Centre d’art : la facture grimpe et grimpe encore…

À la dernière séance publique du conseil municipal, le lundi 13 mai, la Ville a procédé à l’achat d’un garage (voir l’article à la page 5 de La Seigneurie du mercredi 22 mai) au coût de 200 000 $. Ce montant ne comprend que l’achat du bâtiment. Jean Martel veut en faire un stationnement pour son centre d’art. Interrogé sur les éventuels coûts de démolition, de décontamination et d’aménagement, le maire Martel n’a pas pu chiffrer ces coûts…

Nous étions rendus à 4,8 M$; nous voilà rendus à 5,0 M$ et plus…

Autre nouvelle « intéressante » : le 6 mai dernier, le Tribunal administratif du Québec a statué sur le prix de l’expropriation de ce qui était jadis connu sous le nom de « Hôtel Boucherville ». La décision du TAQ peut être téléchargée en cliquant sur ce lien. Facture pour nous, les contribuables : 1 014 582 $ pour le terrain et le bâtiment, 62 361 $ en indemnités accessoires pour un total de 1 076 943 $. À ce montant s’ajouteront des intérêts calculés rétroactivement en date du 25 juin 2011 et une indemnité supplémentaire prévue à l’article 68 de la Loi sur l’expropriation.

Dans son jugement, le TAQ fait notamment référence – à plusieurs reprises – au manque de crédibilité du travail de l’évaluateur expert retenu par la Ville. Au paragraphe 82, on fait référence à « des pressions de la part du maire de la Ville ». Je pourrais citer maints paragraphes de la décision, mais je vais plutôt inviter mes concitoyens à la télécharger et la lire par eux-mêmes. C’est éclairant!

Je me permets cependant de reproduire ici un extrait des paragraphe 143 et 144 de la décision :

« […]

On ne peut pas en même temps :

Conserver le droit acquis de maintenir un bâtiment de type patrimonial sur un terrain;

Ne pas attribuer la valeur attachée à ce droit;

Prétendre non seulement que ce bâtiment qui est la seule raison d’être de ce droit, n’en bénéficie pas et qu’il ne vaut rien;

Prétendre que ce bâtiment est une nuisance et une cause de moins value au terrain;

Conclure qu’en conséquence, il doit être démoli;

Déduire le coût de démolition de la valeur du terrain établie sans tenir compte de cette valeur;

Conserver ce bâtiment qu’on dit patrimonial;

Le rénover à grand frais.

[144]     C’est pourtant ce que fait la Ville et que son expert endosse. »

Les paragraphes 145, 146 et 147 sont tout aussi éclairants… Donc, en clair, la facture de ce projet de centre d’art dépasse maintenant les SIX MILLIONS DE DOLLARS et ce n’est pas fini!!!

Sébastien St-François

3 réflexions au sujet de « Centre d’art : la facture grimpe et grimpe encore… »

  1. Sébastien,

    Tu mentionnes que le projet étions rendus à 4,8 M$; nous voilà rendus à 5,0 M$ et plus…

    Est-ce que cela veut dire que le projet vient de coûter presque le montant représentant les surplus de cette année?

    C’est quand même et de toute évidence une dépense onéreuses pour l’usage de 40 personnes, non? peut-être que nous avons pas la même philosophie de gestion tout simplement.

    ML

      1. je crois comprendre qu on a adjugé de gros contrats pour des travaux déja faits
        on me mentionne 1,1 million et un autre de 500,000

        je n au pas vu d appel d offre de ptix publiques ôur ces contrats

        e t DESSAU qu est ce qu il fiat dans tout ca, retournez le a LAVAL AVEC LE MAIRE VAILANCOURT

        C EST PIRE QUE LE TERRAIN D E LA SAULAIE

        ENFIN LE MONDE S EN FOUT ON PAIE DES TAXES DONT LE SDURPLUS SONT DÉTOURNÉS

        NCG

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