Un résultat démocratique qui doit être respecté…

J’ai été étonné de lire la lettre ouverte signée par six citoyens et publiée dans La Relève du 21 mars dernier. Bien que 1047 citoyens se soient déplacés pour signer un registre afin de s’opposer au projet de piste cyclable sur Montarville (un exploit en plus de 30 ans d’histoire politique sur notre territoire), ces six personnes réclament néanmoins du maire Jean Martel un référendum.

Les personnes qui ont signé le registre le 12 mars dernier ne sont pas dupes. L’argument du maire, voulant que les citoyens n’aient pas été suffisamment informés de son projet, ne tient pas la route. Les personnes qui se sont déplacées pour signer ce registre savaient fort bien pourquoi elles le signaient : pour s’opposer à un projet trop coûteux en fonction de la durée de vie projetée et dangereux pour les citoyens qui seraient assez téméraires pour emprunter cette piste cyclable un jour.

Il ne faut surtout pas perdre de vue les faits suivants :

FAIT : Dépenser 3,9 M$ (3,0 M$ pour la chaussée et 900 000 $ pour une piste cyclable) pour « patcher » cet axe routier important ne représente pas une dépense judicieuse des fonds publics, les devis à l’appui des coûts démontrant que les travaux envisagés n’assureront qu’une durée de vie d’environ 5 ans. Il ne faut pas non plus oublier que cet axe routier devra éventuellement être élargi à 4 voies lors de l’expansion du parc industriel comme le souhaite le maire Martel, son objectif étant de développer l’industriel pour compenser sa décision de freiner le développement résidentiel.

FAIT : Ça ne prend pas la tête à Papineau pour se rendre compte que cet axe routier ne convient aucunement à une piste cyclable surtout si l’objectif premier est d’assurer la sécurité des citoyens qui l’empruntent. Et que dire de la problématique bien réelle de franchir l’autoroute 20 afin d’y accéder! Ce n’est pas la construction d’une passerelle au-dessus de l’autoroute (au coût de plus de 6 M$, à l’été 2013 ou peut-être même seulement en 2014) qui garantira le niveau de sécurité nécessaire vu la configuration des lieux et la circulation routière qu’on y trouve.

Et tout cela, sans perdre de vue les autres réalités sous-jacentes : le déficit d’entretien des infrastructures qui devra très bientôt être comblé et qui coûtera des dizaines de millions de dollars. Par conséquent, la dette qui ne cesse d’augmenter grandira alors de façon exponentielle. Il ne faut pas non plus oublier les « grands projets » qui vont gruger encore plus d’argent dans nos poches : le Cercle social Pierre-Boucher, le Centre d’art et le « plan sportif » – Centre multisports + ajout de 2 patinoires au Centre Gilles-Chabot + le nouveau centre aquatique. Tout cela après les achats du terrain de l’ancien restaurant La Saulaie et de la terre agricole.

Le 12 mars dernier, la population s’est exprimée démocratiquement CONTRE le projet de la piste cyclable, et ce, en toute connaissance de cause. La loi exigeait un minimum de 858 signatures; 1047 citoyens ont signé le registre. Le message est TRÈS clair. Pourquoi M. Martel souhaiterait-il alors nous plonger dans un coûteux référendum? Pour tenter de plaire à un groupuscule qui tient mordicus à ce projet de piste cyclable bien qu’il ne tienne pas la route? J’ose espérer que non…

Sébastien St-François

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