Archives du mot-clé centre d’art

Un gouffre sans fond à Boucherville…

Décidément, le projet de centre d’art est un véritable gouffre sans fond pour les contribuables bouchervillois. Pis encore, ces derniers n’ont pas un mot à dire sur ce projet dont le coût est nettement exagéré pour une municipalité de 42 000 habitants. En effet, grâce au concours de la Loi sur les cités et villes, il est en voie d’être en majeure partie financé par les surplus – nos surplus – et les citoyens ne peuvent pas contester une dépense payée comptant par leurs élus en vertu de la loi actuellement en vigueur.

Le plus récent exemple : en séance extraordinaire, le 24 février dernier, nos élus ont résolu de puiser un autre montant de 1,3 M$ dans nos surplus accumulés pour financer un dépassement de coûts dans le controversé projetPV 2014-02-24 page 2

Le prix à payer pour avoir jugé bon, aux dernières élections, de confier les clés et les coffres de la Ville de Boucherville à une équipe sans aucune opposition? Je me pose la question comme citoyen de longue date et contribuable de cette ville.

Je cherche aussi à comprendre pourquoi le maire Jean Martel a dû quitter la salle lorsqu’il a été question de travaux de Vidéotron, alors qu’il a affirmé à la journaliste Martine Veillette de La Seigneurie, pas plus tard que le 21 février, qu’il ne pratiquait plus le droit pour justifier sa décision de se voter une généreuse allocation de transition quelques mois seulement après avoir été élu pour un deuxième mandat.

PV 2014-02-24 page 3

Il serait de mise qu’il explique à la population pourquoi il est encore en conflit d’intérêts chaque fois qu’il est question de télécommunications sur notre territoire s’il ne pratique plus le droit. Pourtant, en date d’aujourd’hui (14 mars), son profil professionnel figure toujours sur le site Web du cabinet Séguin Racine.

Les Bouchervillois qui ne suivent pas ce qui se passe dans leur ville et les gens de l’extérieur croient que la Ville de Boucherville est très bien gérée. Permettez-moi de soulever des doutes de temps à autre…

Sébastien St-François

Lettre ouverte envoyée aux hebdos locaux de Boucherville

Le respect du contribuable en démocratie

Nos élus à l’Assemblée nationale peuvent bien clamer à outrance qu’ils veulent assainir l’administration des municipalités du Québec, mais ils ne font pas grand-chose de concret en ce sens. D’emblée, il faut savoir que la Loi sur les cités et villes est criblée de failles démocratiques. Elle permet notamment à un conseil municipal de dépenser les surplus accumulés d’une municipalité comme bon lui semble, sans que le citoyen/contribuable ait un mot à dire. C’est pourtant grâce à ses contribuables qu’une municipalité réussit à dégager des surplus.

C’est une faille que j’ai décidé de dénoncer au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, par voie de lettre au printemps 2013 – dans la foulée de la décision prise par nos élus d’affecter plusieurs millions de dollars en surplus au futur centre d’art. J’ai eu droit à une réponse laconique de la part d’un porte-parole, m’indiquant que le ministre ne s’ingérerait pas dans les décisions d’un conseil municipal dûment élu. Pourtant, dans ma lettre, je demandais à M. Gaudreault d’envisager des modifications à la Loi sur les cités et villes, relevant de sa compétence Faut-il croire que Québec n’est aucunement intéressé à remettre le citoyen au cœur de la démocratie municipale plus qu’une fois aux quatre ans?

