Archives du mot-clé La Seigneurie

La Relève refuse d’acquiescer à une demande légitime du CPQ

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Vous vous rappellerez que, en mars dernier, l’éditeur de La Relève, Charles Desmarteau a essuyé un blâme sévère du Conseil de presse du Québec (CPQ) pour son manque d’indépendance vis-à-vis de l’administration Martel. Lire la suite

Blâme de manque d’indépendance rendu par le Conseil de presse du Québec

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La Relève se targe d’être un « journal hebdomadaire indépendant » sur son site Web ainsi que sur la couverture de sa version imprimée que nous recevons dans le Publi-Sac chaque semaine.

Pourtant, il vient d’essuyer un troisième blâme pour manque d’indépendance du Conseil de presse du Québec. Journal indépendant? Pas quand il est question de l’administration municipale de Jean Martel. Je vous rappelle les deux blâmes portés contre La Relève en 2016 dans le dossier d’un concitoyen. Lire la suite

Mort du quatrième pouvoir à Boucherville

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La nouvelle est sortie le jeudi 29 septembre : TC Média a vendu deux hebdos locaux – en l’occurrence La Seigneurie de Boucherville et L’information de Sainte-Julie – au Groupe Messier, propriétaire de La Relève. Ces deux territoires, Boucherville et Sainte-Julie, sont également couverts par La Relève. Lire la suite

Que se passe-t-il au sein d’Option Citoyens Citoyennes?

imageAdaptation d’une photo des archives de TC Media

Quelques mois après la démission de la conseillère municipale Alexandra Capone en février dernier, c’est maintenant au tour de Yan Savaria-Laquerre de claquer la porte au parti fondé par Jean Martel, maire de Boucherville, en 2009. Lire la suite

Abolissons les pots à biscuits!

imageSource : Archives TC Média

La nouvelle est sortie il y a une dizaine de jours : Alexandra Capone, conseillère municipale représentant le district 3 à Boucherville et membre de la formation politique Option citoyens-citoyennes depuis sa fondation en 2009, a annoncé qu’elle démissionnait de son poste en plein mandat.

Pour expliquer sa décision, elle a invoqué des « motifs d’ordre personnel ». Dans le plus récent numéro du journal local La Relève, on en apprend un peu plus : Mme Capone a perdu la piqûre de la politique et a du ménage à faire dans sa vie familiale et personnelle. C’est son droit le plus légitime de prendre les mesures qu’elle juge nécessaires pour remettre de l’ordre dans sa vie.

Par ailleurs, on peut lire sur le site Web de La Seigneurie que la démissionnaire a droit d’office à une prime de départ et une prime de transition, dont le montant total frise les 30 000 $ (29 137,65 $ plus exactement, selon le journal).

C’est là où je décroche – encore une fois – comme contribuable. Le simple travailleur qui démissionne n’a droit à rien – même pas à l’assurance-emploi à laquelle il cotise pourtant lorsqu’il occupe un emploi. La politique demeure à ce jour, en 2016, un des seuls secteurs d’activités où les démissionnaires sont récompensés pour leur décision de laisser en plan les citoyens qu’ils représentent en plein mandat et, ce faisant, d’obliger la tenue d’une élection partielle – aux frais de celles et ceux qui paient déjà contre leur gré ces primes injustifiées en cas de démission.

Mme Capone était pleinement en droit de démissionner si ses fonctions d’élue municipale nuisaient à sa vie. Les contribuables ne devraient pas pour autant devoir la récompenser à hauteur de 30 000 $. Je sais que ces montants sont prévus d’office à la loi (à quand leur abolition, voilà la question qui tue), mais Mme Capone aurait pu y renoncer. Voilà une autre politicienne qui rate sa sortie en décidant de puiser dans le pot à biscuits au moment de tirer sa révérence, perpétuant ainsi à son tour l’impression que les membres de la classe politique sont des profiteurs.

Sébastien St-François

D’une désinvolture révoltante

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Source : TC Media – Archives

Je tiens à remercier une fois de plus le journal La Seigneurie pour sa couverture journalistique rigoureuse de ce qu’est devenue la « saga du Café centre d’art ». Les Bouchervillois qui se fient uniquement à l’autre hebdo local pour s’informer sur l’actualité municipale n’ont pas droit à la même information sur ce dossier. Ces mêmes Bouchervillois ne savent même pas que le maire Jean Martel fait l’objet d’une plainte déposée auprès de la Commission municipale du Québec à la suite de la nomination de Roger Maisonneuve au poste de directeur général de la Ville. Un dossier ayant pourtant suscité l’intérêt de médias nationaux comme TVA et Radio-Canada!

