Archives du mot-clé Dominic Lévesque

Nous avons le choix…

Nous voilà rendus au début officiel de la campagne électorale municipale, édition 2017. Le scrutin est le 5 novembre prochain. Alors que des équipes se mettent en action un peu partout dans les municipalités du Québec, ici à Boucherville, les choses risquent d’être plutôt tranquilles par comparaison.

Dans les districts, à moins de surprises de dernière minute, les conseillers en poste depuis quatre ou huit ans seront réélus par acclamation dès le 6 octobre. Une seule exception au tableau : le district 1 (Vieux-Village). Bien que l’issue demeurera la même, ce sera intéressant de suivre la campagne que livreront le prétendu candidat indépendant Yan Savaria-Laquerre – qui a claqué la porte de l’Équipe Martel il y a environ 18 mois sans jamais s’expliquer à la population et qui n’a jamais voté contre une seule résolution mise de l’avant par Martel et son équipe depuis – et Isabelle Bleau, la nouvelle candidate recrutée par Jean Martel.

Dans le district 5, libéré par Dominic Lévesque, le candidat François Desmarais (alias Pierre Boucher) l’aura eu facile pour une première expérience électorale – à moins, encore une fois, d’une surprise de dernière minute.

Cependant, il en sera heureusement différent au niveau de la mairie, car Monique Reeves a pris la décision louable de se présenter contre Jean Martel à la mairie, comme indépendante. Selon moi, il aurait été catastrophique pour notre démocratie municipale si Jean Martel avait été réélu par acclamation le 6 octobre. Déjà qu’il sollicite un troisième mandat, alors qu’il s’était engagé – en 2009 – à n’en solliciter qu’un maximum de deux… Ce que le pouvoir peut faire à une personne.

Comme on pouvait s’y attendre, Jean Martel propose aux citoyens « sa ligne d’action sous le signe de la continuité ». Il table notamment sur une autre infrastructure sportive et de nouvelles pistes cyclables. Il évalue le coût de ses engagements électoraux à entre 20 M$ et 25 M$ pour les quatre prochaines années, mais il a déjà démontré dans le passé que les chiffres qu’il avance ne veulent rien dire (dépassements de coûts dans les projets du café-centre d’art, de l’affreuse piste cyclable qui longe le fleuve, etc.). Bref, avec lui, c’est le statu quo : taxation excessive pour dégager des surplus excessifs afin de financer « ses » projets au comptant pour museler toute opposition, mépris des citoyens qui osent le contester ou le contredire, etc.

Du côté de Mme Reeves, elle n’a pas encore annoncé ses engagements électoraux, mais je serai heureux de les publier ici si elle le souhaite. Pour avoir échangé avec elle, qui est sur le terrain depuis plusieurs semaines pour prendre le pouls des citoyens, l’écœurantite de l’administration actuelle au sein de la population est plus élevée que Jean Martel pourrait le penser…

Maintenant, cette écœurantite doit se traduire par des votes si on [la partie de la population de Boucherville qui en a assez des façons de faire de Jean Martel] veut que les choses changent. Collectivement, nous avons le choix : reconduire Jean Martel au pouvoir pour un troisième mandat ou essayer de rétablir notre démocratie municipale, qui se porte de plus en plus mal (il suffit de consulter les médias sociaux où quiconque ose dire quelque chose de « négatif » sur Jean Martel et ses sbires se fait ramasser par une bande de trolls en un rien de temps pour s’en convaincre), en tentant notre chance avec ce que Mme Reeves nous proposera. Le fait d’avoir un choix est toujours précieux en démocratie et il l’est d’autant en cette année électorale 2017… Pour que ce choix se traduise par du changement, Jean Martel doit quitter l’hôtel de ville et retourner à son travail d’avocat. Il est tout de même curieux que son profil figure toujours sur le site de Séguin Racine et qu’on puisse communiquer avec lui comme avocat près de huit ans après sa première élection à la mairie de notre ville.

