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Invitation à signer une pétition visant à améliorer la gouvernance de l’agglomération de Longueuil

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Trois citoyens, dont Louis Mercier (à l’origine du blogue Agglomération Longueuil), vous encouragent à signer une pétition, parrainée par la députée de Montarville, Nathalie Roy, sur le site Web de l’Assemblée nationale. Lire la suite

Les gens ont parfois raison d’être cyniques…

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Les internautes qui suivent parlonspolitique.net (jadis Boucherville5021.com) depuis quelques années se rappellent sûrement du registre signé en mars 2012 par 1047 Bouchervillois (22 % de plus que le nombre minimal requis) pour contester un règlement d’emprunt pour un projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville.

Le coût de ce projet était astronomique : phase 1 : 3 M$ en resurfaçage alors que la base de ce tronçon routier doit être refaite au complet, 900 000 $ pour le pavage des accotements devant servir de piste cyclable; phase 2 : construction d’une passerelle au-dessus de l’autoroute 20 au coût d’environ 6 M$. Facture totale : plus de 10 M$ aux frais uniquement des contribuables bouchervillois alors qu’il s’agissait d’un lien qualifié d’interrégional dont le coût devrait – en toute équité – être partagé entre Boucherville, Saint-Bruno (le maire de l’époque, Claude Benjamin, refusait catégoriquement) et l’agglomération de Longueuil.

De surcroît, et pis encore, cette piste cyclable aurait exposé ses utilisateurs à de graves dangers. Le tronçon routier dont il est question est une artère très achalandée, empruntée notamment par de nombreux poids lourds. Or, en vertu des normes, la piste cyclable devait être séparée des deux côtés de la voie (deux sens uniques). Non seulement les cyclistes se seraient fait frôler par de nombreux camions, mais aussi ils n’auraient pas pu rebrousser chemin là où ils le souhaitaient sans contrevenir à la loi et mettre leur vie en danger.

Bref, devant le résultat de la signature du registre, le maire de Boucherville, Jean Martel, avait trois choix : tenir un référendum, financer le projet à même les surplus accumulés (payer comptant) ou abandonner le projet. Il a choisi la troisième option, non sans avoir pris le soin de traiter ses détracteurs (les citoyens ayant signé le registre) d’avoir fait de la désinformation, alors que les citoyens à l’origine de cette mobilisation citoyenne connaissaient très bien les chiffres (figurant noir sur blanc dans des documents publics de la Ville de Boucherville) et les dangers auxquels ce lien cyclable aurait exposé ses utilisateurs.

Maintenant, ce projet controversé refait surface. En effet, était inscrite à l’ordre du jour de la séance publique du 17 février l’adoption d’un règlement d’emprunt de 3 M$ pour des travaux de réfection de la chaussée (resurfaçage) du boulevard De Montarville entre la rue Eiffel et l’autoroute 30. Ce montant figure à la ligne 2014-036 du PTI 2014-2015-2016. Y figure également, à la ligne 2014-132 du même document, un montant de 900 000 $ – payé comptant – pour le pavage des accotements du boulevard De Montarville. Voilà, le tour est joué. Malgré une vive opposition citoyenne exprimée en mars 2012, le conseil municipal de Boucherville s’apprête à aller de l’avant, cette fois-ci en prenant soin de payer la partie controversée (les accotements devant servir aux cyclistes) comptant. Ce faisant, le maire Martel et ses conseillers éliminent un « irritant » : les opposants n’auront pas droit de parole, car la dépense sera payée à même les surplus de la Ville. Jean Martel a procédé de la même manière pour financer son controversé centre d’art.

Il s’agit d’un exemple tiré d’une municipalité, celle que j’habite, mais c’est un phénomène qui se produit un peu partout dans la province : des élus municipaux musellent leurs détracteurs – en toute légalité – en payant leurs projets comptant. Au printemps 2013, j’ai écrit au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, pour lui faire part de mon insatisfaction et lui faire valoir la nécessité de modifier la Loi sur les cités et villes afin de permettre aux citoyens-contribuables de se prononcer démocratiquement sur les projets mis de l’avant par leurs élus municipaux, que ces projets soient financés par des règlements d’emprunt ou payés comptant. Car, peu importe le mode de financement, il s’agit de l’argent des contribuables et ces derniers devraient avoir le droit de se prononcer. J’ai eu droit à une réponse laconique de la part d’un porte-parole du ministre, m’indiquant que le ministre ne s’ingérerait pas dans les décisions d’un conseil municipal dûment élu. Je lui demandais pourtant d’envisager des modifications à une loi provinciale, relevant de sa compétence : la Loi sur les cités et villes…

