Gouverner autrement! Faire le consensus! Avoir une idéologie…

Tous ces beaux slogans d’intellectuels vont devenir quoi dans la vie réelle d’un conseil de ville?

Selon mon expérience de citoyen, le lendemain de l’élection, la mémoire est effacée et les agendas cachés prennent le dessus.

Ce que je recherche comme mairesse ou maire :

C’est un leader qui a une vision, qu’il la définisse clairement dans un programme. De plus, je m’attends à ce qu’il réalise ce programme dans la mesure où la conjoncture le permet.

Il est certain que tous les projets d’un programme ne sont pas pour moi une nécessité ou une priorité. Mais c’est le programme pour lequel je donne mon aval, plutôt qu’à celui du parti adverse.

Si la majorité des électeurs vote pour le programme du parti adverse, même si 40 % seulement des électeurs ont voté. Je ne peux prétendre que seulement 25 % des électeurs appuient ce programme adverse et que 75 % sont contre, ce serait prétendre que tous ceux qui n’ont pas voté sont contre, ce qui est statiquement faux. La démocratie canadienne est ainsi faite.

Je ne peux m’attendre, non plus, à ce que le parti au pouvoir réalise le programme de ses adversaires, ce serait tromper la bonne foi de ses sympathisants.

Donc, lorsqu’un maire est élu, il a le mandat de réaliser son programme avec la participation du conseil.

Le conseil doit-il comporter de l’opposition?

Il y a eu deux articles sur ce sujet dans « Boucherville 5021 » qui prônent cette thèse d’une opposition présente au conseil.

Quant à moi, je considère que la diversité d’opinions peut permettre de bonifier les décisions. Mais encore faut-il que les divergences politiques ne viennent perturber le bon jugement et que les ambitions politiques n’écartent les intérêts de la population.

Par contre, je crois qu’on ne devrait jamais considérer le vote stratégique pour s’assurer d’avoir de l’opposition. La démocratie doit agir de plein droit afin de positionner les meilleures personnes pour nous représenter.

Mon opinion personnelle sur cette campagne.

Je me sens un peu comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais je suis un Bouchervillois de plein droit et je désire émettre mon opinion.

Ayant été un cadre supérieur pendant plusieurs années, j’ai beaucoup de difficulté à imaginer madame Crevier Belair exercer un leadership efficace afin d’obtenir un consensus, elle qui n’a pu se démarquer dans le conseil de ville des 4 dernières années. Comment pourrait-elle concilier les opinions d’une Monique Reeves qui l’a lapidée généreusement dans des articles de ce blogue ou des conseillers du parti qui l’a expulsée, à ce qu’elle affirme, avec les opinions des conseillers indépendants qui ont des idées bien arrêtées. C’est pour moi un inconnu majeur. C’est pourquoi je lui préfère Jean Martel.

Quant aux conseillers, je ne doute pas de la compétence des candidats des deux camps et je crois que tous devraient voter pour le candidat qui semble le plus représentatif de leurs besoins en tant que citoyen de Boucherville. Je souhaite que tous les conseillers élus aient pour unique préoccupation le bien-être et les intérêts de leurs concitoyens. Aussi, ils devront oublier tout ce qui a été écrit sur ce blogue, au cours des 4 dernières années, pour en arriver à travailler pour le meilleur intérêt de tous les Bouchervillois

Pour terminer, madame Monique Reeves devrait oublier la densification de Boucherville et le développement du quartier d’Avaugour, car ce n’est pas aux payeurs de taxes de subventionner les promoteurs en refaisant les infrastructures existantes (voir http://boucherville5021.com/2012/03/07/quattend-boucherville-pour-densifier-son-territoire/).

Voter, c’est un devoir de citoyen

Hugues Déry, ing.

3 réflexions au sujet de « Gouverner autrement! Faire le consensus! Avoir une idéologie… »

  1. M. Déry,
    Je partage certaines de vos opinions, mais pas toutes. À mes yeux, un conseil de ville n’est pas là uniquement pour mettre son programme en place. Un conseil de ville doit être à l’écoute de tous, y compris des citoyens qui ne partagent pas ses priorités, mais qui n’ont pas droit à une réduction de taxes pour autant. Or Jean Martel et ses conseillers ont échoué lamentablement à cet égard. Ils se sont montrés très/trop partisans durant leur mandat et ont fait fi des opinions d’une bonne partie de la population.

