficit à cet égard atteignait quelque 40 kilomètres. Depuis 2009, selon le Palmarès des municipalités des HEC Montréal, la croissance annuelle moyenne des dépenses à ces chapitres a baissé de quelque 30 % dans le cas de Boucherville. Cela m’indique que le déficit se creuse depuis cinq ans. Quand on sait combien coûte la réfection complète (surface + souterrain) d’un kilomètre de voirie, nous en avons pour des dizaines de millions de dollars en dépenses prévisibles au cours des prochaines années – juste pour rattraper le retard accusé depuis le début du millénaire. Sachant cela, avons-nous vraiment les moyens de nous payer le complexe aquatique mis de l’avant par Jean Martel?

Deuxièmement, ce n’est pas parce que nous bénéficierions de subventions totalisant environ 10 M$ que nous avons les moyens de ce projet et que le coût définitif du projet se limitera à 34 M$ (24 M$ après subventions). C’est comme si vous aviez des travaux majeurs à faire effectuer sur votre maison. Votre budget est serré et vous devez également remplacer votre voiture. Vous n’en avez pas les moyens, mais vous vous laissez tenter par l’offre d’un vendeur de voitures de luxe, qui vous propose une réduction du prix de quelques milliers de dollars pour vous convaincre à signer… Est-il pour autant responsable de succomber à la tentation si la décision est mise en contexte?

Sur le plan démocratique, la signature du registre aura l’avantage de permettre la tenue d’un débat éclairé sur la question, et le fardeau de la preuve revient maintenant au conseil municipal. En effet, les membres du conseil municipal doivent nous donner toute l’information nécessaire afin que nous puissions nous prononcer sur leur projet en toute connaissance de cause. Les citoyens ont besoin d’obtenir les réponses à toutes leurs questions afin d’être en mesure de prendre une décision éclairée sur le bien-fondé d’investir autant d’argent dans un seul projet.

Quelques questions me viennent spontanément à l’esprit :

  1. En quoi ce projet (comprenons-nous bien, pas une mise à niveau de la piscine, mais le projet de 34 M$+ actuellement proposé par l’administration) est-il absolument nécessaire pour la population de Boucherville? Pourquoi un projet plus modeste et moins coûteux n’a-t-il pas été envisagé?
  2. En quoi ce projet est-il prioritaire et s’il allait de l’avant, quelle serait l’incidence sur la capacité de la Ville à financer adéquatement d’autres travaux prioritaires sans alourdir indûment le fardeau fiscal des contribuables?
  3. En quoi ce projet serait-il rentable pour Boucherville et sa population? Autrement dit, en avons-nous vraiment les moyens et quelle serait l’incidence (chiffrée) sur nos comptes de taxes futurs? L’information vague fournie par le maire à ce propos ne me satisfait pas.

Ce sera donc un dossier à suivre de près au cours des semaines et des mois à venir, et tout un chacun doit s’assurer d’avoir en main toute l’information pertinente et nécessaire pour prendre la décision la plus judicieuse qui soit en tenant compte de notre capacité de payer collective et des autres priorités de notre municipalité. Deux choix sont possibles : on accepte le grandiose projet qui nous est proposé ou on demande au conseil municipal de refaire ses devoirs et de nous revenir avec un nouveau projet plus modeste et donc d’une facture plus raisonnable.

Sébastien St-François

Boucherville a perdu le sens des priorités

annonce_budget_groupe_17dec2014_media_WEB_20131218909Source : boucherville.ca

Je suis de ceux qui signeront le registre à l’hôtel de ville le lundi 10 novembre pour m’opposer au règlement d’emprunt de 34 M$ pour financer le projet de complexe aquatique du maire Jean Martel.