Nos élus provinciaux, tous partis confondus, semblent se complaire très bien dans le statu quo, qui accorde – par le truchement d’une loi criblée de failles (la Loi sur les cités et villes) – un pouvoir indu aux élus municipaux sur l’argent de leurs contribuables entre deux élections. Or le citoyen devrait être au centre de la démocratie en tout temps plutôt que juste le temps d’inscrire un X un bulletin de vote.

Ce n’est malheureusement pas le cas, et Québec ne semble avoir aucune volonté pour changer les règles du jeu et refaire du citoyen la véritable raison d’être du système démocratique dont les élus sont pourtant si fiers. C’est une vraie farce, c’est rire du monde… Si les municipalités sont des « créatures du gouvernement provincial », comme l’a confirmé la Cour dans le débat sur les fusions municipales au début du millénaire, bien le gouvernement provincial prive les citoyens des municipalités de leur droit le plus fondamental : celui de contester des projets qu’ils jugent inacceptables. Pour ce faire, il suffit qu’un conseil municipal puise dans les surplus (constitués de l’argent de sa population) et paie la dépense comptant. Ce faisant, le tour est joué : toute opposition réelle ou potentielle est muselée.

Et toutes ces gens tentent de nous faire croire que nous sommes la raison pour laquelle ils ont fait le saut en politique. Vive la démocratie…

Sébastien St-François

Mes commentaires sur le bilan dressé par Jean Martel

Si vous lisez La Relève, vous avez sûrement remarqué la pleine page consacrée au bilan que fait Jean Martel de ses trois années comme maire. Sujet abordé au cours de ma chronique radio vendredi dernier, je me permets de revenir sur certains points – cette fois par écrit.

