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Jean Martel en entrevue sur les ondes du FM103,3

Ça commence à 09:40 du début :

http://podcast.fm1033.ca/podcast/download_mp3/53680.mp3

On y apprend notamment que le seul dossier litigieux à Boucherville, selon le maire sortant, est celui des deux poursuites intentées contre la Ville par des promoteurs immobiliers mécontents de la paralysie du développement résidentiel qui prévaut sur notre territoire depuis près de quatre ans. Rien sur le café-centre d’arts, qui sème pourtant la controverse en raison de la manière que le projet a été financé et du montant de la facture, qui dépasse les 6 M$ à ce jour.

Bonne écoute!

Sébastien St-François

Nouvelle chronique hebdomadaire sur les ondes du FM103,3

À compter du vendredi 27 septembre, je reprendrai du service sur les ondes du FM103,3, cette fois-ci en compagnie de Maryse Garant, animatrice de l’émission On en parle à midi. Au cours des prochaines semaines, il sera évidemment question de la campagne électorale à Boucherville au cours de laquelle s’affronteront deux visions différentes de la politique municipale : un parti politique traditionnel et un regroupement de candidats indépendants.

Soyez à l’écoute entre 12 h 10 et 12 h 20 à compter de vendredi prochain!

Sébastien St-François

Budget 2013 : manque de transparence et de respect envers les citoyens et les contribuables

Le budget 2013 de la Ville de Boucherville a été présenté lundi soir. L’administration Martel a annoncé en grande pompe un gel de taxes pour 2013. Elle va même jusqu’à affirmer qu’il s’agit du premier gel décrété depuis 2006. Je me permettrai un commentaire à cet égard. En 2006, année où Boucherville est redevenue une ville après quatre années de fusion forcée, il restait environ 700 000 $ dans les coffres et les travaux de réfection des infrastructures avaient été paralysés pendant autant d’années. Il aurait été irresponsable, voire impossible, de décréter un gel des taxes pendant les années 2006-2009, où tout était à refaire après une fusion s’étant avérée désastreuse pour les finances de Boucherville. Aujourd’hui, après plusieurs années de plantureux surplus, annoncer un gel de taxes relève davantage de l’électoralisme que d’un exploit quelconque. Il me semble évident que nous sommes surtaxés depuis quelques années en préparation de ce budget à saveur électoraliste.

Taxation : un gel qui dissimule une hausse

Depuis l’arrivée de Jean Martel à l’hôtel de ville, nous avons subi des hausses de près de 4 % (2010), de près de 2 % (2011) et de 1 % (2012). En parallèle, la Ville dégage des surplus budgétaires qui montent en flèche depuis quelques années : 2,9 M$ (2009), 4,9 M$ (2010) et 6,8 M$ (2011). Pour 2012, on nous annonce déjà un surplus de plus de 4,1 M$; à titre comparatif, le surplus « annoncé » pour 2011 avait été de l’ordre de 3,6 M$ et la Ville a fini par dégager près du double. Une simple règle de trois laisserait donc présager un surplus réel de plus de 7,5 M$ pour 2012. En clair, en combinant les hausses annuelles que nous subissons et les montants que la Ville perçoit en trop d’année en année, le fardeau fiscal des contribuables bouchervillois a subi une augmentation réelle qui se situe entre 7 % et 8 % annuellement, et ce, depuis quelques années (à lire : La « taxation limitée et responsable » de l’administration Martel alourdit excessivement le fardeau fiscal des contribuables bouchervillois).

Donc, en apparence, les Bouchervillois auront droit à un certain répit l’an prochain. Cette manœuvre était prévisible : Jean Martel est un politicien des plus traditionnels à bien des égards et cherche à se faire réélire en novembre prochain. Cependant, ce « gel » dissimule en fait une légère hausse de 0,8 %, attribuable à la réduction de 1,9 % de la quote-part que nous verserons à l’agglomération de Longueuil en 2013 (45,972 M$) par rapport à 2012 (46,845 M$). Où iront les 873 000 $ que nous payerons en moins l’an prochain à l’agglomération? Certainement pas dans les poches des contribuables bouchervillois… J’ai posé la question hier soir, mais je n’ai pas eu droit à une réponse claire et transparente de la part de Dominic Lévesque, conseiller responsable du budget.