Pourtant, je suis favorable à l’aménagement d’une nouvelle piscine, car notre piscine municipale est une véritable honte. Chaque fois que j’accompagne mon fils à ses cours de natation hebdomadaires, je n’en reviens pas combien cette installation est rendue vétuste, non hygiénique et j’en passe…

Par contre, un moment donné, il faut avoir le sens des priorités. Selon le Palmarès des municipalités dressé par HEC Montréal, Boucherville se classe au 652e rang sur 766 municipalités à l’échelle provinciale (au 22e rang sur 24 pour ce qui est des municipalités de 25 000 à 49 999 habitants). Le panier de services y coûte 42,9 % plus cher que dans les municipalités de même taille. Entre 2009 et 2012 (premier mandat de Jean Martel), la croissance annuelle moyenne des coûts de voirie par kilomètre et des coûts du réseau d’égout par kilomètre de conduite a baissé de 30,3 % et de 27,36 % respectivement. Cela m’indique que nous accusons de plus en plus de retard dans la réfection de nos infrastructures routières et souterraines – pourtant une priorité absolue quelle que soit la municipalité.

Quant au projet de complexe aquatique du maire, il y a déjà eu dépassement des coûts d’architecture de l’ordre de 25 %. Dans le passé, plusieurs des projets chers à notre maire ont coûté plus cher qu’annoncé : pensons au Cercle social Pierre-Boucher et au Centre d’arts (projet non encore terminé en raison de moult problèmes). Je suis donc peu confiant que l’enveloppe de 34 M$ pour le complexe aquatique soit respectée à terme.

Boucherville compte 42 000 âmes et environ 15 000 contribuables. À mon avis, un projet de 34 M$ – même en tenant compte de subventions de l’ordre de 10 M$ selon l’administration municipale – dépasse la capacité de payer de notre population si nous tenons compte de toutes les autres priorités qui sont actuellement négligées pour des raisons politiques. Oui, ça nous prend de nouvelles installations aquatiques, mais le projet du maire est trop ambitieux pour nos moyens. Le déficit d’entretien de nos infrastructures s’alourdit (tôt ou tard, ça va finir par nous « péter dans la face ») et Québec vient d’imposer des compressions de l’ordre de 300 M$ pour 2015. Il y aura nécessairement un manque à gagner…

Malgré les paroles réconfortantes de notre maire et de son responsable des finances (Dominic Lévesque), ça ne va pas si bien que cela à Boucherville si on se fie au palmarès de HEC Montréal. Je vais donc m’opposer au règlement d’emprunt pour le complexe aquatique et demander au conseil municipal de refaire ses devoirs.

La gestion des deniers publics est responsable et rigoureuse à Boucherville? Permettez-moi d’entretenir mes doutes…

Sébastien St-François

Quel avenir pour Boucherville et ce blogue?

OCC Merci

Comme plusieurs de mes concitoyens, j’ai eu droit à une véritable douche froide dimanche soir dernier. Que Jean Martel ait été reconduit dans ses fonctions me surprend plus ou moins. La campagne de Francine Crevier Bélair ne levait pas. De plus, il n’en était qu’à son premier mandat et jouissait d’une perception favorable au sein d’une partie de la population. Par ailleurs, bien peu de gens suivent véritablement ce qui se passe dans leur ville entre deux élections et l’opinion qu’ils formulent sur l’administration municipale repose bien souvent uniquement sur leurs perceptions plus ou moins bien informées. J’ai pu le constater de visu sur le terrain pendant la campagne électorale à quelques reprises.

Cela dit, ce qui m’inquiète profondément est la décision d’une majorité de l’électorat actif de confier encore une fois l’hôtel de ville et l’administration de la municipalité aux membres d’une seule et même équipe, sans aucune opposition pour veiller à prévenir des abus de pouvoir et de démocratie. Sagesse populaire? Connaissant la partisanerie dont l’équipe de Jean Martel est capable, quelque 20 % à 25 % des électeurs se trouvent aujourd’hui sans voix pour les représenter auprès des instances décisionnelles…

D’ailleurs, il y a plusieurs dossiers qui m’inquiètent à l’heure actuelle et qui continueront à m’inquiéter :