  • Terre agricole : Le maire affirme que ce fut un excellent achat et que la Ville pourrait se départir du terrain à un prix nettement supérieur à celui de l’achat (1,2 M$, soit 0,23 $ le pied carré). Dispose-t-il d’un rapport d’expertise qui appuie cette affirmation? Cette hypothèse est-elle celle de Lise Roy? Plus fondamentalement, est-ce le rôle d’une Ville de procéder à de tels achats quand les besoins prioritaires sont criants?
  • Litige opposant la Ville aux Entreprises Argo inc. : On apprend dans le bilan que c’est la capacité sanitaire insuffisante qui ne pourrait pas permettre à autant de personnes d’habiter les tours d’habitation envisagées. Or, dans un communiqué de la Ville datée du 16 novembre 2010, on peut lire : « Compte tenu de ses orientations politiques en matière de développement urbain, le conseil municipal actuel de la Ville de Boucherville souhaite revoir certains éléments du projet […], notamment la hauteur des tours d’habitation envisagées. » La raison invoquée en 2010 est de nature nettement politique et jamais un quelconque problème relié à la capacité sanitaire n’a été soulevé pour justifier la suspension du projet. Il faut se rappeler que cette suspension du projet fait fi d’une entente signée en bonne et due forme avec le conseil municipal précédent en 2006… Je suis d’ailleurs surpris que la Ville n’ait pas encore été poursuivie dans ce dossier.
  • Centre multisports : « On a lancé beaucoup de chiffres erronés. En fait, elle [la Ville] s’engageait à louer un temps d’utilisation pour un maximum de 750 000 $ annuellement. En contrepartie, elle évaluait les taxes annuelles à recevoir entre 400 000 $ et 500 000 $. » Je ne sais pas qui a avancé des chiffres autres que ceux-là, ce sont les chiffres que j’ai entendus et vus depuis le début de cette saga. Cependant, ce que le maire omet de mentionner est que l’entente de location serait d’une durée de 20 à 25 ans (donc, un engagement total de 15 M$ à 18,75 M$), que la Ville investissait 2 M$ dans la construction du prolongement de la rue Jean-Deslauriers et que la moitié des taxes perçues aurait été envoyée à l’agglomération. Quant aux conséquences en cas d’une éventuelle faillite du promoteur privé, le maire a heureusement fini par faire volte-face, mais le projet n’est pas mort pour autant…
  • Piste cyclable : Jusqu’à maintenant, Jean Martel a porté le blâme dans ce dossier (on n’a pas suffisamment bien expliqué le projet). Maintenant, il accuse ses concitoyens d’avoir fait de la désinformation. Pourtant, les données se trouvent noir sur blanc dans le PTI 2012-2013-2014 : pavage de Montarville, 3,5 M$ (2012, ligne 40); pavage de l’accotement sur Montarville, 1 M$ (2012, ligne 89); passerelle au-dessus de la 20, 6,25 M$ (2013, ligne 90). M. Martel « omet » de faire mention de cette passerelle (la suite de son projet si la phase 1 avait été de l’avant). Adressez-vous au greffe pour obtenir copie du PTI 2012-2013-2014. Le fait qu’il méprise ainsi 1046 de ses concitoyens qui ont exercé leur droit démocratique de signer un registre n’est pas digne de sa fonction. Son projet ne tenait pas la route, et ces citoyens ont vu juste. Il n’a pas été élu maire pour satisfaire ses désirs de cycliste à nos frais, et je n’ai aucune envie d’habiter sous un potentat comme à Laval. Un maire doit être au service de ses citoyens et non l’inverse.
  • Taux de taxation : M. Martel affirme que notre Ville est devenue la moins taxée de l’agglomération. Notre taux de taxation résidentiel s’établit à 0,7762 $ par 100 $ d’évaluation en 2012. Sur le Web, on peut lire que le taux de taxation résidentiel se chiffre à 0,7409 $ et à 0,7376 $ par 100 $ d’évaluation à Saint-Bruno-de-Montarville et à Brossard respectivement… Où est l’erreur? Ensuite, M. Martel affirme que « l’augmentation du pourcentage des taxes (sic!) est moindre d’une année à l’autre » (+3,95 % en 2010, + 1,95 % en 2011, +1 % en 2012). En contrepartie, ces baisses de hausses de taxes ont été accompagnées de hausses successives des surplus annuels : 2,9 M$ en 2009, 4,9 M$ en 2010, 6,8 M$ en 2011. Conclusion : la Ville perçoit beaucoup plus que ce dont elle a besoin pour s’acquitter de ses obligations. Faites le calcul et ça tourne autour des 7 % par année si nous combinons la hausse annuelle du taux de taxation et le surplus dégagé au terme de l’exercice précédent.
  • Affectation des surplus : M. Martel affirme que les surplus « servent en bonne partie à abaisser la dette accumulée de la Ville ». Concrètement, un montant de 2,62 M$ (dont 0,551 M$ en soldes disponibles sur règlements d’emprunt) – et non les 5,4 M$ annoncés – est affecté en 2012. Les surplus ont notamment servi à acheter la terre agricole (1,2 M$) et le terrain de La Saulaie (2,3 M$), à agrandir le Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$ investis dans une bâtisse valant dix fois moins au départ), à rénover l’Hôtel Boucherville (montant à déterminer) et à payer au comptant toutes sortes d’autres « bébelles ». En réalité, une bonne partie des surplus servent à réaliser les promesses électorales de Jean Martel – qu’une majorité d’électeurs n’aient pas voté pour ces promesses en 2009 n’importe pas pour le maire.

À un an des prochaines élections, le maire ressent le besoin de dresser un bilan détaillé rappelant à la population ce qu’il considère comme ses nombreuses réalisations. C’est son droit, mais c’est le bilan qu’en fera chaque citoyen qui comptera vraiment. En effet, c’est à chacun d’entre nous de décider si la Ville de Boucherville se dirige dans la bonne direction. Pour ma part, plusieurs dossiers bien plus prioritaires que ceux mis de l’avant par Jean Martel traînent en longueur ou accusent du retard. Mais, pour nous consoler, nous avons une terre agricole sur laquelle nous pourrons faire la culture de la vigne et un terrain juxtaposé au parc de La Frayère avec vue sur le fleuve. L’actuelle administration municipale met-elle vraiment les priorités aux bonnes places? Cette question, c’est à vous d’y répondre.

