Archives du mot-clé Caroline St-Hilaire

Une « éclatante victoire »…

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Source : La Relève

Mon commentaire sera bref, car je n’ai pas vraiment grand-chose à dire. Jean Martel et toute son équipe ont été élus. Pour plusieurs, il s’agit d’un troisième mandat consécutif. Encore une fois, les Bouchervillois ont droit à un conseil municipal sans aucune opposition qui continuera fort probablement de gouverner derrière des portes closes et de présenter à la population des faits accomplis. C’est d’autant plus préoccupant maintenant que les référendums municipaux sont choses du passé grâce aux libéraux à Québec. Lire la suite

Une partie de la Rive-Sud exclue d’un important débat sur son avenir

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D’après un sondage CROP mené auprès des citoyens des trois villes liées que sont Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno-de-Montarville, « près de 84 % des répondants sont en faveur de la tenue d’une consultation populaire afin de donner un mandat clair aux élus municipaux pour demander au gouvernement du Québec de sortir leur ville de l’agglomération. » Lire la suite

C’est vrai qu’on paie trop…

logo-3Agissant au nom de leurs concitoyens et des villes qu’ils dirigent, Paul Leduc, Martin Murray et Alain Dépatie, respectivement maires de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert sur la Rive-Sud de Montréal, poursuivent leur offensive pour faire modifier le fonctionnement de l’agglomération de Longueuil, en place depuis le 1er janvier 2006. Le grand absent dans cette offensive est Jean Martel, le maire de Boucherville. Lire la suite

Pas de taxation sans représentation

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À l’image de ce qu’est devenue Montréal, l’agglomération de Longueuil est un monstre bureaucratique qui coûte de plus en plus cher à faire rouler (334,5 M$ en 2015), mais qui ne fournit pas à ses citoyens des services à la hauteur de ce à quoi ils sont en droit de s’attendre.

Là où j’habite (Boucherville, une des quatre villes dites liées à Longueuil), notre appartenance forcée à l’agglomération nous coûte cette année la rondelette somme de 47,5 M$, en hausse de 2,7 % par rapport à 2014. Juste au chapitre de la sécurité publique (police et pompiers), ça nous coûte tout près de 20 M$ par année – et nous n’en avons nettement pas pour notre argent à cet égard. Par exemple, cela fait plus d’une décennie que les Bouchervillois attendent la construction d’une deuxième caserne de pompiers sur le territoire afin que le schéma de couverture de risques en sécurité incendie soit respecté (dix pompiers sur les lieux d’un incendie – où qu’il soit – en dix minutes). Bref, nous payons et payons, mais les services pour lesquels nous payons ne sont pas nécessairement au rendez-vous.

C’est une situation que trois des quatre maires des villes liées de l’agglomération de Longueuil ont dénoncé en décembre dernier. Ils estiment que les villes liées auraient versé, sur une période de sept ans, 40 M$ en trop à l’agglomération. Le dossier se trouve maintenant devant les tribunaux. Faisant cavalier seul, le maire de Boucherville, Jean Martel, a plutôt affirmé que tout fonctionnait très bien à l’agglomération. D’ailleurs, depuis qu’il est en poste (novembre 2009), il vote systématiquement en faveur de tout ce que dépose la mairesse Caroline St-Hilaire. C’est à se demander si cette dernière ne prend pas le vote de Boucherville pour acquis aujourd’hui.

Il s’avère que le torchon brûle au sein de l’agglomération. Non seulement Caroline St-Hilaire doit-elle composer avec trois maires mécontents (ceux de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert), mais ses relations avec le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, sont très tendues depuis le dépôt du budget 2015 de la Ville de Longueuil (taxes résidentielles en hausse de 3,9 %, soit près de deux fois l’inflation) et l’engagement pris par le ministre de rembourser les contribuables longueuillois via les impôts de 2015.

