Archives du mot-clé Lise Roy

Mon souhait pour l’élection municipale de 2017


La période des mises en candidature tire à sa fin. L’équipe Option citoyens citoyennes (OCC), dirigée par Jean Martel, arrive à la fin de son deuxième mandat. Depuis 2009, elle règne sur la ville et nos taxes sans opposition, exception faite de la période pendant laquelle Francine Crevier Bélair avait siégé comme indépendante après avoir voté contre un PTI et s’être faite éjecter du caucus de Jean Martel. Lire la suite

Mes commentaires sur le bilan dressé par Jean Martel

Si vous lisez La Relève, vous avez sûrement remarqué la pleine page consacrée au bilan que fait Jean Martel de ses trois années comme maire. Sujet abordé au cours de ma chronique radio vendredi dernier, je me permets de revenir sur certains points – cette fois par écrit.

  • Terre agricole : Le maire affirme que ce fut un excellent achat et que la Ville pourrait se départir du terrain à un prix nettement supérieur à celui de l’achat (1,2 M$, soit 0,23 $ le pied carré). Dispose-t-il d’un rapport d’expertise qui appuie cette affirmation? Cette hypothèse est-elle celle de Lise Roy? Plus fondamentalement, est-ce le rôle d’une Ville de procéder à de tels achats quand les besoins prioritaires sont criants?
  • Litige opposant la Ville aux Entreprises Argo inc. : On apprend dans le bilan que c’est la capacité sanitaire insuffisante qui ne pourrait pas permettre à autant de personnes d’habiter les tours d’habitation envisagées. Or, dans un communiqué de la Ville datée du 16 novembre 2010, on peut lire : « Compte tenu de ses orientations politiques en matière de développement urbain, le conseil municipal actuel de la Ville de Boucherville souhaite revoir certains éléments du projet […], notamment la hauteur des tours d’habitation envisagées. » La raison invoquée en 2010 est de nature nettement politique et jamais un quelconque problème relié à la capacité sanitaire n’a été soulevé pour justifier la suspension du projet. Il faut se rappeler que cette suspension du projet fait fi d’une entente signée en bonne et due forme avec le conseil municipal précédent en 2006… Je suis d’ailleurs surpris que la Ville n’ait pas encore été poursuivie dans ce dossier.
  • Centre multisports : « On a lancé beaucoup de chiffres erronés. En fait, elle [la Ville] s’engageait à louer un temps d’utilisation pour un maximum de 750 000 $ annuellement. En contrepartie, elle évaluait les taxes annuelles à recevoir entre 400 000 $ et 500 000 $. » Je ne sais pas qui a avancé des chiffres autres que ceux-là, ce sont les chiffres que j’ai entendus et vus depuis le début de cette saga. Cependant, ce que le maire omet de mentionner est que l’entente de location serait d’une durée de 20 à 25 ans (donc, un engagement total de 15 M$ à 18,75 M$), que la Ville investissait 2 M$ dans la construction du prolongement de la rue Jean-Deslauriers et que la moitié des taxes perçues aurait été envoyée à l’agglomération. Quant aux conséquences en cas d’une éventuelle faillite du promoteur privé, le maire a heureusement fini par faire volte-face, mais le projet n’est pas mort pour autant…
  • Piste cyclable : Jusqu’à maintenant, Jean Martel a porté le blâme dans ce dossier (on n’a pas suffisamment bien expliqué le projet). Maintenant, il accuse ses concitoyens d’avoir fait de la désinformation. Pourtant, les données se trouvent noir sur blanc dans le PTI 2012-2013-2014 : pavage de Montarville, 3,5 M$ (2012, ligne 40); pavage de l’accotement sur Montarville, 1 M$ (2012, ligne 89); passerelle au-dessus de la 20, 6,25 M$ (2013, ligne 90). M. Martel « omet » de faire mention de cette passerelle (la suite de son projet si la phase 1 avait été de l’avant). Adressez-vous au greffe pour obtenir copie du PTI 2012-2013-2014. Le fait qu’il méprise ainsi 1046 de ses concitoyens qui ont exercé leur droit démocratique de signer un registre n’est pas digne de sa fonction. Son projet ne tenait pas la route, et ces citoyens ont vu juste. Il n’a pas été élu maire pour satisfaire ses désirs de cycliste à nos frais, et je n’ai aucune envie d’habiter sous un potentat comme à Laval. Un maire doit être au service de ses citoyens et non l’inverse.
  • Taux de taxation : M. Martel affirme que notre Ville est devenue la moins taxée de l’agglomération. Notre taux de taxation résidentiel s’établit à 0,7762 $ par 100 $ d’évaluation en 2012. Sur le Web, on peut lire que le taux de taxation résidentiel se chiffre à 0,7409 $ et à 0,7376 $ par 100 $ d’évaluation à Saint-Bruno-de-Montarville et à Brossard respectivement… Où est l’erreur? Ensuite, M. Martel affirme que « l’augmentation du pourcentage des taxes (sic!) est moindre d’une année à l’autre » (+3,95 % en 2010, + 1,95 % en 2011, +1 % en 2012). En contrepartie, ces baisses de hausses de taxes ont été accompagnées de hausses successives des surplus annuels : 2,9 M$ en 2009, 4,9 M$ en 2010, 6,8 M$ en 2011. Conclusion : la Ville perçoit beaucoup plus que ce dont elle a besoin pour s’acquitter de ses obligations. Faites le calcul et ça tourne autour des 7 % par année si nous combinons la hausse annuelle du taux de taxation et le surplus dégagé au terme de l’exercice précédent.
  • Affectation des surplus : M. Martel affirme que les surplus « servent en bonne partie à abaisser la dette accumulée de la Ville ». Concrètement, un montant de 2,62 M$ (dont 0,551 M$ en soldes disponibles sur règlements d’emprunt) – et non les 5,4 M$ annoncés – est affecté en 2012. Les surplus ont notamment servi à acheter la terre agricole (1,2 M$) et le terrain de La Saulaie (2,3 M$), à agrandir le Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$ investis dans une bâtisse valant dix fois moins au départ), à rénover l’Hôtel Boucherville (montant à déterminer) et à payer au comptant toutes sortes d’autres « bébelles ». En réalité, une bonne partie des surplus servent à réaliser les promesses électorales de Jean Martel – qu’une majorité d’électeurs n’aient pas voté pour ces promesses en 2009 n’importe pas pour le maire.

