Archives du mot-clé Option citoyens-citoyennes

Mon souhait pour l’élection municipale de 2017


La période des mises en candidature tire à sa fin. L’équipe Option citoyens citoyennes (OCC), dirigée par Jean Martel, arrive à la fin de son deuxième mandat. Depuis 2009, elle règne sur la ville et nos taxes sans opposition, exception faite de la période pendant laquelle Francine Crevier Bélair avait siégé comme indépendante après avoir voté contre un PTI et s’être faite éjecter du caucus de Jean Martel. Lire la suite

Un départ qui me laisse de glace

DLévesque
Source : La Relève

On apprend aujourd’hui dans le « journal hebdomadaire indépendant » La Relève (entre guillemets, car ce « journal » vient d’essuyer un troisième blâme pour manque d’indépendance journalistique du Conseil de presse du Québec en moins d’un an, j’y reviendrai dans un billet futur, alors permettez-moi de mettre en doute la crédibilité journalistique dudit journal) que le conseiller municipal Dominic Lévesque quittera la vie politique au terme de son mandat qui prend fin en novembre prochain. Personnellement, ça me laisse de glace – outre le fait qu’il touchera probablement la prime de départ auquel il « a droit » en vertu de la loi. Lire la suite

Que se passe-t-il au sein d’Option Citoyens Citoyennes?

imageAdaptation d’une photo des archives de TC Media

Quelques mois après la démission de la conseillère municipale Alexandra Capone en février dernier, c’est maintenant au tour de Yan Savaria-Laquerre de claquer la porte au parti fondé par Jean Martel, maire de Boucherville, en 2009. Lire la suite

Abolissons les pots à biscuits!

imageSource : Archives TC Média

La nouvelle est sortie il y a une dizaine de jours : Alexandra Capone, conseillère municipale représentant le district 3 à Boucherville et membre de la formation politique Option citoyens-citoyennes depuis sa fondation en 2009, a annoncé qu’elle démissionnait de son poste en plein mandat.

Pour expliquer sa décision, elle a invoqué des « motifs d’ordre personnel ». Dans le plus récent numéro du journal local La Relève, on en apprend un peu plus : Mme Capone a perdu la piqûre de la politique et a du ménage à faire dans sa vie familiale et personnelle. C’est son droit le plus légitime de prendre les mesures qu’elle juge nécessaires pour remettre de l’ordre dans sa vie.

Par ailleurs, on peut lire sur le site Web de La Seigneurie que la démissionnaire a droit d’office à une prime de départ et une prime de transition, dont le montant total frise les 30 000 $ (29 137,65 $ plus exactement, selon le journal).

C’est là où je décroche – encore une fois – comme contribuable. Le simple travailleur qui démissionne n’a droit à rien – même pas à l’assurance-emploi à laquelle il cotise pourtant lorsqu’il occupe un emploi. La politique demeure à ce jour, en 2016, un des seuls secteurs d’activités où les démissionnaires sont récompensés pour leur décision de laisser en plan les citoyens qu’ils représentent en plein mandat et, ce faisant, d’obliger la tenue d’une élection partielle – aux frais de celles et ceux qui paient déjà contre leur gré ces primes injustifiées en cas de démission.

Mme Capone était pleinement en droit de démissionner si ses fonctions d’élue municipale nuisaient à sa vie. Les contribuables ne devraient pas pour autant devoir la récompenser à hauteur de 30 000 $. Je sais que ces montants sont prévus d’office à la loi (à quand leur abolition, voilà la question qui tue), mais Mme Capone aurait pu y renoncer. Voilà une autre politicienne qui rate sa sortie en décidant de puiser dans le pot à biscuits au moment de tirer sa révérence, perpétuant ainsi à son tour l’impression que les membres de la classe politique sont des profiteurs.

Sébastien St-François

Et si ça se passait à Montréal?