Sébastien St-François

Un départ qui me laisse de glace

DLévesque
Source : La Relève

On apprend aujourd’hui dans le « journal hebdomadaire indépendant » La Relève (entre guillemets, car ce « journal » vient d’essuyer un troisième blâme pour manque d’indépendance journalistique du Conseil de presse du Québec en moins d’un an, j’y reviendrai dans un billet futur, alors permettez-moi de mettre en doute la crédibilité journalistique dudit journal) que le conseiller municipal Dominic Lévesque quittera la vie politique au terme de son mandat qui prend fin en novembre prochain. Personnellement, ça me laisse de glace – outre le fait qu’il touchera probablement la prime de départ auquel il « a droit » en vertu de la loi. Lire la suite

Jean Martel en mode électoral, déjà?

12301567_10208217757661198_7441736374978979262_nSource : Ville de Boucherville

C’est mardi soir dernier que Dominic Lévesque, conseiller municipal responsable des finances, a présenté – avec l’enthousiasme et le charisme d’un « 2 par 4 » – les grandes lignes du budget 2016 de la Ville de Boucherville.

Deux ans avant les prochaines élections municipales, l’administration municipale se targue d’offrir un troisième gel de taxes en quatre ans. En ce qui me concerne, c’est un juste retour du balancier après des années de surplus indécents dégagés sur le dos des contribuables (4,8 M$ pour 2010, 5,85 M$ pour 2011, 7 M$ pour 2012, 4,2 M$ pour 2013, « seulement » 3,5 M$ en 2014). En clair, les contribuables bouchervillois ont été surtaxés pendant plusieurs années du règne de l’actuel maire de Boucherville. Il reste à voir l’incidence que la construction du méga complexe aquatique (annoncée à 32 M$ – on verra bien à combien montera la facture finale…) aura sur nos comptes de taxes futurs.

Ensuite, l’administration municipale se targue d’une quatrième baisse consécutive de la dette au 31 décembre 2015. D’abord, il faut relativer les choses : il s’agit d’une baisse de 500 000 $ sur un montant qui s’établissait à 98,6 M$ au 31 décembre 2014. Ensuite, c’est sûr que la dette baisse, car Jean Martel fait tout ce qu’il peut depuis plusieurs années – soit depuis la signature d’un registre en mars 2012 ayant eu pour effet de bloquer son projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville, projet ayant d’ailleurs été payé « cash » depuis, malgré la désapprobation exprimée antérieurement par quelque 1047 citoyens/contribuables – pour payer ses promesses électorales au comptant (terre agricole (1,3 M$), terrain de La Saulaie (2,3 M$), agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$), Café centre d’art (7,4 M$++)). En mars 2013, Jean Martel avait publiquement avoué qu’il ne souhaitait plus voir ses projets contestés démocratiquement par la population. Il se prévaut donc d’une disposition de la Loi sur les cités et villes qui lui permet de payer comptant et d’ainsi carrément museler de potentiels et possibles contestataires. Alors, la dette peut bien être en baisse, d’autant plus que le développement immobilier est en très forte baisse à Boucherville depuis maintenant six ans, ce qui diminue nécessairement de beaucoup les investissements auxquels la Ville doit procéder.

Je vais donner un morceau de robot à l’administration pour sa décision de réduire les frais d’inscription aux camps de jour de 25 %. Nous inscrivons notre fils au camp de jour de la Ville depuis deux ans et ces frais sont élevés. Quelle sera l’incidence de cette réduction sur les finances publiques allant de l’avant? Pas un mot là-dessus pendant la présentation.

