Êtes-vous surpris d’apprendre que la Ville de Boucherville dégage un autre surplus démesuré en 2012?

Ce lundi soir, lors de la séance publique du conseil municipal, nous avons eu droit à la présentation des états financiers audités de la Ville de Boucherville pour l’exercice 2012. De toute évidence, MM. Jean Martel et Dominic Lévesque étaient très fiers d’annoncer le surplus dégagé l’an dernier. Après tout, le maire et le conseiller responsable des finances se targuent de leur excellente gestion des deniers publics sur la base des surplus dégagés chaque année et nous réitèrent leur politique de « taxation limitée et responsable » lors de chaque présentation budgétaire. D’ailleurs, Jean Martel a affirmé en séance publique que les taxes étaient établies de sorte à dégager des surplus annuels.

Comme contribuable, je m’inscris en faux contre cette façon de voir les choses, mais ce n’est pas près de changer tant et aussi longtemps que les élus actuels demeurent en poste. Bien qu’il soit sage pour une municipalité de se constituer un « coussin » afin de pouvoir pallier aux imprévus, il vient un moment où la démesure prend le dessus sur la prudence. À Boucherville, cela fait maintenant plusieurs années que nous vivons dans la démesure lorsqu’il est question de surplus.

Dans un billet antérieur, j’avais avancé le chiffre de 8,7 M$ pour le surplus de 2012, après avoir simplement appliqué une règle de trois à partir de données préliminaires avancées par le maire Martel lui-même. Or il appert que c’est plutôt un surplus de « seulement » 7 M$ que la Ville déclare pour 2012.

Rappelons qu’en 2012, le budget s’établissait à environ 104 M$. Un surplus de 7 M$ représente donc 6,7 % de ce budget! Rappelons également à quoi servent ces surplus depuis plusieurs années. À payer des promesses électorales! Pensons notamment à l’achat de la terre agricole (1,3 M$), à l’achat du terrain de La Saulaie (2,3 M$), à l’agrandissement du Cercle social Pierre-Boucher (au moins 2,3 M$) et à la rénovation de l’Hôtel Boucherville pour en faire un centre d’art (3,6 M$+).

Ces 7 M$ s’ajoutent à des surplus de 4,9 M$ (en 2010) et de 6,8 M$ (en 2011) – pour un surplus cumulatif de 18,7 M$ sur trois exercices! Si au moins le produit de cette taxation excessive dont nous faisons les frais était utilisé dans l’intérêt de l’ensemble des Bouchervillois et pour les véritables priorités de Boucherville – par exemple, pour accélérer la réfection de nos infrastructures vieillissantes –, ce serait un moindre mal. Mais de voir tout cet argent dépensé sur des promesses conçues pour plaire à de petits groupes d’intérêt est franchement désolant et totalement inacceptable du point de vue du contribuable qui s’attend à une gestion responsable de l’argent que la Ville lui réclame chaque année.

Jean Martel affirme que la loi interdit aux municipalités de faire des déficits (émission À vous de juger de Gilles Pétel, TVRS, le jeudi 9 mai 2013). C’est vrai, mais rien ne justifie qu’une municipalité dégage des surplus aussi démesurés et s’en serve principalement à des fins partisanes. À la lumière des chiffres qu’on nous présente, il est clair que nous sommes exagérément surtaxés depuis l’arrivée de Jean Martel à l’hôtel de ville, pour payer notamment ses promesses électorales n’ayant pas reçu l’aval d’une majorité des électeurs en 2009…

Sébastien St-François

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