Archives du mot-clé mairie

Les enjeux de l’élection municipale 2017 à Boucherville ne valent-ils par un débat public?*

*Un texte de Monique Reeves, candidate indépendante à la mairie de Boucherville

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J’ai demandé à Jean Martel un débat public, il a refusé. Pourtant les enjeux de cette élection sont primordiaux, il s’agit de l’avenir de Boucherville.

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En prenant une marche, et en revenant, question de démocratie*

*Un texte de Claude Saint-Jarre

Je reviens d’une marche et j’écris cet article en revenant, parce que je me suis rappelé d’un téléphone il y a une heure, d’un ami qui a fait un commentaire dans cet article que j’ai écrit et publié dans Parlons politique, et qui me demandait s’il y avait d’autres commentaires. Vous devinez qu’il n’est pas en permanence connecté comme le sont nos ados. Lire la suite

Mon souhait pour l’élection municipale de 2017


La période des mises en candidature tire à sa fin. L’équipe Option citoyens citoyennes (OCC), dirigée par Jean Martel, arrive à la fin de son deuxième mandat. Depuis 2009, elle règne sur la ville et nos taxes sans opposition, exception faite de la période pendant laquelle Francine Crevier Bélair avait siégé comme indépendante après avoir voté contre un PTI et s’être faite éjecter du caucus de Jean Martel. Lire la suite

Une nouvelle administration tournée vers l’avenir et à l’écoute des citoyens

Note de l’administration du blogue : Ce texte est reproduit intégralement d’un communiqué reçu de la candidate indépendante à la mairie de Boucherville, Monique Reeves. Il est publié ici aux fins d’informer la population de ses engagements électoraux.

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La Ville de Boucherville à nouveau poursuivie!

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Source : La Relève

Force est de constater qu’un avocat à la mairie, ça attire les poursuites… Les Bouchervillois sont de nouveau exposés à une poursuite contre leur administration municipale. Cette dernière, intentée contre la Ville de Boucherville et la Ville de Longueuil, est d’un montant de 99 352 000 $. Vous avez bien lu : plus de 99 millions de dollars, soit l’équivalent de la dette de la Ville que le maire Jean Martel se targue d’année en année d’avoir réduit – à force de nous surtaxer (plantureux surplus déclarés année après année) et de négliger la réfection des infrastructures souterraine et routière. Lire la suite

Et si ça se passait à Montréal?

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Imaginez le tollé si Denis Coderre, après son élection à la mairie de Montréal en 2013, avait nommé un membre de l’organisation de son parti politique au poste de directeur général de la Ville (poste assorti d’une rémunération annuelle de 315 000 $). Pis encore, si ledit membre ne comptait aucune expérience en gestion municipale…

Pourtant, c’est exactement ce qui vient de se passer à Boucherville, ville de banlieue que plus d’un qualifie de « ville-dortoir » – loin des radars. En effet, la semaine dernière, on apprenait que le maire Jean Martel avait arrêté son choix sur Roger Maisonneuve pour remplacer Claude Caron, le directeur général parti à la retraite au terme d’une carrière longue de 40 ans à la Ville.

Mais qui est Roger Maisonneuve? Un avocat (comme le maire). Qui plus est, il a été le représentant officiel et l’agent officiel d’Option citoyens citoyennes, le parti politique du maire, de sa création en 2009 jusqu’au 2 novembre 2014. Un type qui avoue lui-même n’avoir aucune expérience du milieu municipal, ce qui ne l’empêchera pas de recevoir un salaire de près de 190 000 $ par année, en plus des généreux régimes d’avantages sociaux (ce qui inclut une allocation de voiture) et de retraite dont bénéficient les fonctionnaires municipaux.

Et tout cela sans qu’il y ait eu d’affichage de poste ou d’évaluation d’autres candidatures pour pourvoir au poste de premier fonctionnaire de la Ville!

