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Jean Martel en mode électoral, déjà?

12301567_10208217757661198_7441736374978979262_nSource : Ville de Boucherville

C’est mardi soir dernier que Dominic Lévesque, conseiller municipal responsable des finances, a présenté – avec l’enthousiasme et le charisme d’un « 2 par 4 » – les grandes lignes du budget 2016 de la Ville de Boucherville.

Deux ans avant les prochaines élections municipales, l’administration municipale se targue d’offrir un troisième gel de taxes en quatre ans. En ce qui me concerne, c’est un juste retour du balancier après des années de surplus indécents dégagés sur le dos des contribuables (4,8 M$ pour 2010, 5,85 M$ pour 2011, 7 M$ pour 2012, 4,2 M$ pour 2013, « seulement » 3,5 M$ en 2014). En clair, les contribuables bouchervillois ont été surtaxés pendant plusieurs années du règne de l’actuel maire de Boucherville. Il reste à voir l’incidence que la construction du méga complexe aquatique (annoncée à 32 M$ – on verra bien à combien montera la facture finale…) aura sur nos comptes de taxes futurs.

Ensuite, l’administration municipale se targue d’une quatrième baisse consécutive de la dette au 31 décembre 2015. D’abord, il faut relativer les choses : il s’agit d’une baisse de 500 000 $ sur un montant qui s’établissait à 98,6 M$ au 31 décembre 2014. Ensuite, c’est sûr que la dette baisse, car Jean Martel fait tout ce qu’il peut depuis plusieurs années – soit depuis la signature d’un registre en mars 2012 ayant eu pour effet de bloquer son projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville, projet ayant d’ailleurs été payé « cash » depuis, malgré la désapprobation exprimée antérieurement par quelque 1047 citoyens/contribuables – pour payer ses promesses électorales au comptant (terre agricole (1,3 M$), terrain de La Saulaie (2,3 M$), agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$), Café centre d’art (7,4 M$++)). En mars 2013, Jean Martel avait publiquement avoué qu’il ne souhaitait plus voir ses projets contestés démocratiquement par la population. Il se prévaut donc d’une disposition de la Loi sur les cités et villes qui lui permet de payer comptant et d’ainsi carrément museler de potentiels et possibles contestataires. Alors, la dette peut bien être en baisse, d’autant plus que le développement immobilier est en très forte baisse à Boucherville depuis maintenant six ans, ce qui diminue nécessairement de beaucoup les investissements auxquels la Ville doit procéder.

Je vais donner un morceau de robot à l’administration pour sa décision de réduire les frais d’inscription aux camps de jour de 25 %. Nous inscrivons notre fils au camp de jour de la Ville depuis deux ans et ces frais sont élevés. Quelle sera l’incidence de cette réduction sur les finances publiques allant de l’avant? Pas un mot là-dessus pendant la présentation.

C’est au dernier chapitre que le bât blesse. L’administration Martel n’investira que 6,6 M$ dans des travaux d’infrastructures (sic!) de rues et de pavage au cours de la prochaine année. C’est nettement insuffisant quand on sait que le déficit d’entretien de notre infrastructure souterraine totalise des dizaines de kilomètres depuis des années. À ce chapitre, Jean Martel fait très piètre figure et le déficit d’entretien ne cesse de se creuser sous sa gouverne. Vous en parlerez aux résidents de la rue Louis-Normandin qui se sont fait répondre par un employé municipal que la Ville n’avait pas d’argent pour réparer ou remplacer des tuyaux datant de 1957… Ces citoyens envisagent maintenant la possibilité de poursuivre la Ville, et je ferais pareil. Si on n’est pas en droit de s’attendre à ce que la municipalité nous approvisionne en eau potable en échange des taxes qu’on paie, il y a là tout un problème!

Enfin, pas un traître mot durant cette présentation budgétaire sur la deuxième caserne de pompiers, qui devait être opérationnelle sur notre territoire avant la fin de 2013 et dont la construction se fait toujours cruellement attendre…

Sébastien St-François

L’heure du bilan a sonné : l’autre côté de la médaille

Il faut donner à l’équipe de Jean Martel ce qui lui revient : elle met à jour son site de campagne à une fréquence assez soutenue. Bon, il n’en demeure qu’on vend une image, on tente de surfer sur la « vague de 2009 », mais voilà qu’on nous présente le bilan des quatre dernières années, bien entendu selon l’angle qu’on veut bien donner à ce bilan.