2015-03-19-12-36-42-DSCF6403Source : La Relève

Imaginez le tollé si Denis Coderre, après son élection à la mairie de Montréal en 2013, avait nommé un membre de l’organisation de son parti politique au poste de directeur général de la Ville (poste assorti d’une rémunération annuelle de 315 000 $). Pis encore, si ledit membre ne comptait aucune expérience en gestion municipale…

Pourtant, c’est exactement ce qui vient de se passer à Boucherville, ville de banlieue que plus d’un qualifie de « ville-dortoir » – loin des radars. En effet, la semaine dernière, on apprenait que le maire Jean Martel avait arrêté son choix sur Roger Maisonneuve pour remplacer Claude Caron, le directeur général parti à la retraite au terme d’une carrière longue de 40 ans à la Ville.

Mais qui est Roger Maisonneuve? Un avocat (comme le maire). Qui plus est, il a été le représentant officiel et l’agent officiel d’Option citoyens citoyennes, le parti politique du maire, de sa création en 2009 jusqu’au 2 novembre 2014. Un type qui avoue lui-même n’avoir aucune expérience du milieu municipal, ce qui ne l’empêchera pas de recevoir un salaire de près de 190 000 $ par année, en plus des généreux régimes d’avantages sociaux (ce qui inclut une allocation de voiture) et de retraite dont bénéficient les fonctionnaires municipaux.

Et tout cela sans qu’il y ait eu d’affichage de poste ou d’évaluation d’autres candidatures pour pourvoir au poste de premier fonctionnaire de la Ville!

Pour justifier son choix, notre maire a invoqué deux arguments principaux : il trouvait trop fastidieux le processus d’embauche à l’externe et il voulait quelqu’un « qui comprend bien sa démarche politique ». Le message est clair : le maire se cherchait un béni-oui-oui, quelqu’un qui n’oserait pas remettre en question ses choix politiques. Il faut savoir que peu de temps après l’élection de l’actuel maire, le directeur général de l’époque, Daniel McCraw (un homme très compétent et respecté dans le milieu) avait soudainement annoncé son départ à la retraite – lui qui s’était engagé publiquement à demeurer en fonctions au moins jusqu’à la fin du mandat 2009-2013. Quelques mois plus tard, il acceptait le poste de directeur général de la Ville de Mont-Saint-Hilaire.

Départ à la retraite ou congédiement déguisé? D’une façon ou d’une autre, son départ avait coûté aux contribuables bouchervillois un an de salaire plus cinq semaines de vacances…

Or, quelqu’un qui comprend la démarche politique actuelle du maire ne peut que constater que ce n’est pas ce qu’un maire compétent doit rechercher dans un candidat pour occuper le poste de DG. Le travail du directeur général d’une municipalité consiste à veiller à la gestion quotidienne de la ville. Le maire quant à lui dirige son conseil municipal et agit en tant que président du conseil d’administration qu’est un conseil municipal. Il doit y avoir une séparation nette et claire entre les deux fonctions, entre l’opérationnel et l’exécutif.

Depuis plusieurs années, je suis à même de constater comment l’absence d’opposition en politique agit comme une véritable gangrène en effritant la confiance des citoyens et en alimentant leur cynisme. À Boucherville, le maire Martel agit en véritable potentat depuis sa première élection au poste de premier magistrat en novembre 2009. Habitué, depuis, de diriger en roi et maître, il ne tolère aucune forme d’opposition – quelle qu’en soit la provenance. Combien de fois je l’ai vu rabrouer des citoyens-contribuables en pleine séance publique du conseil municipal à l’hôtel de ville quand ces derniers « osaient » critiquer ses décisions ou les remettre en question ou encore simplement lui poser des questions qui ne faisaient pas son affaire.