Pour justifier son choix, notre maire a invoqué deux arguments principaux : il trouvait trop fastidieux le processus d’embauche à l’externe et il voulait quelqu’un « qui comprend bien sa démarche politique ». Le message est clair : le maire se cherchait un béni-oui-oui, quelqu’un qui n’oserait pas remettre en question ses choix politiques. Il faut savoir que peu de temps après l’élection de l’actuel maire, le directeur général de l’époque, Daniel McCraw (un homme très compétent et respecté dans le milieu) avait soudainement annoncé son départ à la retraite – lui qui s’était engagé publiquement à demeurer en fonctions au moins jusqu’à la fin du mandat 2009-2013. Quelques mois plus tard, il acceptait le poste de directeur général de la Ville de Mont-Saint-Hilaire.

Départ à la retraite ou congédiement déguisé? D’une façon ou d’une autre, son départ avait coûté aux contribuables bouchervillois un an de salaire plus cinq semaines de vacances…

Or, quelqu’un qui comprend la démarche politique actuelle du maire ne peut que constater que ce n’est pas ce qu’un maire compétent doit rechercher dans un candidat pour occuper le poste de DG. Le travail du directeur général d’une municipalité consiste à veiller à la gestion quotidienne de la ville. Le maire quant à lui dirige son conseil municipal et agit en tant que président du conseil d’administration qu’est un conseil municipal. Il doit y avoir une séparation nette et claire entre les deux fonctions, entre l’opérationnel et l’exécutif.

Depuis plusieurs années, je suis à même de constater comment l’absence d’opposition en politique agit comme une véritable gangrène en effritant la confiance des citoyens et en alimentant leur cynisme. À Boucherville, le maire Martel agit en véritable potentat depuis sa première élection au poste de premier magistrat en novembre 2009. Habitué, depuis, de diriger en roi et maître, il ne tolère aucune forme d’opposition – quelle qu’en soit la provenance. Combien de fois je l’ai vu rabrouer des citoyens-contribuables en pleine séance publique du conseil municipal à l’hôtel de ville quand ces derniers « osaient » critiquer ses décisions ou les remettre en question ou encore simplement lui poser des questions qui ne faisaient pas son affaire.

Lui qui s’était engagé à faire de la politique autrement, à être à l’écoute des citoyens agit comme un vieux monarque issu d’une ère révolue et traite presque avec mépris quiconque ose penser que sa façon de faire n’est peut-être pas dans l’intérêt supérieur de l’ensemble de la communauté qu’il a été élu pour représenter. Boucherville est devenue une communauté sectaire où quiconque ne louange pas le premier magistrat et ses décisions est rapidement taxé de « négatif » pour avoir osé soulever des questions ou exprimer une opinion autre.

L’absence d’opposition en politique nuit-elle à la démocratie? Je le crois fermement, car l’opposition fait partie intégrante de la démocratie. En son absence, le vide créé est rapidement comblé par des abus de tous genres. En jetant son dévolu sur son ancien agent officiel, Jean Martel démontre qu’il pense à ses intérêts avant ceux de ses concitoyens. Quant aux Bouchervillois, en plus de se retrouver avec un maire se croyant investi de tous les pouvoirs, ils devront accepter et s’habituer à un premier fonctionnaire ayant très peu d’expérience de la machine municipale et un fort penchant politique pour son patron – du moins jusqu’aux élections de 2017. Nous le paierons 190 000 $ par année + avantages pour qu’il fasse ses classes.

Comme citoyen, ça m’inquiète; comme contribuable, ça me dégoûte, le « club des p’tits amis », cette façon de faire de la politique dont les citoyens sont écœurés – et avec raison. D’une façon ou d’une autre, ça n’augure rien de bon pour l’avenir de Boucherville.

Sébastien St-François

Débat : silence radio

Le 19 septembre dernier, lors du lancement officiel de sa campagne, la candidate indépendante à la mairie, Mme Francine Crevier Bélair, lançait à son adversaire politique une invitation à un débat. Depuis, c’est le silence radio du côté d’Option Citoyens Citoyennes, le parti politique dirigé par Jean Martel.