C’est au dernier chapitre que le bât blesse. L’administration Martel n’investira que 6,6 M$ dans des travaux d’infrastructures (sic!) de rues et de pavage au cours de la prochaine année. C’est nettement insuffisant quand on sait que le déficit d’entretien de notre infrastructure souterraine totalise des dizaines de kilomètres depuis des années. À ce chapitre, Jean Martel fait très piètre figure et le déficit d’entretien ne cesse de se creuser sous sa gouverne. Vous en parlerez aux résidents de la rue Louis-Normandin qui se sont fait répondre par un employé municipal que la Ville n’avait pas d’argent pour réparer ou remplacer des tuyaux datant de 1957… Ces citoyens envisagent maintenant la possibilité de poursuivre la Ville, et je ferais pareil. Si on n’est pas en droit de s’attendre à ce que la municipalité nous approvisionne en eau potable en échange des taxes qu’on paie, il y a là tout un problème!

Enfin, pas un traître mot durant cette présentation budgétaire sur la deuxième caserne de pompiers, qui devait être opérationnelle sur notre territoire avant la fin de 2013 et dont la construction se fait toujours cruellement attendre…

Sébastien St-François

Assiduité défaillante

15_07_14_PV_2015714135434Le 14 juillet dernier, le conseil municipal de Boucherville a siégé en séance extraordinaire, notamment pour adjudiquer un contrat pour la réfection du Centre sportif Pierre-Laporte en complexe aquatique – un projet grandiose ayant fait l’objet de deux signatures de registre. Ce soir-là, un contrat de 30,6 M$ a été adjudiqué à la firme EBC inc.

Lors de cette même séance, deux contrats totalisant plus de 171 000 $ ont été attribués à deux firmes pour des études en vue de l’aménagement d’une piste cyclable le long du fleuve Saint-Laurent entre le tunnel L.-H. La Fontaine à Longueuil et le Club d’aviron à Boucherville…

Fidèle à mes habitudes, j’ai consulté le procès-verbal de cette séance, accessible sur le site Web de la Ville de Boucherville. Alors que s’adjudiquait le plus important contrat unique de l’histoire de la Ville, non moins de la moitié des conseillers étaient absents : Alexandra Capone, Yan Savaria-Laquerre, Dominic Lévesque et Jacqueline Boubane. Pour certains de ces membres du conseil municipal, c’est loin d’être leur première absence à une séance – ordinaire ou extraordinaire –, comme en témoignent les procès-verbaux de la Ville de Boucherville.

Dans ce cas précis, la situation me préoccupe à la fois comme citoyen de Boucherville depuis plusieurs décennies et « payeur de taxes » qui contribue à payer les émoluments des élus et qui sera appelé à financer ce projet de complexe aquatique : la moitié des conseillers n’ont pas jugé bon d’être présents pour ce vote pour des raisons que j’ignore et il s’agit du plus important contrat public de l’histoire de Boucherville.

Le 21 juillet dernier, j’ai envoyé un courriel à ma conseillère municipale, Magalie Queval, pour lui demander des explications à cet égard. Le maire Jean Martel fut inclus en copie conforme. Une semaine plus tard, une réponse à mon courriel se fait toujours attendre. Jusqu’à preuve du contraire, je vais mettre ça sur le compte des vacances de la construction…

Sébastien St-François

Boucherville a perdu le sens des priorités

annonce_budget_groupe_17dec2014_media_WEB_20131218909Source : boucherville.ca

Je suis de ceux qui signeront le registre à l’hôtel de ville le lundi 10 novembre pour m’opposer au règlement d’emprunt de 34 M$ pour financer le projet de complexe aquatique du maire Jean Martel.

Pourtant, je suis favorable à l’aménagement d’une nouvelle piscine, car notre piscine municipale est une véritable honte. Chaque fois que j’accompagne mon fils à ses cours de natation hebdomadaires, je n’en reviens pas combien cette installation est rendue vétuste, non hygiénique et j’en passe…

Par contre, un moment donné, il faut avoir le sens des priorités. Selon le Palmarès des municipalités dressé par HEC Montréal, Boucherville se classe au 652e rang sur 766 municipalités à l’échelle provinciale (au 22e rang sur 24 pour ce qui est des municipalités de 25 000 à 49 999 habitants). Le panier de services y coûte 42,9 % plus cher que dans les municipalités de même taille. Entre 2009 et 2012 (premier mandat de Jean Martel), la croissance annuelle moyenne des coûts de voirie par kilomètre et des coûts du réseau d’égout par kilomètre de conduite a baissé de 30,3 % et de 27,36 % respectivement. Cela m’indique que nous accusons de plus en plus de retard dans la réfection de nos infrastructures routières et souterraines – pourtant une priorité absolue quelle que soit la municipalité.