Lui qui s’était engagé à faire de la politique autrement, à être à l’écoute des citoyens agit comme un vieux monarque issu d’une ère révolue et traite presque avec mépris quiconque ose penser que sa façon de faire n’est peut-être pas dans l’intérêt supérieur de l’ensemble de la communauté qu’il a été élu pour représenter. Boucherville est devenue une communauté sectaire où quiconque ne louange pas le premier magistrat et ses décisions est rapidement taxé de « négatif » pour avoir osé soulever des questions ou exprimer une opinion autre.

L’absence d’opposition en politique nuit-elle à la démocratie? Je le crois fermement, car l’opposition fait partie intégrante de la démocratie. En son absence, le vide créé est rapidement comblé par des abus de tous genres. En jetant son dévolu sur son ancien agent officiel, Jean Martel démontre qu’il pense à ses intérêts avant ceux de ses concitoyens. Quant aux Bouchervillois, en plus de se retrouver avec un maire se croyant investi de tous les pouvoirs, ils devront accepter et s’habituer à un premier fonctionnaire ayant très peu d’expérience de la machine municipale et un fort penchant politique pour son patron – du moins jusqu’aux élections de 2017. Nous le paierons 190 000 $ par année + avantages pour qu’il fasse ses classes.

Comme citoyen, ça m’inquiète; comme contribuable, ça me dégoûte, le « club des p’tits amis », cette façon de faire de la politique dont les citoyens sont écœurés – et avec raison. D’une façon ou d’une autre, ça n’augure rien de bon pour l’avenir de Boucherville.

Sébastien St-François

Quel avenir pour Boucherville et ce blogue?

OCC Merci

Comme plusieurs de mes concitoyens, j’ai eu droit à une véritable douche froide dimanche soir dernier. Que Jean Martel ait été reconduit dans ses fonctions me surprend plus ou moins. La campagne de Francine Crevier Bélair ne levait pas. De plus, il n’en était qu’à son premier mandat et jouissait d’une perception favorable au sein d’une partie de la population. Par ailleurs, bien peu de gens suivent véritablement ce qui se passe dans leur ville entre deux élections et l’opinion qu’ils formulent sur l’administration municipale repose bien souvent uniquement sur leurs perceptions plus ou moins bien informées. J’ai pu le constater de visu sur le terrain pendant la campagne électorale à quelques reprises.

Cela dit, ce qui m’inquiète profondément est la décision d’une majorité de l’électorat actif de confier encore une fois l’hôtel de ville et l’administration de la municipalité aux membres d’une seule et même équipe, sans aucune opposition pour veiller à prévenir des abus de pouvoir et de démocratie. Sagesse populaire? Connaissant la partisanerie dont l’équipe de Jean Martel est capable, quelque 20 % à 25 % des électeurs se trouvent aujourd’hui sans voix pour les représenter auprès des instances décisionnelles…

D’ailleurs, il y a plusieurs dossiers qui m’inquiètent à l’heure actuelle et qui continueront à m’inquiéter :