À Boucherville, en mars 2012, 1047 citoyens ont signé un registre pour bloquer un règlement d’emprunt pour un projet de piste cyclable. C’était la première fois en plusieurs décennies que cela arrivait. Ça prenait 858 signatures, il y en a eu 1047. Les signataires ont voulu dénoncer le coût astronomique du projet et les dangers pour la sécurité des utilisateurs qu’il comportait. Le conseil municipal a reculé…

Maintenant, ce projet refait surface. Au PTI 2014-2015-2016 figure un montant de 3 M$, financé par règlement d’emprunt, pour des travaux de réfection de la chaussée (resurfaçage) du boulevard De Montarville entre la rue Eiffel et l’autoroute 30 (ce tronçon doit pourtant être refait au complet, un resurfaçage ne représente rien de plus qu’un « patchage » dans ce cas-ci). Y figure également un montant de 900 000 $ – payé comptant – pour le pavage des accotements le long de ce même tronçon. En clair, le conseil municipal revient à la charge avec son projet de piste cyclable, mais les citoyens n’auront aucun moyen de contester la partie payée comptant.

Comme contribuable bouchervillois, je ne peux accepter sans broncher cette façon de faire de notre conseil municipal. Ça me coûte cher en taxes municipales chaque année, d’autant plus que le montant que j’envoie à la Ville de Boucherville a déjà été imposé par Ottawa et par Québec. Voir cet argent dépensé – contre mon gré et sans que j’aie un mot à dire – sur des projets visant à plaire à de petits groupes de commettants, alors que nos rues sont dans un état de plus en plus piteux, que les bris d’aqueduc se multiplient et que le conseil municipal n’a prévu la réfection que de deux rues en 2014…, disons que je m’attends à beaucoup mieux en échange des taxes que je paie.

Et je déplore qu’un conseil municipal qui ne cesse de répéter qu’il est à l’écoute de la population procède de la sorte, alors que 1047 citoyens ont démocratiquement contesté ce même projet il y a deux ans. C’est inacceptable!

Sébastien St-François

Centre d’art : la facture grimpe et grimpe encore…

À la dernière séance publique du conseil municipal, le lundi 13 mai, la Ville a procédé à l’achat d’un garage (voir l’article à la page 5 de La Seigneurie du mercredi 22 mai) au coût de 200 000 $. Ce montant ne comprend que l’achat du bâtiment. Jean Martel veut en faire un stationnement pour son centre d’art. Interrogé sur les éventuels coûts de démolition, de décontamination et d’aménagement, le maire Martel n’a pas pu chiffrer ces coûts…

Nous étions rendus à 4,8 M$; nous voilà rendus à 5,0 M$ et plus…

Autre nouvelle « intéressante » : le 6 mai dernier, le Tribunal administratif du Québec a statué sur le prix de l’expropriation de ce qui était jadis connu sous le nom de « Hôtel Boucherville ». La décision du TAQ peut être téléchargée en cliquant sur ce lien. Facture pour nous, les contribuables : 1 014 582 $ pour le terrain et le bâtiment, 62 361 $ en indemnités accessoires pour un total de 1 076 943 $. À ce montant s’ajouteront des intérêts calculés rétroactivement en date du 25 juin 2011 et une indemnité supplémentaire prévue à l’article 68 de la Loi sur l’expropriation.

Dans son jugement, le TAQ fait notamment référence – à plusieurs reprises – au manque de crédibilité du travail de l’évaluateur expert retenu par la Ville. Au paragraphe 82, on fait référence à « des pressions de la part du maire de la Ville ». Je pourrais citer maints paragraphes de la décision, mais je vais plutôt inviter mes concitoyens à la télécharger et la lire par eux-mêmes. C’est éclairant!

Je me permets cependant de reproduire ici un extrait des paragraphe 143 et 144 de la décision :

« […]

On ne peut pas en même temps :

Conserver le droit acquis de maintenir un bâtiment de type patrimonial sur un terrain;

Ne pas attribuer la valeur attachée à ce droit;

Prétendre non seulement que ce bâtiment qui est la seule raison d’être de ce droit, n’en bénéficie pas et qu’il ne vaut rien;

Prétendre que ce bâtiment est une nuisance et une cause de moins value au terrain;

Conclure qu’en conséquence, il doit être démoli;

Déduire le coût de démolition de la valeur du terrain établie sans tenir compte de cette valeur;

Conserver ce bâtiment qu’on dit patrimonial;

Le rénover à grand frais.

