Parlons d’éthique…

Aujourd’hui, tout le monde parle d’éthique… Le terme « éthique » est devenu un mot à la mode qui est galvaudé dans toutes sortes de contextes. Les conseils municipaux se vantent d’avoir adopté leur code d’éthique pour se conformer à la loi provinciale. Mais qu’en est-il sur le terrain?

Rappelons-nous que Jean Martel et l’équipe Options citoyens-citoyennes avaient promis la « mise à jour du code d’éthique et [la] création d’un poste de commissaire à l’éthique ». À les écouter pendant la dernière campagne électorale, on aurait pu croire que le conseil précédent était corrompu à l’os et qu’il y avait péril en la demeure.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’éthique au sein du conseil actuel? Nonobstant les nombreuses fois où un élu quitte la salle pendant les séances publiques en invoquant un possible conflit d’intérêts, parlons de deux cas précis :

Dominic Lévesque : C’est le conseiller « responsable des communications ». Tout ce qui concerne les communications passe par lui. Or, le service des communications doit relever de la fonction publique et la Loi sur les cités et villes ne permet pas une telle ingérence du politique dans la fonction publique. Rappelons-nous qu’un changement d’organigramme du service des communications avait été entériné en séance ordinaire du conseil pour faire en sorte que le service n’ait plus de directeur/directrice à la suite du départ de Michèle Fournier. Dominic Lévesque peut bien vouloir s’approprier le rôle de directeur des communications, mais la Loi sur les cités et villes le lui interdit. Il faudrait qu’il démissionne de son poste d’élu pour occuper légitimement cette fonction (à supposer qu’il aurait les compétences nécessaires pour le faire).

Lise Roy : Cette conseillère est aussi agente immobilière active sur le territoire de Boucherville. Elle préside la Commission de la circulation et du transport de Boucherville, est membre du groupe de travail sur les ressources financières et les ressources humaines et est donc au courant de toutes les dépenses prévues en infrastructures, en construction de nouvelles rues et en nouveaux projets. Elle est aussi membre du CLD (Centre local de développement Longueuil) et de la Société locale d’investissement dans le développement de l’emploi de Longueuil (SOLIDE). Enfin, comme membre du conseil municipal, elle assiste à toutes les réunions où les demandes des promoteurs immobiliers sont discutées.

Tire-t-elle un avantage professionnel de sa fonction d’élue? À vous d’en juger! On parle ici d’une agente immobilière active sur le territoire de la ville et qui a accès à de l’information privilégiée de par sa fonction d’élue. Est-elle en conflit d’intérêts? Il y a lieu de se poser la question. À tout le moins, il y a une apparence de conflit. Et, en politique, l’apparence est souvent perçue comme la vérité…

Parler éthique est une chose. Agir de façon éthique en est une autre. L’éthique ne doit pas se limiter à des déclarations laconiques; elle doit être appuyée par des gestes concrets.

Sébastien St-François

2 commentaires sur “Parlons d’éthique…

  1. Félicitations pour votre réflexion. Aux membres du conseil de s’expliquer maintenant.

    Par contre, je me doute bien qu’ils soient bâillonnés par leur code d’éthique. J’ai toujours pensé que ce code d’éthique servait peu la population.

    1. M. Boyte,
      Disons que ce sont des infos de notoriété publique que j’expose. Aux gens d’en juger pour eux-mêmes, mais c’est sûr que la perception est mauvaise et qu’en politique, tout est question de perception.

      SSF

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