Bilan Martel

Encore une fois, la question se pose. Pourquoi un maire sortant si fier de son bilan a-t-il refusé l’invitation à un débat qui lui aurait donné l’occasion de défendre ce bilan devant des citoyens dont il sollicite la confiance pour un deuxième mandat? Peu importe, voici mes commentaires en rafale sur certains éléments de ce bilan, réalisé « avec votre participation » selon le maire sortant :

  • « Réduction de la dette de 120 M$ à 102 M$ » : Il est facile de réduire une dette si on n’investit pas comme on devrait en infrastructure, si on n’ouvre plus de rues pour de nouveaux développements et si on paie moult projets en puisant dans les surplus qui ne cessent de gonfler depuis quelques années pour atteindre des proportions indécentes…
  • « Gel de la taxation résidentielle en 2013 » : Après plusieurs années de hausses injustifiées à la lumière des surplus dégagés par la Ville. Gel purement électoraliste en 2013, et on nous promet un autre gel en 2014 à des fins de réélection…
  • « Augmentation des surplus budgétaires sans coupures de services » : Heu, il aurait été indécent de couper dans les services compte tenu des surplus astronomiques dégagés et, de toute évidence, cette équipe ne comprend pas qu’une ville, ce n’est pas une entreprise privée. Dégager des surplus d’une telle hauteur, ce n’est pas un signe de bonne gestion; c’est un signe de taxation excessive…
  • « Augmentation du nombre de femmes au conseil » : Oui, et puis? Personnellement, je trouve cet argument très dépassé. Il y a des hommes compétents et il y a des femmes compétentes. Le sexe d’une personne ne doit pas avoir préséance sur sa compétence…
  • « Plus de 500 M$ d’investissement dans le parc industriel » : Des investissements privés… En quoi le conseil municipal a-t-il joué un rôle là-dedans? La Ville a-t-elle octroyé plus de 500 M$ en subventions au cours des quatre dernières années? Le cas échéant, c’est la première fois que j’en entends parler…
  • « Plus de 10 comités de citoyens » : Dont les membres sont triés sur le volet et partagent l’idéologie de l’équipe au pouvoir… Des citoyens du district 2, sans représentation réelle au conseil depuis l’expulsion de Francine Crevier Bélair, avaient proposé un comité de citoyens, mais il n’a jamais vu le jour. Il y a une grande ingérence politique dans les comités de citoyens sous Jean Martel…
  • « Développement urbain moins rapide » : Plutôt, paralysé, et la Ville (nous) fait face à deux poursuites à l’heure actuelle… Si on se fie aux échecs lamentables qu’a essuyés la Ville devant les tribunaux dans plusieurs dossiers récents, ça n’augure pas bien pour ces deux poursuites dont nous ferons les frais…
  • Agrandissement du cercle social Pierre-Boucher » : On a investi 2,3 M$+ dans une bâtisse évaluée à environ dix fois moins. Et le problème de stationnement demeure entier…
  • Aménagement d’un café-centre d’art dans le vieux-village » : La facture dépasse maintenant les 6 M$, et c’est loin d’être terminé… En effet, Jean Martel a décidé de porter en appel la décision du TAQ concernant l’expropriation, encore une fois à nos frais. À la lecture de la décision du TAQ dans ce dossier, tout me laisse croire que la Ville se fera débouter une fois de plus, et la facture du café-centre d’art continuera à grimper, comme je mentionnais sur ce blogue le 5 octobre dernier… Selon une nouvelle publiée sur le blogue de campagne de Francine Crevier Bélair hier soir, la Ville aurait été déboutée en Cour d’appel le 6 septembre dernier.
  • « Acquisition du terrain de la Saulaie et du jardin collectif » : Une évaluation indépendante établissait la valeur du terrain de La Saulaie à environ 1,3 M$ au moment de son achat par la Ville, qui a payé la rondelette somme de 2,3 M$ pour l’acquérir…
  • « Développement du réseau cyclable à travers la ville » : Je n’ai pas constaté de réel développement au cours des quatre dernières années, mais j’ai constaté que la qualité du revêtement se détériorait à plus d’un endroit cependant…
  • « Construction du club d’aviron… » : Le travail à cet égard avait été initié en majeure partie par le conseil précédent (2005-2009)…

Quant au texte dans les pastilles :

  • Une équipe à votre écoute… Si vous avez voté pour elle.
  • Une équipe à votre service… Si vous avez voté pour elle.
  • Une équipe près de vous… Si vous êtes de son bord.
  • Une équipe chaleureuse et accessible… Peut-être, si vous êtes de son bord. Par contre, si vous êtes de ceux qui osent manifester légitimement votre opposition ou contester des décisions avec lesquelles vous êtes fondamentalement en désaccord, vous aurez plutôt droit à une attitude méprisante.

Concitoyens bouchervillois, à l’approche du jour J, allez au-delà de ce que les partis politiques veulent vous faire croire. Informez-vous et faites-vous votre propre idée. Et, surtout, allez voter le 27 octobre (vote par anticipation) ou le 3 novembre!

Sébastien St-François

Êtes-vous surpris d’apprendre que la Ville de Boucherville dégage un autre surplus démesuré en 2012?