[144]     C’est pourtant ce que fait la Ville et que son expert endosse. »

Les paragraphes 145, 146 et 147 sont tout aussi éclairants… Donc, en clair, la facture de ce projet de centre d’art dépasse maintenant les SIX MILLIONS DE DOLLARS et ce n’est pas fini!!!

Sébastien St-François

Êtes-vous surpris d’apprendre que la Ville de Boucherville dégage un autre surplus démesuré en 2012?

Ce lundi soir, lors de la séance publique du conseil municipal, nous avons eu droit à la présentation des états financiers audités de la Ville de Boucherville pour l’exercice 2012. De toute évidence, MM. Jean Martel et Dominic Lévesque étaient très fiers d’annoncer le surplus dégagé l’an dernier. Après tout, le maire et le conseiller responsable des finances se targuent de leur excellente gestion des deniers publics sur la base des surplus dégagés chaque année et nous réitèrent leur politique de « taxation limitée et responsable » lors de chaque présentation budgétaire. D’ailleurs, Jean Martel a affirmé en séance publique que les taxes étaient établies de sorte à dégager des surplus annuels.

Comme contribuable, je m’inscris en faux contre cette façon de voir les choses, mais ce n’est pas près de changer tant et aussi longtemps que les élus actuels demeurent en poste. Bien qu’il soit sage pour une municipalité de se constituer un « coussin » afin de pouvoir pallier aux imprévus, il vient un moment où la démesure prend le dessus sur la prudence. À Boucherville, cela fait maintenant plusieurs années que nous vivons dans la démesure lorsqu’il est question de surplus.

Dans un billet antérieur, j’avais avancé le chiffre de 8,7 M$ pour le surplus de 2012, après avoir simplement appliqué une règle de trois à partir de données préliminaires avancées par le maire Martel lui-même. Or il appert que c’est plutôt un surplus de « seulement » 7 M$ que la Ville déclare pour 2012.

Rappelons qu’en 2012, le budget s’établissait à environ 104 M$. Un surplus de 7 M$ représente donc 6,7 % de ce budget! Rappelons également à quoi servent ces surplus depuis plusieurs années. À payer des promesses électorales! Pensons notamment à l’achat de la terre agricole (1,3 M$), à l’achat du terrain de La Saulaie (2,3 M$), à l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$) et à la rénovation de l’Hôtel Boucherville pour en faire un centre d’art (3,6 M$+).

Ces 7 M$ s’ajoutent à des surplus de 4,9 M$ (en 2010) et de 6,8 M$ (en 2011) – pour un surplus cumulatif de 18,7 M$ sur trois exercices! Si au moins le produit de cette taxation excessive dont nous faisons les frais était utilisé dans l’intérêt de l’ensemble des Bouchervillois et pour les véritables priorités de Boucherville – par exemple, pour accélérer la réfection de nos infrastructures vieillissantes –, ce serait un moindre mal. Mais de voir tout cet argent dépensé sur des promesses conçues pour plaire à de petits groupes d’intérêt est franchement désolant et totalement inacceptable du point de vue du contribuable qui s’attend à une gestion responsable de l’argent que la Ville lui réclame chaque année.

Jean Martel affirme que la loi interdit aux municipalités de faire des déficits (émission À vous de juger de Gilles Pétel, TVRS, le jeudi 9 mai 2013). C’est vrai, mais rien ne justifie qu’une municipalité dégage des surplus aussi démesurés et s’en serve principalement à des fins partisanes. À la lumière des chiffres qu’on nous présente, il est clair que nous sommes exagérément surtaxés depuis l’arrivée de Jean Martel à l’hôtel de ville, pour payer notamment ses promesses électorales n’ayant pas reçu l’aval d’une majorité des électeurs en 2009…

Sébastien St-François

La démocratie a-t-elle pris le bord à Boucherville?

Lundi soir dernier, durant la séance publique du conseil municipal du mois de mars, le dossier « centre d’art » était de nouveau à l’ordre du jour. Ont notamment été votées des dépenses de l’ordre de 166 000 $ pour des travaux d’architecture, de 116 000 $ pour des travaux d’électricité et d’un peu plus de 1 M$ pour la phase 2 de la remise en état du bâtiment actuel.