À la page 3 de son numéro du mercredi 30 septembre, La Seigneurie nous informe que le Café centre d’art n’aura pas coûté 4,8 M$, mais plutôt au moins 7,4 M$ (un dépassement de coûts d’au moins 54 %!)… Au moins parce qu’il reste encore des coûts à venir : poursuites contre la Ville intentées par des sous-traitants de l’entrepreneur disparu dans la nature (tout comme l’assureur de ce dernier), aménagement de quelques cases de stationnement sur un terrain payé 220 000 $, etc. Le journaliste Olivier Robichaud invoque la possibilité que la facture finale atteigne 8,5 M$ – ce qui représenterait un dépassement de non moins de 77 % du budget initialement prévu de 4,8 M$. N’importe quel gestionnaire responsable d’un tel dépassement de coûts serait normalement congédié.

J’ai souvent commenté ce dossier au fil des ans et dénoncé à plus d’une reprise le coût de ce projet. Mon opinion sur ce projet et sur la façon dont il a été financé est bien connue et ne changera pas. Cependant, ce qui m’irrite encore plus est l’attitude totalement désinvolte du maire Martel et de son équipe. « C’est sûr que je me serais passé de tout ça [bon nombre de ses concitoyens aussi], mais c’est fait et aujourd’hui on assiste au produit final », peut-on lire dans l’article du journaliste.

Pis encore, Jean Martel espère que son Café centre d’art serve de moteur économique pour ce secteur de Boucherville [le Vieux-Boucherville]. Je ne sais pas sur quoi repose sa prétendue expertise en matière d’économie ou de finances, mais au prix que ce centre a coûté, il faudra attendre de très longues années avant que l’« investissement » ne se rentabilise et ne commence à générer des profits pour la Ville au bénéfice des contribuables qui sont passés à la caisse pour financer le projet.

« C’est un édifice qui date de 1892, donc il y a toujours des surprises. » C’était évident dès le départ. C’était écrit dans le ciel… Cette désinvolture de la part d’un premier magistrat qui se targue chaque année d’appliquer une « taxation limitée et responsable » et qui se pavane partout pour vanter ses prétendus talents autoproclamés de grand gestionnaire devrait plutôt ravaler sa fierté et se montrer plus humble. Dans la conjoncture économique et politique actuelle, un dépassement de coûts qui se chiffre à l’heure actuelle à au moins 54 % et pourrait atteindre 77 % est inacceptable et témoigne d’une totale incompétence. Plus d’un politicien serait crucifié sur la place publique en pareilles circonstances. Et les Bouchervillois ont tout autant raison de craindre de nouveaux dépassements de coûts dans le mégaprojet du complexe aquatique, dont la gestion a été confiée par Jean Martel à son directeur général, Roger Maisonneuve, qui n’a aucune expérience en pareille matière.

Mais, c’est vrai, la dette a baissé! Certaines gens pensent donc que Jean Martel et ses sbires font un EXCELLENT travail… Mais il ne faudrait pas perdre de vue que cette baisse de la dette leur sert aussi d’écran de fumée pour faire oublier les millions de dollars de notre argent qu’ils ont dilapidés dans des projets bien secondaires, voire farfelus, depuis leur élection en 2009.

Sébastien St-François

Un véritable fiasco aux frais des contribuables…

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Je viens de lire la couverture du journal La Seigneurie sur le café-centre d’arts dans son numéro du mercredi 5 août 2015. Je suis bouche bée. Dès le départ, j’avais prédit que la facture totale de ce projet frôlerait ou dépasserait les 10 M$, mais j’espérais avoir tort. Si mon calcul est bon, 4,8 M$ + 2,3 M$ en poursuites actuellement (d’autres sont peut-être à venir selon le journal) = 7,1 M$. Ajoutons à cette somme quelque 1,1 M$ pour l’expropriation, Dieu sait combien en honoraires d’avocats payés dans ce dossier depuis le début, plus de 500 000 $ pour l’aménagement de quelques cases de stationnement et ce n’est toujours pas fini… Pis encore, une bonne partie de ces montants a été puisée directement des surplus non affectés de la Ville pour museler toute opposition citoyenne (aveu même du maire Jean Martel dans un article de La Seigneurie paru il y a quelques années). Cette administration municipale n’est plus digne de la confiance des contribuables de Boucherville.