    Pour moi, l’opposition est le reflet de la volonté de la population. Il serait faux de prétendre que les Bouchervillois forment un groupe homogène lorsqu’il est question de politique municipale. Au contraire, il existe une profonde division au sein de la population. Cette division n’a rien de neuf, mais nous sommes gouvernés par des conseils « unanimes » depuis des années.

    C’est pour cette raison que je prône un conseil mixte, plus représentatif de qui nous sommes collectivement. Quant à la capacité de composer avec l’opposition, s’il devait y en avoir au sein du prochain conseil, Jean Martel s’est montré incapable de composer avec cela, même lorsque l’opposition n’a rien de politique et provient directement de citoyens qu’il a le devoir de représenter et dont il doit tenir compte dans ses décisions, qui doivent être prises dans l’intérêt supérieur de la collectivité d’abord et auant tout. C’est pour cette raison que je n’ai pas pu voter pour lui en toute conscience et connaissance de cause. Oui, Francine Crevier Bélair représente de l’inconnu au poste de premier magistrat, mais elle a vécu l’opposition depuis deux ans, contrairement à Jean Martel, qui l’a balayé de la main et a régné en roitelet sur notre ville, presque comme si elle lui appartenait.

    Pour moi, ce n’est pas ça avoir une vision.

    Bref, dans toute société démocratique, les divergences d’opinion sont normales et on verra le résultat de tout cela le soir du 3 novembre. Ce qui est primordial, c’est d’exercer son droit de vote.

    SSF

  2. M. Hugo Déry,
    Si vous votez Jean Martel c’est probablement parce que vous trouvez qu’il a une grande vision. Si avoir une vision signifie improviser un projet de Centre Multisports de 27 millions avec des promoteurs sans expérience dans le domaine ( dixit les promoteurs eux-mêmes) dont l’un d’eux, Carol Brunet un ex-notaire avait été radié de sa profession pour 14 ans pour avoir fraudé ses clients) alors je suis perplexe sur le sens de ce qu’est une vision.
    Et personne dans sa dynamique équipe ne l’a informé de ce fait capital. Le maire a élaboré ce projet pendant 8 mois avec ces novices et a mobilisé la population de Boucherville (lors d’une assemblée d’information publique à l’école de Mortagne le 13 juin 2013) sans avoir au préalable vérifié la probité du personnage. Est-ce cela avoir une vision?
    Il y a d’autres projets tout aussi improvisés dans le porte-folio de l’équipe Martel : les avez-vous suivis? La piste cyclable, beau projet en soi mais tellement bâclée, où des deniers publics allaient s’engouffrer si Mme Crevier-Bélair et quelques 1000 citoyens ne s’y étaient pas opposés.

    Pour ma part j’ai plutôt des désillusions quant à cette équipe pour qui j’avais voté. De beaux flashs sur l’environnement , la participation citoyenne mais en réalité rien que des flashs pour le journal et le déjeuner du maire où le seul qui parle devant le groupe … est le maire!
    Quant aux conseillers indépendants, je vous dirais que j’ai envie d’essayer ça pour une fois, des conseillers qui peuvent nous répondre directement au conseil de ville mensuel au lieu d’être des pions derrière le maire parce qu’ils doivent s’en tenir à une politique de parti. J’ai assisté à des conseils de ville via la retransmission télévisée et c’était très ennuyant et frustrant parce que j’avais l’impression que la « game » se jouait ailleurs, que nous n’avions pas les informations pour juger les points amenés et que nous citoyens n’avions qu’une maigre période de questions avant la séance du conseil pour participer.
    C’est ça la politique autrement pour moi! Et c’est tout le contraire de ce que vous qualifiez de « beaux slogans d’intellectuels ».
    Bon vote!
    Céline Bourget

  3. Gouverner, faire le consensus ou faire autrement. Quand on est seul, facile. Là, on est 42,000. Des gens de droite, des gens de gauche. Partout, des humains, mais en presqu’aucune place, le consensus.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s