L’erreur monumentale des libéraux provinciaux

628611-philippe-couillardSource : lapresse.ca

D’entrée de jeu, je tiens à préciser que je ne suis ni membre du PLQ ni sympathisant libéral. Au provincial, la dernière fois que j’ai voté « rouge » a été en 2003, étant donné que Jean Charest était alors le seul chef à s’être engagé à offrir aux villes fusionnées de force deux ans plus tôt la possibilité de défusionner s’il était porté au pouvoir. Militant alors très activement pour la défusion de ma ville (Boucherville), je n’avais d’autre choix que de voter libéral… Les déceptions ayant suivi ont été multiples et parfois amères.

Autant j’avais accueilli l’arrivée au pouvoir des libéraux en 2003 avec enthousiasme (pour la raison précitée), autant j’ai été heureux de les voir chassés du pouvoir en 2012. Le moment était venu de mettre fin aux années d’arrogance du PLQ dirigé par Jean Charest.

Cependant, tout indique que les militants libéraux ont fait une grave erreur en choisissant Philippe Couillard pour succéder à Jean Charest. Bon, j’avouerai d’emblée que le type et son parcours professionnel depuis son élection comme député en 2003 ne m’inspirent pas confiance. Mis à part mon aversion personnelle pour lui, force est de constater que Philippe Couillard n’a pas ce qu’il faut pour diriger un parti politique vers la victoire. Il est trop intellectuel, est incapable de prendre position clairement dans des dossiers qui ne laissent aucune place aux nuances ou tons de gris (ex. : la « Charte ») et manque d’emprise sur son caucus. Le plus récent épisode mettant en scène la députée Fatima Houda-Pépin le démontre éloquemment.

Pendant ce temps, le PQ monte dans les sondages. En effet, on apprenait hier que le PQ raflerait une majorité de sièges si des élections se tenaient maintenant. Quant à la Coalition Avenir Québec, ça ne lève évidemment pas, le parti de François Legault stagnant entre 16 % et 18 % des intentions de vote sondage après sondage depuis bien longtemps. Force est de constater que les Québécois ont peur du changement et préfèrent le confort des guéguerres libéraux-péquistes.

Donc, en raison de sa contre-performance, Philippe Couillard est en train de livrer sur un plateau d’argent ce que souhaite Pauline Marois depuis son élection au poste de première ministre : une majorité. Que les libéraux ne forment pas le prochain gouvernement ne me dérange aucunement. En fait, après neuf années au pouvoir marquées par l’arrogance et les scandales, les libéraux méritent de rester sur les banquettes de l’opposition pendant plus de deux ans tant qu’à moi. Mais l’idée d’un gouvernement majoritaire formée par le PQ et dirigée par Pauline Marois m’effraie. Outre la question de la souveraineté, l’économie de la province va de mal en pis depuis l’accession des péquistes au pouvoir en septembre 2012. Au Québec, on ne parle plus de rien d’autre que de la Charte…

Les militants du PLQ se sont tirés dans le pied en jetant leur dévolu sur Philippe Couillard au lieu de Pierre Moreau, par exemple. Ce dernier aurait pu incarner un réel renouveau au sein d’un parti qui en a grandement besoin et qui devra probablement patienter dans l’opposition pendant encore plusieurs années en raison d’un chef « qui ne l’a pas l’affaire »…

Sébastien St-François

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