Sébastien St-François

Dilemme d’un électeur qui en a plein son…

Je l’avoue, je suis mal pris en vue des élections du 4 septembre. En 2003, j’ai voté pour Jean Charest, car il était le seul à nous offrir la possibilité de nous défusionner. Plus jamais… En 2007 et en 2008, j’ai voté pour le parti de Mario Dumont. L’ADQ n’existe plus, ayant été avalé par la CAQ. Je ne suis pas souverainiste et je ne crois pas en l’article I du PQ, alors impossible pour moi de voter pour Pauline Marois. Québec Solidaire est trop utopiste et à gauche pour moi dans une province qui tire déjà souvent trop à gauche à mon goût. Je suis mal pris…

Il me reste donc la Coalition Avenir Québec, mais ce parti me pose plusieurs problèmes. Son chef éprouve de la difficulté à asseoir son autorité, et ses « candidats-vedettes » lui volent souvent la vedette. François Legault multiple les promesses quotidiennement, alors qu’il est le premier à affirmer que « C’est assez, faut que ça change ». Son futur bras droit avoué, Jacques Duchesneau, se croit déjà investi de plus de pouvoirs qu’il n’en aurait, tandis que son futur ministre de la Santé, le bon Dr Gaëtan Barrette, à l’instar de ses éventuels prédécesseurs, les Drs Couillard et Bolduc, nous promet un médecin de famille dans 12 mois et l’élimination des délais à l’intérieur de deux ans suivant son élection…

Rappelons-nous qu’en 2003, Jean Charest nous promettait une grande « réingénierie de l’État », exactement ce que nous promet François Legault à son tour aujourd’hui. Rappelons-nous également que, dès le premier automne du premier mandat libéral, Jean Charest avait à la porte de l’Assemblée nationale l’ensemble des centrales syndicales et des groupes de pression. Il a reculé, et la réingénierie de l’État ne s’est jamais faite. Au contraire, depuis 2003, l’État est devenu plus lourd et la dette a monté en flèche. Aujourd’hui, en 2012, François Legault nous ressert les mêmes promesses.

J’ose croire que les Québécois ne soient plus à ce point dupes. À la lumière de son bilan, Jean Charest mérite-t-il un quatrième mandat (du jamais vu depuis l’ère Duplessis)? À mon avis, non. Pauline Marois offre-t-elle une alternative plus crédible? À mon avis, non. Avons-nous les moyens collectifs de nous permettre un gouvernement Québec Solidaire? À mon avis, non. La CAQ a-t-elle ce qu’il faut pour aspirer au pouvoir et mériter la confiance des Québécois désabusés par tout ce qui touche la politique? Honnêtement, je n’ai pas encore la réponse à cette question, mais François Legault devra faire plus que présenter des candidats-vedettes qui ont la réponse à tout et multiplier les promesses électorales comme le font les « vieux partis » pour mériter ma confiance.

J’invite Nathalie Roy, candidate pour la CAQ dans la nouvelle circonscription de Montarville, à redoubler d’efforts pour expliquer aux Bouchervillois (et aux Montarvillois) en quoi nous – Bouchervillois, Montarvillois et Québécois – serions mieux placés en élisant un gouvernement « caquiste ». Et ça presse, car je suis loin d’être le seul électeur qui en a plein son…

Sébastien St-François

Bel endroit pour une piste cyclable!

Un mort et un blessé grave dans un accident survenu le samedi 21 avril à l’angle du boulevard de Montarville et du chemin du Tremblay. Dire qu’on a voulu nous faire croire que c’était un endroit sécuritaire pour l’aménagement d’une piste cyclable…

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2012/04/20120421-171206.html

Un résultat démocratique qui doit être respecté…

J’ai été étonné de lire la lettre ouverte signée par six citoyens et publiée dans La Relève du 21 mars dernier. Bien que 1047 citoyens se soient déplacés pour signer un registre afin de s’opposer au projet de piste cyclable sur Montarville (un exploit en plus de 30 ans d’histoire politique sur notre territoire), ces six personnes réclament néanmoins du maire Jean Martel un référendum.

Les personnes qui ont signé le registre le 12 mars dernier ne sont pas dupes. L’argument du maire, voulant que les citoyens n’aient pas été suffisamment informés de son projet, ne tient pas la route. Les personnes qui se sont déplacées pour signer ce registre savaient fort bien pourquoi elles le signaient : pour s’opposer à un projet trop coûteux en fonction de la durée de vie projetée et dangereux pour les citoyens qui seraient assez téméraires pour emprunter cette piste cyclable un jour.