  • Café-centre d’art : Une source digne de confiance m’a soufflé que la facture totale pourrait dépasser allègrement les plus de 6 M$ déjà engagés dans ce projet. Jusqu’où ça va aller? Ce sont nos deniers qui financent ce projet conçu pour plaire à un groupe bien ciblé de citoyens.
  • Centre aquatique : Est-ce que ça va finir par aboutir? Notre piscine municipale est une honte. Ce projet sera-t-il enfin mis en branle rapidement?
  • Deuxième caserne de pompiers : Pendant combien de temps encore ce dossier prioritaire traînera-t-il en longueur? Ce n’est visiblement pas une priorité pour le maire Martel, alors qu’il en va de la sécurité d’un grand nombre de Bouchervillois qui ne bénéficient toujours pas de la couverture incendie qu’ils méritent et pour laquelle ils paient. Parlez-en aux gens qui ont été victimes d’un incendie majeur au cours des dernières années. Derrière chez moi se trouve encore aujourd’hui un lot vacant à la suite de l’incendie mortel qui a ravagé cette propriété le 29 décembre 2011.
  • Poursuites contre la Ville : Combien ces poursuites finiront-elles par nous coûter? Jean Martel a beau affirmer que c’est l’intérêt des citoyens qui prime et non pas celui des promoteurs, ces promoteurs ont choisi de faire valoir leurs droits devant les tribunaux. Ma lecture des poursuites me mène à la conclusion que leurs dossiers sont solides. La Ville a déjà essuyé plusieurs cuisants échecs devant les tribunaux au cours des derniers mois. Dans chaque cas, on a choisi de s’obstiner à défendre l’indéfendable, on a perdu et cela a coûté cher aux contribuables bouchervillois. En matière de développement du reste de notre territoire, nous ne pourrons le paralyser indéfiniment. Tôt ou tard, la réalité finira par nous rattraper. Le véritable enjeu consiste à développer ce territoire intelligemment, car son éventuel développement est inévitable.
  • Surplus : Allons-nous continuer à faire les frais de surplus astronomiques qui sont ensuite souvent dépensés sur des projets partisans qui ne répondent pas aux besoins prioritaires de la collectivité?
  • Le fameux « pacte fiscal » avec l’agglomération : Jean Martel, qui a l’habitude d’éviter toute confrontation avec l’agglomération, saura-t-il renégocier cette entente qui a pour effet de réduire notre quote-part (déjà trop élevée)? L’entente est renégociable en 2014. En cas d’échec, notre fardeau fiscal augmentera et notre quote-part sera encore moins représentative du pourcentage de notre population au sein de l’agglo.

Qui veillera donc au grain en l’absence d’opposition à la table du conseil? Qu’est-ce qui se tramera derrière les portes closes du caucus de Jean Martel? Il sera bien difficile pour les citoyens d’être adéquatement informés au cours des prochaines années… La participation citoyenne à Boucherville cessera-t-elle d’être la chasse gardée du cercle d’initiés et une activité purement partisane? L’élection de dimanche dernier soulève bien des questions.

De toute évidence, ce sera aux citoyens d’exiger des comptes et de se faire entendre lorsque les élus pousseront la note un peu trop loin à leur goût. En l’absence d’une vigilance citoyenne, aussi bien accepter de remettre un chèque en blanc aux élus et de se fermer la boîte. C’est ça, la démocratie?

Autant certains partisans de l’équipe actuellement au pouvoir ont dénoncé dans le passé ce qu’ils qualifiaient d’abus pendant « l’ère Gadbois », autant ces mêmes personnes méprisent et dénigrent leurs concitoyens qui ne partagent pas l’idéologie de leur mentor Jean Martel et qui dénoncent à leur tour les abus et les décisions qui ne font aucun sens à leurs yeux. C’est ça, la démocratie? Où est l’équilibre entre ces deux pôles?

Pour terminer, la population de Boucherville demeure divisée sur le plan politique, et ce, malgré les résultats de lundi soir dernier. Jean Martel a réussi à faire sortir son vote et ça s’est traduit aux urnes. Malheureusement, les électeurs qui pensent autrement et qui n’ont pas oublié les nombreux ratés et cas d’improvisation des quatre dernières années ne sont pas représentés au conseil, et c’est un résultat malheureux pour toute société démocratique.

