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Bouchervillois, avant de voter, lisez bien ceci*

*Un texte de Raymond Gaudin

Jean Martel se targue d’être un bon administrateur. La vérité est bien loin de cela.

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Une nouvelle administration tournée vers l’avenir et à l’écoute des citoyens

Note de l’administration du blogue : Ce texte est reproduit intégralement d’un communiqué reçu de la candidate indépendante à la mairie de Boucherville, Monique Reeves. Il est publié ici aux fins d’informer la population de ses engagements électoraux.

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Nous avons le choix…

Nous voilà rendus au début officiel de la campagne électorale municipale, édition 2017. Le scrutin est le 5 novembre prochain. Alors que des équipes se mettent en action un peu partout dans les municipalités du Québec, ici à Boucherville, les choses risquent d’être plutôt tranquilles par comparaison.

Dans les districts, à moins de surprises de dernière minute, les conseillers en poste depuis quatre ou huit ans seront réélus par acclamation dès le 6 octobre. Une seule exception au tableau : le district 1 (Vieux-Village). Bien que l’issue demeurera la même, ce sera intéressant de suivre la campagne que livreront le prétendu candidat indépendant Yan Savaria-Laquerre – qui a claqué la porte de l’Équipe Martel il y a environ 18 mois sans jamais s’expliquer à la population et qui n’a jamais voté contre une seule résolution mise de l’avant par Martel et son équipe depuis – et Isabelle Bleau, la nouvelle candidate recrutée par Jean Martel.

Dans le district 5, libéré par Dominic Lévesque, le candidat François Desmarais (alias Pierre Boucher) l’aura eu facile pour une première expérience électorale – à moins, encore une fois, d’une surprise de dernière minute.

Cependant, il en sera heureusement différent au niveau de la mairie, car Monique Reeves a pris la décision louable de se présenter contre Jean Martel à la mairie, comme indépendante. Selon moi, il aurait été catastrophique pour notre démocratie municipale si Jean Martel avait été réélu par acclamation le 6 octobre. Déjà qu’il sollicite un troisième mandat, alors qu’il s’était engagé – en 2009 – à n’en solliciter qu’un maximum de deux… Ce que le pouvoir peut faire à une personne.

Comme on pouvait s’y attendre, Jean Martel propose aux citoyens « sa ligne d’action sous le signe de la continuité ». Il table notamment sur une autre infrastructure sportive et de nouvelles pistes cyclables. Il évalue le coût de ses engagements électoraux à entre 20 M$ et 25 M$ pour les quatre prochaines années, mais il a déjà démontré dans le passé que les chiffres qu’il avance ne veulent rien dire (dépassements de coûts dans les projets du café-centre d’art, de l’affreuse piste cyclable qui longe le fleuve, etc.). Bref, avec lui, c’est le statu quo : taxation excessive pour dégager des surplus excessifs afin de financer « ses » projets au comptant pour museler toute opposition, mépris des citoyens qui osent le contester ou le contredire, etc.

Du côté de Mme Reeves, elle n’a pas encore annoncé ses engagements électoraux, mais je serai heureux de les publier ici si elle le souhaite. Pour avoir échangé avec elle, qui est sur le terrain depuis plusieurs semaines pour prendre le pouls des citoyens, l’écœurantite de l’administration actuelle au sein de la population est plus élevée que Jean Martel pourrait le penser…

Maintenant, cette écœurantite doit se traduire par des votes si on [la partie de la population de Boucherville qui en a assez des façons de faire de Jean Martel] veut que les choses changent. Collectivement, nous avons le choix : reconduire Jean Martel au pouvoir pour un troisième mandat ou essayer de rétablir notre démocratie municipale, qui se porte de plus en plus mal (il suffit de consulter les médias sociaux où quiconque ose dire quelque chose de « négatif » sur Jean Martel et ses sbires se fait ramasser par une bande de trolls en un rien de temps pour s’en convaincre), en tentant notre chance avec ce que Mme Reeves nous proposera. Le fait d’avoir un choix est toujours précieux en démocratie et il l’est d’autant en cette année électorale 2017… Pour que ce choix se traduise par du changement, Jean Martel doit quitter l’hôtel de ville et retourner à son travail d’avocat. Il est tout de même curieux que son profil figure toujours sur le site de Séguin Racine et qu’on puisse communiquer avec lui comme avocat près de huit ans après sa première élection à la mairie de notre ville.