Également, au cours des derniers jours, grâce à la connivence entre la mairesse de Longueuil et le maire de Boucherville, Paul Leduc, maire de Brossard, a été évincé de son poste au conseil d’administration de la Communauté métropolitaine de Montréal. Surprise! C’est Jean Martel, maire de Boucherville, qui le remplacera à ce poste…

Il existe un principe en démocratie qui remonte à la Révolution américaine des années 1750 : « no taxation without representation » (pas de taxation sans représentation). En échange de leur contribution forcée à l’agglomération de Longueuil, les contribuables bouchervillois sont en droit de s’attendre à ce leur maire – leur représentant auprès de l’agglomération – défende leurs intérêts et non ceux de la mairesse St-Hilaire. À l’heure actuelle, comme Bouchervillois, j’ai l’impression que ce sont les maires des trois autres villes liées qui prennent mes intérêts comme contribuable de l’agglomération plus au sérieux que le maire de la ville que j’habite. Ce n’est pas normal… Au nom du principe susnommé, il serait grand temps que Jean Martel cesse d’être le pantin de Caroline St-Hilaire et reconnaisse qu’il existe un véritable problème de gouvernance au sein de l’agglomération de Longueuil. Un problème qui coûte très cher chaque année à ses concitoyens, au même titre que les citoyens des trois autres villes liées…

Sébastien St-François

Un récit d’eau, de neige et de glace

150104_cg2ln_rue_ottawa_verglas_sn1250La « crise de l’eau » qui a sévi à Longueuil, à Boucherville et à Saint-Bruno-de-Montarville la semaine dernière a soulevé moult questions dans les médias et au sein de la population sur l’efficacité des interventions visant à rétablir l’approvisionnement en eau potable sur une bonne partie de la Rive-Sud de Montréal. Pour ma part, le plus inquiétant dans toute cette saga est que, par exemple, l’animateur Paul Arcand du 98,5 FM avait été informé de l’existence d’un problème majeur par une source anonyme en autorité à la Ville de Longueuil plusieurs heures avant l’imposition officielle de l’avis de non-consommation de l’eau ayant eu pour effet de priver plus de 300 000 Québécois d’eau potable pendant quelque 36 heures.

Nonobstant les affirmations de la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, les autorités municipales n’avaient visiblement aucun protocole ou plan en place pour gérer efficacement une telle éventualité. De citer François Cardinal de La Presse : « Longueuil a adopté il y a trois mois une résolution sur le transport de pétrole sur le Saint-Laurent […] Une prise de position qui ne lui a manifestement pas donné l’idée de se préparer elle-même en cas de déversement sur son propre territoire. »

J’habite une des villes « sinistrées » de la semaine dernière. Personnellement, je n’ai pas été incommodé par des odeurs de diesel dans l’eau qui coulait de mes robinets et j’ai même consommé de l’eau avant que l’avis de non-consommation ne soit annoncé. Par contre, j’ai la nette impression que la gestion des événements au cours des quelque 36 heures qu’aura duré cette « crise » a été marquée par un certain amateurisme. Je m’attends donc à ce que les autorités nous présentent un compte rendu complet de ce qui s’est passé et des défaillances dans la gestion de cet incident de santé publique une fois que le post-mortem aura été fait en bonne et due forme. La mairesse de Longueuil s’est d’ailleurs engagée en ce sens vendredi soir lors d’un point de presse convoqué pour annoncer la levée de l’avis de non-consommation de l’eau.

La potabilité de l’eau est certes un service essentiel auquel doivent veiller nos municipalités, mais qu’en est-il lorsque l’eau tombe du ciel sous la forme de neige et de glace et recouvre nos voies publiques d’un véritable cocktail météorologique? Aurions-nous oublié, au Québec, que notre climat est nordique et que le déneigement et le déglaçage sont aussi des services essentiels pour assurer la sécurité des citoyens dans leurs déplacements?