Comme on pouvait s’y attendre, le taux de taxation résidentielle par 100 $ d’évaluation baisse en 2013, étant donné que le nouveau rôle d’évaluation (2013-2014-2015) fait bondir la valeur du parc immobilier résidentiel de 18,5 %, soit de 4,4 G$ à 5,2 G$. D’un taux de 0,7762 $ en 2012, nous passerons à un taux de 0,6475 $ en 2013. Cependant, si l’administration Martel avait fait le choix de refiler aux Bouchervillois la baisse de quote-part pour 2013 (au lieu de s’en servir à une fin qui demeure inconnue), elle aurait plutôt fixé le taux de taxation à 0,6425 $ par 100 $ d’évaluation. Vous allez me dire que ce n’est pas énorme, mais lorsqu’on se targue d’être transparents et d’appliquer une « taxation limitée et responsable », annoncer un gel qui dissimule une hausse – si minime soit-elle –, ça nuit à la crédibilité de ceux qui se vantent d’appliquer la plus grande transparence à leur gestion des fonds publics…

Le calcul est fort simple. Si on soustrait du compte moyen de 2874 $ qui figure dans la présentation budgétaire la taxe d’eau (158 $) et la taxe de déchets (298 $), on arrive à 2418 $. Au taux de 0,7762 $ (2012), on arrive à une évaluation foncière de 311 517 $. En 2013, la valeur d’évaluation foncière utilisée est 373 400 $ (+20 %). Au taux de 0,6475 $, on arrive bien à 2418 $. Cependant, si le -0,8 % attribuable à la baisse de la quote-part avait été appliqué à ce compte, le montant perçu en impôt foncier se serait chiffré à 2399 $ : 2399 $ / 3734 = 0,6425 $ par 100 $ d’évaluation…

Maintenant, les 873 000 $ épargnés par la Ville en quote-part, où seront-ils affectés? Aucune idée, bien que j’aie posé la question. Ce qu’on sait, c’est que nos dépenses d’agglomération baissent, que l’indice des prix à consommation pour la période d’octobre 2011 à octobre 2012 s’est établi à 1,8 %, mais que les dépenses locales passeront de 57,398 M$ (2012) à 60,150 M$, ce qui représente une hausse – bien supérieure à l’inflation – de 4,8 %. Et ce n’est pas une accélération marquée des travaux de réfection de nos infrastructures routières et souterraines qui explique cette hausse marquée des dépenses locales… Au contraire, à ce chapitre, le déficit d’entretien continuera de se creuser.

Remboursement de la dette : une « erreur » répétée à plusieurs reprises

Encore le 30 octobre dernier, le conseiller Dominic Lévesque affirmait sur les ondes du FM 103,3 que près de 8 M$ avaient été remboursés par anticipation sur la dette en 2012. Pendant sa présentation du budget hier soir, il a encore affirmé que 8 M$ avaient été affectés au remboursement de la dette par anticipation en 2012. En réalité, comme en fait foi un courriel que j’ai reçu du directeur des finances et trésorier, M. Gaston Perron, ce ne sont que 2,62 M$ – dont 0,551 M$ provenant de soldes disponibles sur des règlements d’emprunt (donc, de l’argent emprunté pour rembourser de l’argent emprunté) – qui ont été remboursés par anticipation en 2012. Cette donnée de 2,62 M$ figure d’ailleurs dans le PowerPoint de la présentation budgétaire.

Nous sommes donc encore loin de la réalisation de l’engagement pris par l’administration Martel d’« appliquer le surplus enregistré en 2011 sur la dette » (La Relève, 1er mai 2012). Difficile pour le citoyen de voir juste dans cette mer de chiffres… Encore une fois, j’ai posé la question à savoir si ce sont 8 M$ ou 2,62 M$ qui ont été remboursés par anticipation en 2012. Après plusieurs tergiversations de la part du responsable des finances, j’ai enfin eu la confirmation que ce sont 8 M$ au total, dont 2,62 M$ par anticipation.