Sébastien St-François

La Ville de Boucherville à nouveau poursuivie!

mairie

Source : La Relève

Force est de constater qu’un avocat à la mairie, ça attire les poursuites… Les Bouchervillois sont de nouveau exposés à une poursuite contre leur administration municipale. Cette dernière, intentée contre la Ville de Boucherville et la Ville de Longueuil, est d’un montant de 99 352 000 $. Vous avez bien lu : plus de 99 millions de dollars, soit l’équivalent de la dette de la Ville que le maire Jean Martel se targue d’année en année d’avoir réduit – à force de nous surtaxer (plantureux surplus déclarés année après année) et de négliger la réfection des infrastructures souterraine et routière. Lire la suite

Mort du quatrième pouvoir à Boucherville

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La nouvelle est sortie le jeudi 29 septembre : TC Média a vendu deux hebdos locaux – en l’occurrence La Seigneurie de Boucherville et L’information de Sainte-Julie – au Groupe Messier, propriétaire de La Relève. Ces deux territoires, Boucherville et Sainte-Julie, sont également couverts par La Relève. Lire la suite

Jean Martel en mode électoral, déjà?

12301567_10208217757661198_7441736374978979262_nSource : Ville de Boucherville

C’est mardi soir dernier que Dominic Lévesque, conseiller municipal responsable des finances, a présenté – avec l’enthousiasme et le charisme d’un « 2 par 4 » – les grandes lignes du budget 2016 de la Ville de Boucherville.

Deux ans avant les prochaines élections municipales, l’administration municipale se targue d’offrir un troisième gel de taxes en quatre ans. En ce qui me concerne, c’est un juste retour du balancier après des années de surplus indécents dégagés sur le dos des contribuables (4,8 M$ pour 2010, 5,85 M$ pour 2011, 7 M$ pour 2012, 4,2 M$ pour 2013, « seulement » 3,5 M$ en 2014). En clair, les contribuables bouchervillois ont été surtaxés pendant plusieurs années du règne de l’actuel maire de Boucherville. Il reste à voir l’incidence que la construction du méga complexe aquatique (annoncée à 32 M$ – on verra bien à combien montera la facture finale…) aura sur nos comptes de taxes futurs.

Ensuite, l’administration municipale se targue d’une quatrième baisse consécutive de la dette au 31 décembre 2015. D’abord, il faut relativer les choses : il s’agit d’une baisse de 500 000 $ sur un montant qui s’établissait à 98,6 M$ au 31 décembre 2014. Ensuite, c’est sûr que la dette baisse, car Jean Martel fait tout ce qu’il peut depuis plusieurs années – soit depuis la signature d’un registre en mars 2012 ayant eu pour effet de bloquer son projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville, projet ayant d’ailleurs été payé « cash » depuis, malgré la désapprobation exprimée antérieurement par quelque 1047 citoyens/contribuables – pour payer ses promesses électorales au comptant (terre agricole (1,3 M$), terrain de La Saulaie (2,3 M$), agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$), Café centre d’art (7,4 M$++)). En mars 2013, Jean Martel avait publiquement avoué qu’il ne souhaitait plus voir ses projets contestés démocratiquement par la population. Il se prévaut donc d’une disposition de la Loi sur les cités et villes qui lui permet de payer comptant et d’ainsi carrément museler de potentiels et possibles contestataires. Alors, la dette peut bien être en baisse, d’autant plus que le développement immobilier est en très forte baisse à Boucherville depuis maintenant six ans, ce qui diminue nécessairement de beaucoup les investissements auxquels la Ville doit procéder.