Quant au projet de complexe aquatique du maire, il y a déjà eu dépassement des coûts d’architecture de l’ordre de 25 %. Dans le passé, plusieurs des projets chers à notre maire ont coûté plus cher qu’annoncé : pensons au Cercle social Pierre-Boucher et au Centre d’arts (projet non encore terminé en raison de moult problèmes). Je suis donc peu confiant que l’enveloppe de 34 M$ pour le complexe aquatique soit respectée à terme.

Boucherville compte 42 000 âmes et environ 15 000 contribuables. À mon avis, un projet de 34 M$ – même en tenant compte de subventions de l’ordre de 10 M$ selon l’administration municipale – dépasse la capacité de payer de notre population si nous tenons compte de toutes les autres priorités qui sont actuellement négligées pour des raisons politiques. Oui, ça nous prend de nouvelles installations aquatiques, mais le projet du maire est trop ambitieux pour nos moyens. Le déficit d’entretien de nos infrastructures s’alourdit (tôt ou tard, ça va finir par nous « péter dans la face ») et Québec vient d’imposer des compressions de l’ordre de 300 M$ pour 2015. Il y aura nécessairement un manque à gagner…

Malgré les paroles réconfortantes de notre maire et de son responsable des finances (Dominic Lévesque), ça ne va pas si bien que cela à Boucherville si on se fie au palmarès de HEC Montréal. Je vais donc m’opposer au règlement d’emprunt pour le complexe aquatique et demander au conseil municipal de refaire ses devoirs.

La gestion des deniers publics est responsable et rigoureuse à Boucherville? Permettez-moi d’entretenir mes doutes…

Sébastien St-François

Budget 2014 : continuité d’une part, hausses de l’autre et quelques surprises entre tout cela

annonce_budget_groupe_17dec2014_mediasSource : boucherville.ca

Le 17 décembre, le conseil municipal de la Ville de Boucherville a déposé et adopté le budget 2014 ainsi que le programme triennal d’immobilisations (PTI) pour 2014-2015-2016. Peu de surprises de ce côté : gel de la taxation résidentielle (hausse de 1,5 % pour les secteurs commercial et industriel), remboursement de la dette par anticipation (8,1 M$ prévus), affectation d’un montant de 34 M$ pour le projet de centre aquatique. Il en résulte un budget d’un peu plus de 106 M$, soit sensiblement le même niveau qu’en 2013.

Le budget dissimule toutefois une surprise de taille : en 2014, seulement deux rues seront refaites sur le territoire de Boucherville, soit Jean-Baptiste-Jobin (2 M$) et Des Ateliers (2,5 M$). C’est inquiétant, quand on sait que le déficit d’entretien se creuse d’année en année (le service du génie préconise la réfection d’au moins 5 000 mètres linéaires par année, ce que nous n’atteignons pas depuis longtemps) et que la réfection d’un mètre linéaire coûte quelque 4 000-5 000 $. Nous en avons pour des dizaines de millions de dollars juste en rattrapage. Et attendre qu’un bris survienne et nécessite des travaux urgents coûte beaucoup plus cher qu’effectuer des travaux planifiés…

Réduire la dette, c’est bien, mais pas si ça devient une obsession au point de fragiliser encore plus une infrastructure déjà très vieillissante. Remplacer des tuyaux souterrains et repaver des rues, ce n’est pas très « glamour » pour un politicien, mais c’est une nécessité absolue. Plus on accuse du retard, plus les éventuelles surprises risquent d’être douloureuses… et coûteuses.