Ce lundi soir, lors de la séance publique du conseil municipal, nous avons eu droit à la présentation des états financiers audités de la Ville de Boucherville pour l’exercice 2012. De toute évidence, MM. Jean Martel et Dominic Lévesque étaient très fiers d’annoncer le surplus dégagé l’an dernier. Après tout, le maire et le conseiller responsable des finances se targuent de leur excellente gestion des deniers publics sur la base des surplus dégagés chaque année et nous réitèrent leur politique de « taxation limitée et responsable » lors de chaque présentation budgétaire. D’ailleurs, Jean Martel a affirmé en séance publique que les taxes étaient établies de sorte à dégager des surplus annuels.

Comme contribuable, je m’inscris en faux contre cette façon de voir les choses, mais ce n’est pas près de changer tant et aussi longtemps que les élus actuels demeurent en poste. Bien qu’il soit sage pour une municipalité de se constituer un « coussin » afin de pouvoir pallier aux imprévus, il vient un moment où la démesure prend le dessus sur la prudence. À Boucherville, cela fait maintenant plusieurs années que nous vivons dans la démesure lorsqu’il est question de surplus.

Dans un billet antérieur, j’avais avancé le chiffre de 8,7 M$ pour le surplus de 2012, après avoir simplement appliqué une règle de trois à partir de données préliminaires avancées par le maire Martel lui-même. Or il appert que c’est plutôt un surplus de « seulement » 7 M$ que la Ville déclare pour 2012.

Rappelons qu’en 2012, le budget s’établissait à environ 104 M$. Un surplus de 7 M$ représente donc 6,7 % de ce budget! Rappelons également à quoi servent ces surplus depuis plusieurs années. À payer des promesses électorales! Pensons notamment à l’achat de la terre agricole (1,3 M$), à l’achat du terrain de La Saulaie (2,3 M$), à l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$) et à la rénovation de l’Hôtel Boucherville pour en faire un centre d’art (3,6 M$+).

Ces 7 M$ s’ajoutent à des surplus de 4,9 M$ (en 2010) et de 6,8 M$ (en 2011) – pour un surplus cumulatif de 18,7 M$ sur trois exercices! Si au moins le produit de cette taxation excessive dont nous faisons les frais était utilisé dans l’intérêt de l’ensemble des Bouchervillois et pour les véritables priorités de Boucherville – par exemple, pour accélérer la réfection de nos infrastructures vieillissantes –, ce serait un moindre mal. Mais de voir tout cet argent dépensé sur des promesses conçues pour plaire à de petits groupes d’intérêt est franchement désolant et totalement inacceptable du point de vue du contribuable qui s’attend à une gestion responsable de l’argent que la Ville lui réclame chaque année.

Jean Martel affirme que la loi interdit aux municipalités de faire des déficits (émission À vous de juger de Gilles Pétel, TVRS, le jeudi 9 mai 2013). C’est vrai, mais rien ne justifie qu’une municipalité dégage des surplus aussi démesurés et s’en serve principalement à des fins partisanes. À la lumière des chiffres qu’on nous présente, il est clair que nous sommes exagérément surtaxés depuis l’arrivée de Jean Martel à l’hôtel de ville, pour payer notamment ses promesses électorales n’ayant pas reçu l’aval d’une majorité des électeurs en 2009…

Sébastien St-François

La Saulaie aurait été payée plus d’un million de dollars de trop par Boucherville

Selon une source digne de confiance, une firme d’évaluateurs professionnels ayant pignon sur rue à Boucherville avait évalué le terrain de La Saulaie à 1 200 000 $ au moment de sa vente à la Ville en octobre 2011. Cette valeur est sensiblement la même que celle de l’évaluation municipale (1 293 000 $).

On se souviendra que la Ville de Boucherville a payé 2,35 millions $ pour l’achat de ce terrain.

La Ville avait-elle commandé une évaluation professionnelle de la valeur du terrain avant de conclure la transaction? Interrogé à propos de cet achat lors de la séance publique du conseil municipal en novembre 2011, le maire Jean Martel avait déclaré qu’il s’agissait d’une négociation et d’un achat de gré à gré avec le propriétaire du terrain, Super Marché Racicot (1980) inc., et que « les terrains prennent de la valeur au fil des ans ».

Jamais il n’a été question d’une évaluation professionnelle demandée par la Ville avant de conclure cette transaction afin d’établir un prix reflétant la valeur marchande du terrain.

Si Jean Martel voulait respecter son programme électoral en achetant ce terrain, c’est une chose. Mais là où le bât blesse, c’est le montant surévalué (plus d’un million de plus que la valeur marchande établie) que la Ville a payé.

Une fois encore, cela démontre que l’administration Martel dilapide les fonds publics, tout d’abord en payant trop cher ce terrain, puis – et surtout – en le payant comptant (sans possibilité pour les citoyens de signer un registre pour s’opposer à l’achat), sans aucun souci pour les payeurs de taxes.

Monique Reeves

Mes commentaires sur le bilan dressé par Jean Martel

Si vous lisez La Relève, vous avez sûrement remarqué la pleine page consacrée au bilan que fait Jean Martel de ses trois années comme maire. Sujet abordé au cours de ma chronique radio vendredi dernier, je me permets de revenir sur certains points – cette fois par écrit.