Je vais donner un morceau de robot à l’administration pour sa décision de réduire les frais d’inscription aux camps de jour de 25 %. Nous inscrivons notre fils au camp de jour de la Ville depuis deux ans et ces frais sont élevés. Quelle sera l’incidence de cette réduction sur les finances publiques allant de l’avant? Pas un mot là-dessus pendant la présentation.

C’est au dernier chapitre que le bât blesse. L’administration Martel n’investira que 6,6 M$ dans des travaux d’infrastructures (sic!) de rues et de pavage au cours de la prochaine année. C’est nettement insuffisant quand on sait que le déficit d’entretien de notre infrastructure souterraine totalise des dizaines de kilomètres depuis des années. À ce chapitre, Jean Martel fait très piètre figure et le déficit d’entretien ne cesse de se creuser sous sa gouverne. Vous en parlerez aux résidents de la rue Louis-Normandin qui se sont fait répondre par un employé municipal que la Ville n’avait pas d’argent pour réparer ou remplacer des tuyaux datant de 1957… Ces citoyens envisagent maintenant la possibilité de poursuivre la Ville, et je ferais pareil. Si on n’est pas en droit de s’attendre à ce que la municipalité nous approvisionne en eau potable en échange des taxes qu’on paie, il y a là tout un problème!

Enfin, pas un traître mot durant cette présentation budgétaire sur la deuxième caserne de pompiers, qui devait être opérationnelle sur notre territoire avant la fin de 2013 et dont la construction se fait toujours cruellement attendre…

Sébastien St-François

D’une désinvolture révoltante

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Source : TC Media – Archives

Je tiens à remercier une fois de plus le journal La Seigneurie pour sa couverture journalistique rigoureuse de ce qu’est devenue la « saga du Café centre d’art ». Les Bouchervillois qui se fient uniquement à l’autre hebdo local pour s’informer sur l’actualité municipale n’ont pas droit à la même information sur ce dossier. Ces mêmes Bouchervillois ne savent même pas que le maire Jean Martel fait l’objet d’une plainte déposée auprès de la Commission municipale du Québec à la suite de la nomination de Roger Maisonneuve au poste de directeur général de la Ville. Un dossier ayant pourtant suscité l’intérêt de médias nationaux comme TVA et Radio-Canada!

À la page 3 de son numéro du mercredi 30 septembre, La Seigneurie nous informe que le Café centre d’art n’aura pas coûté 4,8 M$, mais plutôt au moins 7,4 M$ (un dépassement de coûts d’au moins 54 %!)… Au moins parce qu’il reste encore des coûts à venir : poursuites contre la Ville intentées par des sous-traitants de l’entrepreneur disparu dans la nature (tout comme l’assureur de ce dernier), aménagement de quelques cases de stationnement sur un terrain payé 220 000 $, etc. Le journaliste Olivier Robichaud invoque la possibilité que la facture finale atteigne 8,5 M$ – ce qui représenterait un dépassement de non moins de 77 % du budget initialement prévu de 4,8 M$. N’importe quel gestionnaire responsable d’un tel dépassement de coûts serait normalement congédié.

J’ai souvent commenté ce dossier au fil des ans et dénoncé à plus d’une reprise le coût de ce projet. Mon opinion sur ce projet et sur la façon dont il a été financé est bien connue et ne changera pas. Cependant, ce qui m’irrite encore plus est l’attitude totalement désinvolte du maire Martel et de son équipe. « C’est sûr que je me serais passé de tout ça [bon nombre de ses concitoyens aussi], mais c’est fait et aujourd’hui on assiste au produit final », peut-on lire dans l’article du journaliste.

Pis encore, Jean Martel espère que son Café centre d’art serve de moteur économique pour ce secteur de Boucherville [le Vieux-Boucherville]. Je ne sais pas sur quoi repose sa prétendue expertise en matière d’économie ou de finances, mais au prix que ce centre a coûté, il faudra attendre de très longues années avant que l’« investissement » ne se rentabilise et ne commence à générer des profits pour la Ville au bénéfice des contribuables qui sont passés à la caisse pour financer le projet.