  • Café-centre d’art : Une source digne de confiance m’a soufflé que la facture totale pourrait dépasser allègrement les plus de 6 M$ déjà engagés dans ce projet. Jusqu’où ça va aller? Ce sont nos deniers qui financent ce projet conçu pour plaire à un groupe bien ciblé de citoyens.
  • Centre aquatique : Est-ce que ça va finir par aboutir? Notre piscine municipale est une honte. Ce projet sera-t-il enfin mis en branle rapidement?
  • Deuxième caserne de pompiers : Pendant combien de temps encore ce dossier prioritaire traînera-t-il en longueur? Ce n’est visiblement pas une priorité pour le maire Martel, alors qu’il en va de la sécurité d’un grand nombre de Bouchervillois qui ne bénéficient toujours pas de la couverture incendie qu’ils méritent et pour laquelle ils paient. Parlez-en aux gens qui ont été victimes d’un incendie majeur au cours des dernières années. Derrière chez moi se trouve encore aujourd’hui un lot vacant à la suite de l’incendie mortel qui a ravagé cette propriété le 29 décembre 2011.
  • Poursuites contre la Ville : Combien ces poursuites finiront-elles par nous coûter? Jean Martel a beau affirmer que c’est l’intérêt des citoyens qui prime et non pas celui des promoteurs, ces promoteurs ont choisi de faire valoir leurs droits devant les tribunaux. Ma lecture des poursuites me mène à la conclusion que leurs dossiers sont solides. La Ville a déjà essuyé plusieurs cuisants échecs devant les tribunaux au cours des derniers mois. Dans chaque cas, on a choisi de s’obstiner à défendre l’indéfendable, on a perdu et cela a coûté cher aux contribuables bouchervillois. En matière de développement du reste de notre territoire, nous ne pourrons le paralyser indéfiniment. Tôt ou tard, la réalité finira par nous rattraper. Le véritable enjeu consiste à développer ce territoire intelligemment, car son éventuel développement est inévitable.
  • Surplus : Allons-nous continuer à faire les frais de surplus astronomiques qui sont ensuite souvent dépensés sur des projets partisans qui ne répondent pas aux besoins prioritaires de la collectivité?
  • Le fameux « pacte fiscal » avec l’agglomération : Jean Martel, qui a l’habitude d’éviter toute confrontation avec l’agglomération, saura-t-il renégocier cette entente qui a pour effet de réduire notre quote-part (déjà trop élevée)? L’entente est renégociable en 2014. En cas d’échec, notre fardeau fiscal augmentera et notre quote-part sera encore moins représentative du pourcentage de notre population au sein de l’agglo.

Qui veillera donc au grain en l’absence d’opposition à la table du conseil? Qu’est-ce qui se tramera derrière les portes closes du caucus de Jean Martel? Il sera bien difficile pour les citoyens d’être adéquatement informés au cours des prochaines années… La participation citoyenne à Boucherville cessera-t-elle d’être la chasse gardée du cercle d’initiés et une activité purement partisane? L’élection de dimanche dernier soulève bien des questions.

De toute évidence, ce sera aux citoyens d’exiger des comptes et de se faire entendre lorsque les élus pousseront la note un peu trop loin à leur goût. En l’absence d’une vigilance citoyenne, aussi bien accepter de remettre un chèque en blanc aux élus et de se fermer la boîte. C’est ça, la démocratie?

Autant certains partisans de l’équipe actuellement au pouvoir ont dénoncé dans le passé ce qu’ils qualifiaient d’abus pendant « l’ère Gadbois », autant ces mêmes personnes méprisent et dénigrent leurs concitoyens qui ne partagent pas l’idéologie de leur mentor Jean Martel et qui dénoncent à leur tour les abus et les décisions qui ne font aucun sens à leurs yeux. C’est ça, la démocratie? Où est l’équilibre entre ces deux pôles?

Pour terminer, la population de Boucherville demeure divisée sur le plan politique, et ce, malgré les résultats de lundi soir dernier. Jean Martel a réussi à faire sortir son vote et ça s’est traduit aux urnes. Malheureusement, les électeurs qui pensent autrement et qui n’ont pas oublié les nombreux ratés et cas d’improvisation des quatre dernières années ne sont pas représentés au conseil, et c’est un résultat malheureux pour toute société démocratique.

Ce sera donc à nous, citoyennes et citoyens, de tenter de prévenir – d’autant que ce soit possible – les abus de pouvoir et de démocratie qui pourraient se produire d’ici novembre 2017 et d’exiger de nos élus qu’ils administrent la ville en laissant la partisanerie de côté. C’est l’invitation que je vous lance, car il y a des limites à ce qu’une seule personne peut faire. C’est ensemble que nous pourrons intervenir plus efficacement lorsqu’il y aura lieu d’intervenir. C’est le défi qui nous attend et que nous devons relever.

