Le crucifix à l’hôtel de ville

chigi_cr

Cette semaine, La Seigneurie a consacré sa une au crucifix qui se trouve dans la salle du conseil de l’hôtel de ville. Personnellement, je n’avais jamais remarqué ce crucifix malgré les nombreuses fois où je me suis rendu dans cette salle au fil des années.

C’est une nouvelle à laquelle je n’ai pas vraiment porté une grande attention, je dois l’avouer. J’en ai un peu marre de ce psychodrame dans lequel le gouvernement Marois nous a plongé avec son projet de charte des valeurs québécoises. À Québec, il y a actuellement tellement de réels problèmes à régler (impossibilité d’atteindre le déficit zéro, financement des commissions scolaires, problèmes criants dans les réseaux de la santé et de l’éducation, etc., etc.) que je trouve lamentable de voir nos parlementaires se déchirer la chemise à propos du crucifix à l’Assemblée nationale. Personnellement, je considère que nos parlementaires sont élus et payés pour s’occuper des vrais problèmes, et ils ne manquent pas au Québec.

Et juste à penser que Pauline Marois pourrait nous convoquer aux urnes le 9 décembre, comme le veut la rumeur de plus en plus persistante, en faisant campagne sur un projet qui sème autant de division entre Montréal et le RDQ (reste du Québec) me consterne profondément. C’est de la basse politique tant qu’à moi.

Maintenant, le débat se transpose à Boucherville. Jean Martel affirme que le crucifix est là pour rester, si ce n’est que de lui. Il affirme aussi n’avoir jamais reçu de plainte à ce sujet. C’est probablement vrai, car c’est le PQ qui a plongé le Québec dans le psychodrame actuel… Et je suis sûr que bien des citoyens n’ont jamais remarqué la présence du crucifix à l’hôtel de ville de Boucherville, notre hôtel de ville comme nous le rappelle continuellement le maire. Cependant, les déclarations de ce dernier divisent ses propres troupes, tel qu’il appert sur la page Facebook d’Option Citoyens Citoyennes.

Je souhaite sincèrement que le crucifix à l’hôtel de ville ne devienne pas un enjeu de la campagne municipale. Il y a vraiment, mais vraiment des enjeux beaucoup plus importants sur lesquels les électeurs bouchervillois doivent prendre une décision d’ici le 3 novembre. On maintient le statu quo des quatre dernières années pendant encore quatre années, on vire tout le monde au conseil municipal et on repart à neuf avec une nouvelle vision pour le développement de notre ville ou encore, après au moins 12 ans sans réelle opposition au conseil municipal, on tente l’expérience de se doter d’un conseil municipal mieux équilibré, c’est-à-dire plus représentatif des deux visions qui s’affrontent actuellement et de la division bien réelle qui existe au sein de la population bouchervilloise quant aux réelles priorités sur notre territoire. Cela doit être l’enjeu de la campagne électorale qui se termine dans un mois…

Sébastien St-François

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s