On apprend aussi, à la page 4 du journal, que l’entreprise à laquelle la Ville avait confié la phase 3 du projet (3,4 M$) a disparu dans la nature, tout comme son assureur, Sûreté de l’Ouest du Canada. De toute évidence, les élus et/ou les fonctionnaires n’ont pas fait leurs devoirs. Mais encore, rappelons-nous que Jean Martel avait négocié pendant de longs mois en 2011-2012 avec Carol Brunet, un notaire radié et condamné pour détournement de fonds et non-paiement de factures, pour la construction d’un centre multisports évalué à 27 M$ sur notre territoire

Maintenant, la Ville se lance dans un gigantesque projet de complexe aquatique qu’elle évalue à 32 M$. Je prédis que la facture totale dépassera les 40 M$, car la réfection et la transformation d’un bâtiment remontant aux années 1960 nous réservent sûrement de nombreuses surprises. La Ville de Laval plane actuellement sur un projet de complexe aquatique de 40 M$, sauf que Laval compte plus de 400 000 habitants – soit près de dix fois plus que Boucherville. Pis encore, la gestion du projet sera confiée au nouveau directeur général, Roger Maisonneuve, celui même qui a avoué avoir une connaissance « de base » du fonctionnement de l’appareil municipal et qui n’a jamais géré un projet d’une telle envergure dans sa carrière. Rares sont les avocats qui sont de bons administrateurs, mais moult avocats aboutissent en politique et on connaît la suite – à tous les nouveaux de gouvernement. À Boucherville, notre premier magistrat et maintenant notre directeur général sont des avocats de profession. Cette administration municipale ne mérite plus la confiance des contribuables bouchervillois qui doivent financer contre leur gré leurs projets fantaisistes, irréfléchis et mal ficelés!

Sébastien St-François

Rendez-vous référendaire à Boucherville

NCAB_RAPPORT_140708_Images_35__vue_sur_els_2_bassins_Web__2014117152024Source : boucherville.ca

Le lundi 10 novembre, un total de 902 personnes se sont déplacées à l’hôtel de ville pour signer un registre afin de manifester à l’administration municipale leur opposition à un règlement d’emprunt de 34 M$ pour financer un futur complexe aquatique. En vertu de la loi, il fallait 804 signatures pour bloquer ledit règlement d’emprunt.

C’est la deuxième fois depuis l’entrée en fonctions du maire Jean Martel en 2009 que des citoyens se mobilisent pour bloquer un règlement d’emprunt. En effet, en mars 2012, 1047 citoyens s’étaient mobilisés pour bloquer un règlement d’emprunt beaucoup moins élevé concernant l’aménagement d’une piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno. Dans ce dossier, on connaît la suite. Plus tôt cette année, le maire est revenu à la charge avec le même projet de piste cyclable – cette fois décidant de faire fi de la démocratie en puisant dans les surplus de la Ville pour financer le projet au comptant et ainsi museler toute opposition possible de la part des citoyens. Ainsi est faite la Loi sur les cités et villes, censée protéger les citoyens des municipalités du Québec… J’avais écrit au ministre de l’époque, Sylvain Gaudreault, mais je n’avais eu droit qu’à un accusé de réception laconique en guise de réponse aux doléances exprimées dans ma lettre.

Dans le cas du complexe aquatique, la Ville ne dispose évidemment pas des liquidités nécessaires pour financer le projet au comptant. Donc, le soir même que le résultat de la signature de registre a été connu, le maire a annoncé que son projet fera l’objet d’un référendum en janvier ou février 2015.