À un an des prochaines élections, le maire ressent le besoin de dresser un bilan détaillé rappelant à la population ce qu’il considère comme ses nombreuses réalisations. C’est son droit, mais c’est le bilan qu’en fera chaque citoyen qui comptera vraiment. En effet, c’est à chacun d’entre nous de décider si la Ville de Boucherville se dirige dans la bonne direction. Pour ma part, plusieurs dossiers bien plus prioritaires que ceux mis de l’avant par Jean Martel traînent en longueur ou accusent du retard. Mais, pour nous consoler, nous avons une terre agricole sur laquelle nous pourrons faire la culture de la vigne et un terrain juxtaposé au parc de La Frayère avec vue sur le fleuve. L’actuelle administration municipale met-elle vraiment les priorités aux bonnes places? Cette question, c’est à vous d’y répondre.

Sébastien St-François

Des surplus, c’est bien, mais jusqu’à quel point?

Nous avons appris notamment dans La Relève du mercredi 2 mai que la Ville de Boucherville dégage un surplus d’environ 6,8 M$ pour 2011. C’est beaucoup d’argent! Ce surplus s’ajoute à un surplus de 2,9 M$ en 2009 (legs de l’administration Gadbois) et de 4,9 M$ en 2010. Donc, les surplus totalisent 14,6 M$ sur trois exercices budgétaires.

On se rappellera qu’un montant de 2,3 M$ avait été affecté à même le surplus de l’an dernier pour acheter au comptant le terrain « La Saulaie » – un projet électoral controversé s’il y en a un. Bonne nouvelle pour 2012 : 79,4 % de ce surplus seront affectés au remboursement de la dette. N’oublions pas cependant que 2013 est une année électorale et que pour attraper beaucoup de poissons, l’hameçon doit être attirant et fort…

Comme pour les surplus de 2009 et de 2010, on explique encore cette année que ce surplus provient d’une augmentation des revenus (taxes foncières, tarification, droits de mutation) et d’une réduction des dépenses. Des surplus sont préférables à des déficits (que les villes ne peuvent enregistrer de toute façon), c’est vrai. Mais à prendre acte de la hauteur des surplus dégagés par Boucherville depuis quelques années, il y a de quoi laisser pantois. Ne faut-il pas se demander sila Ville ne perçoit pas trop d’argent des contribuables? Je crois qu’il le faut!

Une constatation s’impose : si la Ville affiche un tel surplus depuis 2009 et particulièrement en 2011 – malgré plusieurs dépenses qualifiées de frivoles ou d’inutiles par certains –, c’est entre autres parce que l’administration précédente a légué à l’administration actuelle une ville en grande santé financière.

Par ailleurs, l’entretien des infrastructures demeure très négligé (malgré le message contraire véhiculé par la Ville) et le « déficit des infrastructures » ne cesse de croître d’année en année. Il vous suffit de jeter un coup d’œil sur nombre de rues sur notre territoire, les signes d’usure sont visibles. Un plus grand nombre de travaux de réfection des rues des quartiers plus vieux auraient dû être planifiés et effectués avant d’afficher un tel surplus. Si l’accélération de la réfection des infrastructures ne représente pas une priorité pour l’équipe Martel, alors les hausses de taxes des dernières années n’étaient pas absolument nécessaires.

