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Pierre Boucher à la cérémonie du Jour du souvenir…

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Ma conjointe, mère d’un cadet membre du corps de cadets 750 L’Escaut de Boucherville qui participait à une parade aujourd’hui, était présente à la cérémonie marquant le Jour du souvenir, tenue au monument érigé près de la bibliothèque municipale et dédié à ceux et à celles qui ont servi et qui sont morts durant les grands conflits mondiaux.

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Nul doute : Pierre Boucher est à l’honneur à Boucherville

De toute évidence, les membres sortants du conseil municipal sont obsédés par Pierre Boucher en cette année de festivités du 350e anniversaire. Deux perles repérées dans le procès-verbal de la séance publique du conseil de septembre. La Commission des jumelages (dirigée par Charles Desmarteau de La Relève) semble en mener large auprès des élus de l’équipe de Jean Martel. À vous de juger…

Question de la semaine du 12 mars!

À la fin du mois de mars, le maire Jean Martel s’envole pour Mortagne-au-Perche, en France, avec le conseiller Yan Savaria-Laquerre et Charles Desmarteau, fils (membre de la Commission des fêtes commémoratives de Boucherville). M. Martel veut notamment tenter de convaincre Mortagne-au-Perche de nous remettre une statue à l’effigie de Pierre Boucher pour le 350e anniversaire de la fondation de la ville qui sera célébré en 2017.

Comités citoyens, consultations populaires et finances…

Source : boucherville.ca

Dans un communiqué de presse diffusé par la Ville de Boucherville le 10 janvier dernier, on apprend que « deux comités de citoyens mis de l’avant par le conseil municipal ont officiellement débuté [sic!] leurs activités à l’hôtel de ville de Boucherville ». Ces deux comités sont celui du district 1 et celui de la préparation des fêtes du 350e anniversaire de Boucherville (et du 300e anniversaire du décès de Pierre Boucher). Voilà une bonne nouvelle pour la participation citoyenne, et ces comités s’ajoutent aux déjeuners du maire pour être à l’écoute de la population et la faire participer au processus décisionnel.

Je ne connais pas tous les membres qui siègent à ces comités, mais j’y reconnais notamment M. Charles Desmarteau. Éditeur d’un influent hebdomadaire bien établi à Boucherville, M. Desmarteau saura sûrement prodiguer de judicieux conseils sur le développement du Vieux Boucherville, où son journal a pignon sur rue, et sur la préparation des fêtes du 350e, qui s’annoncent grandioses si l’on se fie aux propos du maire Martel dans une entrevue radiophonique accordée au FM 103,3 le 1er novembre 2010.

Dans le communiqué de la Ville, le maire Martel se dit soucieux de permettre aux citoyens de s’exprimer face aux grandes orientations futures de la Ville. Mais qu’en est-il des orientations courantes, de la manière dont notre argent est dépensé? La consultation sur les dépenses majeures de fonds publics se limitera-t-elle à ces quelques citoyens triés sur le volet pour former ces comités? Ces comités sont-ils composés de citoyens représentant un éventail de points de vue, dont certains peuvent être favorables aux priorités de l’Équipe Jean Martel – Option citoyens citoyennes et d’autres non, afin d’assurer une représentation citoyenne équilibrée? À moins de preuve du contraire, je dois présumer de la bonne foi du conseil municipal et donc conclure que ces comités sont équilibrés, n’ont pas de parti pris et n’ont pas été mis sur pied pour un jour servir à justifier de grandes orientations financières qui ne seraient pas nécessairement représentatives de la volonté de la majorité des contribuables bouchervillois.

En matière de finances…

Toutefois, un point me tracasse. M. Martel se dit un leader ouvert d’esprit et axé sur l’écoute de la population qu’il a été élu pour représenter. Alors, pourquoi est-il qu’il n’a pas jugé bon de consulter ses concitoyens d’une façon significative avant de procéder à l’achat – au prix surévalué de 1,2 M$ – d’une terre agricole, située sous des lignes de haute tension d’Hydro-Québec et en partie dans la ville voisine de Varennes? Des pesticides continueront d’être épandus sur cette terre (faisant ainsi de la Ville de Boucherville le propriétaire le plus pollueur sur notre territoire), cette terre ne sera jamais propice au développement résidentiel puisqu’elle se trouve sous une infrastructure massive de transport d’électricité (du moins, je n’achèterais jamais une maison sous des lignes de haute tension, et je suis loin d’être le seul à penser ainsi) et les Varennois auront accès au « jardin communautaire » qui y sera aménagé au même titre que les Bouchervillois, sans avoir investi le moindre sou pour acquérir ladite terre. Est-ce un investissement judicieux? Considérant que cette terre a été payée beaucoup plus cher que sa valeur marchande, la réponse est évidente. Consultés, les Bouchervillois auraient-ils majoritairement approuvé cet achat (au comptant)? Dépenser 1,2 M$ – en frais d’acquisition seulement – pour plaire à quelques électeurs, est-ce raisonnable? Mais M. Martel n’a jamais cru bon de tenir un référendum ou une autre forme de consultation pour valider son choix auprès de nous, qui sommes contraints de payer la note à même les argents que nous envoyons à la Ville chaque année sous la forme d’impôts fonciers.