  • Terre agricole : Le maire affirme que ce fut un excellent achat et que la Ville pourrait se départir du terrain à un prix nettement supérieur à celui de l’achat (1,2 M$, soit 0,23 $ le pied carré). Dispose-t-il d’un rapport d’expertise qui appuie cette affirmation? Cette hypothèse est-elle celle de Lise Roy? Plus fondamentalement, est-ce le rôle d’une Ville de procéder à de tels achats quand les besoins prioritaires sont criants?
  • Litige opposant la Ville aux Entreprises Argo inc. : On apprend dans le bilan que c’est la capacité sanitaire insuffisante qui ne pourrait pas permettre à autant de personnes d’habiter les tours d’habitation envisagées. Or, dans un communiqué de la Ville datée du 16 novembre 2010, on peut lire : « Compte tenu de ses orientations politiques en matière de développement urbain, le conseil municipal actuel de la Ville de Boucherville souhaite revoir certains éléments du projet […], notamment la hauteur des tours d’habitation envisagées. » La raison invoquée en 2010 est de nature nettement politique et jamais un quelconque problème relié à la capacité sanitaire n’a été soulevé pour justifier la suspension du projet. Il faut se rappeler que cette suspension du projet fait fi d’une entente signée en bonne et due forme avec le conseil municipal précédent en 2006… Je suis d’ailleurs surpris que la Ville n’ait pas encore été poursuivie dans ce dossier.
  • Centre multisports : « On a lancé beaucoup de chiffres erronés. En fait, elle [la Ville] s’engageait à louer un temps d’utilisation pour un maximum de 750 000 $ annuellement. En contrepartie, elle évaluait les taxes annuelles à recevoir entre 400 000 $ et 500 000 $. » Je ne sais pas qui a avancé des chiffres autres que ceux-là, ce sont les chiffres que j’ai entendus et vus depuis le début de cette saga. Cependant, ce que le maire omet de mentionner est que l’entente de location serait d’une durée de 20 à 25 ans (donc, un engagement total de 15 M$ à 18,75 M$), que la Ville investissait 2 M$ dans la construction du prolongement de la rue Jean-Deslauriers et que la moitié des taxes perçues aurait été envoyée à l’agglomération. Quant aux conséquences en cas d’une éventuelle faillite du promoteur privé, le maire a heureusement fini par faire volte-face, mais le projet n’est pas mort pour autant…
  • Piste cyclable : Jusqu’à maintenant, Jean Martel a porté le blâme dans ce dossier (on n’a pas suffisamment bien expliqué le projet). Maintenant, il accuse ses concitoyens d’avoir fait de la désinformation. Pourtant, les données se trouvent noir sur blanc dans le PTI 2012-2013-2014 : pavage de Montarville, 3,5 M$ (2012, ligne 40); pavage de l’accotement sur Montarville, 1 M$ (2012, ligne 89); passerelle au-dessus de la 20, 6,25 M$ (2013, ligne 90). M. Martel « omet » de faire mention de cette passerelle (la suite de son projet si la phase 1 avait été de l’avant). Adressez-vous au greffe pour obtenir copie du PTI 2012-2013-2014. Le fait qu’il méprise ainsi 1046 de ses concitoyens qui ont exercé leur droit démocratique de signer un registre n’est pas digne de sa fonction. Son projet ne tenait pas la route, et ces citoyens ont vu juste. Il n’a pas été élu maire pour satisfaire ses désirs de cycliste à nos frais, et je n’ai aucune envie d’habiter sous un potentat comme à Laval. Un maire doit être au service de ses citoyens et non l’inverse.
  • Taux de taxation : M. Martel affirme que notre Ville est devenue la moins taxée de l’agglomération. Notre taux de taxation résidentiel s’établit à 0,7762 $ par 100 $ d’évaluation en 2012. Sur le Web, on peut lire que le taux de taxation résidentiel se chiffre à 0,7409 $ et à 0,7376 $ par 100 $ d’évaluation à Saint-Bruno-de-Montarville et à Brossard respectivement… Où est l’erreur? Ensuite, M. Martel affirme que « l’augmentation du pourcentage des taxes (sic!) est moindre d’une année à l’autre » (+3,95 % en 2010, + 1,95 % en 2011, +1 % en 2012). En contrepartie, ces baisses de hausses de taxes ont été accompagnées de hausses successives des surplus annuels : 2,9 M$ en 2009, 4,9 M$ en 2010, 6,8 M$ en 2011. Conclusion : la Ville perçoit beaucoup plus que ce dont elle a besoin pour s’acquitter de ses obligations. Faites le calcul et ça tourne autour des 7 % par année si nous combinons la hausse annuelle du taux de taxation et le surplus dégagé au terme de l’exercice précédent.
  • Affectation des surplus : M. Martel affirme que les surplus « servent en bonne partie à abaisser la dette accumulée de la Ville ». Concrètement, un montant de 2,62 M$ (dont 0,551 M$ en soldes disponibles sur règlements d’emprunt) – et non les 5,4 M$ annoncés – est affecté en 2012. Les surplus ont notamment servi à acheter la terre agricole (1,2 M$) et le terrain de La Saulaie (2,3 M$), à agrandir le Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$ investis dans une bâtisse valant dix fois moins au départ), à rénover l’Hôtel Boucherville (montant à déterminer) et à payer au comptant toutes sortes d’autres « bébelles ». En réalité, une bonne partie des surplus servent à réaliser les promesses électorales de Jean Martel – qu’une majorité d’électeurs n’aient pas voté pour ces promesses en 2009 n’importe pas pour le maire.