Une chose est sûre : la confirmation d’un tel surplus ne veut absolument pas dire que le conseil municipal fait bien les choses ou gère bien les finances de la Ville. Au contraire, je suis d’avis qu’une saine gestion doit s’assurer d’utiliser TOUS les revenus de la Ville, et ce, à bon escient, l’objectif étant d’en faire le plus possible avec son argent. Il y a lieu de se demander si le maire et les conseillers responsables des finances (Dominic Lévesque et Lise Roy) ont l’expérience nécessaire pour bien gérer les deniers, l’accumulation de surplus n’étant pas une preuve de gestion adroite, efficace et réfléchie. Bien gérer, ce n’est pas accumuler de grands surplus. Accumuler des surplus n’est souvent rien de moins qu’une manœuvre très électoraliste.

Sébastien St-François

Depuis quand la Ville de Boucherville appartient-elle à Option citoyens-citoyennes?

Lors de la séance publique du lundi 20 février, nous avons appris que Francine Crevier Bélair perdait sa place au sein de la Commission de la sécurité publique de l’agglomération de Longueuil ainsi que du Groupe de travail sur les mesures d’urgence de la ville de Boucherville. Elle est remplacée par Mme Lise Roy, conseillère représentant le district 8.

Pour justifier le retrait de ces fonctions à Mme Crevier Bélair, le maire Jean Martel a fourni une explication carrément loufoque : le lien de confiance entre elle et Option citoyens-citoyennes est rompu. Quel grand démocrate, notre maire! Selon sa logique, si vous n’êtes pas membre de l’équipe au pouvoir, vous n’avez aucun droit de représentation ou de représentativité. Et qu’arrive-t-il des citoyens alors?

M. Martel et ses sbires devraient pourtant savoir que la Ville de Boucherville n’appartient pas à Option citoyens-citoyennes! Que ce soit au Parlement canadien, à l’Assemblée nationale ou dans d’autres municipalités qui comptent de l’opposition et qui ne sont donc pas régies par une équipe arrogante dont les membres se prennent pour de petits roitelets, les membres de l’opposition siègent aux comités et aux commissions. C’est une condition sine qua non de toute saine démocratie.

Quel mépris pour la démocratie et pour les citoyens de Boucherville qui ne sont pas partisans de son « p’tit club d’amis »! Jean Martel en fait la preuve en justifiant sa décision de retirer à Mme Crevier Bélair des fonctions qu’elle gérait de façon compétente, uniquement parce qu’elle n’est plus membre de son parti politique : « Tu n’es plus mon ami, alors je ne te laisse plus jouer avec mes jouets! » Quelle belle preuve d’infantilisme de la part de celui qui a été élu pour occuper le poste de premier magistrat de la Ville et dont le mandat principal est de gérer la Ville dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens. De toute évidence, M. Martel n’en est pas capable et celles et ceux qui ne partagent pas sa vision et ses priorités électorales sont laissés pour compte!

Concentration des pouvoirs

Par ailleurs, et à la suite des nominations effectuées lors de la même séance publique, il s’avère que les responsabilités des dossiers importants de la Ville sont de plus en plus concentrées entre les mains des quelques personnes suivantes :

Dominic Lévesque
Président de la Commission des finances et des ressources humaines de la Ville (là où tous les dossiers d’infrastructure, de construction de rues neuves, de construction de nouveaux bâtiments, d’entretien des bâtiments et d’entretien général de la ville sont décidés);
Coprésident de la Commission des finances de l’agglomération;
Conseiller responsable des communications à la Ville de Boucherville – tout ce qui concerne les communications passe par lui.

Lise Roy
Présidente de la Commission de la circulation et du transport;
Membre de la Commission des finances et des ressources humaines de la Ville (ce qui lui donne accès à de l’information privilégiée étant donné son travail d’agent immobilier active sur le territoire de Boucherville);
Membre de la Commission de la sécurité publique de l’agglo (service de police et sécurité incendie – donc, le dossier de la 2e caserne de pompiers), en remplacement de Mme Crevier Bélair;
Membre du Groupe de travail sur les mesures d’urgence, en remplacement de Mme Crevier Bélair;
Représentante de la Ville de Boucherville au CLD (Centre local de développement Longueuil);
Représentante de la Ville de Boucherville à la Société locale d’investissement dans le développement de l’emploi de Longueuil (SOLIDE).

