Archives du mot-clé Bouchervillois

Mon souhait pour l’élection municipale de 2017


La période des mises en candidature tire à sa fin. L’équipe Option citoyens citoyennes (OCC), dirigée par Jean Martel, arrive à la fin de son deuxième mandat. Depuis 2009, elle règne sur la ville et nos taxes sans opposition, exception faite de la période pendant laquelle Francine Crevier Bélair avait siégé comme indépendante après avoir voté contre un PTI et s’être faite éjecter du caucus de Jean Martel. Lire la suite

La Relève refuse d’acquiescer à une demande légitime du CPQ

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Vous vous rappellerez que, en mars dernier, l’éditeur de La Relève, Charles Desmarteau a essuyé un blâme sévère du Conseil de presse du Québec (CPQ) pour son manque d’indépendance vis-à-vis de l’administration Martel. Lire la suite

Jean Martel en mode électoral, déjà?

12301567_10208217757661198_7441736374978979262_nSource : Ville de Boucherville

C’est mardi soir dernier que Dominic Lévesque, conseiller municipal responsable des finances, a présenté – avec l’enthousiasme et le charisme d’un « 2 par 4 » – les grandes lignes du budget 2016 de la Ville de Boucherville.

Deux ans avant les prochaines élections municipales, l’administration municipale se targue d’offrir un troisième gel de taxes en quatre ans. En ce qui me concerne, c’est un juste retour du balancier après des années de surplus indécents dégagés sur le dos des contribuables (4,8 M$ pour 2010, 5,85 M$ pour 2011, 7 M$ pour 2012, 4,2 M$ pour 2013, « seulement » 3,5 M$ en 2014). En clair, les contribuables bouchervillois ont été surtaxés pendant plusieurs années du règne de l’actuel maire de Boucherville. Il reste à voir l’incidence que la construction du méga complexe aquatique (annoncée à 32 M$ – on verra bien à combien montera la facture finale…) aura sur nos comptes de taxes futurs.

Ensuite, l’administration municipale se targue d’une quatrième baisse consécutive de la dette au 31 décembre 2015. D’abord, il faut relativer les choses : il s’agit d’une baisse de 500 000 $ sur un montant qui s’établissait à 98,6 M$ au 31 décembre 2014. Ensuite, c’est sûr que la dette baisse, car Jean Martel fait tout ce qu’il peut depuis plusieurs années – soit depuis la signature d’un registre en mars 2012 ayant eu pour effet de bloquer son projet de piste cyclable entre Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville, projet ayant d’ailleurs été payé « cash » depuis, malgré la désapprobation exprimée antérieurement par quelque 1047 citoyens/contribuables – pour payer ses promesses électorales au comptant (terre agricole (1,3 M$), terrain de La Saulaie (2,3 M$), agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$), Café centre d’art (7,4 M$++)). En mars 2013, Jean Martel avait publiquement avoué qu’il ne souhaitait plus voir ses projets contestés démocratiquement par la population. Il se prévaut donc d’une disposition de la Loi sur les cités et villes qui lui permet de payer comptant et d’ainsi carrément museler de potentiels et possibles contestataires. Alors, la dette peut bien être en baisse, d’autant plus que le développement immobilier est en très forte baisse à Boucherville depuis maintenant six ans, ce qui diminue nécessairement de beaucoup les investissements auxquels la Ville doit procéder.

Je vais donner un morceau de robot à l’administration pour sa décision de réduire les frais d’inscription aux camps de jour de 25 %. Nous inscrivons notre fils au camp de jour de la Ville depuis deux ans et ces frais sont élevés. Quelle sera l’incidence de cette réduction sur les finances publiques allant de l’avant? Pas un mot là-dessus pendant la présentation.

C’est au dernier chapitre que le bât blesse. L’administration Martel n’investira que 6,6 M$ dans des travaux d’infrastructures (sic!) de rues et de pavage au cours de la prochaine année. C’est nettement insuffisant quand on sait que le déficit d’entretien de notre infrastructure souterraine totalise des dizaines de kilomètres depuis des années. À ce chapitre, Jean Martel fait très piètre figure et le déficit d’entretien ne cesse de se creuser sous sa gouverne. Vous en parlerez aux résidents de la rue Louis-Normandin qui se sont fait répondre par un employé municipal que la Ville n’avait pas d’argent pour réparer ou remplacer des tuyaux datant de 1957… Ces citoyens envisagent maintenant la possibilité de poursuivre la Ville, et je ferais pareil. Si on n’est pas en droit de s’attendre à ce que la municipalité nous approvisionne en eau potable en échange des taxes qu’on paie, il y a là tout un problème!

Enfin, pas un traître mot durant cette présentation budgétaire sur la deuxième caserne de pompiers, qui devait être opérationnelle sur notre territoire avant la fin de 2013 et dont la construction se fait toujours cruellement attendre…

Sébastien St-François

Un gouffre sans fond à Boucherville…

Décidément, le projet de centre d’art est un véritable gouffre sans fond pour les contribuables bouchervillois. Pis encore, ces derniers n’ont pas un mot à dire sur ce projet dont le coût est nettement exagéré pour une municipalité de 42 000 habitants. En effet, grâce au concours de la Loi sur les cités et villes, il est en voie d’être en majeure partie financé par les surplus – nos surplus – et les citoyens ne peuvent pas contester une dépense payée comptant par leurs élus en vertu de la loi actuellement en vigueur.