À un an des prochaines élections, le maire ressent le besoin de dresser un bilan détaillé rappelant à la population ce qu’il considère comme ses nombreuses réalisations. C’est son droit, mais c’est le bilan qu’en fera chaque citoyen qui comptera vraiment. En effet, c’est à chacun d’entre nous de décider si la Ville de Boucherville se dirige dans la bonne direction. Pour ma part, plusieurs dossiers bien plus prioritaires que ceux mis de l’avant par Jean Martel traînent en longueur ou accusent du retard. Mais, pour nous consoler, nous avons une terre agricole sur laquelle nous pourrons faire la culture de la vigne et un terrain juxtaposé au parc de La Frayère avec vue sur le fleuve. L’actuelle administration municipale met-elle vraiment les priorités aux bonnes places? Cette question, c’est à vous d’y répondre.

Sébastien St-François

Un citoyen réclame une enquête publique sur l’achat de La Saulaie par la Ville

Une période de questions haute en couleur à l’assemblée du 15 novembre du conseil municipal de Boucherville… Un citoyen de la ville, M. Gagnon, a déclaré au conseil qu’il demanderait une enquête publique sur l’achat récent par la Ville du terrain de La Saulaie au prix de 2,35 M$.

M. Gagnon, qui a longuement pris la parole, a déclaré que le terrain a été payé trop cher. Il dit très bien connaître le marché, ayant déjà été lui-même propriétaire dudit terrain, avant qu’il n’accueille le restaurant La Saulaie. Il s’est dit outré que la Ville a dépensé l’argent des citoyens pour un tel achat et a ajouté que ce terrain était à vendre depuis des années et ne trouvait pas preneur, qu’il ne pouvait être subdivisé et que personne n’aurait payé un tel prix pour y faire ériger une maison. « Nous ne sommes pas à Westmount ici! », s’est-il exclamé.

Très en verve, il a de plus expliqué que le restaurant avait fait faillite et était grevé d’une hypothèque lorsque le terrain a été acheté par M. Racicot, qui a fait raser le restaurant et a revendu le terrain à la Ville. M. Gagnon a évoqué l’expression « ventes fictives »…

Ce citoyen possède une maison en bordure du fleuve depuis longtemps. Selon lui, la valeur des terrains dans ce secteur est de 15 $ le pied carré plutôt que les 27,78 $ le pied carré payés par la Ville. Il a en outre fait remarquer que l’évaluation municipale du terrain de La Saulaie se chiffrait à 994 900 $.

Le maire, visiblement embarrassé, a mentionné que le terrain avait pris de la valeur au fil des ans et que la Ville avait négocié directement avec le propriétaire, M. Racicot, en vue de l’acquérir. Il a aussi mentionné qu’il était normal de réaliser un profit sur la vente d’un terrain après plusieurs années.

Par ailleurs, M. Gagnon en avait gros sur le cœur contre la Ville de Boucherville pour les problèmes juridiques qu’a subis son épouse dans un dossier de coupe d’arbre qui a coûté, selon lui, 10 000$ à la Ville en frais d’avocat. Il a demandé que la Ville ne fasse plus affaire avec l’ingénieur forestier qui a fait ce constat, invoquant le fait que l’arbre en question était très malade (photo à l’appui).

Rappelons que M. Gagnon est l’architecte de l’hôtel de ville de Boucherville, de l’aréna municipal, de la piscine et de la polyvalente De Mortagne dans les années 1960.

Monique Reeves

Un parc antidémocratique

C’était écrit dans le ciel, c’est maintenant fait. En effet, mardi soir dernier, à la séance publique du conseil municipal, Jean Martel a annoncé que la Ville de Boucherville procédait à l’acquisition du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie au prix de 2,35 millions de dollars. Ce montant sera puisé à même les surplus dégagés en 2011, projetés à quelque 3,5 millions de dollars. Sommes-nous surtaxés? Je vous laisse trouver votre réponse à la question à la lumière des surplus cumulés d’année en année. Pourtant, nous ne sommes plus en 2006, lorsque tout était à rebâtir après plusieurs années désastreuses de fusion forcée avec Longueuil. Il n’est pas normal que la municipalité dégage toujours de tels surplus et une seule conclusion logique s’impose : la ponction fiscale annuelle est trop élevée par rapport à ce qu’il en coûte pour faire fonctionner la Ville.