« C’est un édifice qui date de 1892, donc il y a toujours des surprises. » C’était évident dès le départ. C’était écrit dans le ciel… Cette désinvolture de la part d’un premier magistrat qui se targue chaque année d’appliquer une « taxation limitée et responsable » et qui se pavane partout pour vanter ses prétendus talents autoproclamés de grand gestionnaire devrait plutôt ravaler sa fierté et se montrer plus humble. Dans la conjoncture économique et politique actuelle, un dépassement de coûts qui se chiffre à l’heure actuelle à au moins 54 % et pourrait atteindre 77 % est inacceptable et témoigne d’une totale incompétence. Plus d’un politicien serait crucifié sur la place publique en pareilles circonstances. Et les Bouchervillois ont tout autant raison de craindre de nouveaux dépassements de coûts dans le mégaprojet du complexe aquatique, dont la gestion a été confiée par Jean Martel à son directeur général, Roger Maisonneuve, qui n’a aucune expérience en pareille matière.

Mais, c’est vrai, la dette a baissé! Certaines gens pensent donc que Jean Martel et ses sbires font un EXCELLENT travail… Mais il ne faudrait pas perdre de vue que cette baisse de la dette leur sert aussi d’écran de fumée pour faire oublier les millions de dollars de notre argent qu’ils ont dilapidés dans des projets bien secondaires, voire farfelus, depuis leur élection en 2009.

Sébastien St-François

Quel avenir pour Boucherville et ce blogue?

OCC Merci

Comme plusieurs de mes concitoyens, j’ai eu droit à une véritable douche froide dimanche soir dernier. Que Jean Martel ait été reconduit dans ses fonctions me surprend plus ou moins. La campagne de Francine Crevier Bélair ne levait pas. De plus, il n’en était qu’à son premier mandat et jouissait d’une perception favorable au sein d’une partie de la population. Par ailleurs, bien peu de gens suivent véritablement ce qui se passe dans leur ville entre deux élections et l’opinion qu’ils formulent sur l’administration municipale repose bien souvent uniquement sur leurs perceptions plus ou moins bien informées. J’ai pu le constater de visu sur le terrain pendant la campagne électorale à quelques reprises.

Cela dit, ce qui m’inquiète profondément est la décision d’une majorité de l’électorat actif de confier encore une fois l’hôtel de ville et l’administration de la municipalité aux membres d’une seule et même équipe, sans aucune opposition pour veiller à prévenir des abus de pouvoir et de démocratie. Sagesse populaire? Connaissant la partisanerie dont l’équipe de Jean Martel est capable, quelque 20 % à 25 % des électeurs se trouvent aujourd’hui sans voix pour les représenter auprès des instances décisionnelles…

D’ailleurs, il y a plusieurs dossiers qui m’inquiètent à l’heure actuelle et qui continueront à m’inquiéter :