L’équipe de Jean Martel a beau avoir été élue à l’unanimité le 3 novembre, elle demeure redevable envers l’ensemble de la population jusqu’à la fin de son mandat. Il faut respecter l’issue du dernier scrutin, mais il faut aussi toujours se rappeler que le conseil municipal a le devoir d’administrer Boucherville dans l’intérêt supérieur de la collectivité. Ne l’oublions jamais, exigeons des comptes et continuons à faire valoir nos doléances légitimes chaque fois qu’il le faut. Ne laissons pas à Jean Martel et à son équipe nous dicter ce que doit être l’exercice de la démocratie entre deux élections. Une démocratie saine s’exerce au quotidien.

De mon côté, je réfléchis à l’avenir de cette plateforme. J’ai voulu créer un forum d’expression citoyenne sur l’actualité politique municipale. Je l’ai fait par souci de démocratie et non pas pour préparer mon entrée en politique active comme certains l’ont faussement prétendu. J’y ai consacré de nombreuses heures et je me suis attiré les foudres de plus d’un partisan quasi-sectaire d’Option Citoyens Citoyennes dans le processus. Mais je persiste à croire que cette plateforme demeure utile et nécessaire.

Au fil des mois, plusieurs citoyens y ont contribué et je tiens à les remercier. Je songe donc à maintenir ce site accessible au public dans l’optique d’encourager un débat sain sur nos enjeux. Boucherville5021 pourrait subir une refonte en profondeur au cours des prochaines semaines. Je réfléchis actuellement à une nouvelle adresse URL, à une présentation visuelle modifiée et à une nouvelle vocation dont la portée serait élargie, mais l’objectif demeurerait le même : offrir un lieu où échanger sur des questions qui nous préoccupent. Je lance donc l’invitation à la population de contribuer activement et en plus grand nombre à la version 2.0 de ce blogue qui pourrait voir le jour.

Sébastien St-François

Chronique radio du 25 octobre 2013

Ma chronique hebdomadaire en compagnie de Maryse Garant, animatrice de l’émission On en parle à midi diffusée quotidiennement sur les ondes du FM103,3.

Sujets traités cette semaine :

  • Quelques mots sur le programme électoral 2013-2017 d’Option Citoyens Citoyennes
  • Fausse nouvelle concernant une décison rendue contre la Ville de Boucherville dans le dossier de l’expropriation de l’Hôtel Boucherville
  • Article sur le coût des services municipaux : un portait incomplet dans La Relève
  • Une carte postale du regroupement de candidats indépendants qui laisse perplexe…
  • Rappel : vote par anticipation ce dimanche 27 octobre, de midi à 20 h

On se croirait en 2009…

OCCEn effet, à la lecture de la plateforme électorale 2013-2017 que nous propose l’Équipe Jean Martel – Option Citoyens Citoyennes, on a l’impression d’un copier-coller de la formule de 2009, ayant convaincu un peu moins de 25 % de l’électorat (rappelons, cependant, que le taux de participation aux élections générales de 2009 avait été très faible [environ 49 %]). Cette année, on nous propose le slogan « Pour continuer, avec vous ». Il faudrait d’abord qu’on nous définisse le sens qu’on donne à vous, car Jean Martel applique une définition très limitative de la participation citoyenne. Depuis quatre ans, il met en œuvre son programme et n’est pas à l’écoute de celles et ceux qui ne partagent pas ses priorités et ses objectifs.

Donc, si on se fie au choix du slogan « Pour continuer, avec vous », rien ne changera si Jean Martel et son équipe sont réélus pour former le prochain conseil. Tout indique qu’ils continueront à faire fi de la partie de l’électorat n’ayant pas voté pour eux. Pourrait-on viser un meilleur équilibre pour cesser de diviser la population en deux clans? Après tout, nous sommes tous Bouchervillois et chaque voix a une importance égale en démocratie.