Maintenant, on nous annonce un remboursement par anticipation de la dette de l’ordre de 6,822 M$ en 2013. Cependant, ce qu’il faut comprendre est que ce ne sera pas entièrement « de l’argent neuf », puisque l’engagement pris en 2012 n’a été que partiellement respecté en 2012. Encore faut-il qu’un nombre suffisant de fenêtres s’ouvrent en 2013 pour appliquer 6,822 M$ en remboursements par anticipation. Les citoyens doivent redoubler de vigilance à cet égard, car il est très facile pour les élus de lancer toutes sortes de chiffres en espérant ne pas se faire poser de questions par la suite.

En conclusion, je m’attendais à un budget électoraliste pour 2013, mais je ne m’attendais pas à une autre hausse de taxes dissimulée derrière un gel qui n’en est pas un. Par ailleurs, je me serais attendu à une présentation plus transparente des données concernant le remboursement de la dette et – surtout – à des réponses plus claires et plus directes à mes questions visant à obtenir l’heure juste sur cet important volet des finances publiques. Ne serait-ce que sur les plans de la transparence et du respect du citoyen, ce budget en est un autre que je qualifie de décevant et qui démontre éloquemment que nous sommes surtaxés depuis quelques années à des fins électorales. Pendant ce temps, nos rues et notre souterrain ne sont pas réparés au rythme où ils devraient l’être pour éviter que tout se mette à craquer et à couler un jour.

Sébastien St-François

Dans un prochain billet, je commenterai d’autres aspects du budget 2013 ainsi que le plan triennal d’immobilisations (PTI) pour 2013-2014-2015.

Dépôt du budget 2013

Mes premiers commentaires sur le budget 2013 de la Ville de Boucherville, le dernier déposé par l’actuelle administration, suivront la présentation budgétaire de ce soir. Aussi, ne manquez pas ma dernière chronique sur les ondes sur FM103,3 avant le congé des fêtes ce vendredi, 21 décembre à compter de 11 h 30, en compagnie de Henri-Paul Raymond. Elle portera majoritairement sur ce budget déposé à moins d’un an des prochaines élections.

Sébastien St-François

Budget 2013

Dominic Lévesque s’entretient avec Henri-Paul Raymond du FM103,3 sur la consultation budgétaire et le budget 2013 de la Ville de Boucherville. J’ai demandé au greffe d’obtenir copie des résultats détaillés de cette dernière consultation budgétaire. Analyse à suivre…

L’entretien commence à 05:45 :
http://podcast.fm1033.ca/podcast/download_mp3/37026.mp3

Sébastien St-François

Nouvelle formule pour la chronique hebdomadaire Boucherville5021

À la suite du départ de Louis-Philippe Guy, c’est le journaliste Henri-Paul Raymond qui animera dorénavant l’émission quotidienne « Les citoyens ont raison » sur les ondes du FM103,3, et ce, de façon intérimaire d’ici la fin de l’année.

La direction a décidé d’écourter l’émission du midi de 90 à 60 minutes. Par conséquent, la durée de la chronique sur Boucherville est réduite de 30 à 15 minutes. Évidemment, je ne disposerai pas d’autant de temps pour commenter autant de dossiers en détail chaque semaine et devrai donc faire des choix.

Si l’actualité bouchervilloise est marquée par un événement majeur, je pourrai demander plus de temps, sous réserve de ce qui est déjà prévu à la programmation du vendredi en question.

Demeurez donc à l’écoute de la chronique « Boucherville5021 avec Sébastien St-François » – tous les vendredis de 11 h 30 à 11 h 45 – au cours de laquelle je mets mon grain de sel dans les dossiers qui marquent l’actualité politique et citoyenne à Boucherville!

Sébastien St-François

Merci, Louis-Philippe…

Les réseaux sociaux n’ont pas fini de nous réserver des surprises. Hier après-midi au bureau, une courte pause de mon travail pour consulter Facebook. C’est alors que je prends connaissance d’une nouvelle-choc concernant l’animateur du matin et du midi du FM 103,3 : « Le 12 octobre sera ma dernière journée au FM 103,3! 4 ans et demi de plaisir à couvrir un territoire fascinant, la Rive-Sud de Montréal, particulièrement l’Agglo de Longueuil. Merci aux citoyens, aux élus, aux intervenants locaux et à mes chroniqueurs pour ces belles années en ondes. »

Louis-Philippe, tu m’as vraiment pris de court… Plusieurs personnes ont probablement eu la même réaction initiale que moi : Non, ça ne se peut pas, ça doit être un canular. Louis-Philippe Guy, c’est un pilier de la radio de Longueuil, il ne peut pas partir.