Alexandra Capone
Représentante de la Ville de Boucherville au RTL;
Vice-présidente du Comité consultatif d’urbanisme, responsable des industries et des commerces (tous les dossiers importants de l’urbanisme, ce qui inclut les bâtiments sportifs);
Membre de la Commission de la circulation et du transport de la Ville;
Représentante de la Ville de Boucherville au conseil d’administration du Centre multifonctionnel Francine Gadbois.

Les quatre autres conseillers – Yan Savaria, Anne Barabé, Jacqueline Boubane et Magalie Quéval – semblent se partager les miettes qui restent. Je me demande bien comment ils peuvent se sentir valorisés dans leur rôle d’élu municipal…

À lire la longue liste de ses affectations et responsabilités, Mme Lise Roy sera peut-être contrainte de laisser tomber la vente de maisons pendant un certain temps afin d’éliminer du coup une grosse apparence de conflit d’intérêts pour ne pas parler d’un conflit d’intérêts certain. Quant à Dominic Lévesque, tout indique qu’il continuera d’enfreindre la Loi sur les cités et villes de par son rôle de conseiller responsable des communications de la Ville.

En fait, et il ne faut pas se le cacher, depuis novembre 2009, c’est Option citoyens-citoyennes qui gère la Ville, et ce, de façon très partisane! La démocratie bat de l’aile à Boucherville, à l’exemple de ce qui se passe au sein du conseil municipal. Dans quelle mesure les citoyens qui ne sont pas partisans d’Option citoyens-citoyennes ont-ils droit à la même qualité de représentation que les « fidèles du parti »? C’est difficile à dire. Permettez-moi toutefois de douter de l’existence d’une possible égalité de traitement, juste à voir comment Jean Martel traite les « dissidents » au sein de son propre conseil. Pourtant, tous ont été élus selon les mêmes règles démocratiques et sont investis des mêmes droits.

Sébastien St-François

Parlons d’éthique…

Aujourd’hui, tout le monde parle d’éthique… Le terme « éthique » est devenu un mot à la mode qui est galvaudé dans toutes sortes de contextes. Les conseils municipaux se vantent d’avoir adopté leur code d’éthique pour se conformer à la loi provinciale. Mais qu’en est-il sur le terrain?

Rappelons-nous que Jean Martel et l’équipe Options citoyens-citoyennes avaient promis la « mise à jour du code d’éthique et [la] création d’un poste de commissaire à l’éthique ». À les écouter pendant la dernière campagne électorale, on aurait pu croire que le conseil précédent était corrompu à l’os et qu’il y avait péril en la demeure.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’éthique au sein du conseil actuel? Nonobstant les nombreuses fois où un élu quitte la salle pendant les séances publiques en invoquant un possible conflit d’intérêts, parlons de deux cas précis :

Dominic Lévesque : C’est le conseiller « responsable des communications ». Tout ce qui concerne les communications passe par lui. Or, le service des communications doit relever de la fonction publique et la Loi sur les cités et villes ne permet pas une telle ingérence du politique dans la fonction publique. Rappelons-nous qu’un changement d’organigramme du service des communications avait été entériné en séance ordinaire du conseil pour faire en sorte que le service n’ait plus de directeur/directrice à la suite du départ de Michèle Fournier. Dominic Lévesque peut bien vouloir s’approprier le rôle de directeur des communications, mais la Loi sur les cités et villes le lui interdit. Il faudrait qu’il démissionne de son poste d’élu pour occuper légitimement cette fonction (à supposer qu’il aurait les compétences nécessaires pour le faire).

Lise Roy : Cette conseillère est aussi agente immobilière active sur le territoire de Boucherville. Elle préside la Commission de la circulation et du transport de Boucherville, est membre du groupe de travail sur les ressources financières et les ressources humaines et est donc au courant de toutes les dépenses prévues en infrastructures, en construction de nouvelles rues et en nouveaux projets. Elle est aussi membre du CLD (Centre local de développement Longueuil) et de la Société locale d’investissement dans le développement de l’emploi de Longueuil (SOLIDE). Enfin, comme membre du conseil municipal, elle assiste à toutes les réunions où les demandes des promoteurs immobiliers sont discutées.

Tire-t-elle un avantage professionnel de sa fonction d’élue? À vous d’en juger! On parle ici d’une agente immobilière active sur le territoire de la ville et qui a accès à de l’information privilégiée de par sa fonction d’élue. Est-elle en conflit d’intérêts? Il y a lieu de se poser la question. À tout le moins, il y a une apparence de conflit. Et, en politique, l’apparence est souvent perçue comme la vérité…

Parler éthique est une chose. Agir de façon éthique en est une autre. L’éthique ne doit pas se limiter à des déclarations laconiques; elle doit être appuyée par des gestes concrets.

Sébastien St-François