  • Café-centre d’art : Une source digne de confiance m’a soufflé que la facture totale pourrait dépasser allègrement les plus de 6 M$ déjà engagés dans ce projet. Jusqu’où ça va aller? Ce sont nos deniers qui financent ce projet conçu pour plaire à un groupe bien ciblé de citoyens.
  • Centre aquatique : Est-ce que ça va finir par aboutir? Notre piscine municipale est une honte. Ce projet sera-t-il enfin mis en branle rapidement?
  • Deuxième caserne de pompiers : Pendant combien de temps encore ce dossier prioritaire traînera-t-il en longueur? Ce n’est visiblement pas une priorité pour le maire Martel, alors qu’il en va de la sécurité d’un grand nombre de Bouchervillois qui ne bénéficient toujours pas de la couverture incendie qu’ils méritent et pour laquelle ils paient. Parlez-en aux gens qui ont été victimes d’un incendie majeur au cours des dernières années. Derrière chez moi se trouve encore aujourd’hui un lot vacant à la suite de l’incendie mortel qui a ravagé cette propriété le 29 décembre 2011.
  • Poursuites contre la Ville : Combien ces poursuites finiront-elles par nous coûter? Jean Martel a beau affirmer que c’est l’intérêt des citoyens qui prime et non pas celui des promoteurs, ces promoteurs ont choisi de faire valoir leurs droits devant les tribunaux. Ma lecture des poursuites me mène à la conclusion que leurs dossiers sont solides. La Ville a déjà essuyé plusieurs cuisants échecs devant les tribunaux au cours des derniers mois. Dans chaque cas, on a choisi de s’obstiner à défendre l’indéfendable, on a perdu et cela a coûté cher aux contribuables bouchervillois. En matière de développement du reste de notre territoire, nous ne pourrons le paralyser indéfiniment. Tôt ou tard, la réalité finira par nous rattraper. Le véritable enjeu consiste à développer ce territoire intelligemment, car son éventuel développement est inévitable.
  • Surplus : Allons-nous continuer à faire les frais de surplus astronomiques qui sont ensuite souvent dépensés sur des projets partisans qui ne répondent pas aux besoins prioritaires de la collectivité?
  • Le fameux « pacte fiscal » avec l’agglomération : Jean Martel, qui a l’habitude d’éviter toute confrontation avec l’agglomération, saura-t-il renégocier cette entente qui a pour effet de réduire notre quote-part (déjà trop élevée)? L’entente est renégociable en 2014. En cas d’échec, notre fardeau fiscal augmentera et notre quote-part sera encore moins représentative du pourcentage de notre population au sein de l’agglo.

Qui veillera donc au grain en l’absence d’opposition à la table du conseil? Qu’est-ce qui se tramera derrière les portes closes du caucus de Jean Martel? Il sera bien difficile pour les citoyens d’être adéquatement informés au cours des prochaines années… La participation citoyenne à Boucherville cessera-t-elle d’être la chasse gardée du cercle d’initiés et une activité purement partisane? L’élection de dimanche dernier soulève bien des questions.

De toute évidence, ce sera aux citoyens d’exiger des comptes et de se faire entendre lorsque les élus pousseront la note un peu trop loin à leur goût. En l’absence d’une vigilance citoyenne, aussi bien accepter de remettre un chèque en blanc aux élus et de se fermer la boîte. C’est ça, la démocratie?

Autant certains partisans de l’équipe actuellement au pouvoir ont dénoncé dans le passé ce qu’ils qualifiaient d’abus pendant « l’ère Gadbois », autant ces mêmes personnes méprisent et dénigrent leurs concitoyens qui ne partagent pas l’idéologie de leur mentor Jean Martel et qui dénoncent à leur tour les abus et les décisions qui ne font aucun sens à leurs yeux. C’est ça, la démocratie? Où est l’équilibre entre ces deux pôles?

Pour terminer, la population de Boucherville demeure divisée sur le plan politique, et ce, malgré les résultats de lundi soir dernier. Jean Martel a réussi à faire sortir son vote et ça s’est traduit aux urnes. Malheureusement, les électeurs qui pensent autrement et qui n’ont pas oublié les nombreux ratés et cas d’improvisation des quatre dernières années ne sont pas représentés au conseil, et c’est un résultat malheureux pour toute société démocratique.

Ce sera donc à nous, citoyennes et citoyens, de tenter de prévenir – d’autant que ce soit possible – les abus de pouvoir et de démocratie qui pourraient se produire d’ici novembre 2017 et d’exiger de nos élus qu’ils administrent la ville en laissant la partisanerie de côté. C’est l’invitation que je vous lance, car il y a des limites à ce qu’une seule personne peut faire. C’est ensemble que nous pourrons intervenir plus efficacement lorsqu’il y aura lieu d’intervenir. C’est le défi qui nous attend et que nous devons relever.