Du côté de l’agglomération de Longueuil, le portrait est moins rose. En 2014, notre quote-part à l’agglo totalisera 47,4 M$, soit quelque 45 % de notre budget total. Lors de la présentation budgétaire, le maire Jean Martel a affirmé que le budget de l’agglomération était en hausse de 4,74 % par rapport à 2013 et que la quote-part perçue de Boucherville était majorée de 3,11 % par rapport à l’an dernier. C’est nettement plus que l’inflation et, de toute évidence, l’agglomération peine à contenir ses dépenses.

Juste à Boucherville, le service de sécurité publique (policiers et pompiers) nous coûtera la rondelette somme de 19 407 501 $ en 2014, soit 42 % de nos dépenses d’agglomération. Et, bien que le PTI 2014-2015-2016 de l’agglomération de Longueuil fasse état d’une affectation de 7,56 M$ pour la « construction d’une nouvelle caserne d’incendie dans la ville de Boucherville » (c’était le cas l’an dernier), pas un mot du maire ou de son collègue aux finances, Dominic Lévesque, quant à cette caserne – promise publiquement en décembre 2012 pour décembre 2013 dans le plus grand enthousiasme… Les Bouchervillois ont toutes les raisons de s’inquiéter du mutisme de leurs élus quant à ce dossier de sécurité publique. Depuis la contestation de la mise en réserve du terrain recommandé par le maire Martel pour la construction de cette caserne, c’est le silence radio. NOS ÉLUS ONT-ILS UN PLAN B? De toute évidence, NON.

À part Varennes (qui dégage un surplus monstre de 12,9 M$ en 2013) et Boucherville, la plupart des autres municipalités de la Rive-Sud imposent des hausses de taxes oscillant entre 2 % et 3 % à leurs contribuables. Nous pouvons donc nous compter parmi les « chanceux ». Cependant, il en demeure que les Bouchervillois doivent continuer à s’inquiéter du déficit d’entretien des infrastructures qui se creuse et de la caserne de pompiers qui se fait toujours attendre et dont l’absence compromet la sécurité-incendie sur la majeure partie du territoire (le fameux « 10 en 10 » ne peut être garanti ou atteint sur la quasi-totalité du territoire sans cette 2e caserne).

Sébastien St-François

P.-S. : La présentation budgétaire 2014 de la Ville de Boucherville peut être consultée à l’adresse http://boucherville.ca/cgi-bin/index.cgi?page=residants0_1_0

 

Êtes-vous surpris d’apprendre que la Ville de Boucherville dégage un autre surplus démesuré en 2012?

Ce lundi soir, lors de la séance publique du conseil municipal, nous avons eu droit à la présentation des états financiers audités de la Ville de Boucherville pour l’exercice 2012. De toute évidence, MM. Jean Martel et Dominic Lévesque étaient très fiers d’annoncer le surplus dégagé l’an dernier. Après tout, le maire et le conseiller responsable des finances se targuent de leur excellente gestion des deniers publics sur la base des surplus dégagés chaque année et nous réitèrent leur politique de « taxation limitée et responsable » lors de chaque présentation budgétaire. D’ailleurs, Jean Martel a affirmé en séance publique que les taxes étaient établies de sorte à dégager des surplus annuels.

Comme contribuable, je m’inscris en faux contre cette façon de voir les choses, mais ce n’est pas près de changer tant et aussi longtemps que les élus actuels demeurent en poste. Bien qu’il soit sage pour une municipalité de se constituer un « coussin » afin de pouvoir pallier aux imprévus, il vient un moment où la démesure prend le dessus sur la prudence. À Boucherville, cela fait maintenant plusieurs années que nous vivons dans la démesure lorsqu’il est question de surplus.

Dans un billet antérieur, j’avais avancé le chiffre de 8,7 M$ pour le surplus de 2012, après avoir simplement appliqué une règle de trois à partir de données préliminaires avancées par le maire Martel lui-même. Or il appert que c’est plutôt un surplus de « seulement » 7 M$ que la Ville déclare pour 2012.