Le plus récent exemple : en séance extraordinaire, le 24 février dernier, nos élus ont résolu de puiser un autre montant de 1,3 M$ dans nos surplus accumulés pour financer un dépassement de coûts dans le controversé projetPV 2014-02-24 page 2

Le prix à payer pour avoir jugé bon, aux dernières élections, de confier les clés et les coffres de la Ville de Boucherville à une équipe sans aucune opposition? Je me pose la question comme citoyen de longue date et contribuable de cette ville.

Je cherche aussi à comprendre pourquoi le maire Jean Martel a dû quitter la salle lorsqu’il a été question de travaux de Vidéotron, alors qu’il a affirmé à la journaliste Martine Veillette de La Seigneurie, pas plus tard que le 21 février, qu’il ne pratiquait plus le droit pour justifier sa décision de se voter une généreuse allocation de transition quelques mois seulement après avoir été élu pour un deuxième mandat.

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Il serait de mise qu’il explique à la population pourquoi il est encore en conflit d’intérêts chaque fois qu’il est question de télécommunications sur notre territoire s’il ne pratique plus le droit. Pourtant, en date d’aujourd’hui (14 mars), son profil professionnel figure toujours sur le site Web du cabinet Séguin Racine.

Les Bouchervillois qui ne suivent pas ce qui se passe dans leur ville et les gens de l’extérieur croient que la Ville de Boucherville est très bien gérée. Permettez-moi de soulever des doutes de temps à autre…

Sébastien St-François

Dilemme d’un électeur qui en a plein son…

Je l’avoue, je suis mal pris en vue des élections du 4 septembre. En 2003, j’ai voté pour Jean Charest, car il était le seul à nous offrir la possibilité de nous défusionner. Plus jamais… En 2007 et en 2008, j’ai voté pour le parti de Mario Dumont. L’ADQ n’existe plus, ayant été avalé par la CAQ. Je ne suis pas souverainiste et je ne crois pas en l’article I du PQ, alors impossible pour moi de voter pour Pauline Marois. Québec Solidaire est trop utopiste et à gauche pour moi dans une province qui tire déjà souvent trop à gauche à mon goût. Je suis mal pris…

Il me reste donc la Coalition Avenir Québec, mais ce parti me pose plusieurs problèmes. Son chef éprouve de la difficulté à asseoir son autorité, et ses « candidats-vedettes » lui volent souvent la vedette. François Legault multiple les promesses quotidiennement, alors qu’il est le premier à affirmer que « C’est assez, faut que ça change ». Son futur bras droit avoué, Jacques Duchesneau, se croit déjà investi de plus de pouvoirs qu’il n’en aurait, tandis que son futur ministre de la Santé, le bon Dr Gaëtan Barrette, à l’instar de ses éventuels prédécesseurs, les Drs Couillard et Bolduc, nous promet un médecin de famille dans 12 mois et l’élimination des délais à l’intérieur de deux ans suivant son élection…

Rappelons-nous qu’en 2003, Jean Charest nous promettait une grande « réingénierie de l’État », exactement ce que nous promet François Legault à son tour aujourd’hui. Rappelons-nous également que, dès le premier automne du premier mandat libéral, Jean Charest avait à la porte de l’Assemblée nationale l’ensemble des centrales syndicales et des groupes de pression. Il a reculé, et la réingénierie de l’État ne s’est jamais faite. Au contraire, depuis 2003, l’État est devenu plus lourd et la dette a monté en flèche. Aujourd’hui, en 2012, François Legault nous ressert les mêmes promesses.

J’ose croire que les Québécois ne soient plus à ce point dupes. À la lumière de son bilan, Jean Charest mérite-t-il un quatrième mandat (du jamais vu depuis l’ère Duplessis)? À mon avis, non. Pauline Marois offre-t-elle une alternative plus crédible? À mon avis, non. Avons-nous les moyens collectifs de nous permettre un gouvernement Québec Solidaire? À mon avis, non. La CAQ a-t-elle ce qu’il faut pour aspirer au pouvoir et mériter la confiance des Québécois désabusés par tout ce qui touche la politique? Honnêtement, je n’ai pas encore la réponse à cette question, mais François Legault devra faire plus que présenter des candidats-vedettes qui ont la réponse à tout et multiplier les promesses électorales comme le font les « vieux partis » pour mériter ma confiance.

J’invite Nathalie Roy, candidate pour la CAQ dans la nouvelle circonscription de Montarville, à redoubler d’efforts pour expliquer aux Bouchervillois (et aux Montarvillois) en quoi nous – Bouchervillois, Montarvillois et Québécois – serions mieux placés en élisant un gouvernement « caquiste ». Et ça presse, car je suis loin d’être le seul électeur qui en a plein son…

Sébastien St-François

Et on veut nous faire croire que nous avons les moyens d’investir plus de 6 M$ sur une passerelle!