Malgré les hausses de taxes qui se succèdent d’année en année, je constate – à l’instar de nombre de mes concitoyens – que la qualité des services de base que nous rendent nos municipalités se détériore. Nous voilà plongés dans le mois le plus froid et le plus désagréable (du moins pour celles et ceux qui, comme moi, détestent l’hiver) de l’année et force est de constater que l’art du déneigement et du déglaçage se perd au Québec. J’habite Boucherville, mon bureau est situé dans le Vieux-Longueuil et j’ai à me rendre parfois à Montréal comme bon nombre de Québécois. Depuis le début de l’hiver en cours, j’observe de nombreuses défaillances lors des opérations de déneigement et de déglaçage qui suivent chaque chute de précipitations. Et le problème ne se limite pas uniquement à la métropole. Même un grand axe routier comme la 132 en bordure du fleuve Saint-Laurent pose problème chaque fois qu’il tombe de la neige tellement le déneigement est mal fait.

À Boucherville, les rues sont recouvertes de grandes plaques de glace très dure et très glissante et les principaux boulevards de la municipalité sont souvent déneigés à moitié – à un point tel qu’une voie sur deux est plus souvent qu’autrement impraticable ou difficilement empruntable. C’est comme si le sel de déglaçage était devenu une denrée si rare ou si coûteuse que la municipalité n’avait plus les moyens de s’en procurer ou s’en payer.

Pourtant, toujours ici à Boucherville, le conseil municipal est allé de l’avant avec un projet de centre d’art qui est en train de virer en véritable fiasco judiciaire et aura fini par coûter des millions de dollars de plus qu’initialement annoncé une fois que le premier citoyen y mettra pied. Ce même conseil veut maintenant aller de l’avant avec un projet controversé de complexe aquatique dont le coût pourrait facilement dépasser les 30 M$ pour une population de 42 000 habitants.

Alors que l’argent semble tomber du ciel lorsqu’il est question de financer des projets électoralistes, l’administration municipale semble lésiner lorsqu’il est question des opérations de déneigement et de déglaçage nécessaires d’un point de vue de sécurité publique. L’autre jour, il a fallu que je dirige mon véhicule vers la congère en bordure de la voie municipale pour ne pas heurter le véhicule devant moi qui attendait à un feu rouge, car la chaussée était recouverte d’une glace vive. Non, je ne roulais pas vite et ledit véhicule était immobilisé à une trentaine de mètres devant moi. Je me trouvais en pleine ville, pas sur un rang de campagne. En fait, le rang de campagne qui me mène à mon chalet est mieux entretenu que la rue où se trouve ma résidence principale. Ce n’est pas normal…

Comme le disait feu Jean Drapeau, les citoyens s’attendent de leur municipalité que l’eau qui coule dans leurs tuyaux soit potable, que les eaux usées qu’ils produisent soient évacuées de leur demeure, que leurs vidanges soient ramassées et que leurs rues soient carrossables et sécuritaires. En 2015, que nous ayons à composer avec des voies publiques aussi mal entretenues et souvent carrément dangereuses lorsque le mercure chute sous zéro dépasse l’entendement. Il est grand temps que nos administrations municipales recommencent à prendre leurs missions fondamentales au sérieux – surtout compte tenu des sempiternelles hausses de taxes qu’elles nous refilent depuis des années. En matière de services de déneigement et de déglaçage, nous en avons de moins en moins pour notre argent.

Sébastien St-François

Monde municipal : une refonte en profondeur s’impose

B4rUnj3IQAA-UYN.jpg largeSource : tvrs.ca

Le diable est aux vaches dans le monde municipal. Après avoir soulevé l’ire des syndiqués municipaux en faisant adopter son projet de loi 3 sur les régimes de retraite, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, s’est attiré les foudres des élus municipaux la semaine dernière en fustigeant publiquement la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, et le maire de Laval, Marc Demers. Le ministre juge les hausses de taxes décrétées par ces derniers exagérées et menace les fautifs de sanctions. Qui a raison, qui a tort? Il est difficile d’imputer l’entièreté du blâme à l’une ou l’autre des parties, mais une chose est certaine : c’est toujours le contribuable qui finit par payer… Dans ce texte, je vais me concentrer sur la situation de l’agglomération de Longueuil étant donné que j’y habite. Cependant, mes commentaires s’appliquent à la grandeur du Québec.