Rappelons qu’en 2012, le budget s’établissait à environ 104 M$. Un surplus de 7 M$ représente donc 6,7 % de ce budget! Rappelons également à quoi servent ces surplus depuis plusieurs années. À payer des promesses électorales! Pensons notamment à l’achat de la terre agricole (1,3 M$), à l’achat du terrain de La Saulaie (2,3 M$), à l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$) et à la rénovation de l’Hôtel Boucherville pour en faire un centre d’art (3,6 M$+).

Ces 7 M$ s’ajoutent à des surplus de 4,9 M$ (en 2010) et de 6,8 M$ (en 2011) – pour un surplus cumulatif de 18,7 M$ sur trois exercices! Si au moins le produit de cette taxation excessive dont nous faisons les frais était utilisé dans l’intérêt de l’ensemble des Bouchervillois et pour les véritables priorités de Boucherville – par exemple, pour accélérer la réfection de nos infrastructures vieillissantes –, ce serait un moindre mal. Mais de voir tout cet argent dépensé sur des promesses conçues pour plaire à de petits groupes d’intérêt est franchement désolant et totalement inacceptable du point de vue du contribuable qui s’attend à une gestion responsable de l’argent que la Ville lui réclame chaque année.

Jean Martel affirme que la loi interdit aux municipalités de faire des déficits (émission À vous de juger de Gilles Pétel, TVRS, le jeudi 9 mai 2013). C’est vrai, mais rien ne justifie qu’une municipalité dégage des surplus aussi démesurés et s’en serve principalement à des fins partisanes. À la lumière des chiffres qu’on nous présente, il est clair que nous sommes exagérément surtaxés depuis l’arrivée de Jean Martel à l’hôtel de ville, pour payer notamment ses promesses électorales n’ayant pas reçu l’aval d’une majorité des électeurs en 2009…

Sébastien St-François

L’administration Martel se prépare à annoncer un autre surplus « monstre » pour 2012

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Lors de la dernière séance publique du conseil municipal, le lundi 15 avril, MM. Dominic Lévesque et Jean Martel étaient visiblement impatients de nous annoncer l’ampleur du surplus réalisé au terme de l’exercice 2012. Rappelons que pour l’administration Martel, plus le surplus est élevé, plus c’est indicateur de bonne gestion de sa part. Permettez-moi de m’inscrire en faux contre cette prétention et de plutôt avancer que nous sommes surtaxés depuis plusieurs années, car la Ville récolte nettement plus que ce dont elle a besoin pour s’acquitter de ses obligations et se constituer un petit coussin pour les imprévus. Les résultats officiels devraient être annoncés vers la mi-mai.

Nous avons néanmoins eu droit à un élément d’information. En effet, le maire Martel a fait savoir que les prévisions pour 2012 indiquaient un surplus de l’ordre de 4,1 M$. À titre comparatif, ces mêmes prévisions pour l’exercice 2011 faisaient état d’un surplus anticipé de l’ordre de 3,2 M$; le surplus officiel enregistré pour 2011 a été de 6,8 M$. Pouvons-nous nous attendre à un surplus déclaré de quelque 8,7 M$ pour 2012? Ce serait indécent, mais c’est à suivre…

Rappelons également à quoi servent ces surplus depuis plusieurs années. Notamment, l’achat de la terre agricole au fort prix de 1,3 M$, l’achat du terrain de La Saulaie au prix de 2,3 M$ (soit environ 1 M$ de plus que sa véritable valeur selon certaines études voir http://boucherville5021.com/2013/03/06/la-saulaie-aurait-ete-payee-plus-dun-million-de-dollars-de-trop-par-boucherville/]), l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher au coût de 2,3 M$ (pour une bâtisse initialement évaluée à dix fois moins) et – plus récemment – la rénovation de l’Hôtel Boucherville pour en faire le centre d’art si cher au maire (3,6 M$+) – au point de refuser aux citoyens leur droit démocratique de contestation. Et c’est sans compter les mille et un autres petits projets électoralistes payés comptant à même nos surplus.