Ce sera donc à nous, citoyennes et citoyens, de tenter de prévenir – d’autant que ce soit possible – les abus de pouvoir et de démocratie qui pourraient se produire d’ici novembre 2017 et d’exiger de nos élus qu’ils administrent la ville en laissant la partisanerie de côté. C’est l’invitation que je vous lance, car il y a des limites à ce qu’une seule personne peut faire. C’est ensemble que nous pourrons intervenir plus efficacement lorsqu’il y aura lieu d’intervenir. C’est le défi qui nous attend et que nous devons relever.

L’équipe de Jean Martel a beau avoir été élue à l’unanimité le 3 novembre, elle demeure redevable envers l’ensemble de la population jusqu’à la fin de son mandat. Il faut respecter l’issue du dernier scrutin, mais il faut aussi toujours se rappeler que le conseil municipal a le devoir d’administrer Boucherville dans l’intérêt supérieur de la collectivité. Ne l’oublions jamais, exigeons des comptes et continuons à faire valoir nos doléances légitimes chaque fois qu’il le faut. Ne laissons pas à Jean Martel et à son équipe nous dicter ce que doit être l’exercice de la démocratie entre deux élections. Une démocratie saine s’exerce au quotidien.

De mon côté, je réfléchis à l’avenir de cette plateforme. J’ai voulu créer un forum d’expression citoyenne sur l’actualité politique municipale. Je l’ai fait par souci de démocratie et non pas pour préparer mon entrée en politique active comme certains l’ont faussement prétendu. J’y ai consacré de nombreuses heures et je me suis attiré les foudres de plus d’un partisan quasi-sectaire d’Option Citoyens Citoyennes dans le processus. Mais je persiste à croire que cette plateforme demeure utile et nécessaire.

Au fil des mois, plusieurs citoyens y ont contribué et je tiens à les remercier. Je songe donc à maintenir ce site accessible au public dans l’optique d’encourager un débat sain sur nos enjeux. Boucherville5021 pourrait subir une refonte en profondeur au cours des prochaines semaines. Je réfléchis actuellement à une nouvelle adresse URL, à une présentation visuelle modifiée et à une nouvelle vocation dont la portée serait élargie, mais l’objectif demeurerait le même : offrir un lieu où échanger sur des questions qui nous préoccupent. Je lance donc l’invitation à la population de contribuer activement et en plus grand nombre à la version 2.0 de ce blogue qui pourrait voir le jour.

Sébastien St-François

Et on veut nous faire croire que nous avons les moyens d’investir plus de 6 M$ sur une passerelle!

Photos prises ce matin sur ma rue (de Corbon). Ce que vous voyez est un trou d’homme à découvert (photo 1) et un amas d’asphalte (photo 2). Sécuritaire! J’ai hâte de voir combien de temps il faudra attendre pour que ce soit réparé. Par ailleurs, notre rue est à refaire au complet…

Aussi ce matin, le cours de natation de mon fils a été annulé en raison d’un « incident » à la piscine nécessitant sa fermeture complète pour des raisons préventives.

Ça va bien à Boucherville! Et , ensuite, l’Option citoyens-citoyennes veut nous faire croire que nous avons les moyens de nous payer une passerelle au coût de plus de 6 M$!

MM. Martel et Lévesque, il serait temps que vous mettiez les priorités des Bouchervillois devant les vôtres, électoralistes et loin de répondre aux besoins criants sur notre territoire. Nous payons des taxes d’abord et avant tout pour éviter que de telles situations dangereuses se produisent! Imaginez si un enfant trop curieux tombe dans ce trou d’homme!

Sébastien St-François

 

Bouchervillois réveillez vous! Y a des gens qui fouillent dans vos poches (partie II)

Où est le Centre aquatique dans le PTI 2012? Et que dire de la vieille piscine et de la vieille patinoire qui tombent en ruines, deux bâtiments qui devraient être rénovés ou reconstruits? Le PTI parle de réfection des bancs de l’aréna (300 000 $), d’enlèvement du revêtement au plafond de l’aréna (515 000 $), du réaménagement de la sortie de la Zamboni (500 000 $) et de travaux pour les bâtiments de la piscine (500 000 $) et de la construction d’une glace réfrigérée pour l’extérieur (750 000 $). Total : 2,5 M$. L’élément le plus loufoque : réduction des gaz à effet de serre (fréon), 3,5 M$ prévue en 2012, mais non comptabilisée dans la colonne de 2012 du document (ligne 69) plus des déboursés de 6 M$ en 2013 et 2014. Impossibilité donc de faire un calcul juste, car malgré un travail comptable qui a duré plus de deux mois, un montant de 3,5 M$ n’a pas été totalisé dans les dépenses de 2012.