L’équipe de Jean Martel a beau avoir été élue à l’unanimité le 3 novembre, elle demeure redevable envers l’ensemble de la population jusqu’à la fin de son mandat. Il faut respecter l’issue du dernier scrutin, mais il faut aussi toujours se rappeler que le conseil municipal a le devoir d’administrer Boucherville dans l’intérêt supérieur de la collectivité. Ne l’oublions jamais, exigeons des comptes et continuons à faire valoir nos doléances légitimes chaque fois qu’il le faut. Ne laissons pas à Jean Martel et à son équipe nous dicter ce que doit être l’exercice de la démocratie entre deux élections. Une démocratie saine s’exerce au quotidien.

De mon côté, je réfléchis à l’avenir de cette plateforme. J’ai voulu créer un forum d’expression citoyenne sur l’actualité politique municipale. Je l’ai fait par souci de démocratie et non pas pour préparer mon entrée en politique active comme certains l’ont faussement prétendu. J’y ai consacré de nombreuses heures et je me suis attiré les foudres de plus d’un partisan quasi-sectaire d’Option Citoyens Citoyennes dans le processus. Mais je persiste à croire que cette plateforme demeure utile et nécessaire.

Au fil des mois, plusieurs citoyens y ont contribué et je tiens à les remercier. Je songe donc à maintenir ce site accessible au public dans l’optique d’encourager un débat sain sur nos enjeux. Boucherville5021 pourrait subir une refonte en profondeur au cours des prochaines semaines. Je réfléchis actuellement à une nouvelle adresse URL, à une présentation visuelle modifiée et à une nouvelle vocation dont la portée serait élargie, mais l’objectif demeurerait le même : offrir un lieu où échanger sur des questions qui nous préoccupent. Je lance donc l’invitation à la population de contribuer activement et en plus grand nombre à la version 2.0 de ce blogue qui pourrait voir le jour.

Sébastien St-François

Jean Martel en entrevue sur les ondes du FM103,3

Ça commence à 09:40 du début :

http://podcast.fm1033.ca/podcast/download_mp3/53680.mp3

On y apprend notamment que le seul dossier litigieux à Boucherville, selon le maire sortant, est celui des deux poursuites intentées contre la Ville par des promoteurs immobiliers mécontents de la paralysie du développement résidentiel qui prévaut sur notre territoire depuis près de quatre ans. Rien sur le café-centre d’arts, qui sème pourtant la controverse en raison de la manière que le projet a été financé et du montant de la facture, qui dépasse les 6 M$ à ce jour.

Bonne écoute!

Sébastien St-François

L’heure du bilan a sonné : l’autre côté de la médaille

Il faut donner à l’équipe de Jean Martel ce qui lui revient : elle met à jour son site de campagne à une fréquence assez soutenue. Bon, il n’en demeure qu’on vend une image, on tente de surfer sur la « vague de 2009 », mais voilà qu’on nous présente le bilan des quatre dernières années, bien entendu selon l’angle qu’on veut bien donner à ce bilan.

Bilan Martel

Encore une fois, la question se pose. Pourquoi un maire sortant si fier de son bilan a-t-il refusé l’invitation à un débat qui lui aurait donné l’occasion de défendre ce bilan devant des citoyens dont il sollicite la confiance pour un deuxième mandat? Peu importe, voici mes commentaires en rafale sur certains éléments de ce bilan, réalisé « avec votre participation » selon le maire sortant :