Sébastien St-François

Vos comptes de taxes des trois dernières années sont maintenant accessibles à tous en ligne!

Quelle ne fut pas ma surprise, en consultant Facebook aujourd’hui en fin d’après-midi, d’apprendre que la Ville de Boucherville offre dorénavant un « service » permettant à quiconque de connaître le montant que son voisin paie en taxes à la Ville simplement en entrant son adresse sur le site suivant :

http://tfp.ville.boucherville.qc.ca/asp/tfp.aspx

Communiqué de la Ville :

« Boucherville, 9 avril 2013 – La Direction des finances de la Ville de Boucherville a mis en place un service d’accès en ligne (TFP) pour les citoyens de Boucherville qui désirent consulter les données concernant la taxation. Pour consulter les relevés de taxes des trois dernières années, il suffit de cliquer sur le lien « Données de taxation » sous la rubrique Services en ligne à partir de la page d’accueil du boucherville.ca. Vous devez naviguer sur le site Web de TFP en tant que Visiteurs. »

Faites-en l’essai! Premièrement, je me demande quelle est l’utilité de ce service. Chaque contribuable sait fort bien combien il paie en taxes à la Ville, il n’a pas besoin d’un site Web pour le lui rappeler. Cependant, à quoi bon rendre cette information accessible à l’ensemble de la population, voire à l’ensemble des internautes? Quant à moi, un compte de taxes est un document qui ne concerne que le contribuable en question et la Ville à laquelle il verse ses taxes. Deuxièmement, est-ce légal et « constitutionnel »? Bien que je ne sois pas juriste, disons que j’ai des doutes… Troisièmement, bien que je suive assidument les séances publiques du conseil municipal, jamais une résolution autorisant un tel service n’a été votée à l’unanimité ou à la majorité.

J’ai d’ailleurs fait parvenir ce message à la greffière, avec copies conformes au directeur général, au maire, Jean Martel, et au conseiller délégué aux finances, Dominic Lévesque :

« Bonjour,

Comme citoyen de Boucherville, qui a droit à la protection de ses renseignements personnels, j’exige que toute information me concernant soit rendue inaccessible via ce service. Il est trop facile pour quiconque d’identifier le propriétaire à partir d’une adresse et le montant que je verse en taxes annuellement à la Ville de Boucherville ne concerne que moi et la Ville de Boucherville. Il y a des limites à tout.

Aussi, j’aimerais bien savoir quand cette mesure a été votée par le conseil municipal, car j’écoute assidument chaque séance du conseil municipal et il n’y a jamais été question d’une résolution concernant ce nouveau service, dont je m’interroge bien honnêtement sur l’utilité. Le contribuable qui paie des taxes à la Ville n’a aucunement besoin de ce service TFP pour connaître le montant qu’il verse en taxes à la Ville.

http://www.ville.boucherville.qc.ca/cgi-bin/index.cgi?page=residants0_3_2_0_454_59&langue=fra

Cette nouvelle a été annoncée sur le compte Facebook de la Ville de Boucherville. Je vous demande un suivi de ma demande dans les plus brefs délais. Merci. »

Je vous invite d’ailleurs à faire de même. De plus, la prochaine séance publique du conseil municipal a lieu lundi soir prochain, le 15 avril, à compter de 20 heures. Vous avez l’occasion d’y faire valoir votre opinion sur ce nouveau « service » à la période de questions.

Il y a des limites à tout!

Sébastien St-François

Points de vue de deux élus sur le budget 2013 de Boucherville

Tous les deux interviewés par le FM103,3 et diffusés dans le cadre de l’émission « Les citoyens ont raison »

Dominic Lévesque (ça commence vers 07:20) :

http://podcast.fm1033.ca/podcast/download_mp3/39412.mp3

Francine Crevier-Bélair (ça commence vers 01:56) :

http://podcast.fm1033.ca/podcast/download_mp3/39470.mp3

http://podcast.fm1033.ca/podcast/download_mp3/39471.mp3