On peut quand même supposer que l’ensemble des déboursés d’entretien pour ces deux bâtiments est de l’ordre de 8,5 M$ pour les trois prochaines années. Ce qui étonne : Avant de penser centre multisports et centre d’art, il faudrait commencer par penser à remplacer des services existants devenus désuets.

En outre, et après deux études sur le sujet et une promesse non réalisée de consultation de la population, il n’y a toujours rien dans le PTI pour une nouvelle piscine. Or, en avril dernier, dans un article du journal La Relève, le conseiller Dominic Lévesque a annoncé que le nouveau Centre aquatique serait construit sur le site de l’actuel Centre sportif Pierre-Laporte, là où sont situés la piscine et le vieil aréna. Alors, pourquoi des dépenses de rénovation de l’ordre de 8,5 M$ si on est pour tout jeter cela par terre afin de construire en fin de compte un nouvel aréna et un centre aquatique?

Mais le plus important sur les intentions de nos politiciens n’est pas sur ce qu’on retrouve dans le PTI, mais davantage sur ce qui en est absent. D’après vous concitoyens que devrions-nous prioriser à Boucherville, les sports, les arts ou la sécurité publique? Après les épisodes de fusion et défusion, nous nous sommes résignés à ce que nos services d’incendie et de police relèvent de l’agglo. Mais comment pouvons-nous accepter aujourd’hui que notre maire soit incapable de faire comprendre l’urgence de la situation à Mme St-Hilaire, quand celle-ci a consenti en août dernier une nouvelle caserne de pompier à Saint-Hubert. La réglementation de dix pompiers en dix minutes est la même pour tous. Nous venons de vivre deux épisodes de feu, dont une avec perte de vie. N’est-ce pas suffisant pour remettre en question l’urgence de trouver une solution temporaire pour sécuriser la vie des citoyens. Il semble que l’agglo ne permettra pas avant deux ans le début de la construction de la caserne de Boucherville. N’attendons pas que les autres pensent à nous, c’est maintenant à nous d’agir et de prioriser nos investissements de façon à sécuriser nos vies et nos biens.

La conseillère Francine Crevier a bien raison de parler de chiffres non réalistes et de projets qui ne répondent pas aux besoins immédiats des citoyens. Comme on dit en bon québécois, on a « plogué des chiffres ». Pourquoi? Pour mieux servir la population? Ou pour détourner l’attention et camoufler les intentions et aspirations politiques du maire Jean Martel et de son équipe?

Citoyens, c’est avec votre argent qu’on joue au Monopoly! Soyez bien attentifs et conscients de la planification émotive et de la vision idyllique de votre conseil de ville, car c’est vous qui payerez la note!

Pierre Beauchamp

Devra-t-on subir une administration aussi insouciante encore longtemps?

Depuis deux ans, des millions de dollars de fonds publics ont été dilapidés à Boucherville et les infrastructures sont de plus en plus négligées. Il y a urgence que cela cesse! Au fil des billets publiés sur le site Boucherville5021.com, ces dépenses et ces décisions ont été analysées et commentées. La conclusion qui s’impose est simple : M. Martel mène Boucherville vers un gouffre financier au gré de ses promesses électorales extravagantes et inutiles.

Le plus récent exemple est l’annonce dans l’organe officiel de l’administration Martel (La Relève) du 11 janvier 2012, qu’en mars prochain… « L’administration municipale lancera son plan d’action pour les 30 prochaines années en ce qui concerne les futures installations en matière d’équipements sportifs, notamment le projet de piscine attendu depuis fort longtemps et celui d’un centre de soccer. » Faut-il en rire ou en pleurer?

