Blâme de manque d’indépendance rendu par le Conseil de presse du Québec

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La Relève se targe d’être un « journal hebdomadaire indépendant » sur son site Web ainsi que sur la couverture de sa version imprimée que nous recevons dans le Publi-Sac chaque semaine.

Pourtant, il vient d’essuyer un troisième blâme pour manque d’indépendance du Conseil de presse du Québec. Journal indépendant? Pas quand il est question de l’administration municipale de Jean Martel. Je vous rappelle les deux blâmes portés contre La Relève en 2016 dans le dossier d’un concitoyen.

Comme il est peu probable que l’éditeur publie l’intégralité de la décision rendue dans mon dossier, malgré ce qui est stipulé dans le paragraphe 20 de la décision ci-dessous, comme cette décision concerne directement la population, son droit à l’information et la confiance qu’elle est en droit d’avoir en l’impartialité et le professionnalisme de l’équipe éditoriale d’un hebdomadaire local (ce qui n’est pas le cas ici) et comme le site du Conseil de presse n’est pas à jour depuis janvier 2017 en ce qui concerne les décisions rendues, je vous partage ici l’intégralité de la décision rendue récemment dans le dossier de ma plainte, déposée en avril 2016 à la suite d’un geste que j’ai jugé inacceptable de la part d’un éditeur.

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Je trouve tout cela infiniment regrettable pour nous, citoyens, qui n’avons plus accès à du vrai journalisme d’enquête sur les enjeux politiques locaux. Seul La Seigneurie – lorsqu’il existait comme véritable journal plutôt que dans la version « pop culture » édulcorée qui est occasionnellement encartée dans La Relève depuis des mois – versait occasionnellement dans le journalisme d’enquête sur l’administration municipale.

On sait que La Relève reçoit des dizaines de milliers de dollars en revenus publicitaires chaque année de la Ville de Boucherville (en échange de la publication d’avis publics, de publicités vantant les bonnes œuvres de l’administration Martel, etc.) et c’est bien là le nœud du problème – qui mine la crédibilité de plus d’un hebdo local. Le phénomène ne se limite pas à La Relève, mais il est criant dans le cas de La Relève – le seul « journal » distribué sur notre territoire depuis la disparition de La Seigneurie.

En cette année électorale, non seulement sommes-nous à risque de voir l’équipe en place depuis maintenant trop longtemps réélue par acclamation, mais aussi nous ne disposons d’aucun journal digne de ce titre sur lequel compter pour scruter à la loupe les faits et gestes de l’équipe sortante qui demandera à la population de lui faire confiance pour un troisième mandat. Triste époque pour notre ville, Boucherville…

Sébastien St-François

Nota : Le mis en cause pouvait encore interjeter appel de la décision rendue par le Conseil de presse dans le dossier D2016-04-130 au moment de la rédaction de ce billet.

3 réflexions au sujet de « Blâme de manque d’indépendance rendu par le Conseil de presse du Québec »

  1. Décision très tranchée et sans équivoque! C’est comme si tous les juges de la Cour suprême du Canada avait voté dans le même sens sans aucune abstention. Il est curieux que ce journal tende à faire son lit avec le parti au pouvoir quand en réalité, il n’y a pas d’autres hebdomadaires locaux. Cet hebdomadaire a une rente de situation avec la ville qui va retenir ses pages pour ses avis publics quoiqu’il arrive. Son indépendance n’a pas de prix.

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