  • « Réduction de la dette de 120 M$ à 102 M$ » : Il est facile de réduire une dette si on n’investit pas comme on devrait en infrastructure, si on n’ouvre plus de rues pour de nouveaux développements et si on paie moult projets en puisant dans les surplus qui ne cessent de gonfler depuis quelques années pour atteindre des proportions indécentes…
  • « Gel de la taxation résidentielle en 2013 » : Après plusieurs années de hausses injustifiées à la lumière des surplus dégagés par la Ville. Gel purement électoraliste en 2013, et on nous promet un autre gel en 2014 à des fins de réélection…
  • « Augmentation des surplus budgétaires sans coupures de services » : Heu, il aurait été indécent de couper dans les services compte tenu des surplus astronomiques dégagés et, de toute évidence, cette équipe ne comprend pas qu’une ville, ce n’est pas une entreprise privée. Dégager des surplus d’une telle hauteur, ce n’est pas un signe de bonne gestion; c’est un signe de taxation excessive…
  • « Augmentation du nombre de femmes au conseil » : Oui, et puis? Personnellement, je trouve cet argument très dépassé. Il y a des hommes compétents et il y a des femmes compétentes. Le sexe d’une personne ne doit pas avoir préséance sur sa compétence…
  • « Plus de 500 M$ d’investissement dans le parc industriel » : Des investissements privés… En quoi le conseil municipal a-t-il joué un rôle là-dedans? La Ville a-t-elle octroyé plus de 500 M$ en subventions au cours des quatre dernières années? Le cas échéant, c’est la première fois que j’en entends parler…
  • « Plus de 10 comités de citoyens » : Dont les membres sont triés sur le volet et partagent l’idéologie de l’équipe au pouvoir… Des citoyens du district 2, sans représentation réelle au conseil depuis l’expulsion de Francine Crevier Bélair, avaient proposé un comité de citoyens, mais il n’a jamais vu le jour. Il y a une grande ingérence politique dans les comités de citoyens sous Jean Martel…
  • « Développement urbain moins rapide » : Plutôt, paralysé, et la Ville (nous) fait face à deux poursuites à l’heure actuelle… Si on se fie aux échecs lamentables qu’a essuyés la Ville devant les tribunaux dans plusieurs dossiers récents, ça n’augure pas bien pour ces deux poursuites dont nous ferons les frais…
  • Agrandissement du cercle social Pierre-Boucher » : On a investi 2,3 M$+ dans une bâtisse évaluée à environ dix fois moins. Et le problème de stationnement demeure entier…
  • Aménagement d’un café-centre d’art dans le vieux-village » : La facture dépasse maintenant les 6 M$, et c’est loin d’être terminé… En effet, Jean Martel a décidé de porter en appel la décision du TAQ concernant l’expropriation, encore une fois à nos frais. À la lecture de la décision du TAQ dans ce dossier, tout me laisse croire que la Ville se fera débouter une fois de plus, et la facture du café-centre d’art continuera à grimper, comme je mentionnais sur ce blogue le 5 octobre dernier… Selon une nouvelle publiée sur le blogue de campagne de Francine Crevier Bélair hier soir, la Ville aurait été déboutée en Cour d’appel le 6 septembre dernier.
  • « Acquisition du terrain de la Saulaie et du jardin collectif » : Une évaluation indépendante établissait la valeur du terrain de La Saulaie à environ 1,3 M$ au moment de son achat par la Ville, qui a payé la rondelette somme de 2,3 M$ pour l’acquérir…
  • « Développement du réseau cyclable à travers la ville » : Je n’ai pas constaté de réel développement au cours des quatre dernières années, mais j’ai constaté que la qualité du revêtement se détériorait à plus d’un endroit cependant…
  • « Construction du club d’aviron… » : Le travail à cet égard avait été initié en majeure partie par le conseil précédent (2005-2009)…

Quant au texte dans les pastilles :

  • Une équipe à votre écoute… Si vous avez voté pour elle.
  • Une équipe à votre service… Si vous avez voté pour elle.
  • Une équipe près de vous… Si vous êtes de son bord.
  • Une équipe chaleureuse et accessible… Peut-être, si vous êtes de son bord. Par contre, si vous êtes de ceux qui osent manifester légitimement votre opposition ou contester des décisions avec lesquelles vous êtes fondamentalement en désaccord, vous aurez plutôt droit à une attitude méprisante.

Concitoyens bouchervillois, à l’approche du jour J, allez au-delà de ce que les partis politiques veulent vous faire croire. Informez-vous et faites-vous votre propre idée. Et, surtout, allez voter le 27 octobre (vote par anticipation) ou le 3 novembre!

Sébastien St-François