D’après des sources généralement bien informées, il pourrait s’agir d’un partenariat avec un groupe d’investisseurs ou d’un échange de terrain. Doit-on engager des fonds publics dans ce projet de centre de soccer? Un montage financier sans risque ? Avec l’insouciance à gérer la ville de M. Martel, on peut anticiper la réponse. Afin d’attirer des joueurs d’autres villes et un groupe d’utilisateurs locaux, peut-on se permettre d’investir des millions alors que la réfection des infrastructures est urgente?

Il y a déjà deux terrains de soccer synthétiques extérieurs fonctionnels à Boucherville. Il faut bien l’admettre, les terrains synthétiques sont responsables de nombreuses blessures aux joueurs, au genou notamment. Ceci est très bien documenté par de nombreuses études et les dommages consécutifs à ces blessures suivront le joueur tout au long de sa vie. Si bien que plusieurs joueurs refusent de jouer sur ce type de terrain. Leur durée de vie est aussi relativement courte (environ 10 ans) et leur prix astronomique, dépassant le million de dollars pour un terrain synthétique extérieur. De plus, la mode du soccer sera-t-elle là encore bien longtemps?

Un complexe aquatique, c’est d’accord et ça urge. Il sert à la majorité de la population et nous pouvons nous le payer.

Monique Reeves

Les Bouchervillois doivent s’expatrier à Varennes pour se baigner

Si nous étions bien administrés, les Bouchervillois seraient sur le point de jouir leur propre centre aquatique ultra moderne accessible aux handicapés, accidentés, obèses et personnes à mobilité réduite. Ce n’est pas le cas. Pourquoi? À cause d’un conseil incompétent et totalement déconnecté des besoins réels de la population.

Nous sommes en train de devenir la risée des Varennois! En effet, le centre aquatique de Varennes, doté de rampes d’accès pour les handicapés dans la piscine et le bain tourbillon, absorbe quotidiennement une quantité très importante de baigneurs bouchervillois. À certaines heures de la journée, les Bouchervillois sont majoritaires sur les lieux, que ce soit dans le sauna ou à la piscine. Simplement en y allant, le phénomène se constate aisément.

La natation et la baignade sont des activités très saines qui devraient être accessible à tous, en toute saison. La piscine intérieure actuelle est utilisée à surcapacité depuis longtemps et elle ne répond pas aux normes pour handicapés. Les rapports du Service des loisirs nous le démontrent depuis plusieurs années. Les études ont été faites et les piscines de plusieurs villes de la province ont été visitées. Même sans partenariat avec la commission scolaire et sans subvention, tel qu’envisagé au départ puis abandonné faute de participation des principaux partenaires, Boucherville peut avoir un centre aquatique digne de ce nom. Un tel complexe aquatique s’autofinance par les coûts d’entrées au fil des ans.

Au lieu de cela, le conseil s’empêtre dans un projet de piste cyclable et de passerelle jusqu’à Saint-Bruno à un coût faramineux de près de 11 M$ une fois terminé! Eh bien non, ce ne sera pas encore assez puisque le resurfaçage prévu à cela de la route Montarville (entre la 30 et la rue J.A. Bombardier) ne durera que très peu de temps, soit cinq ans environ. Un gaspillage incroyable de fonds publics.

Qui plus est, cette artère relève de l’agglomération, donc le partage des coûts doit se faire entre les villes de l’agglomération. Cette route devait être refaite de fond en comble, de façon durable. Mais M. Martel ne se fait pas de bile avec ça! Une allure de grand joueur généreux face à l’agglo! Quel Homme!

En plus de dilapider les fonds publics pour cet investissement qui ne servira qu’à une poignée d’irréductibles cyclistes prêts à affronter le trafic intense du quartier industriel, la piste cyclable actuelle la Riveraine sur le bord du fleuve s’effondre à plusieurs endroits vers le fleuve et est parsemée de profondes fissures, ce qui la rend extrêmement dangereuse. Rien n’est prévu pour y remédier! Bravo M. le visionnaire qui veut accueillir les Jeux olympiques!

Monique Reeves