Le document qu’on nous présente en 2013 ressemble en tous points à celui qu’on nous a présenté en 2009 : même mise en pages, même format de 16 pages, même qualité de français plutôt médiocre, mêmes phrases plutôt vides de sens à la lumière du bilan des quatre dernières années. Quelques exemples :

  • « […] un gouvernement de première ligne répondant à leurs besoins locaux, stimulant le dynamisme culturel, la vitalité économique et la protection de notre patrimoine. » (p. 1)
  • « chacun des membres de notre équipe s’engage à demeurer pleinement à votre écoute et à votre service » (p. 2)
  • « […] participer à l’effort collectif qui mène à une ville viable et enviable, à une ville qui a une âme. » (p. 3)
  • « Nous demeurons convaincus qu’en partageant le pouvoir, nous tendons vers l’élimination des confrontations lors de la prise de décisions, l’objectif étant de développer un sentiment d’appartenance plus fort. » (p. 4)
  • « […] du partage de l’information, de la négociation et de la concertation, permet d’arriver à un consensus plus solide et plus durable, répondant ainsi mieux aux besoins et aux préoccupations de la population. » (p. 4)

Tout cela peut paraître noble, mais ces belles valeurs de participation ne sont pas accessibles à tous les Bouchervillois. Pour être admis dans le « cercle », il faut adhérer à l’idéologie d’Option Citoyens Citoyennes, il faut partager ses priorités, il faut accepter qu’une équipe élue par moins de la moitié des électeurs « actifs » en 2009 ait le droit de dicter les priorités pour tous, sans égard à l’opposition légitime de citoyens de valeur égale qui paient pourtant le même taux de taxation que les partisans qui, eux, ont droit à l’écoute des élus.

Par ailleurs, le programme électoral de Jean Martel nous présente beaucoup d’engagements qui vont de soi, peu importe qui siège au conseil municipal. Quelques exemples :

  • « Être au service de la population » (p. 3)
  • « Avoir une attitude d’ouverture » (p. 3)
  • « Accueillir la 49ième (sic!) édition des Jeux du Québec à l’été 2014 » (p. 11) – C’est coulé dans le béton, peu importe qui formera le prochain conseil
  • « Promouvoir l’achat local et la fréquentation des commerces de Boucherville » (p. 15) – Je verrais difficilement un conseil municipal dire aux gens d’aller magasiner ailleurs, mais il n’y a jamais eu autant de locaux commerciaux vides à louer sur notre territoire…

Je me dois de commenter un engagement qu’on peut lire à page 5 du programme :

  • « Mise en place d’un processus de collecte de commentaires volontaire lors de la signature de registres » : En 2010, il y a eu signature de registre pour contester un emprunt de plusieurs millions pour le projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville. C’était la première fois en plusieurs décennies que les Bouchervillois sortaient en nombre suffisant pour signer un registre contestant un règlement d’emprunt. Résultat : Le maire Martel a accusé certains de ses concitoyens à l’origine de cette initiative d’avoir fait de la désinformation et reproché aux autres ayant signé le registre de ne pas avoir compris son projet. Depuis, il finance tous ses projets controversés en puisant dans les surplus, pour ainsi museler toute opposition possible.

Un autre engagement avec lequel je ne suis pas en accord est celui de créer un fonds vert financé par les surplus de la Ville. Premièrement, nos besoins en matière de réfection des infrastructures sont criants. Pouvons-nous nous permettre de continuer à accumuler du retard à ce chapitre? Dans l’immédiat, nos plantureux surplus seraient mieux investis dans notre souterrain. Deuxièmement, Jean Martel a démontré à plus d’une reprise qu’il est prêt à payer plus que la valeur marchande pour acheter des espaces verts. Nos surplus doivent être dépensés de façon plus responsable qu’ils l’ont été au cours des quatre dernières années.