Rien sur le site Web, la page Facebook ou le fil Twitter d’Option Citoyens Citoyennes à ce sujet. Niet. « Zéro pis une barre. »

J’avoue que cela me surprend, pour deux raisons. Premièrement, Jean Martel avait été le premier des candidats à la mairie en 2009 à demander un débat des chefs. Deuxièmement, Jean Martel semble très fier de son bilan 2009-2013. Pourquoi alors ne pas sauter sur l’occasion de pouvoir croiser le fer avec son adversaire, fort de ce bilan qui considère très positif?

Comme électeur, je souhaite qu’un tel débat ait lieu afin que nous puissions entendre ce que les aspirants à la mairie ont à nous dire et faire un choix éclairé le 3 novembre prochain. À mon avis, un débat est un exercice essentiel étant donné que le poste de premier magistrat de Boucherville est convoité par plus d’une personne. Les électeurs doivent avoir l’occasion d’évaluer les candidats dans le feu de l’action, et rien ne peut les placer dans le feu de l’action comme un débat.

C’est donc bien étrange, ce silence radio du côté de Jean Martel…

Sébastien St-François

Y a-t-il quelqu’un à la mairie?

Mardi 22 septembre, dans l’impossibilité de me rendre physiquement à l’hôtel de ville, j’ai assisté à la période de questions en début de séance ordinaire du conseil municipal via TVRS. Après tout, ce service nous coûte quelque 10 000 $ par année, aussi bien nous en servir…

Courte période de questions ce mois-ci, un seul citoyen. Un homme qui habite Boucherville depuis plusieurs années et qui est aussi propriétaire d’une bâtisse dans le parc industriel. Il appert que le secteur est desservi par des fossés faisant figure d’égouts pluviaux et que ces fossés débordent souvent. Le citoyen en question a donc voulu demander au maire ce que la Ville compte faire pour régler ce problème persistent. Encore une fois, le maire a simplement renvoyé la question aux travaux publics et au directeur général. Je me mets à la place de ce citoyen, qui paie deux comptes de taxes à la Ville chaque année, et qui quitte l’assemblée sans réponse à sa question. Ce triste spectacle semble se répéter de mois en mois.

Cependant, à la fin de la séance (parole aux conseillers), notre maire fut bien fier de féliciter et de remercier le comité d’organisation des fêtes du 350e (en 2017). Les conseillers ont – bien sûr – suivi l’initiative du maire. Quelle jovialité autour de la table… Je n’ai rien contre la participation citoyenne à l’organisation de ces fêtes, je n’ai rien contre la tenue de ces fêtes (je suis, après tout, un fier Bouchervillois de longue date). Mais les priorités, elles, qu’en fait-on? La deuxième caserne, la nouvelle piscine, etc. Maintenant, l’administration municipale veut donner la priorité à un centre d’art, aménagé dans la bâtisse délabrée de l’ancien hôtel de Boucherville, sur Marie-Victorin. J’ai deux questions. D’abord, pour combien de personnes de ce centre d’art est-il une priorité? 10, 20, 50, 100? Ensuite, combien coûtera ce projet – vu que la bâtisse en état lamentable nécessitera de très coûteuses rénovations pour être conforme aux lois – pour plaire à ces 10, 20, 50 ou 100 personnes? Pour le sens des priorités, encore une fois, on repassera…

Si vous n’avez jamais regardé la séance du conseil via TVRS sur Internet, je vous invite à vivre l’expérience. Observez le langage corporel du maire. J’ai rarement vu une personne au regard aussi fuyant. C’est mon opinion bien personnelle, mais son langage corporel ne dégage pas la confiance et n’inspire pas confiance. Il est bien à l’aise d’accueillir ses convives à ses déjeuners, d’inaugurer des terrains de pétanque, de distribuer des fonds publics à des organismes, mais lorsqu’il est question de répondre aux doléances légitimes de celles et ceux qui contribuent à remplir les coffres de la Ville chaque année, son malaise est palpable.

Encore une fois, y a-t-il quelqu’un à la mairie?

Sébastien St-François

Note : Après quelques semaines mouvementées suivant le décès de mon père, le 2 septembre dernier, je serai de retour aux « Bouchervillois de la table ronde » demain, le 23 septembre, de 11 h 30 à midi sur les ondes du FM 103,3 avec Louis-Philippe Guy.