Comme on pouvait s’y attendre, M. Martel a resservi la sauce réchauffée de sa plateforme électorale – dans laquelle on peut lire « Aménagement et agrandissement du parc de La Saulaie : accès au fleuve pour canots et kayaks et agora pour spectacles en plein air » – pour justifier cet achat.

Un mépris de la démocratie? À vous de juger. N’en déplaise à M. Martel qu’on le lui rappelle encore une fois, il n’a pas été élu par une majorité des suffrages le 1er novembre 2009. Donc, sur le plan moral, je ne comprends aucunement comment il peut nous servir cet argument à nouveau. Combien de Bouchervillois tenaient mordicus à la tenue de cette promesse à un tel coût (qui ne comprend pas les frais d’aménagement)? J’aimerais bien le savoir, mais nous ne le saurons jamais, car en puisant dans les surplus pour payer cet achat au comptant, il muselle toute opposition à son projet et les citoyens contestataires n’ont aucun recours (signature d’un registre pour demander la tenue d’un référendum, etc.). Eh oui! C’est ça, notre démocratie!

Il y a quelque chose de profondément indécent et méprisant dans le fait de surtaxer des contribuables pour se constituer des surplus, qui servent ensuite non à pas à des fins véritablement « rassembleuses » et utiles pour l’ensemble de la population (comme accélérer le remboursement de la dette, par exemple), mais plutôt à réaliser une plateforme électorale pour plaire à des commettants, qui ne formaient même pas une majorité de celles et ceux qui ont exercé leur droit de vote il y a deux ans.

La pression populaire représente le seul moyen dont disposent les citoyens pour faire entendre raison à un politicien élu. Nul autre que Jean Charest vient de finir par plier, même si ce qu’il nous présente est décrié comme une « patente à gosses ». Malheureusement, à Boucherville, trop de gens demeurent silencieux ou formulent des commentaires sous le couvert de l’anonymat. Pire encore, nombreux sont ceux qui ne semblent même pas se soucier de la façon dont on dépense leur argent, comme en témoigne le Vox Pop publié à la page 6 de La Seigneurie cette semaine. Les politiciens le savent bien et gouvernent en fonction de cette insouciance généralisée, qui est un cancer qui gruge le fondement même de notre système démocratique.

Ça explique bien le cynisme et le désabusement de la population envers la démocratie, si ce mot a encore un sens aujourd’hui. Cependant, il faudrait que plus de Bouchervillois prennent la parole. Jean Martel semble faire fi des règles morales de la démocratie – qui voudraient qu’il respecte la volonté de la majorité de sa population et non de la majorité de ses commettants – en dépensant les surplus que la Ville engrange en nous surtaxant pour réaliser des promesses électorales formulées au terme d’une consultation de petits groupes de pression et d’intérêt en 2009.

Lorsqu’on a été élu par 49,71 % des suffrages, respecter la démocratie, ce n’est pas croire qu’on ait reçu un chèque en blanc pour déployer son programme électoral au grand complet. Au contraire, à la lumière d’un tel résultat, une personne soucieuse de respecter la démocratie et le mandat qu’on lui a confié prendrait acte du résultat, reconnaîtrait que plus de la moitié des électeurs ne partagent pas sa vision et apporterait les rajustements nécessaires pour tenir compte du jugement populaire. Or ce n’est pas ce qui arrive ici depuis deux ans. Pire encore, probablement refroidi par l’expérience vécue dans le dossier du Cercle social Pierre-Boucher, notre maire fait fi du droit fondamental de contestation prévu en démocratie en finançant son projet à même les surplus de l’ensemble des contribuables pour museler les opposants et plaire aux partisans. Ce n’est pas démocratique, ça… En démocratie, les opposants ont aussi le droit de se faire entendre et respecter.

Plusieurs sont sûrement indignés par cette annonce. Je refuse de croire que je sois le seul Bouchervillois qui s’oppose à la direction prise par ce conseil municipal. Mais il faudrait que les Bouchervillois commencent à manifester leur opposition si nous voulons que les choses changent et que l’argent durement gagné que nous sommes contraints de verser à la Ville chaque année, sous peine de voir notre propriété saisie, soit bien géré. C’est loin d’être le cas actuellement, car nous continuons d’acheter des « bébelles » pendant que notre dette continue d’augmenter.

Le mutisme et l’indifférence de trop de Bouchervillois me préoccupent – pour la démocratie et pour l’avenir de notre ville. Dans notre histoire récente, nous avons réalisé tout un exploit en réussissant à nous défusionner de Longueuil malgré toutes les contraintes imposées par les libéraux à l’époque. Je n’ai pas envie de me retrouver dans une ville médiocre, où les droits démocratiques de la majorité sont bafouillés. Le Québec en compte déjà assez de ces villes.