Il ne faut surtout pas perdre de vue les faits suivants :

FAIT : Dépenser 3,9 M$ (3,0 M$ pour la chaussée et 900 000 $ pour une piste cyclable) pour « patcher » cet axe routier important ne représente pas une dépense judicieuse des fonds publics, les devis à l’appui des coûts démontrant que les travaux envisagés n’assureront qu’une durée de vie d’environ 5 ans. Il ne faut pas non plus oublier que cet axe routier devra éventuellement être élargi à 4 voies lors de l’expansion du parc industriel comme le souhaite le maire Martel, son objectif étant de développer l’industriel pour compenser sa décision de freiner le développement résidentiel.

FAIT : Ça ne prend pas la tête à Papineau pour se rendre compte que cet axe routier ne convient aucunement à une piste cyclable surtout si l’objectif premier est d’assurer la sécurité des citoyens qui l’empruntent. Et que dire de la problématique bien réelle de franchir l’autoroute 20 afin d’y accéder! Ce n’est pas la construction d’une passerelle au-dessus de l’autoroute (au coût de plus de 6 M$, à l’été 2013 ou peut-être même seulement en 2014) qui garantira le niveau de sécurité nécessaire vu la configuration des lieux et la circulation routière qu’on y trouve.

Et tout cela, sans perdre de vue les autres réalités sous-jacentes : le déficit d’entretien des infrastructures qui devra très bientôt être comblé et qui coûtera des dizaines de millions de dollars. Par conséquent, la dette qui ne cesse d’augmenter grandira alors de façon exponentielle. Il ne faut pas non plus oublier les « grands projets » qui vont gruger encore plus d’argent dans nos poches : le Cercle social Pierre-Boucher, le Centre d’art et le « plan sportif » – Centre multisports + ajout de 2 patinoires au Centre Gilles-Chabot + le nouveau centre aquatique. Tout cela après les achats du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie et de la terre agricole.

Le 12 mars dernier, la population s’est exprimée démocratiquement CONTRE le projet de la piste cyclable, et ce, en toute connaissance de cause. La loi exigeait un minimum de 858 signatures; 1047 citoyens ont signé le registre. Le message est TRÈS clair. Pourquoi M. Martel souhaiterait-il alors nous plonger dans un coûteux référendum? Pour tenter de plaire à un groupuscule qui tient mordicus à ce projet de piste cyclable bien qu’il ne tienne pas la route? J’ose espérer que non…

Sébastien St-François

L’administration Martel est-elle manipulée par quelques sprinters?

Malgré les 1047 signatures recueillies le 12 mars dernier contre le projet d’emprunt de 3,9 M$ pour les travaux de re-surfaçage du boulevard Montarville sud et d’une piste cyclable qui le borderait, le maire Martel a réitéré son intention de représenter ce projet. Pourquoi? Pour plaire à un très petit de groupe de pression, soutenu par la conseillère Anne Barabé.

C’est une insulte à la démocratie et un affront aux 1047 citoyens de Boucherville qui ont pris le temps d’exercer leur droit et qui ont participé, au-delà du nombre requis de signatures pour contrer le projet. Les citoyens ont très bien compris le non-sens d’aller installer une piste cyclable dans un endroit dangereux et inaccessible et qui ne servirait qu’à une petite minorité de cyclistes obsédés de vitesse et de record d’endurance.

Une ville doit être gérée pour la majorité de sa population et non pour favoriser une minorité. Messieurs les fous du vélo, vous voulez une piste cyclable sur Montarville, eh bien elle devrait être payante! Ça vous dirait de financer ce projet qui avoisinera les 16 M$, eh bien allez-y! L’utilisateur payeur, ça vous dit quelque chose?

Pourquoi ne pas en construire une en bordure de l’autoroute Jean-Lesage, jusqu’à Sainte-Julie? Ce serait un beau lien interrégional et cela plairait certainement à Mme Barabé qui a déclaré que « la piste cyclable Boucherville-Saint-Bruno est un beau lien interrégional ».

Alors, si cette piste cyclable est « interrégionale » sur une artère relevant de l’agglomération, pourquoi les Bouchervillois devraient-ils en assumer seuls les coûts faramineux? Qui plus, elle ne serait même pas durable. Un re-surfaçage dure 5 ans au maximum. Développement durable et participation citoyenne? J’avais cru comprendre que c’était votre devise…

Est-on à ce point déconnecté au conseil municipal de Boucherville? Si on veut refaire Montarville, il faut obtenir un consensus des autres villes de l’agglomération pour un partage équitable et le refaire de fond en comble pour un résultat qui sera durable. Tous les ingénieurs civils et les citoyens sont d’accord sur cela.