Dans ce débat, il faut garder à l’esprit une prémisse de base : les employés municipaux sont les fonctionnaires les mieux payés au Québec. En fait, ils gagnent près de 40 % de plus que leurs homologues provinciaux. Ce sont les contribuables qui font les frais de ces conditions de travail extrêmement généreuses. Par exemple, à Boucherville – municipalité de 42 000 âmes que j’habite depuis 1977 –, le directeur général de la Ville reçoit des émoluments et avantages sociaux qui frôlent, voire dépassent, les 200 000 $ – sans parler du régime de retraite doré qui l’attend quand il tirera sa révérence. Raisonnable pour ce que certains qualifieront de « ville dortoir »? La masse salariale des municipalités est très élevé. Viennent ensuite les projets de toutes sortes qui sont chers à nos élus. Toujours à Boucherville, c’est par millions que l’argent des contribuables se dépense sur des projets très accessoires dans le contexte actuel. Et, dans le cas de ma ville, ces projets sont souvent payés au comptant afin de museler les citoyens contestataires. Il faut savoir qu’en vertu de la Loi sur les cités et villes, les élus peuvent dépenser les surplus comme bon leur semble sans que les citoyens puissent s’y opposer. Est-ce normal dans un système qui se veut et se dit démocratique?

Pendant ce temps, le déficit d’entretien de nos infrastructures publiques se creuse d’année en année. Chez nous, le service du génie prône la réfection complète (conduites d’aqueduc et d’égout, fondation et chaussée) d’un minimum de cinq kilomètres de rues annuellement. Or, d’après les chiffres que j’ai obtenus de la direction du greffe de la Ville de Boucherville, sur une période de six ans (de 2009 à 2014 inclusivement), très exactement 14,678 kilomètres ont été refaits. Ce déficit de 15,322 kilomètres s’ajoute à celui d’environ 40 kilomètres qui existait au début de 2009. Quand on sait combien coûte la réfection complète d’un mètre linéaire de rue, c’est une facture totalisant des dizaines de millions de dollars qui se monte sous nos pieds. Et le cas de Boucherville est loin d’être un cas d’espèce; l’ensemble des municipalités du Québec accusent un déficit à ce chapitre.

Vient ensuite la situation de l’agglomération de Longueuil. En 2016, ce monstre bureaucratique « fêtera » ses dix années d’existence. Cette structure qu’est l’agglomération coûte de plus en plus cher aux contribuables qui la financent. Pour 2015, son budget s’établit à 334,5 M$, en hausse de 1,9 % par rapport à 2014. Cette nouvelle hausse s’ajoute à des hausses annuelles souvent supérieures à l’inflation depuis 2006. Pour Boucherville, cela se traduit par une quote-part de 47,5 M$, en hausse de 2,9 % par rapport à 2014.

Jeudi dernier, trois des quatre maires des villes liées à Longueuil (Boucherville, Brossard, Saint-Bruno et Saint-Lambert) ont fait une sortie publique pour dénoncer le manque de transparence dont ils se jugent victimes. Ces trois maires, dont Martin Murray de Saint-Bruno qui est comptable de formation, avancent que le partage des dépenses mixtes entre la ville centre (Longueuil) et les villes liées serait illégal et aurait coûté aux contribuables de ces dernières 40 M$ en sept ans. Si je reviens à l’exemple de Boucherville, alors que nous ne représentons qu’environ 10 % de la population de l’agglomération, la quote-part que nous devons verser annuellement aux coffres de l’agglo a souvent dépassé les 15 %. C’est ça, l’équité en matière de fiscalité municipale?