Sébastien St-François

Question de la semaine du 17 octobre!

Le projet du terrain de l’ex-Saulaie refait surface

On peut lire en page 2 de La Relève du mercredi 22 juin que la Ville de Boucherville n’a pas réussi à s’entendre sur une proposition d’achat avec le propriétaire du terrain de l’ex-Saulaie. L’article est d’ailleurs accompagné d’une vue aérienne qui démontre bien les limites de ce terrain, adjacent à un parc existant (La Frayère), beaucoup plus vaste.

Photo : La Relève

Le dossier sera donc entendu par les tribunaux. Le propriétaire aura la possibilité de contester la demande d’expropriation et ce sera à la Cour de déterminer le prix de vente.

Combien finirons-nous par payer ce terrain? Combien la contestation judiciaire nous coûtera-t-elle? S’agit-il vraiment d’une priorité pour les Bouchervillois? Oui, c’était une promesse électorale de M. Martel, mais combien de citoyens tiennent mordicus à cet achat? Combien sont-ils prêts à y mettre? Nos élus devraient-ils plutôt dépenser notre argent et axer leurs énergies sur d’autres dossiers beaucoup plus importants et prioritaires? Voilà autant de questions qui demeurent sans réponse à ce stade-ci et qui méritent pourtant des réponses…

J’invite les Bouchervillois à se prononcer. Investir des millions de dollars pour acquérir un terrain qui risque d’être utilisé par une infime minorité de citoyens-contribuables, est-ce un investissement judicieux? La question vous est lancée! Dans un monde idéal, pourquoi pas? Mais quand on connaît tous les besoins en matière d’infrastructure sur notre territoire et quand on tient compte de la nécessité de réduire notre endettement collectif, je m’explique mal l’acharnement dont fait preuve le conseil municipal dans ce dossier.

Sébastien St-François

Comités citoyens, consultations populaires et finances…

Source : boucherville.ca

Dans un communiqué de presse diffusé par la Ville de Boucherville le 10 janvier dernier, on apprend que « deux comités de citoyens mis de l’avant par le conseil municipal ont officiellement débuté [sic!] leurs activités à l’hôtel de ville de Boucherville ». Ces deux comités sont celui du district 1 et celui de la préparation des fêtes du 350e anniversaire de Boucherville (et du 300e anniversaire du décès de Pierre Boucher). Voilà une bonne nouvelle pour la participation citoyenne, et ces comités s’ajoutent aux déjeuners du maire pour être à l’écoute de la population et la faire participer au processus décisionnel.

Je ne connais pas tous les membres qui siègent à ces comités, mais j’y reconnais notamment M. Charles Desmarteau. Éditeur d’un influent hebdomadaire bien établi à Boucherville, M. Desmarteau saura sûrement prodiguer de judicieux conseils sur le développement du Vieux Boucherville, où son journal a pignon sur rue, et sur la préparation des fêtes du 350e, qui s’annoncent grandioses si l’on se fie aux propos du maire Martel dans une entrevue radiophonique accordée au FM 103,3 le 1er novembre 2010.

Dans le communiqué de la Ville, le maire Martel se dit soucieux de permettre aux citoyens de s’exprimer face aux grandes orientations futures de la Ville. Mais qu’en est-il des orientations courantes, de la manière dont notre argent est dépensé? La consultation sur les dépenses majeures de fonds publics se limitera-t-elle à ces quelques citoyens triés sur le volet pour former ces comités? Ces comités sont-ils composés de citoyens représentant un éventail de points de vue, dont certains peuvent être favorables aux priorités de l’Équipe Jean Martel – Option citoyens citoyennes et d’autres non, afin d’assurer une représentation citoyenne équilibrée? À moins de preuve du contraire, je dois présumer de la bonne foi du conseil municipal et donc conclure que ces comités sont équilibrés, n’ont pas de parti pris et n’ont pas été mis sur pied pour un jour servir à justifier de grandes orientations financières qui ne seraient pas nécessairement représentatives de la volonté de la majorité des contribuables bouchervillois.

En matière de finances…

Toutefois, un point me tracasse. M. Martel se dit un leader ouvert d’esprit et axé sur l’écoute de la population qu’il a été élu pour représenter. Alors, pourquoi est-il qu’il n’a pas jugé bon de consulter ses concitoyens d’une façon significative avant de procéder à l’achat – au prix surévalué de 1,2 M$ – d’une terre agricole, située sous des lignes de haute tension d’Hydro-Québec et en partie dans la ville voisine de Varennes? Des pesticides continueront d’être épandus sur cette terre (faisant ainsi de la Ville de Boucherville le propriétaire le plus pollueur sur notre territoire), cette terre ne sera jamais propice au développement résidentiel puisqu’elle se trouve sous une infrastructure massive de transport d’électricité (du moins, je n’achèterais jamais une maison sous des lignes de haute tension, et je suis loin d’être le seul à penser ainsi) et les Varennois auront accès au « jardin communautaire » qui y sera aménagé au même titre que les Bouchervillois, sans avoir investi le moindre sou pour acquérir ladite terre. Est-ce un investissement judicieux? Considérant que cette terre a été payée beaucoup plus cher que sa valeur marchande, la réponse est évidente. Consultés, les Bouchervillois auraient-ils majoritairement approuvé cet achat (au comptant)? Dépenser 1,2 M$ – en frais d’acquisition seulement – pour plaire à quelques électeurs, est-ce raisonnable? Mais M. Martel n’a jamais cru bon de tenir un référendum ou une autre forme de consultation pour valider son choix auprès de nous, qui sommes contraints de payer la note à même les argents que nous envoyons à la Ville chaque année sous la forme d’impôts fonciers.