La conseillère indépendante Francine Crevier Bélair a demandé des précisions sur le concept final de ce projet, qu’elle prétendait ne pas connaître, notamment à savoir qui avait approuvé le concept final. Il semblait y avoir une grande confusion entre les propos avancés par Mme Crevier Bélair et les réponses fournies par le maire Jean Martel, qui ne saisissait visiblement pas la teneur des questions qui lui étaient adressées. Pour le maire, le fait d’avoir voté (à la majorité) une enveloppe de 3,6 M$ puisée à même des surplus déjà affectés confirmait le concept final du futur centre d’art. Mme Crevier Bélair ne partageait visiblement pas le même avis.

Souhaitant voir clair dans toute cette confusion, j’ai pris l’initiative de communiquer avec Mme Crevier Bélair dès le lendemain matin afin d’obtenir des éclaircissements sur ses questions posées la veille. La conseillère indépendante m’a affirmé avoir assisté à une première présentation du projet et des plans préliminaires quelque part au début de 2011. Lors de cette présentation, les deux options envisagées pour le projet étaient déjà définies et l’architecte au dossier était sur place.

Ensuite, plus rien. Exclue du caucus de Jean Martel depuis décembre 2011, Mme Crevier Bélair m’a indiqué qu’elle avait compris entre des conversations que des réunions avaient eu lieu concernant le projet, mais que rien n’avait été discuté au conseil. Elle avait également compris que les membres du conseil des arts et du comité de citoyens du district 1 participaient à certaines réunions et que certaines décisions émanaient de ces rencontres de citoyens.

Toujours selon les propos de Mme Crevier Bélair, le concept final n’a jamais été présenté au conseil municipal (bien qu’elle soit exclue du caucus de Jean Martel, elle siège au conseil municipal au même titre que les autres conseillers et le maire, et toute décision doit être prise par le conseil municipal et non le caucus d’un parti politique). Ce concept n’a pas été non plus discuté ou approuvé par l’ensemble des élus. Les seules approbations obtenues du conseil concernent des enveloppes budgétaires, soit une enveloppe de 1,175 M$ votée à l’unanimité en 2012 pour procéder à des réparations urgentes et une enveloppe supplémentaire de 3,625 M$ – provenant de surplus affectés aux infrastructures et à la stabilisation des taux de taxes – votée à la majorité (Mme Crevier Bélair s’y étant opposée) le 18 février dernier.

Mme Crevier Bélair m’a avoué bien candidement ne rien savoir sur les détails du projet et affirmé qu’aucune analyse professionnelle des besoins réels d’un tel centre n’a été effectuée à ce jour.

Or dans son numéro du 20 mars, La Seigneurie publie une lettre ouverte d’une nommée Monique Trempe. Il faut savoir que Mme Trempe est membre du conseil des arts. Dans son texte, Mme Trempe avance plusieurs détails concernant le futur centre d’art : « Cette “Maison des arts et de la culture” (réclamée depuis plus de 50 ans) accueillera, entre autres, une salle d’exposition, un café-bistro, des ateliers d’arts (peinture, aquarelle, sculpture, photo, etc.) pour enfants, adultes et aînés, une salle de musique, une salle de références (livres d’art), un espace scénique, etc. ». Mme Trempe semble très bien informée du projet…

De nouveau, après la lecture de ce texte, j’ai communiqué avec Mme Crevier-Bélair. À ma question, elle m’a répondu que les détails sur le projet avancés par Mme Trempe n’avaient jamais été discutés ou entérinés par le conseil municipal auquel elle siège.

Si tout cela est exact, nous avons un grave problème à Boucherville. En démocratie municipale, les citoyens élisent des personnes aux postes de maire et de conseillers tous les quatre ans, et ce sont ces élus qui doivent prendre les décisions. Si les décisions prises au cours d’un mandat ne font pas l’affaire des citoyens, ces derniers ont la possibilité d’élire de nouvelles personnes lors des élections suivantes.