Étonnamment, le maire de Boucherville, Jean Martel, a décidé d’aller à l’encontre de ses trois homologues et a plutôt permis l’adoption du budget 2015 de l’agglomération. Pour justifier sa décision de se ranger une fois de plus derrière Longueuil, il invoque que l’agglomération fonctionne et permet de belles réalisations, comme les Jeux du Québec. Oui, elle fonctionne, mais à quel prix? En prenant le parti de la mairesse St-Hilaire, j’en conclus donc que Jean Martel ne reconnaît pas l’iniquité dont ses concitoyens sont victimes et juge parfaitement normal que les contribuables de Boucherville essuient des hausses de leur fardeau fiscal imputables au fonctionnement de l’agglomération de Longueuil qui sont plus souvent qu’autrement supérieures à l’inflation. Je trouve cela bien désolant venant d’un maire qui dit prôner une « taxation limitée et responsable » depuis qu’il est en poste. Quant on sait que la quote-part représente annuellement environ 45 % du montant (après impôt) que les contribuables doivent payer en taxes municipales à la Ville, on est en droit de s’attendre à ce que le maire prenne le parti des citoyens dont il est censé défendre les intérêts plutôt que celui d’une mairesse somme toute assez dépensière.

Alors, entre le ministre Pierre Moreau et la mairesse St-Hilaire, qui croire? Certes, Mme St-Hilaire a parfaitement raison lorsqu’elle déclare que les élus municipaux ont la légitimité démocratique de gérer leur ville et que c’est aux citoyens qu’ils représentent de juger de leur rendement. Par contre, M. Moreau a tout autant raison d’affirmer que les municipalités disposent d’une évaluation foncière qui augmente, qu’elles dégagent des surplus (parfois énormes) et que la croissance de leurs dépenses augmente – tout comme leur assiette fiscale. Pour le contribuable, ce débat aboutit plus souvent qu’autrement au même résultat : un compte de taxes qui ne cesse d’augmenter et qui représente un fardeau de plus en plus lourd.

Une chose demeure certaine. Comme ce fut le cas avec les commissions scolaires en 2013 sous le gouvernement Marois, peu importe qui remporte ce bras de fer politique entre Québec et les municipalités, c’est au contribuable municipal qu’on refilera une fois de plus la note. Et c’est pour cette raison qu’une refonte en profondeur du fonctionnement et des priorités de nos municipalités s’impose. Il est temps de faire le ménage et d’arrêter de pelleter dans la cour des contribuables.

Sébastien St-François

Lettre ouverte de Louis-Philippe Guy

Avec la permission de son auteur, je me permets de reproduire une lettre ouverte fort éclairante de mon ami, Louis-Philippe Guy.

« LETTRE OUVERTE – CANDIDATURE DE FRANCE DUBÉ 28 mai 2013
Plusieurs amis m’écrivent en privé pour me demander mon opinion sur la candidature de mon ancienne directrice France Dubé, avec l’équipe de Caroline St-Hilaire aux élections de 2013. Contrairement à ce que vous puissiez penser, je me réjouis de cette nouvelle.

Je pourrais être égoïste et devenir ennemi avec toutes les personnes que j’aime qui se rapprochent d’une mairesse dont j’ai beaucoup critiqué l’administration, duquel j’ai reçu de la pression qui aurait pu me faire perdre mon emploi dans le passé. Néanmoins, honnêtement, le sentiment qui m’anime est la fierté pour mon amie, France.

La démocratie municipale, dans sa forme actuelle, est sclérosée. Être à l’opposition nous confine à un rôle de jappeur en série. La majorité des gens suivent les grands médias nationaux qui ne parlent de leur ville extra-montréalaise que lorsqu’il y a un scandale ou une anecdote. Les vrais enjeux, par exemple l’embauche d’un ami dont le salaire annuel équivaut aux versements de taxes municipales d’un quartier de la ville au complet, n’intéressent que les médias locaux.

CORRUPTION MÉDIATIQUE

Ces médias locaux, dont la mission est importante, n’attirent l’attention que d’un faible pourcentage de la population, encore plus faible que ce tiers des citoyens qui vont aux urnes aux 4 ans pour donner des centaines de millions en chéquier aux élus municipaux.

Ces médias, dont la pérennité financière est fragile, ont avantage à ne pas marcher contre le courant. La Ville dispose de centaines de milliers de dollars dans son budget pour les communications avec les citoyens. On a pu observer au fil des années des variations dans l’achat publicitaire, dépendant de la position éditoriale du média. La Ville étant un partenaire en or, naviguer sans ces enveloppes met la survie du journal, de la radio, de la télévision locale en péril.

