Un départ qui me laisse de glace

DLévesque
Source : La Relève

On apprend aujourd’hui dans le « journal hebdomadaire indépendant » La Relève (entre guillemets, car ce « journal » vient d’essuyer un troisième blâme pour manque d’indépendance journalistique du Conseil de presse du Québec en moins d’un an, j’y reviendrai dans un billet futur, alors permettez-moi de mettre en doute la crédibilité journalistique dudit journal) que le conseiller municipal Dominic Lévesque quittera la vie politique au terme de son mandat qui prend fin en novembre prochain. Personnellement, ça me laisse de glace – outre le fait qu’il touchera probablement la prime de départ auquel il « a droit » en vertu de la loi.

En huit ans, jamais ce conseiller n’a daigné me serrer la main ou m’adresser la parole – à l’époque où j’étais plus présent aux séances publiques du conseil municipal (auxquelles je n’assiste plus depuis des lunes tellement la complaisance qui y règne me pue au nez). Jamais, en huit ans, alors que je suis depuis 1977 citoyen à part entière de Boucherville. Il m’a toujours paru comme un personnage hautain et déconnecté de la population – exception faite des partisans d’Option citoyens-citoyennes, le parti fondé par Jean Martel en 2009. Dans mon livre à moi, un élu municipal se doit d’être accueillant et réceptif à l’égard de tous, mais bon…

On apprend notamment qu’il souhaite se consacrer davantage à l’enseignement. J’espère vivement pour ses futurs étudiants qu’il se montre plus passionné dans les cours qu’il animera que lors des présentations budgétaires – d’un platitude monumentale – qu’il livre chaque année en décembre au nom de la Ville de Boucherville depuis huit ans.

2017 est une année électorale. On sait déjà que ça brasse à Longueuil et à Brossard. On a appris aujourd’hui qu’il y aura élection à Saint-Bruno-de-Montarville. À Boucherville, silence radio.

Jean Martel et son équipe doivent quitter l’hôtel de ville en novembre prochain. Ils y sont depuis huit ans et l’époque où un maire régnait sur « sa ville » pendant des années est révolue, d’autant plus à la lumière des scandales ayant secoué la politique municipale au cours des dernières années, scandales attribuables à des élus municipaux ayant collé trop longtemps. Une démocratie saine est une démocratie qui évolue, où il y a un changement de garde à intervalles réguliers. Il est à espérer qu’une équipe se manifeste ou que, au minimum, il y ait de l’opposition au sein du prochain conseil municipal. Ça manque cruellement ici depuis des lunes et ça paraît depuis déjà plusieurs années. C’est malsain!

Mes années d’interaction avec divers acteurs s’y connaissant m’ont convaincu que les coûts de l’ère Martel seront élevés et se manifesteront tôt ou tard. M. Lévesque, bonne retraite politique et, de grâce – si Boucherville vous tient tant à cœur –, renoncez à votre prime de départ en novembre prochain, contrairement à votre ancienne collègue, Alexandra Capone, qui a eu l’audace d’y toucher alors qu’elle a démissionné de son poste en plein mandat parce que son conjoint poursuivait la ville que vous gérez si bien depuis 2009.

Sébastien St-François

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