Si Jean Martel est réélu maire le 3 novembre prochain, j’espère que la population choisisse d’élire de l’opposition au conseil municipal. Quatre autres années du statu quo, non merci en ce qui me concerne. Jean Martel a déjà démontré qu’il n’est pas capable de délaisser la partisanerie dans l’exercice de ses fonctions et d’administrer la Ville de Boucherville dans l’intérêt supérieur de tous. De l’opposition à la table serait sûrement bénéfique – et plus représentatif de notre population.

En effet, nous formons une population divisée quant à ce que nous considérons prioritaire pour la municipalité, et la composition du conseil municipal devrait le refléter afin que tout un chacun ait le droit à la participation citoyenne au sens beaucoup plus large que celui qui est galvaudé depuis quatre ans. En démocratie, la participation citoyenne ne doit pas être la chasse gardée d’une partie de la population au détriment de l’autre.

Pour conclure, je ne considère pas que Jean Martel est un maire rassembleur. Un maire rassembleur est à l’écoute de tout le monde qu’il représente, et un projet rassembleur est un projet qui reçoit l’aval d’une majorité de la population parce qu’il répond à un besoin de la majorité. Je n’ai jamais senti la population de Boucherville aussi divisée qu’elle l’est depuis quelques années et j’habite cette ville depuis 1977.

Sébastien St-François

Mes commentaires sur le programme que nous propose le regroupement de Francine Crevier Bélair

Programme regroupement

Samedi dernier, j’ai reçu dans ma boîte aux lettres une belle brochure pleine couleur de 16 pages présentant le regroupement né de l’initiative de Francine Crevier Bélair, candidate indépendante à la mairie. Si vous ne l’avez pas reçue, sachez que vous pouvez le télécharger en ligne en cliquant sur le lien suivant.

Cette brochure nous présente la biographie des neuf candidats, un exposé « théorique » de ce qu’on entend par « regroupement de candidats indépendants partenaires » ainsi qu’un programme électoral (intitulé Plan d’action 2013-2017) étalé sur trois pages. À première vue, ce document électoral semble être le fruit de beaucoup de travail et de réflexion.

Il y a des éléments que j’aime particulièrement dans le programme qu’on nous propose. Notamment :

  • « Financer les projets de développement par règlements d’emprunt au lieu de les payer comptant, afin de permettre aux citoyens de participer plus activement aux décisions touchant les investissements de la municipalité en leur donnant la possibilité de signer le registre, tel que prescrit par la loi » – Pour enfin mettre fin à la dilapidation de nos surplus dans des projets partisans
  • « Éviter les dérapages dans les dossiers majeurs – par exemple, la construction de la nouvelle caserne de pompiers qui se fait toujours attendre » (mon souligné)
  • « Remettre aux citoyens (secteurs résidentiel et agricole), chaque année, 20 % des surplus dégagés de l’année précédente, s’il y a lieu » – Par contre, cela est-il faisable dans le cadre de la loi?
  • « Suivre les recommandations annuelles du service du génie en matière de réfection des infrastructures souterraines (aqueduc, égout pluvial et égouts sanitaires » – Il serait temps, en effet, car nous accusons un grand retard à ce chapitre!

Toutefois, il y a quelques éléments qui suscitent mon inquiétude. Notamment :

  • « Évaluer les différentes demandes de municipalisation des projets intégrés et proposer, si nécessaire, un processus de conciliation » – Ça pourrait rapidement devenir un gros panier de crabes aux frais de l’ensemble des contribuables
  • « Procéder à une étude d’opportunité portant sur l’installation du service d’aqueduc dans les rangs » – Je n’ai rien contre raccorder les rangs à l’aqueduc, mais je ne pense pas que ce soit à l’ensemble des contribuables de payer la facture si le conseil devait aller de l’avant

Enfin, d’autres éléments me paraissent un peu vide de sens concret ou aller de soi. Notamment :

  • « S’assurer de l’application rigoureuse du code d’éthique des élus en matière de conflits d’intérêts et de trafic d’influence » – Cela va de soi en pleine saga de la commission Charbonneau…
  • « Prôner une saine gestion des finances publiques en valorisant la transparence, l’intégrité, la solidarité sociale et la démocratie » – Ça veut dire quoi?
  • « Choisir un nouvel énoncé de vision pour Boucherville » – Encore une fois, ça veut dire quoi?

