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Bouchervillois, avant de voter, lisez bien ceci*

*Un texte de Raymond Gaudin

Jean Martel se targue d’être un bon administrateur. La vérité est bien loin de cela.

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Une administration municipale irresponsable règne à Boucherville

Alors que la privatisation prend de l’essor afin d’amortir les dépenses publiques, l’administration Martel va dans le sens contraire. Elle achète : une terre agricole et le terrain de La Saulaie à un prix exorbitant et payé comptant; un hôtel (l’hôtel de Boucherville) à rénover de fond en comble et situé en partie sur un terrain à décontaminer. Elle paie un montant faramineux pour la rénovation du Cercle social Pierre-Boucher, une bâtisse sans aucune valeur architecturale, trop petite pour les besoins de la population vieillissante, mal située et sans stationnement adéquat.

Après deux ans de pouvoir pour l’équipe Martel, sans expérience et sans opposition, ça promet! L’administration d’une ville n’est pas un jeu de Monopoly!

En outre, le projet d’habitations en hauteur du secteur D’Avaugour – signé sous l’ancienne administration – est bloqué, sous prétexte que l’on ne doit pas développer la ville trop rapidement… L’urbanisme de Boucherville a été planifié en fonction d’atteindre 50 000 habitants. Des boisés ont été achetés à coût raisonnable pour être protégés et des milieux humides ont été conservés. En fait, l’administration précédente n’a rien négligé pour préserver l’environnement et améliorer la qualité de vie des citoyens. (http://www.cremtl.qc.ca/fichiers-cre/files/SBM2010/27_8%20Pierre%20Pion.pdf)

Aussi, cet apport de nouveaux résidants serait bénéfique pour le centre-ville moderne de Boucherville dont l’axe principal, la rue d’Avaugour, peine à trouver des locataires pour les immeubles commerciaux déjà construits, faute de clientèle. Les commerces déjà opérationnels souhaitent quant à eux un achalandage plus important.

En permettant la construction de ces logements et condos, on pourrait même améliorer le transport en commun en augmentant le service (le nombre d’autobus ou autre équipement collectif et leur fréquence), ce qui permettrait au contraire de diminuer la circulation locale d’autos. On pourrait ainsi densifier la population, ce que les environnementalistes et la CMM souhaitent pour les villes de la première couronne autour de Montréal.

Nous vivons actuellement une période où les droits de mutation sur les nouvelles transactions immobilières (la « taxe de bienvenue ») est une source appréciable de revenus pour la Ville. Cela ne sera pas toujours le cas. La récession ne nous a pas encore trop touchés, mais l’activité économique est en déclin en Amérique du Nord… alors, elle nous guette. Tôt ou tard, cet eldorado se tarira. Faute de terrains, la construction de nouveaux bâtiments industriels est arrêtée. Que fait l’administration Martel pour se prémunir contre cette raréfaction des revenus? Rien. En bloquant la construction résidentielle, notre ville est condamnée au déclin inévitable de ses infrastructures ou à une augmentation marquée des taxes pour maintenir les services actuels et en assurer l’entretien.

Un changement de cap rapide s’impose.

M. Martel répète qu’il aime les débats d’idées et les projets structurants, alors voilà de quoi réfléchir!

Monique Reeves