Monique Reeves

Citoyens, restez aux aguets!

Bien que je n’aie pas assisté à la séance ordinaire du conseil municipal du lundi 19 mars, j’ai néanmoins écouté l’entièreté des délibérations en direct via le site Web de TVRS.

Je porte votre attention au point 6.10 de l’ordre du jour de cette séance, qui se lit comme suit : « Retrait du règlement 2012-177, concernant le programme de rajeunissement du boul. De Montarville, décrétant des travaux de resurfaçage de même qu’une dépense et un emprunt n’excédant pas 3 946 374 $ nécessaire à cette fin. »

Rappelons-nous que, le 12 mars dernier, 1047 citoyens ont signé un registre pour s’opposer à ce projet de règlement qui donnait l’aval à la construction d’une piste cyclable en zone industrielle. Il fallait un minimum de 858 signatures : l’objectif a donc été atteint, voire largement dépassé. C’était la première fois en plus de 30 ans que des citoyens réussissaient ainsi à bloquer un projet de règlement par la signature d’un registre. La dernière fois remontait à 1977 ou 1978 sous l’administration du maire Yvon Julien, selon une information obtenue d’une source sûre.

À la page 9 du journal La Relève du 14 mars 2012, dans un article signé par Daniel Hart, Jean Martel excluait la possibilité de piger dans les surplus accumulés pour payer son projet au comptant. De plus, dans le cadre d’une entrevue radiophonique accordée à Louis-Philippe Guy du FM103,3 – également le 14 mars dernier –, M. Martel a clairement affirmé qu’il recommanderait aux membres du conseil de ne pas opter pour la tenue d’un référendum sur ce projet de règlement – tenir un référendum coûte cher et peut s’avérer désastreux sur le plan politique.

Or quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le retrait du règlement 2012-177 a été reporté hier soir. Aussi, en réponse à une question posée par le citoyen Réal Bélisle en début de séance, Mme Anne Barabé a affirmé que le projet était sur la glace pour 120 jours… Que cherche-t-on à nous cacher? Que nous prépare le maire Martel?

Il est vrai que la Loi sur les cités et villes accorde aux élus une période de réflexion de 120 jours lorsqu’une signature de registre a atteint son objectif, ce qui nous mènerait au 10 juillet.

MAIS les citoyens se sont prononcés démocratiquement contre ce projet et  cette décision démocratique doit être respectée.

Il faut espérer que l’administration Martel ne cherche pas à gagner du temps pour trouver une façon de contourner la volonté populaire…

Je vous invite donc à rester aux aguets!

Sébastien St-François

Le citoyen Pierre Beauchamp et le maire Jean Martel se prononcent sur le dossier du projet de piste cyclable sur Montarville et le registre du lundi 12 mars

Pour écouter l’entrevue accordée par Pierre Beauchamp, un des citoyens de Boucherville à l’origine de la mobilisation ayant mené à la signature du registre par 1047 personnes :

Partie 1 de 2 (ça commence à 10:25)
Partie 2 de 2

Pour écouter l’entrevue accordée par Jean Martel pour expliquer le refus de son projet par 1047 citoyens :

Partie 1 de 1 (ça commence à 04:41, malheureusement la fin de l’entrevue est coupée)

Je commenterai le tout ce vendredi 16 mars à la chronique « Bouchervillois de la table ronde » dans le cadre de l’émission Les citoyens ont raison animée par Louis-Philippe Guy sur les ondes du FM103,3. Certaines explications fournies par M. Martel en réaction à la signature du registre par 1047 de ses concitoyens sont pour le moins surprenantes…

Sébastien St-François

N’hésitez pas à nous faire parvenir vos réactions/commentaires à ces entrevues par courriel à Boucherville5021@gmail.com.

1046 fois merci!

Le registre pour bloquer le règlement d’emprunt pour la phase I de la piste cyclable Montarville a été signé par 1046 Bouchervillois, excluant moi-même. Bravo! Ce projet ridicule est maintenant bloqué! Jean Martel nous mènera-t-il maintenant en référendum? C’est à suivre.

À ma connaissance, c’est la première fois depuis longtemps, voire toujours, qu’un règlement d’emprunt est bloqué par la signature d’un registre à Boucherville. Encore une fois, BRAVO à tous les gens qui se sont déplacés. Vous avez fait une différence!

Sébastien St-François