Or, si à l’heure actuelle et depuis on ne sait combien de temps, plusieurs des décisions sur notre territoire sont prises par le caucus d’un parti politique et par des citoyens non élus siégeant à des comités de participation citoyenne, ces derniers été triés sur le volet par les membres de ce même caucus, cela va totalement à l’encontre du processus démocratique mis en place pour assurer l’administration des municipalités.

Rappelons que la facture du futur centre d’art atteint maintenant 4,8 M$ et pourrait facilement frôler les 6 M$ à terme. Rappelons que le maire a décidé de contourner le droit démocratique de ses concitoyens de signer un registre pour s’opposer à ce coûteux projet dont ils ne connaissent vraiment pas grand-chose en puisant dans des surplus déjà affectés pour le financer. Maintenant, s’il est vrai que ce sont des citoyens non élus qui prennent de telles décisions de concert avec le caucus du parti politique de Jean Martel, alors qu’une conseillère dûment élue au même titre que les autres membres du conseil est tenue à l’écart du processus décisionnel, cette situation est totalement inacceptable et doit être dénoncée.

Nonobstant les allégeances politiques, si nous tenons à notre démocratie municipale, nous devons insister pour que toute décision qui nous concerne et que nous finançons soit prise par les personnes qui ont été élues pour administrer notre ville. Accepter que de telles décisions soient prises par des intérêts partisans (les membres d’Option citoyens citoyennes) et des citoyens n’ayant aucune légitimité pour décider comment dépenser les deniers publics, c’est accepter l’érosion des assises même de notre système démocratique…

Sébastien St-François

Un maire qui craint la démocratie

L’hebdo La Seigneurie a consacré les pages 4 et 5 de son dernier numéro au projet de centre d’art poussé par l’administration Martel.

Dans ma chronique radiophonique de vendredi dernier, j’émettais une hypothèse : Jean Martel payait le projet comptant pour éviter une signature de registre. L’article signé par Martine Veillette nous donne l’heure juste. Je cite :

« Le maire Jean Martel a affirmé au journal qu’il craignait que de la “désinformation” nuisent (sic!) au projet et que des citoyens se mobilisent et signent le registre. Il cite en exemple la piste cyclable sur le boulevard Montarville, entre la rue Eiffel et l’autoroute 30, où une signature de registre avait mis fin au projet. “Au stade où est rendu le projet, je ne voulais pas prendre le risque de le retarder par une signature de registre. L’expropriation est terminée, des travaux d’urgence pour stabiliser le bâtiment ont été réalisés et le montage financier est prêt.” »

Quelques commentaires me viennent à l’esprit :

  1. Il n’y a pas eu désinformation dans le dossier de la piste cyclable. Les chiffres avancés par les citoyens étaient ceux qui figuraient dans le PTI de la Ville : un projet en deux phases qui aurait coûté plus de 10 M$. Un nombre plus que suffisant de citoyens ont choisi de manifester légitimement leur opposition à cette dépense en se prévalant de l’outil démocratique mis à leur disposition : un registre. Accuser ses concitoyens d’avoir fait de la désinformation dans pareilles circonstances – et ce, à répétition – témoigne d’un profond mépris envers ces derniers.
  2. C’est Jean Martel qui a mis fin au projet de piste cyclable. En réaction à la signature du registre par les citoyens voulant s’opposer au règlement d’emprunt, plusieurs options s’offraient à lui. Il a choisi d’abandonner le projet.
  3. Les contribuables ne connaissent pratiquement rien du projet du centre d’art envisagé par le maire et sont pourtant forcés de le payer. Nous ne savons pas à combien de personnes servira réellement ce centre d’art, nous ne savons pas combien ce projet aura coûté au final, nous ne savons pas comment l’évident problème de stationnement sera résolu. Le maire retire aux citoyens leur droit démocratique d’opposition par crainte qu’ils lui mettent les bâtons dans les roues. Au diable le droit des Bouchervillois de s’exprimer sur comment on dépense leur argent!
  4. Il y a lieu d’exiger du gouvernement du Québec une modification de la Loi sur les cités et villes afin de ne plus permettre à des maires ou mairesses de payer de telles dépenses comptant sans que les citoyens aient droit de parole. Il n’est pas acceptable que les citoyens-contribuables ne puissent faire valoir leur opinion qu’en cas de règlement d’emprunt, car il devient alors trop facile pour des administrations municipales de surtaxer leurs contribuables pour dégager des surplus, puis de contourner en toute légalité des principes démocratiques fondamentaux comme c’est le cas ici.