En 2010, le conseil municipal a imposé une hausse moyenne de 3,94 % du compte d’impôts fonciers. En 2010, la Ville a dégagé un surplus (non encore vérifié) de 2,8 M$. En 2010 toujours, les dépenses municipales ont augmenté de 6,8 % par rapport à 2009. En 2011, le compte de taxes moyen sera majoré de 1,95 %, les dépenses augmenteront d’environ 7 %, le budget augmente de 5,29 % par rapport à 2010 (+8,44 % si on tient compte du surplus non vérifié de 2,8 M$ dégagé, qui réduit d’autant le budget réel de 2010), tandis que le pourcentage du budget alloué au service de la dette baisse de 0,6 % par rapport à l’an dernier.

Donc, le conseil municipal puise plus d’argent dans nos poches, augmente les dépenses et décélère le rythme de remboursement de la dette. Dans un tel contexte, payer 1,2 M$ pour une terre agricole représente-t-il un choix judicieux et une priorité pour la majorité des contribuables bouchervillois? À vous de trouver votre réponse et de la faire entendre… Pensons à un autre projet d’acquisition qui s’en vient, en l’occurrence l’intention du conseil municipal de se porter acquéreur du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie pour y aménager un parc, tout juste à côté du parc de La Frayère déjà aménagé.

M. Martel se jugera-t-il à nouveau autorisé – fort des résultats électoraux du 1er novembre 2009 – à investir des millions de nos dollars pour acheter et aménager ce terrain sans devoir consulter au préalable ses concitoyens dans le cadre d’un référendum ou d’une autre consultation significative pour s’assurer qu’une véritable majorité de contribuables acceptent de voir ainsi dépenser l’argent qu’ils versent à la Ville, de l’argent pour lequel ils travaillent fort et sur lequel ils ont déjà payé des impôts fédéraux et provinciaux? Personnellement, je crois que la Ville fait fausse route en voulant investir des millions de dollars pour plaire à quelques centaines de personnes sur une population de 40 000 habitants. Ce n’est pas cela, gouverner dans l’intérêt de la majorité. Rappelons que le mouvement pour l’acquisition de ce terrain n’a jamais vraiment levé au sein de la population.

Il serait pourtant fondamental d’obtenir l’accord majoritaire de la population avant même penser à investir de telles sommes dans un nouveau parc. Espérons que M. Martel opte pour la consultation aussi lorsqu’il est question de notre argent.

Le citoyen qui paie des impôts fonciers s’attend à recevoir certains services de base en retour : de l’eau propre, des égouts qui fonctionnent, la collecte des ordures, l’entretien des rues, etc. Dans un contexte où les taxes augmentent d’année en année et où la dette croît aussi au fil des exercices budgétaires, posons-nous collectivement la question à savoir quelle devrait être notre priorité. Nous doter de parcs payés trop cher ou léguer à nos enfants et nos petits-enfants une situation financière plus saine en priorisant le remboursement de la dette tout en investissant raisonnablement dans la bonification de nos infrastructures collectives?

On peut lire ceci dans le programme électoral de M. Martel : « Penser long terme en procédant à l’acquisition de terrains le long des berges du fleuve lorsque les occasions se présentent ». Pour qu’une occasion se présente, il faut qu’un ensemble de conditions soient réunies, dont l’appui de la population. Toute occasion n’est pas nécessairement bonne à saisir, surtout pas à n’importe quel prix.

Vouloir consulter et mettre sur pied des comités citoyens est très louable et démontre une ouverture d’esprit. Cette même ouverture devrait se manifester lorsqu’il est question de finances, de notre argent.

M. Martel, vu votre ouverture d’esprit et dans le respect de vos concitoyens, je vous invite à élargir la consultation dans le dossier du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie. Le moment venu, exposez-nous les coûts réels de votre projet et laissez trancher la population dont vous avez la responsabilité de représenter et l’obligation morale de respecter les volontés, car c’est elle que finance vos projets. Il serait regrettable si – un jour – on se servait du comité citoyen du district 1, par exemple, comme paravent pour justifier un tel investissement sans l’aval d’une majorité absolue de citoyens.

Sébastien St-François