Les citoyens ayant signé le registre ont voulu envoyer un message au conseil municipal, mais il y a lieu d’interpréter ce message correctement. Rares sont les Bouchervillois qui ne reconnaissent pas la vétusté de nos installations aquatiques et personne (à ma connaissance) ayant signé le registre ne s’oppose à la mise à niveau de ces installations qui ont vieilli au fil des ans. Là où ça accroche pour les signataires du registre, c’est au niveau du coût du projet proposé par l’administration municipale : 34 M$, c’est sans précédent, et ça ne tient pas compte des inévitables dépassements de coûts qu’on observe dans la vaste majorité des projets publics entrepris ici comme ailleurs. À Boucherville, pensons à des exemples récents comme le Cercle social Pierre-Boucher et le Centre d’arts. Dans un cas comme dans l’autre, le budget initialement annoncé n’a pas été respecté.

Le maire nous explique que nous devons agir rapidement pour ne pas perdre les quelque 10 M$ en subventions octroyées au projet. Il avance que le projet ne coûtera pas 34 M$, mais 24 M$. Il affirme également ceci, rapporté la semaine dernière par le journal La Seigneurie : « On a réussi à baisser la dette afin de se dégager une marge de manœuvre et être capable de réaliser le projet en limitant l’impact sur les comptes de taxes. »

À mon avis, un tel raisonnement ne tient pas la route pour deux raisons. Premièrement, qu’en est-il des autres priorités actuelles et futures de la municipalité? Pensons notamment aux travaux de réfection (voirie et réseau d’égouts). En 2009, notre déficit à cet égard atteignait quelque 40 kilomètres. Depuis 2009, selon le Palmarès des municipalités des HEC Montréal, la croissance annuelle moyenne des dépenses à ces chapitres a baissé de quelque 30 % dans le cas de Boucherville. Cela m’indique que le déficit se creuse depuis cinq ans. Quand on sait combien coûte la réfection complète (surface + souterrain) d’un kilomètre de voirie, nous en avons pour des dizaines de millions de dollars en dépenses prévisibles au cours des prochaines années – juste pour rattraper le retard accusé depuis le début du millénaire. Sachant cela, avons-nous vraiment les moyens de nous payer le complexe aquatique mis de l’avant par Jean Martel?

Deuxièmement, ce n’est pas parce que nous bénéficierions de subventions totalisant environ 10 M$ que nous avons les moyens de ce projet et que le coût définitif du projet se limitera à 34 M$ (24 M$ après subventions). C’est comme si vous aviez des travaux majeurs à faire effectuer sur votre maison. Votre budget est serré et vous devez également remplacer votre voiture. Vous n’en avez pas les moyens, mais vous vous laissez tenter par l’offre d’un vendeur de voitures de luxe, qui vous propose une réduction du prix de quelques milliers de dollars pour vous convaincre à signer… Est-il pour autant responsable de succomber à la tentation si la décision est mise en contexte?

Sur le plan démocratique, la signature du registre aura l’avantage de permettre la tenue d’un débat éclairé sur la question, et le fardeau de la preuve revient maintenant au conseil municipal. En effet, les membres du conseil municipal doivent nous donner toute l’information nécessaire afin que nous puissions nous prononcer sur leur projet en toute connaissance de cause. Les citoyens ont besoin d’obtenir les réponses à toutes leurs questions afin d’être en mesure de prendre une décision éclairée sur le bien-fondé d’investir autant d’argent dans un seul projet.

Quelques questions me viennent spontanément à l’esprit :

  1. En quoi ce projet (comprenons-nous bien, pas une mise à niveau de la piscine, mais le projet de 34 M$+ actuellement proposé par l’administration) est-il absolument nécessaire pour la population de Boucherville? Pourquoi un projet plus modeste et moins coûteux n’a-t-il pas été envisagé?
  2. En quoi ce projet est-il prioritaire et s’il allait de l’avant, quelle serait l’incidence sur la capacité de la Ville à financer adéquatement d’autres travaux prioritaires sans alourdir indûment le fardeau fiscal des contribuables?
  3. En quoi ce projet serait-il rentable pour Boucherville et sa population? Autrement dit, en avons-nous vraiment les moyens et quelle serait l’incidence (chiffrée) sur nos comptes de taxes futurs? L’information vague fournie par le maire à ce propos ne me satisfait pas.