Pourtant, dans les minutes qui ont suivi, la nouvelle s’est concrétisée : le FM 103,3 se cherche un nouvel animateur pour ses émissions du matin et du midi. C’est bel et bien vrai. Louis-Philippe quitte pour Radio X Montréal. Wow! Comme quoi chaque jour nous réserve son lot de surprises…

La date annoncée de ton départ coïncide presque jour pour jour avec mon arrivée à ta table ronde du vendredi en octobre 2010. Au cours de ces deux années, nous avons beaucoup échangé sur une foule de sujets touchant Boucherville. Alors que je ne connaissais à peu près pas le FM 103,3 avant octobre 2010, il fait aujourd’hui partie de mon quotidien. Au cours des 24 derniers mois, j’ai découvert un animateur très talentueux, une véritable encyclopédie humaine, une personne capable de « se virer sur un dix cents » et un professionnel dont la liste d’invités qu’il a reçus n’a rien à envier à d’autres stations de radio à plus large diffusion. Surtout, j’ai appris à connaître un gars passionné pour son métier et qui y donne son 110 %.

Nos échanges hebdomadaires se termineront donc le 12 octobre prochain. Je t’avoue que ces échanges du vendredi avec toi vont me manquer, mais, dans la vie, nos ambitions nous mènent dans différentes directions et il faut toujours suivre son cœur. Je n’ai aucun doute que c’est ce qui a guidé ta décision de relever un nouveau défi « sur la grande île » et je tiens à te souhaiter un franc succès dans cette nouvelle aventure radiophonique qui t’attend.

Au plaisir d’échanger avec toi pendant encore quelques semaines sur les ondes du FM 103,3!

Sébastien St-François

Surplus de 2010 : À qui revient le mérite?

Source : La Relève

Une belle nouvelle nous attendait cette semaine : la Ville a dégagé un surplus de 4,8 M$ en 2010. On nous explique que ce surplus est attribuable à trois facteurs : une entrée de 2,3 M$ en droits de mutation de plus que prévu (la Ville aurait donc encaissé 4,3 millions en « taxes de bienvenue » par rapport aux 2 millions prévus au budget 2010!), des revenus de taxes et des tarifs provenant de nouveaux projets et un « contrôle serré des dépenses » (une grosse économie de 250 000 $ sur un budget local de 52 M$, ce qui représente une réduction de 0,005 %, aussi bien ne pas en parler…).

Un surplus de 4,8 M$ pour une municipalité comptant quelque 18 000 contribuables est énorme. À la fin de l’exercice 2009, le surplus cumulé atteignait quelque 18 M$ et il atteint maintenant 22,8 M$. Ça commence à faire de l’argent et il y a lieu de se demander pourquoi l’administration Martel nous a imposé une hausse de 3,95 % en 2010 et « proposé » une deuxième hausse de 1,95 % en 2011.

Perspectives en préparation du budget 2012

Pourrons-nous maintenant respirer un peu en 2012 ou l’administration Martel décidera-t-elle à nouveau d’alourdir notre fardeau fiscal? Il y a bien des limites à taxer les gens pour se constituer des surplus. De l’aveu même de M. Martel, la santé financière de la Ville est excellente et, en toute logique, cette situation est loin d’être attribuable uniquement aux fruits des efforts de son équipe au cours des 18 derniers mois. C’est le fruit d’un travail de longue haleine, entrepris par l’équipe de Mme Gadbois – reconnue pour sa gestion rigoureuse des finances publiques – et dont M. Martel bénéficie à plusieurs chapitres depuis son arrivée à l’hôtel de ville. J’aimerais donc que nos élus cessent d’invoquer « l’héritage de l’ancien conseil » (en référence à la dette), comme le rapporte encore cette semaine La Relève!