Photos prises ce matin sur ma rue (de Corbon). Ce que vous voyez est un trou d’homme à découvert (photo 1) et un amas d’asphalte (photo 2). Sécuritaire! J’ai hâte de voir combien de temps il faudra attendre pour que ce soit réparé. Par ailleurs, notre rue est à refaire au complet…

Aussi ce matin, le cours de natation de mon fils a été annulé en raison d’un « incident » à la piscine nécessitant sa fermeture complète pour des raisons préventives.

Ça va bien à Boucherville! Et , ensuite, l’Option citoyens-citoyennes veut nous faire croire que nous avons les moyens de nous payer une passerelle au coût de plus de 6 M$!

MM. Martel et Lévesque, il serait temps que vous mettiez les priorités des Bouchervillois devant les vôtres, électoralistes et loin de répondre aux besoins criants sur notre territoire. Nous payons des taxes d’abord et avant tout pour éviter que de telles situations dangereuses se produisent! Imaginez si un enfant trop curieux tombe dans ce trou d’homme!

Sébastien St-François

 

Bouchervillois réveillez vous! Y a des gens qui fouillent dans vos poches (partie II)

Où est le Centre aquatique dans le PTI 2012? Et que dire de la vieille piscine et de la vieille patinoire qui tombent en ruines, deux bâtiments qui devraient être rénovés ou reconstruits? Le PTI parle de réfection des bancs de l’aréna (300 000 $), d’enlèvement du revêtement au plafond de l’aréna (515 000 $), du réaménagement de la sortie de la Zamboni (500 000 $) et de travaux pour les bâtiments de la piscine (500 000 $) et de la construction d’une glace réfrigérée pour l’extérieur (750 000 $). Total : 2,5 M$. L’élément le plus loufoque : réduction des gaz à effet de serre (fréon), 3,5 M$ prévue en 2012, mais non comptabilisée dans la colonne de 2012 du document (ligne 69) plus des déboursés de 6 M$ en 2013 et 2014. Impossibilité donc de faire un calcul juste, car malgré un travail comptable qui a duré plus de deux mois, un montant de 3,5 M$ n’a pas été totalisé dans les dépenses de 2012.

On peut quand même supposer que l’ensemble des déboursés d’entretien pour ces deux bâtiments est de l’ordre de 8,5 M$ pour les trois prochaines années. Ce qui étonne : Avant de penser centre multisports et centre d’art, il faudrait commencer par penser à remplacer des services existants devenus désuets.

En outre, et après deux études sur le sujet et une promesse non réalisée de consultation de la population, il n’y a toujours rien dans le PTI pour une nouvelle piscine. Or, en avril dernier, dans un article du journal La Relève, le conseiller Dominic Lévesque a annoncé que le nouveau Centre aquatique serait construit sur le site de l’actuel Centre sportif Pierre-Laporte, là où sont situés la piscine et le vieil aréna. Alors, pourquoi des dépenses de rénovation de l’ordre de 8,5 M$ si on est pour tout jeter cela par terre afin de construire en fin de compte un nouvel aréna et un centre aquatique?

Mais le plus important sur les intentions de nos politiciens n’est pas sur ce qu’on retrouve dans le PTI, mais davantage sur ce qui en est absent. D’après vous concitoyens que devrions-nous prioriser à Boucherville, les sports, les arts ou la sécurité publique? Après les épisodes de fusion et défusion, nous nous sommes résignés à ce que nos services d’incendie et de police relèvent de l’agglo. Mais comment pouvons-nous accepter aujourd’hui que notre maire soit incapable de faire comprendre l’urgence de la situation à Mme St-Hilaire, quand celle-ci a consenti en août dernier une nouvelle caserne de pompier à Saint-Hubert. La réglementation de dix pompiers en dix minutes est la même pour tous. Nous venons de vivre deux épisodes de feu, dont une avec perte de vie. N’est-ce pas suffisant pour remettre en question l’urgence de trouver une solution temporaire pour sécuriser la vie des citoyens. Il semble que l’agglo ne permettra pas avant deux ans le début de la construction de la caserne de Boucherville. N’attendons pas que les autres pensent à nous, c’est maintenant à nous d’agir et de prioriser nos investissements de façon à sécuriser nos vies et nos biens.

La conseillère Francine Crevier a bien raison de parler de chiffres non réalistes et de projets qui ne répondent pas aux besoins immédiats des citoyens. Comme on dit en bon québécois, on a « plogué des chiffres ». Pourquoi? Pour mieux servir la population? Ou pour détourner l’attention et camoufler les intentions et aspirations politiques du maire Jean Martel et de son équipe?

Citoyens, c’est avec votre argent qu’on joue au Monopoly! Soyez bien attentifs et conscients de la planification émotive et de la vision idyllique de votre conseil de ville, car c’est vous qui payerez la note!

Pierre Beauchamp