LE VRAI POUVOIR

Pour revenir au point principal : je suis heureux de voir France Dubé impliquée en politique municipale, dans Action Longueuil – Équipe Caroline St-Hilaire. Cette administration sera reportée au pouvoir comme la plupart des administrations sortantes dans les municipalités québécoises, étant donné les points énumérés plus tôt. En attendant que tout le système change, nous avons intérêt à avoir des gens de qualité (et de confiance) en place.

Pour ces raisons, je me réjouis de la candidature de France Dubé, mon amie. N’importe qui portant les couleurs de ce parti serait élu. Le bonus pour les citoyens du district Parc Michel-Chartrand, c’est que leur conseillère municipale sera une travailleuse acharnée qui ne compte pas ses heures, une fonceuse qui ne s’en laissera pas imposer. Ces citoyens auront la chance d’avoir une conseillère municipale pour les représenter et non un poteau suivant la ligne de parti sans poser de question. La mairesse va tirer avantage écouter son opinion.

France Dubé est pleine de projets culturels. Ça tombe bien, le bras provincial pouvant donner accès au financement de grands projets culturels se termine par une bague au doigt en commun avec la Longueuilloise au pouvoir. Être la conseillère municipale qui coupera le ruban du nouveau Théâtre de la Ville, auriez-vous refusé ça ? Bonne chance France. Félicitations Caroline, vous ne pouviez choisir mieux.

Louis-Philippe Guy
Animateur d’affaires publiques au FM 103,3 à Longueuil de 2008 à 2012 »

Un fardeau de plus en plus insoutenable…

Lundi dernier, La Presse présentait un grand dossier sur les taxes municipales au Québec. On y apprenait notamment qu’en l’espace de seulement cinq ans (2006-2011), les impôts fonciers ont augmenté de 20 % à Longueuil, soit près de deux fois plus que l’inflation (+10,4 %) au cours de cette même période.

À Boucherville, nous n’avons pas été épargnés. Bien entendu, en 2006, il a fallu réinvestir dans l’infrastructure et se reconstituer des réserves après quatre années catastrophiques de fusion forcée avec Longueuil. Mais nous continuons de subir des hausses foncières annuelles : près de 4 % l’an dernier, près de 2 % cette année, combien en 2012? Nous le saurons le 13 décembre prochain, mais le maire nous prépare depuis des mois à une autre hausse de taxes…

Pendant combien de temps encore nos élus pourront-ils nous imposer un fardeau de plus en plus lourd d’année en année? Pendant combien de temps encore les contribuables seront-ils considérés comme des sources inépuisables de revenus? À quand le moment où les citoyens exigeront qu’on réduise les dépenses avant de leur en demander toujours plus? À quand le moment où les contribuables exigeront des politiciens qu’ils revoient la fiscalité municipale? Voilà des questions qui offrent matière à réflexion. Rappelons-nous que nous avons déjà payé jusqu’à 48 % en impôts fédéraux et provinciaux sur tous les montants que nous réclame notre municipalité (impôts fonciers, droits de mutation, etc.). En effet, les taxes municipales ne sont pas déductibles du revenu considéré imposable par Ottawa et Québec…

Déjà, certaines personnes vivant d’un revenu fixe sont contraintes de vendre leur propriété – pourtant libre d’hypothèque – parce qu’elles n’arrivent plus à payer leur compte d’impôts fonciers. Les jeunes premiers acheteurs, qui éprouvent de plus en plus de difficulté à accéder à la propriété en raison de la montée en flèche du prix des maisons au cours de la dernière décennie, doivent assumer des comptes de taxes municipales et scolaires ainsi que de droits de mutation de plus en plus élevés – s’ils réussissent « l’exploit » de s’acheter une première maison.