Il y aura certainement un gros travail à faire sur le plan des dépenses, car une économie de 250 000 $ sur un budget local de plus de 50 M$ est loin d’être suffisant. D’ailleurs, les présentations budgétaires parlent d’elles-mêmes quant aux dépenses (locales, abstraction faite de la quote-part versée à l’agglomération) : 48,3 M$ en 2009, 52,0 M$ en 2010, 55,6 M$ en 2011 – une hausse totale de 15,1 % sur trois exercices, nettement supérieure à l’inflation. Dominic Lévesque nous a promis un grand ménage cette année, et je m’attends à des résultats concrets sur le plan de la réduction des dépenses dans la présentation du budget 2012. Les contribuables méritent un travail de très grande rigueur sur ce plan.

Interviewé mardi soir dernier par Sébastien Lippé du FM 103,3, M. Martel a fourni sensiblement les mêmes arguments qu’on peut lire dans La Relève pour expliquer le surplus dégagé en 2010. Bien entendu, plusieurs des facteurs qu’il cite ne relèvent ni de lui ni de son équipe : par exemple, la perception de 2,3 M$ supplémentaires en droits de mutation (si c’est le cas, ça démontre bien l’indécence de cette taxe dont le pourcentage n’a jamais été rajusté par Québec depuis la flambée des prix de l’immobilier), des chutes de neige moins importantes, le paiement au comptant de certains achats (la terre agricole?), etc. Il invoque la discipline financière de son équipe; pourtant, les dépenses augmentent plus vite que l’inflation et l’administration municipale n’a réalisé qu’une réduction de 0,005 % des dépenses budgétées. Remarquez que c’est un début, mais il faudra faire beaucoup plus que cela pour respecter la capacité de payer des citoyens. Ce que je retiens surtout est que M. Martel a hérité d’une ville somme toute en très bonne santé financière.

Priorités : Une note de 1,5 sur 3

Quant à ce que l’administration Martel compte faire de ce surplus, j’y vois des pour et des contre. On nous annonce un nouveau programme visant à se doter d’une marge de manœuvre pour faire face aux imprévus économiques. C’est bien, mais cette pratique était déjà en place sous l’ancien conseil et il n’y a donc rien de nouveau là-dedans. Ensuite, une autre partie du surplus servira à accélérer le remboursement de la dette. Je suis entièrement pour, car il est de loin préférable de baisser la dette de façon significative avant d’investir dans de nouvelles infrastructures non essentielles. La Ville devra faire mieux qu’elle fait en 2011, année où le pourcentage alloué à la dette totale a baissé par rapport à l’année précédente (14,3 % en 2010 contre 13,7 % en 2011).

J’ai un bémol par rapport à la dernière priorité de l’administration Martel : « assurer le paiement comptant de projets structurants pour les contribuables bouchervillois au cours des trois prochaines années ». Est-ce qu’on fait référence à des projets comme l’achat du terrain de La Saulaie, l’aménagement d’une piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno, etc.? Si c’est le cas, je suis contre. Le surplus dégagé ne doit pas servir à des projets partisans qui ont obtenu l’appui d’une minorité de la population, mais plutôt aux intérêts de l’ensemble des contribuables bouchervillois.

Une idée rassembleuse pour terminer

Pour conclure, j’ai une suggestion « structurante » à formuler à Jean Martel. Étant donné que, selon lui, les nouveaux résidents sont responsables de près de la moitié du surplus de 2010 (2,3 M$ sur 4,8 M$) en raison des droits de mutation qu’ils ont payés, pourquoi ne pas affecter une partie des 4,8 M$ pour geler, voire réduire, le taux de taxation en 2012? Ainsi, vous offrirez un peu de répit à ces Bouchervillois – qui ont dû payer des milliers de dollars en 2010 pour le simple « droit » de s’installer à Boucherville et de contribuer à notre ville – ainsi qu’à l’ensemble des contribuables bouchervillois, qui font les frais de hausses de taxes successives depuis des années… J’ai aussi l’impression d’avoir été surtaxé sans raison depuis deux ans.

Il me semble que nous méritons tous un peu de répit à ce chapitre au lieu d’investir notamment dans une piste cyclable dangereuse qui serait adjacente à une route qui est à refaire depuis des années (réf. : le billet de Monique Reeves à ce sujet)! J’aimerais voir nos élus se concentrer sur la réduction de la dette, la réduction des dépenses et la réduction du fardeau des contribuables au lieu de persister à se lancer dans toutes sortes d’études et de projets partisans dont l’importance est bien secondaire aux yeux d’une majorité la population qu’ils représentent.

Sébastien St-François