En 2010, le conseil municipal a imposé une hausse moyenne de 3,94 % du compte d’impôts fonciers. En 2010, la Ville a dégagé un surplus (non encore vérifié) de 2,8 M$. En 2010 toujours, les dépenses municipales ont augmenté de 6,8 % par rapport à 2009. En 2011, le compte de taxes moyen sera majoré de 1,95 %, les dépenses augmenteront d’environ 7 %, le budget augmente de 5,29 % par rapport à 2010 (+8,44 % si on tient compte du surplus non vérifié de 2,8 M$ dégagé, qui réduit d’autant le budget réel de 2010), tandis que le pourcentage du budget alloué au service de la dette baisse de 0,6 % par rapport à l’an dernier.

Donc, le conseil municipal puise plus d’argent dans nos poches, augmente les dépenses et décélère le rythme de remboursement de la dette. Dans un tel contexte, payer 1,2 M$ pour une terre agricole représente-t-il un choix judicieux et une priorité pour la majorité des contribuables bouchervillois? À vous de trouver votre réponse et de la faire entendre… Pensons à un autre projet d’acquisition qui s’en vient, en l’occurrence l’intention du conseil municipal de se porter acquéreur du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie pour y aménager un parc, tout juste à côté du parc de La Frayère déjà aménagé.

M. Martel se jugera-t-il à nouveau autorisé – fort des résultats électoraux du 1er novembre 2009 – à investir des millions de nos dollars pour acheter et aménager ce terrain sans devoir consulter au préalable ses concitoyens dans le cadre d’un référendum ou d’une autre consultation significative pour s’assurer qu’une véritable majorité de contribuables acceptent de voir ainsi dépenser l’argent qu’ils versent à la Ville, de l’argent pour lequel ils travaillent fort et sur lequel ils ont déjà payé des impôts fédéraux et provinciaux? Personnellement, je crois que la Ville fait fausse route en voulant investir des millions de dollars pour plaire à quelques centaines de personnes sur une population de 40 000 habitants. Ce n’est pas cela, gouverner dans l’intérêt de la majorité. Rappelons que le mouvement pour l’acquisition de ce terrain n’a jamais vraiment levé au sein de la population.

Il serait pourtant fondamental d’obtenir l’accord majoritaire de la population avant même penser à investir de telles sommes dans un nouveau parc. Espérons que M. Martel opte pour la consultation aussi lorsqu’il est question de notre argent.

Le citoyen qui paie des impôts fonciers s’attend à recevoir certains services de base en retour : de l’eau propre, des égouts qui fonctionnent, la collecte des ordures, l’entretien des rues, etc. Dans un contexte où les taxes augmentent d’année en année et où la dette croît aussi au fil des exercices budgétaires, posons-nous collectivement la question à savoir quelle devrait être notre priorité. Nous doter de parcs payés trop cher ou léguer à nos enfants et nos petits-enfants une situation financière plus saine en priorisant le remboursement de la dette tout en investissant raisonnablement dans la bonification de nos infrastructures collectives?

On peut lire ceci dans le programme électoral de M. Martel : « Penser long terme en procédant à l’acquisition de terrains le long des berges du fleuve lorsque les occasions se présentent ». Pour qu’une occasion se présente, il faut qu’un ensemble de conditions soient réunies, dont l’appui de la population. Toute occasion n’est pas nécessairement bonne à saisir, surtout pas à n’importe quel prix.

Vouloir consulter et mettre sur pied des comités citoyens est très louable et démontre une ouverture d’esprit. Cette même ouverture devrait se manifester lorsqu’il est question de finances, de notre argent.

M. Martel, vu votre ouverture d’esprit et dans le respect de vos concitoyens, je vous invite à élargir la consultation dans le dossier du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie. Le moment venu, exposez-nous les coûts réels de votre projet et laissez trancher la population dont vous avez la responsabilité de représenter et l’obligation morale de respecter les volontés, car c’est elle que finance vos projets. Il serait regrettable si – un jour – on se servait du comité citoyen du district 1, par exemple, comme paravent pour justifier un tel investissement sans l’aval d’une majorité absolue de citoyens.

Sébastien St-François