En prenant une marche, et en revenant, question de démocratie*

*Un texte de Claude Saint-Jarre

Je reviens d’une marche et j’écris cet article en revenant, parce que je me suis rappelé d’un téléphone il y a une heure, d’un ami qui a fait un commentaire dans cet article que j’ai écrit et publié dans Parlons politique, et qui me demandait s’il y avait d’autres commentaires. Vous devinez qu’il n’est pas en permanence connecté comme le sont nos ados.

En vérifiant, il y en avait un et maintenant, deux!

J’ai une idée des plus simples que je sens le besoin de vous communiquer pour le mieux de notre démocratie municipale, en tant que citoyen.

La candidate à la mairie Monique Reeves critique trois choses : de quoi on parle au conseil municipal, la manière dont on parle et la qualité inégalitaire de l’écoute du parti au pouvoir des intervenant.es au micro.

Mon idée :

Elle est d’une simplicité déconcertante : faire plus de rencontres!

En effet, pour une population de 40,000 « consciences » (notion plus moderne qu’ « âmes »), il y a une période de questions de trente minutes par mois, lors de la séance du conseil municipal.

Or, le maire Martel a deux points positifs sur le plan de la démocratie, de mon point de vue : 1) Il souhaite et invite à la participation citoyenne; 2) il a mis sur pied un secrétariat à la participation citoyenne, ce qui est rare sinon unique dans les municipalités.

Mais madame Reeves et d’autres sont insatisfaits; il y a un certain malaise pour lequel Martin Matte n’y peut rien.

Trente minutes, c’est si peu! C’est tout simplement insuffisant. Si les gens répondaient à l’invitation du Maire et qu’ils participaient au micro, il y en aurait à peine pour une minute ou trente secondes par personnes de temps de micro pour s’exprimer et encore, je suis généreux.

Certaines thèses de doctorat s’expriment en trois minutes à l’émission de Radio-Canada Les années lumières, mais rares les heureux qui ont tant l’esprit de synthèse.

Alors, c’est simple, rencontrons-nous plus souvent, pour converser, dialoguer, se « battre » avec les mots, poliment, pour le mieux de la ville et de ses habitants.

La Grèce antique avait le terme Iségoria pour signifier le droit à la parole pour tous à tous propos et à tous moments, le terme Ecclésia : assemblée du peuple, des citoyens.es; et Agora : place publique ainsi que Parrêshia : dire le fond de sa pensée.

On va y arriver!

Plus précisément, je suggère des rencontres quotidiennes, le jour et le soir, selon les disponibilités des gens. Un conseiller.ère ou un.e fonctionnaire ferait l’animation et des notes seraient prises. ( pourquoi pas un.e bénévole citoyen.e?)

Ce pourrait être le début de conseil de la démocratie locale ou d’une communauté démocratique.

Claude Saint-Jarre

15 réflexions au sujet de « En prenant une marche, et en revenant, question de démocratie* »

  1. En tout respect, depuis 2009, un seul comité de district a été créé, soit dans le district 1 (Vieux-Village). Depuis ce temps, aucun autre comité n’a vu le jour ailleurs dans la ville, malgré des initiatives à ce sujet de la part de citoyens…

  2. Je suis d’accord et je le déplore aussi. J’en avais demandé un pour le 8, le mien. Mais j’en suis un peu responsable par manque de participation lorsque c’était le temps; je n’avais pas vu l’annonce…J’ai des projets pour le mien: un jardin collectif, du budget participatif de la démocratie électronique et dans les parcs.

    1. L’idée était peut-être un « leurre » lancé en 2009 pour gagner des votes. Je n’en sais rien, mais, au fil des ans, il y a aussi eu une demande de mise sur pied d’un comité dans le 2, laquelle demande fut refusée par l’administration municipale. Belle participation citoyenne! Mais le comité du district 1 (et la commission des jumelages) semble avoir beaucoup de poids si on se fie aux ordres du jour des séances publiques mois après mois…

      1. c’est vrai. J’ai demandé pour le 8, mais je n’avais pas d’autres noms que le mien; on m’a dit que ce n’était pas assez; je n’avais pas l’énergie pour faire du porte à porte; pourtant la ville aurait pu faire une pub dans le 8.

      2. Des comités, tu t’organises pour en avoir dans tous les districts ou pas du tout il me semble… c’est mon point de vue du moins, car un district (1) a une influence indue auprès des élus depuis des années selon la formule en place.

  3. En ce qui concerne les rencontres quotidiennes, Roméo Bouchard n’est pas d’accord avec moi: »Des assemblées publiques où les citoyens sont invités par les élus à venir s’exprimer et débattre librement de grands enjeux ou de grands projets de la municipalité me paraît une chose essentielle. J’en parle souvent. Il est clair que l’assistance aux longues séances « gestionnaires » du conseil et participer à une brève période de questions après deux heures d’attente n’est évidemment pas une forme réaliste et adéquate pour la participation citoyenne..

    Des assemblées quotidiennes, par contre, ça me paraît nettement exagéré et irréaliste. »

    Je crois qu’il se rapproche d’une suggestion de madame Reeves faite à moi dans un courriel privé, que j’aimerais bien voir dans ce blogue si possible.

  4. Dans le 8, j’ai fait un sondage auprès de 23 personnes rencontrées dans les rues: comment améliorer le quartier, l’aimez-vous? Tous l’appréciaient et tenaient à la garder en bon état. Certains voulaient moins de bruit, du transport collectif amélioré, moins d’herbes sur le bord de l’asphalte etc.

      1. Si l’auteur du livre les Créatifs culturels, a raison, il y a 26% de la population qui adopte des valeurs reliées au développement durable. Paul Ray est l’auteur. Il parle pour l’Amérique, l’Europe, donc pour nous.

    1. Mais une précision: ce 26% est un assez gros groupe mais chaque membre se croit seul, tandis que ceux qui ont le pouvoir regroupent 17% mais ces gens sont regroupés, organisés.

  5. Je dis surtout que les partis gagnants aux States, Europe, Canada constituent 17% de la population, c’est-à-dire leurs valeurs. Concernant le PLQ, l’auteur du livre Cessons d’être des colonisés dit que le PLQ part gagnant: à chaque élection en citant Joseph Facal, il dit, je le cite:  » avec son quasi monopole sur le vote anglophone et sur celui des néo-Québécois, le Parti libéral du Québec est assuré au départ de chaque élection, de 50 comtés, et qu’il lui suffit d’aller chercher 13 comtés seulement, ailleurs, pour obtenir un gouvernement majoritaire. ( page 231, livre de J. Maurice Arbour)

  6. Vous dites que 50% des électeurs admissibles ne votent pas; je viens de lire que 42,2% des québécois sont considérés médicalement comme insuffisamment actifs. J’espère que ce sont les mêmes, sinon on fait vraiment dur! Quand on regarde la santé, supposément pas rapport avec l’administration municipale, on voit qu’il y a du travail à faire à quelque part, qui ne se fait pas à quelque niveau du politique que l’on regarde.

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