La lecture de l’article de Martine Veillette nous apprend que Jean Martel ne se soucie guère des droits et des opinions des contribuables qui paient la note de ses projets et soulève la question à savoir s’il est à sa place dans un poste d’élu qui commande un respect absolu des règles démocratiques et des droits des citoyens. Remarquez qu’il est loin d’être le seul à agir de la sorte sur le territoire du Québec, car la loi actuelle le permet. C’est légal, mais est-ce moralement acceptable? Surtout quand on sait que les promesses électorales de l’actuel maire n’ont pas reçu l’aval d’une majorité d’électeurs en 2009…

Sébastien St-François

L’hôtel de Boucherville coûtera cher aux Bouchervillois

L’ancien hôtel de Boucherville situé sur la rue Marie Victorin face à la marina dans le Vieux Boucherville sera transformé en centre d’art. Ainsi en a décidé le conseil municipal de Jean Martel. Cette opération coûtera 4,8 M$ (plus les éventuels extras), sans inclure le prix d’achat de 420 000 $ versé à son propriétaire.

Lors de l’assemblée du conseil municipal du 14 mai 2012 (que vous pouvez consulter dans la section « Conseils sur demande » du site Web de TVRS), j’ai questionné M. Martel sur le manque d’espace de stationnement relatif à ce projet de centre d’art. Il m’a répondu que lorsqu’il était étudiant, il était « veilleur de nuit » et n’avait jamais remarqué un manque de stationnement à cet endroit, même si le restaurant, le bar et l’hôtel étaient actifs (sic).

Veut-on promouvoir l’art durant la nuit à Boucherville?

Rappelons que Boucherville a déjà plusieurs centres d’art municipaux : la Maison L.-H. Lafontaine, le Centre multifonctionnel Francine Gadbois, le Centre Monseigneur Poissant et la Galerie 500. Sans stationnement, à qui profiterait réellement ce nouveau centre d’art, doublé d’un café et d’un atelier?

Cet édifice délabré, insalubre et vandalisé donne un aspect très négligé au Vieux Boucherville. Malgré le rejet d’un plan d’hébergement pour aînés présenté par un promoteur privé au conseil municipal précédent, M. Martel a tenté au début de son mandat d’y installer un projet d’appartements pour aînés, au standard bas de gamme, sans espaces de stationnement prévus.

Ce dernier projet fut rapidement rejeté par les citoyens du secteur lassés de vivre avec les graves problèmes engendrés par les locataires de cet hôtel depuis quelques années. Maintenant, avec cette volonté de créer un centre d’art sans espace de stationnement, M. Martel ne semble pas respecter le choix de qualité de vie des citoyens du Vieux Boucherville.

Logiquement, l’hôtel de Boucherville devrait finir sous le pic des démolisseurs, car il est sans contredit dans un état déplorable et n’a aucune valeur patrimoniale intéressante.

Un espace vert ou encore un petit stationnement bien aménagé avec des arbres et de la verdure serait tout indiqué pour remplacer cet hôtel. Ceci permettrait d’éliminer le stationnement actuel (face au fleuve) d’une dangerosité sans équivoque. On pourrait y installer une charmante allée piétonnière joliment paysagée qui mettrait en valeur les édifices patrimoniaux du Vieux Boucherville et offrirait une vue sur le fleuve et la marina.

Monique Reeves