En somme, le regroupement d’indépendants nous propose un programme chargé et ambitieux. Reste à savoir si tous ses engagements sont réalistes ou réalisables advenant que cette équipe de candidats soit portée au pouvoir le 3 novembre prochain. Chose certaine, on nous propose du concret. Nous sommes loin des « maintenir », « poursuivre » et « continuer » des adversaires.

Justement, la semaine prochaine, mes commentaires porteront sur les engagements électoraux d’Option Citoyens Citoyennes, l’équipe dirigée par le maire sortant, Jean Martel.

Sébastien St-François

Le crucifix à l’hôtel de ville

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Cette semaine, La Seigneurie a consacré sa une au crucifix qui se trouve dans la salle du conseil de l’hôtel de ville. Personnellement, je n’avais jamais remarqué ce crucifix malgré les nombreuses fois où je me suis rendu dans cette salle au fil des années.

C’est une nouvelle à laquelle je n’ai pas vraiment porté une grande attention, je dois l’avouer. J’en ai un peu marre de ce psychodrame dans lequel le gouvernement Marois nous a plongé avec son projet de charte des valeurs québécoises. À Québec, il y a actuellement tellement de réels problèmes à régler (impossibilité d’atteindre le déficit zéro, financement des commissions scolaires, problèmes criants dans les réseaux de la santé et de l’éducation, etc., etc.) que je trouve lamentable de voir nos parlementaires se déchirer la chemise à propos du crucifix à l’Assemblée nationale. Personnellement, je considère que nos parlementaires sont élus et payés pour s’occuper des vrais problèmes, et ils ne manquent pas au Québec.

Et juste à penser que Pauline Marois pourrait nous convoquer aux urnes le 9 décembre, comme le veut la rumeur de plus en plus persistante, en faisant campagne sur un projet qui sème autant de division entre Montréal et le RDQ (reste du Québec) me consterne profondément. C’est de la basse politique tant qu’à moi.

Maintenant, le débat se transpose à Boucherville. Jean Martel affirme que le crucifix est là pour rester, si ce n’est que de lui. Il affirme aussi n’avoir jamais reçu de plainte à ce sujet. C’est probablement vrai, car c’est le PQ qui a plongé le Québec dans le psychodrame actuel… Et je suis sûr que bien des citoyens n’ont jamais remarqué la présence du crucifix à l’hôtel de ville de Boucherville, notre hôtel de ville comme nous le rappelle continuellement le maire. Cependant, les déclarations de ce dernier divisent ses propres troupes, tel qu’il appert sur la page Facebook d’Option Citoyens Citoyennes.

Je souhaite sincèrement que le crucifix à l’hôtel de ville ne devienne pas un enjeu de la campagne municipale. Il y a vraiment, mais vraiment des enjeux beaucoup plus importants sur lesquels les électeurs bouchervillois doivent prendre une décision d’ici le 3 novembre. On maintient le statu quo des quatre dernières années pendant encore quatre années, on vire tout le monde au conseil municipal et on repart à neuf avec une nouvelle vision pour le développement de notre ville ou encore, après au moins 12 ans sans réelle opposition au conseil municipal, on tente l’expérience de se doter d’un conseil municipal mieux équilibré, c’est-à-dire plus représentatif des deux visions qui s’affrontent actuellement et de la division bien réelle qui existe au sein de la population bouchervilloise quant aux réelles priorités sur notre territoire. Cela doit être l’enjeu de la campagne électorale qui se termine dans un mois…

Sébastien St-François