Ce sera donc un dossier à suivre de près au cours des semaines et des mois à venir, et tout un chacun doit s’assurer d’avoir en main toute l’information pertinente et nécessaire pour prendre la décision la plus judicieuse qui soit en tenant compte de notre capacité de payer collective et des autres priorités de notre municipalité. Deux choix sont possibles : on accepte le grandiose projet qui nous est proposé ou on demande au conseil municipal de refaire ses devoirs et de nous revenir avec un nouveau projet plus modeste et donc d’une facture plus raisonnable.

Sébastien St-François

Une ville à contrecourant…

Assermentation novembre 2013Source : boucherville.ca

Décidément, les élus de Boucherville rament à contrecourant. Après avoir remis sur la table un projet de piste cyclable ayant été contesté par signature de registre en mars 2012 – faisant ainsi fi d’une contestation démocratique de plus de mille de leurs concitoyens –, voilà maintenant que les élus formant le conseil municipal de Boucherville se votent des allocations de transition.

Selon ce que nous apprend La Seigneurie, le maire ou un conseiller qui quitte ses fonctions aura droit à l’équivalent d’un an de salaire, soit plus de 79 000 $ pour le maire et entre 23 000 et 36 000 $ pour les conseillers. Cette allocation sera-t-elle versée en cas de départ forcé, dans la disgrâce, comme ce fut le cas récemment de Gérald Tremblay (à Montréal), de Richard Marcotte (à Mascouche) ou de Gilles Vaillancourt et d’Alexandre Duplessis (à Laval)? L’article ne nous le dit pas.

Cependant, un fait demeure. Ces allocations de transition ont de moins en moins la cote auprès des électeurs, et la pression publique se fait de plus en plus grande en faveur de l’abolition pure et simple de ces primes de départ, surtout lorsqu’elles ne sont pas méritées. Mais, à Boucherville, il n’y a pas d’opposition à l’hôtel de ville et très peu de pression publique, alors les élus font bien ce qu’ils veulent.

« En tant qu’élus, si on perd notre emploi, on n’a pas le droit à l’assurance-emploi », explique le maire Jean Martel. Bien, moi non plus, en tant que travailleur autonome, si mes clients me remercient du jour au lendemain, je n’aurai pas droit à l’assurance-emploi. Mais le maire insiste : il veut que les élus de Boucherville aient ce qui est prévu à la loi. La Loi sur le traitement des élus municipaux, une autre loi provinciale criblée de failles, au même titre que la Loi sur les cités et villes, et témoin d’une époque révolue.

On apprend également dans l’article de La Seigneurie que Jean Martel avait essayé de pratiquer le droit en parallèle durant son premier mandat, mais sans succès, faute de temps. C’est étrange, car je ne compte plus les fois qu’il s’est retiré en séance publique lorsqu’il était question de tours de télécommunications, se disant en conflit d’intérêts parce qu’il représentait un client dans ce domaine (ce faisant, choisissant de défendre son client plutôt que les citoyens de Boucherville). D’ailleurs, son profil professionnel figure toujours sur le site Web du cabinet d’avocats Séguin Racine, où on peut y lire qu’il agit à titre d’avocat-conseil du cabinet depuis son élection à la mairie en 2009.

En 2014, après tous les départs scandaleux ayant secoué le milieu municipal au Québec, ces allocations de transition ne se justifient tout simplement plus et c’est honteux que des élus peuvent encore s’en voter (autrement dit, que la loi provinciale leur permettant de le faire n’ait pas encore été modifiée). Un travailleur contractuel ne touche pas une prime à la fin de son contrat. Un salarié qui est mis à la porte en raison d’une malversation ne reçoit habituellement rien et se compte chanceux s’il n’est pas poursuivi par son employeur. Si le salarié quitte de son propre gré, il n’a pas droit lui non plus à l’assurance-emploi. Mais, en politique, tout passe. On vote des règlements et des lois et on pige dans la cagnotte des deniers publics. Et on ne se gêne surtout pas, y compris lorsqu’on quitte pour des raisons purement opportunistes comme Emmanuel Dubourg ou dans la disgrâce la plus totale comme Gilles Vaillancourt, accusé notamment de gangstérisme.

Il ne reste qu’à espérer que les allocations de transition que s’est voté le conseil municipal de Boucherville soient rigoureusement balisées et ne soient pas versées sous tous les prétextes. Mais il est permis d’en douter si nos élus se contentent d’appliquer ce que dit la loi…

Sébastien St-François