Parlons-en des droits de mutation… L’imposition des droits de mutation est obligatoire depuis 1992 (elle était facultative entre 1976 et 1992) et s’établit comme suit : 0,5 % sur les premiers 50 000 $, 1,0 % sur la tranche de 50 000 $ à 250 000 $ et 1,5 % sur la tranche qui excède 250 001 $ (source : Impôt Net). En 1990, le prix moyen d’une maison unifamiliale dans le Grand Montréal était d’environ 112 000 $. En 2011, il atteint 329 000 $ (source). Donc, en 1990, un nouveau propriétaire aurait payé 870 $ en droits de mutation; en 2011, pour la même maison, la facture s’élèvera à 3 435 $ alors que, selon la feuille de calcul de l’inflation de la Banque du Canada, 870 $ en 1990 valent aujourd’hui 1 322 $! Où est l’équité? La formule servant au calcul des droits de mutation est désuète et doit être revue.

Bien que cette loi relève de Québec (la Loi concernant les droits sur les mutations immobilières), je n’ai jamais entendu parler d’un élu municipal ayant réclamé que ces pourcentages et ces tranches soient revus pour tenir compte de la montée en flèche des rôles d’évaluation. Au contraire, nos maires et mairesses misent sur les montants perçus en droits de mutation pour boucler leurs budgets. Ici à Boucherville, le maire Martel se vante même de produire des surplus budgétaires en bonne partie grâce aux montants faramineux que la Ville perçoit en droits de mutation!

Encore plus indécent est le fait que des droits de mutation sont imposés en cas de déménagement au sein de la même municipalité. Si vous vendez votre maison et en achetez une autre sur la rue voisine, vous recevrez un compte vous réclamant le plein montant des droits de mutation prévus à la loi. Toute une façon de souhaiter « la bienvenue » aux citoyens qui décident de rester dans leur ville!

Heureusement, certains élus commencent à se rendre compte que la situation est intenable et qu’il y a des limites à accroître sans cesse le fardeau fiscal des contribuables qu’ils représentent et qui sont de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir joindre les deux bouts. Par exemple, Caroline St-Hilaire a récemment obtenu de Québec l’autorisation de réduire le nombre de conseillers de 26 à 15 aux prochaines élections. C’est une petite mesure (les émoluments de 11 conseillers par rapport au budget total de cette ville), mais c’est un début.

Ici, que fait concrètement le maire Martel pour tenter de réduire notre fardeau fiscal? Rien. Au contraire, depuis qu’il occupe son poste, il augmente nos taxes chaque année (tout indique que ce sera encore le cas en 2012), dégage de plantureux surplus et dépense à coups de millions de dollars pour concrétiser ses promesses électorales ayant reçu l’aval d’une minorité de Bouchervillois. Pourtant, notre population vieillit. Si de plus en plus de gens plus âgés sont contraints de vendre leur propriété parce qu’ils ne parviennent plus à s’acquitter de leurs obligations fiscales et si de moins en moins de premiers acheteurs ont les moyens d’acheter ces propriétés et d’assumer les charges inhérentes à leur maintien, on se trouvera devant un marché caractérisé par un nombre accru de vendeurs motivés et de moins en moins d’acheteurs qualifiés… Ça ne prend pas un doctorat en économie pour comprendre qu’une offre supérieure à la demande crée une pression à la baisse sur les prix, ce qui n’avantage personne.

Lundi dernier, sur les ondes de Dutrizac, Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités, a affirmé que le modèle de taxation municipale en place est inéquitable et révolu. Sans pouvoir vraiment offrir de solutions concrètes, il prétend que le moment est venu de revoir la fiscalité municipale.

Qui, donc, aura le courage politique d’entreprendre le grand ménage fiscal qui s’impose depuis maintenant trop longtemps, à Boucherville comme partout ailleurs? Par ailleurs, les électeurs ont aussi une responsabilité à ce chapitre. À force de réclamer de plus en plus de « bonbons » des politiciens qu’ils élisent, plus la facture coûte cher pour tout le monde. Les promesses électorales ont un prix, et ce sont tous les contribuables qui le paient. Exigeons de la rigueur de nos élus municipaux et votons pour ceux capables de nous la livrer.

Sébastien St-François